La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Instinctivement je cueille une mèche à ton front
curieusement elle fouille
remue
et retourne ma poitrine
pour trouver ce qui se cache sans motif apparent
dans l’emploi du tant d’une journée pastel
Cette clairière ferait tonsure dans le touffu ‘incompréhensible
C’est en plein large, pris dans l’étau de la mer et du ciel que ces suspensions sont le plus perceptibles. On tient sa pensée avec la paume vide, on est debout sans plus sentir ses pieds, un oeil à côté de l’autre, bien en peine de réunir les deux bouts de l’horizon. Où est-on vraiment, si ce n’est dans la cuisine où tu prépares le repas de midi, dans la salle d’ô, repassant tes formes au miroir, derrière le rideau des arbres qui commencent le bois de pins, tirant à eux l’odeur de la première vague léchant la plage. Etre ensemble séparés c’est naviguer sur un bateau-fantôme dont l’avant marche complètement derrière. Sous la poussée de deux vents contraires.
Où sont-elles restées les marques des courses animales
passées au travers des pierres
disséminant ici et là
faines et glands
Sans demande des lèvres
la nuance insère la teinte de la vibration
au blanc no man’s land
poussant la couleur intérieure a se prononcer
Le silence change de portée
nous amenons nos doigts au coeur de l’herbe a tresser des paniers
La gorge en feu le soleil irradie les vases de verts maraîchins
les lentilles gardent notre reflet au secret
le temps d’un nuage transbordeur
Aux frémissements désordonnés de tes seins
mes lèvres attrapent la cadence
je ratèle ton ventre de mes dents
pour retenir la senteur de ton creux
L’arbre surgit de temps de poussée
mirliton dépliant sa musique
aux extrémités de ses bras
tranquille
insignifiant
telle cette force qu’aucun pouvoir tramé ne saurait avoir
Un témoignage sans droit de gage
Avant qu’une nouvelle forme jaillisse des ténèbres
Passe une ombre diaphane poussant ses cristaux
le sel des yeux dans la sortie est opaque
au contraire de l’approche macro issue de toute naissance
Une toile est encore vierge
Au jardin retourné
L »émotion se limite à vibrer côté gangue
Perle une goutte de sang
La tête d’un fétu risque un oeil
Le buisson ardent allume les lumières du ciel
D’un bleu qui fracasse l’indécis par le milieu des flammes
D’un orange soleil de minuit
Sur le front suent les cris de la bataille
Qu’un clairon accompagne d’armistice
Les corps épuisés se laissent prendre par les lèvres de la paix
Le blanc de la colombe signe sur l’ocre des terres
Le début du tableau par la vie de l’oeuvre
Il y avait cette étendue entre nous,
les choses oomme les gens, les bêtes, les éléments,
De la mauvaise herbe à l’aromatique, source les rus non commercialement nés,
en passant par l’encre des trousses où les craies faisaient la couleur des marelles,
pour que les plumes volent des crayons de joies enfantines, interdites de pelouses aux adultes immatures, faux parfums de trafiquants d »émigrants étiquetés « Bonheur » au bout de leur bateaux-épaves, marie-salopes du mauvais endroit sur le mauvais trottoir, sans oublier les indiens à grosses babines et corps-peints à qui on scie les arbres à médecine, dernière canopée des poumons planètaires.
Stop.
Trop serait à dire pour que je purge tout à la fois de mes colères devant pareilles insultes
à la plus élémentaire humanité
Ce ne sera jamais une raison
parce que l’homme préfère être gouverné par des escrocs
et croire en des dieux imaginaires
pour que je me couse la gueule et la brayette.
Non je me la couperai pas !
Le monde en finissant pas de taire la direction orientée au profit
ne peut m’égarer de mon libre-arbitre.
J’ai mal aux autres au quotidien
c’est la vérité nue de la présence de l’amour
Quand un de mes amis s’en va
l’envie de le suivre
me retient
pour finir le nouveau tableau qui n’est pas commencé
Le bleu ne sèche pas de l’intérieur, les nattes des semailles ne coulent pas au noir…
Au chevet du lit des heures décalées peu importe où fout le temps,
les pores sont tatoués comme pour délimiter les quais dans le dédale des grues,
le grincement des plaignants, l’air ébahi des véhicules accus, chaises pliantes, génuflexions, signes de croît plus en rien.
Le sac sur l’épaule des aiguilles sorties des mailles ne peuvent plus rien pour les moutons, les nefs prennent l’eau à contresens depuis fort longtemps, les apaches chassaient le bison genre naturlich que c’était déjà la Bérézina pour les retraites
Caler au clocher les clavicules d’un cadran lumineux ça relève de l’intox politique
au moment où les serpents à sonnettes des élingues dansent jour et nuit
dans le roulis désabusé d’un charme faisandé de flûte enchantée,
requiem, requiem
Les bretelles d’un accordéon à lunettes noires mendiaient quelques miettes dans un tube de hit-parade au son des mirlitons d’une bande d’escorts girls au moment où le commissaire-priseur affirma « Ceci n’est pas une pipe » au grand dam du proxénète qui fut débouté con co mithe amant avec un reste de morue dont le rimmel fondait.
Au sommet, des pierres s’éboulant sous la poussée de séismes de forte magnitude laissaient les moulins à prière gémir autour des morts.
Reste-il un lieu où le divin pourrait s’oser à l’abus moral ?
La criée largue des râles ayant franchi la date de péremption.
Où s’étaient planquées les pochettes-surprises de la pythonisse commanditée par le roi faits néant, quand les stats avancèrent de ressortir de Gaulle du radoub ?
Il se pourrait que des picpockets les aient fouillées à corps et à cris en disant que tous voleurs mène à roms
Peu importe le chemin dès lors qu’il est le sien à soie.Des soies pour peindre, puisque faute de pouvoir le faire on sombre vers-le-gris, les interludes accompagnés d’orgues, psaumes tendus, tentatives de voix sorties de mirages divins c’est que du bleu à gnon pour queue de billard.
Quand les bouées mettent les mouettes au lit des voiles, on ne reconnaît plus les rues dans l’ombre des mosquées.
Ailes au repos d’une escale, sur la couchette de la cabine téléphonique des sauveteurs en mer, le self-contrôle est dans le couloir de l’amor.
La marée se voyait traverser l’océan à dos de baleine entourée des dauphins de Neptune, transat en tête, gorges étraves coupant le vide.
« L’évent qui s’engouffre par la porte du cabaret ça chambre à erre comme qui rigole »
railla la goualante d’une boule à paillettes en éclaboussant le décolleté de la rade que l’amour à trois balles lardait d’étoiles.
Sous la lune complice qui cacha les amants d’une éclpse au regard de la marée chaussée
de chaussettes à clous en quête d’identité.
Qui sommes-nous lamellibranche-moules-pétoncles, gaz volatile, fumet de bison, note dans la marge d’une genèse, que sais-je….à moins, à moins qu’on soit sans le savoir au paradis, ce qui donnerait du sens au cash…
Bon c’est pas tout d’élucubrer, là faut qu’j’y aille, la cabane m’attend pour une toilette, je file, bonne journée et à bientôt…
La rivière doit bien avoir des pensées qui lui sont propres. L’arbre ne pousse quand même pas sans se poser des questions. Quand à l’oiseau je n’ai aucun doute, mon jardin a perdu ses hirondelles bien avant que les fils téléphoniques ne connaissent le numérique. Leurs couleurs si vivantes, vous en connaissez-vous des tons qui volent, qui font des sons musicaux de feuilles jouant avec le vent, non ça n’existe pas chez l’homme la lumière qui tressaille naturellement. Il faut qu’il se fasse des préalables pour espérer décider ce qu’il n’ose, sauf quand ça va porter malheur à l’équilibre, où là connerie est déjà faite avant qu’il se pourrait, rien n’est moins sûr, qu’il la voit.
C’est fou de voir que plus les siècles passent plus l’affligeant épaissit.
Ils sont forts les maîtres à penser. Des manipulateurs hors pairs.Pourquoi y râle puisqu’il accepte tout au nom du n’importe quoi. Sa révolte est sinistre de bêtise crasse. Limitée au procès de sale gueule, il va mettre un danger à la place d’un autre sans s’être un instant penché sur le vrai problème.
M’enfin pourquoi y se fatiguerait le RTT, ça va pas pas ? Allez ouste, sortez et ne revenez pas avant la prochaine messe, à genoux j’ai dit !!!
Quand la télé cultive une telle diversité d’émissions culturelles, merde comment dans un quotidien de chômdu, de parents qui se nourrissent aux imbéciles qui s’occupent de garder leurs mômes, éducateurs en tous genres, garde-chiards et employées de crèches, pour qu’ils puissent faire les magasins avec leurs caddies en taillant la bavette, comment remettre les choses en dehors du désordre le plus constant ? Comment un gouvernement pourrait-il se maintenir si les attentats de religion, les crahs de pilote en mal de vivre, les mômes qui violent en tournantes, qui tuent dans le trafic de drogue, inspirés qu’ils sont par une large propagande du crime, du sang à la une que les émissions de télé dispensent en boucle ? Sans oublier ces reportages hautement réalistes sur la vie des milliardaires qui achètent des pays sauvages pour construire des hôtels à circuits-poubelles. Enfin on a que ce qu’on mérite…quand le nazisme sera de retour aux commandes, si on extermine pas davantage de populations ce serait une nouvelle déception humanitaire…
Le monde n’a aucune chance d’être refait. Ceci ne doit pas vouloir dire que tout est pourri sans recours possible. Il faudrait juste que les combines à pognon qui ne font que générer le vice et la corruption soient éradiquées des seules priorités d’une minorité qui pratique l’esclavagisme planétaire.
Roulées comme des moutons sous les meubles, les poussières tissent de la toile en troupeau. Stop, il y a des parasites sur la ligne. Laisse hâler ce n’est qu’une valse qu’a mis l’temps. Reprends l’air, sors, déhale et fous ton cap sur le chemin du bleu, que le temps grisaille ou non. Il en reste toujours un peu dans un coin. L’Iroise vue de mon hublot, c’est du jaune de rose sur l’ô. A quoi qui savent si j’suis s’rein ou maussade, ces camelots du mot au rabais, pauvres bonimenteurs d’articles que ça balance à vomir de mal d’amer, du galon volé sur la Manche et la casquette, juste bon à faire neuneu dans la complète ignorance du noeud marin.Mon Capitaine, reste la coque sur le banc de sable et dore entre les rochers. C’est comme le Gardien qui veille à l’entrée des villages des peuples les plus reculés. Le civilisé le voit pas. Pourtant il lui voile le kodak du premier au dernier clic-clac. Préservant le secret de la vérité.
Le champ funèbre peut sortir de la voie qu’on a ouverte. En fait, il y a toujours un empêcheur de fête dans celui que t’as voulu rendre gai. Le triste c’est chronique. On peut avoir des colatéraux plus requins que des grands fauves cannibales, charognards et sadiques que même les inquisiteurs en ont froid dans l’dos. Le gène a ses exceptions comme le grade hué de la règle.
Ton bateau P’tit-Frère tourne autour de mon encre. Tu l’as planté à L’Espérance, probablement pour qu’il ait chaud en nid vert, que t’as choisi ce mouillage.La navigation c’est loin d’être ce qu’il y a d’écrit dans les cartes. Ceux qui font Cap sur Irma sont des utopistes-naufrageurs. Ils t’entraînent par le fond en te faisant passer pour vrai ce qu’ils sont incapables d’être et de réalise. Je veux garder la blancheur du sel au poivre de l’audace.J’ai fermé les sabords. Faisant de l’atelier à plein régime, comme quand d’avoir reçu du mal je peins pour m’en guérir. C’est drôle, le plus difficile pour être heureux, c’est de pas laisser la porte trop ouverte, c’est fou le culot que ça peu avoir un sinistre de la vision du jour. Faut pas que j’me dégante de la peau des mains à donner pour rien que du malheur…
Une petite lapine un jour pareil aux autres (en apparence) allait au pré jouer avant que la pile soit usée
– Aujourd’hui c’est cornemuse, lui dit le professeur de musique,
Tu vas voir comme c’est rigolo de tailler des plumes à la chaîne,
pour apprendre à écrire il n’y a rien de plus facile, après quand tu seras grande tu feras des bébêtes-sellers
dans des maisons d’abattage pour des livres sterling.
Le prof, un vieux loup, au poil noir dents plus acérées que des scieurs de long, nourri à la planche à billets, totalement imperméable à l’émotion, au total illettré d’humanisme le plus primaire, mais pas modeste pour un brin,
cannibale avoué, enfin véritable produit moche de chez plus moche
Soulages qui s’appelait.
Rien que le nom aurait du éclaircir ces noirs desseins
hélas la désinformation a conquis une fois pour toutes les parents.
Notre petite lapine partit au tas entre les oreés de Boulogne et Vincennes
apprendre à adoucir les moeurs par la musique.
Le mac à dames ça bitume plus le poumon que le tabac
pourtant si on met du mou rose crabe
en image sur les paquets de clopes
aux sexes-chops du panier des enfants de marris
on ne ne montre que les pines.
Faut-y qui soit con le monde pour en être arrivé là
son mimétisme à la machine est d’une renversante perfection
c’est vrai que depuis qu’on chavire des embarcations de viande humaine
ya plus de petit commerce malhonnête
La barbaque c’est le must des coupeurs de têtes
Faire du scoop avec l’horreur ça paye
Charlie
n’est-il-pas le meilleur exemple des dernières messes noires
La chaise est si haute à regarder du bas de soi quand on a le noeud dans les cheveux plus bas que l’assise et que l’épi accroche les toiles d’araignées des dessous d’armoires. Petit enfant qui se retrouve là, au monde, au milieu d’un film de Gulliver, tiré par toutes les ficelles de géants plus dépourvus d’esprit que des nains hydrocéphales. La nuit a couleur du corbeau à serres de de vautour. Il fait peur au moindre pas, dès la sortie du parc…
Des jeux d’enfants ?
Non une invention de grands à desseins parfois, mais trop souvent, machiavéliques
On trompe par ces saloperies de déviances qui infestent le corps humain avec un grand besoin de les développer sordidement suivant la règle ancestrale de la chasse. L’instinct grégaire jusqu’au haut des chaussettes et le dessous de la ceinture, l’homme-prédateur est friand de chair infantile. Les petites filles et petits garçons imberbes en dessert ça croque sous le dard quand ça perfore le rire et son cristal à en faire un hurlement de biche qu’on finit au couteau après la poursuite.
Le regard fou révulsant les yeux d’un gosse dans la vision des dents de lait ça porte au plus haut du plus bas…au point que ça peut s’organiser en movies-party sans se limiter à l’expérience individuelle. Pratique tellement bourgeoise qu’elle rassemble d’ailleurs des notables au rang desquels, masqués bien entendu, le juge des mineurs et d’application des peines comme le psychiatre se retrouvent à l’office avec monseigneur et dame-patronnesse.
Viens mon cher petit, tu es si gentil, je vais te donner un beau cadeau, j’suis un gentil lapin, regarde bien mon pendule…
J’aime pas le mélo qui sert tous les matins, multi-usages, prêt-à-porter, unisexe…il est permanent c’est le pain quotidien de la société humaine. Sauf que cette société n’a plus rien d’humain. Les marches blanches remplacent les roses blanches de ma jolie maman, dans un essor qui fait défaut à l’économie, qui ,sans nul doute en dépend puis qu’il en découle. La crasse se déploie couverte à grand renfort de lois, de créations de mesures, d’interdits inutiles étant donné qu’on se fout totalement de leurs applications. Un pays où les députés toujours absents de l’Assemblée voudraient rendre le vote obligatoire, c’est à pleurer de tristesse. Rien n’intéresse en dehors du fric.
Je déteste ce monde pourri et j’ai mal aux autres, comme le Grand Jacques qui s’en ait brisé la voix à montrer ce tas d’ordures. J’suis un chien qui nomade la roulotte au poignet, sa guitare et sa musique en bandana…
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