AQUA R’AILES


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AQUA R’AILES

Coquillages

grains de galets

odeur d’écume

bouts de bateaux

trait de plume

manche à air

matriculent à l’inscription maritime

les cris permanents

de l’Île aux Oiseaux

nichés dans la mémoire de nos doigts

Je suis là

accoudé sur la jetée de lit de ce fleuve

encadrant de ses rives

la fenêtre posée dessus la mer

Pour que ton encre ne seiche

j’ai sorti ton visage aqua r’aile

des aisselles du sous-verre

Viens

traversons les ex-votos le long des marelles

coeurs qui sautent et content in

En humant la transparence de ta poitrine

je casserais  la coque des oeufs du soutif

pour gober le pied de ton coquillage

au profond de son écrin de nacre

Niala-Loisobleu

20 Juillet 2015

Fantasy-Emotions-Love-Contemporary-Art-Post-Surrealism

https://www.youtube.com/watch?v=joqPjMjgty8

RETOURS D’ESTRANS (1)


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RETOURS D’ESTRANS (1)

Combien de mettre carré me reste-t-il au métier

le tant file

tout autour seiche le sable s’affole- j’ai rêvé d’un néo-Brouage mouillant au fond de ma gorge –

La côte sauvage bayadère sous les serviettes à n’en plus finir

j’ai les yeux qui piquent, Petit-Prince qu’ont-ils fait de l’épine des roses

m’aime plus un oyat pour me tirer de la dune

comme dirait la palisse voilà l’amer

Ma pierre battue

Reverdy

pourtant

au concours du château de sable

j’ai tout perdu

dans l’arène

de la dernière véronique je meurs encorné

Pierre

attends

Pierre que je vienne te relire à bâtir mon départ..

.

Niala-Loisobleu

18 Juillet 2015

« Par son ampleur, sa fluidité formelle, son timbre testamentaire,Sable mouvant cristallise tout ce qu’une vie peut transmettre d’expérience, d’intuition, de lumière visitée. Cette alliance rare de pensée et de grâce fait passer, dans le champ de la poésie vécue, comme un souffle de révélation : ici, une voix fragile et souveraine change une destinée, même à son terme terrestre, en un mouvement d’approche.
«De ma vie, je n’aurai jamais rien su faire de particulièrement remarquable pour la gagner, ni pour la perdre», avouait Pierre Reverdy, pour souligner de la façon la plus légère et la plus ironique qui soit combien sa biographie n’était pas celle d’un carriériste des lettres. Né à Narbonne en 1889, Pierre Reverdy avait fondé la revue Nord-Sud, qui annonçait le surréalisme avec quelques années d’avance. Dès 1926, il se retirait près de l’abbaye de Solesmes où il demeurait jusqu’à sa mort, en 1960. Lui qui avait anticipé bien des avant-gardes s’était éloigné, quand des suiveurs plus tacticiens commençaient à occuper le haut du pavé littéraire. La mise à distance était ce qui fondait à la fois son existence et son écriture. «La poésie, c’est le bouche-abîme du réel désiré qui manque», disait-il. Son œuvre s’impose désormais, solitaire et inégalée, au point que l’on a pu suggérer qu’il n’était pas poète : il était la poésie même. »

Source Babelio

10924638_783705551708999_7164543885796984555_nhttps://www.youtube.com/watch?v=uoHWFoLhWSs

VENT D’SEL 2


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VENT D’SEL 2

– Ben oui,

des questions …

– On en a tous jours qu’on vit

Mais comme au tir qui est pas abonné à la pochette-surprise

faut ajuster la cible sans fermer un oeil pour que les deux visent pas  à côté

Qu’on aille à pied ou qu’on se déplace par un autre moyen,

peu importe,

tous les voyages commencent par une gare.

Seulement gare gare, les vraies ne distribuent les billets qu’après qu’on se soit assis

d’avoir beaucoup beaucoup beaucoup trop marché,

à en déborder la tolérance.

Dans le tunnel, on voit rien,  on sait plus,

juste un lumignon qui balance au centre de la voie

qui dit stop

qui dit j’existe

donc je suis être

dans un espace néant dans lequel on s’enlise.

Et la gare s »allume

De là à ce que les rails, les wagons, les locomotives, les aiguillages, les signaux,

et tous les itinéraires

soient toujours en rose,

faut pas pousser le bouchon trop loin

Le rose c’est bébé donc faut qu’ça grandisse au grand bleu.

Et le grand bleu bieu ça appelle l’arnica.

Les gnons si y en avait pas comment qu’tu crois que t’aurais l

la première notion du bonheur vrai ?

A priori l’amour en ce monde c’est rien d’autre que ce qui te manques.

C’est pas un objet, un ustensile, un faire-valoir

pas plus qu’un du d’un mauvais payeur.

L’amour c’est le courage de la bataille de ton âme.

Dans toutes ces heures de tout seul avec les autres qui t’ont jamais vu comme t’es

. Qui t’affublent, t’étiquettent, te classent, te rangent.

Allez ouste sois belle et tais-toi.

En v’là des idées d’avoir une sensibilité, un langage,

une ne serait-ce que toute petite envie de voir avec ton regard

sans qu’on te balance la honte d’avoir

ton langage,

tes idées,

un point de vue,

de la vraie solitude

ne ressemblant  pas aux corvées

de la cuisine,

la vaisselle,

l’aspirateur

les courses,

le tapis-brosse de ton corps,

le lit bido de l’autre,

non un vrai jardin secret qui t’oblige plus à ne plus être l’intégral de ton genre,

Merde au mariage pour tous,

hétéro ou homo

j’veux l’sexe de ma nature

pas celui d’un de ses accidents

Combien faut-il de gares pour pas prendre un train mécanique ?

J’ai pas la réponse pour tous

je sais juste

qu’aimer c’est d’abord comprendre souffrir

car l’amour c’est l’exact contraire de l’ô de rose

ça pue la sueur du devoir subir

T’es pas mon pare à puits

mon Coeur

t’es ma seule vérité…

Niala-Loisobleu

14 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=X-5y1wOw6NQ

ENTRE VUES


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ENTRE VUES

C’est des doigts que nos chevaux défaits

se sont mis à tisser

la première nuit

pore après l’autre

A tes flancs la rue qui monte passe un oeil par la fente

où feule un musc fauve

La chaleur monte à faire trembler la flamme de l’offrande

sous le porche de la maison blanche

Sari varie de couleurs

rouge jaune

orange mauve

bleu algue marine

l’envers du miroir pose à ma langue

le jardin de ta pulpe mangue

pour m’amender l’en vie

J’encre profondément en Toi en tons complémentaires…

Niala-Loisobleu

13 Juillet 2015

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SHALOM ALEICHEM


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SHALOM ALEICHEM

Hors de l’ailé ment

les maux dénoyautés osent  l’ô live

en décollage immédiat

Posée sur le socle d’un désert aride

la

Pierre Brute

méduse

les mauvais compagnons

en voie d’acte criminel

la terre tremble sous la poussée de l’acacia

Du frémissement sorti de la gangue

l’utopie de soi

s’arrache des vertèbres de l’enfoui

L’habit n’est plus que derme

face à l’oeil

d’Horus

surgit du frontispice

comme symbole de renaissance

de régénération

Le fleuve s’est unit au soleil

De la chair végétale

ELLE

s’est faite sillon

sous le semeur

métamorphosée en delta fertile

Shalom Aleichem

« Que la paix soit avec vous et qu’elle se pose sur vous ».
Niala-Loisobleu
9 Juillet 2015
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VENT D’SEL


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VENT D’SEL

Quoi ?

Ah…

Non rien

Je comptais juste le temps que met le vent a dépeigner la couleur qui baigne

Continues a nager

la marée est sur le chemin de l’autre lune

un jour viendra où nous serons au chenal

noyés où flottants

la différence dépendant de

Nous

mouvements

Jeté dans le coeur,

un pont comme ça dans mon arche

ne me demandes pas pourquoi,

tu me l’as dit pile

les jours entiers d’escaliers

des nuits d’échelles

du tant que serre-volants multicolores

on avait riveté les fenêtres-aveugles dans lémures

Sous la jupe où fleurit le pré

le Petit-Prince

m’a dessiné ton nom

sang le sable au poignet

Niala-Loisobleu

29 Mai 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=liTSRH4fix4

AU FIL DE L’Ô


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AU FIL DE L’Ô

Pris entre les petits-bois les yeux des fenêtres clignent des carreaux. Je sais ta présence mais ne donne pas quitus au rideau qui nous opaque. La transparence qu’il affiche retient trop du vécu des instants sans jambes.C’est court la vie. En laisser s’égarer l’essentiel n’est pas donner l’avantage à juste ce qui compte.

Au bout du couloir la jetée marque le seuil entre le non-dit et le cri en vol des oiseaux. Un peu comme le bec de cane et le bec de gaz, tous les deux ouvrent tout en pouvant demeurer fermés, selon le sens du tissage et le croisement des fils. Tant de jours ont tirés la laine que le nombre de pelotes fait un immense troupeau de moutons. Mais l’accent du premier jour demeure, plus appuyé en même temps que défait de ses impuretés de jeunesse.

Le lointain dans le fond, quelque soit le bout par lequel on le regarde, est toujours ce qu’il y a de plus près. Les mains tendues vers l’espoir en continu, le rapprochent comme une condition humaine palpable.

Avant que tes cheveux ne deviennent aussi longs et épais qu’ils sont aujourd’hui la blondeur de leur transparence était signe d’une accointance solaire. Au point que, sans doute dans un réflexe de survie, tu les teints ocre brun pour laisser la couleur originelle à ton intime. L’authentique se fait rare, devenant d’autant plus précieux. Un lien fort tenu secret comme l’offrande à l’autre.

Quand les doigts dessinent nos prières, ils sont du m’aime crédo sans recours à une croyance autre que celle qui les noue de la même bague. L »amour ayant sa Lumière dans ce qui constitue sa propre forme.L’énergie puise son rayonnement au noyau unique né des deux âmes pou l’essor des propres personnalités.

A la crête de nôtre vague nous puisons nôtre part de sel…

Niala-Loisobleu

6 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=WGpl1Utbqzw

PIERRE A FEU


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PIERRE A FEU

Etaient-ils partie osseuse, dorsale d’une à l’autre rive

ou peut-être centre nerveux

horloge du sentiment ?

La question est ouverte

peu importe la réponse

le courant qui en découle

ne souffre pas le moindre doute

ces deux là quoi qu’ils laissent à voir

se montrent bien demandeurs de l’intime contact

quoi qu’ils disent

se nouent bien la langue aux baisers du madrigal

La corde à noeuds de la divine comédie refoule l’affect

inhibant l’intime conviction vers la retenue

Le vent qui couche à tort soudain lève à vouloir

Foin des herbes sèches

la rosée bruine

les lèvres dégercent de l’angelure

La corolle retourne sa peau

l’écrin libère sa perle

le coquillage irisé se détartre de la prise calcaire

Entends-tu les frissons de la nature

porter le chant des oiseaux

plus haut que le grave des basses du crapaud ?

Non ce n’est pas la reptation du refus qui remue le sol

c’est la sève qui est sortie des racines qui pousse à se donner

Le pour et le contre

ont trop longtemps balancés entre deux eaux

Les seins en ont assez de jouer au ballon prisonnier

ils veulent crier

comme le ventre

aux rouleaux de la vague

qui fait glisser le maillot au large

par l’étincelle de la pierre à feu…

Niala-Loisobleu

5 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=MeXS8S3ftwU

MA M’Z’AILES GIGI


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MA M’Z’AILES GIGI

Col blanc au ruban noué,

te voilà tout droit sortie de Colette,

pointes en semence sur la tapisserie  que l’haleine de ma pensée tisse.

Quand le bout de mes doigts,

liés des poils aux rêves que mes nuits ont voulues garder à mes jours

se mettent au clavier,

tu ne m’inventes que ce bruit de sel que déhanche l’océan.

Pas besoin de canot pour flotter,

tes seins m’ont appris la plus longue traversée

avant m’aime d’avoir pensé à nager.

Tu serais loin, qu’en corps plus près,

j’aurai la chair de poule à laisser mes yeux s’émouvoir.

Peut-être que le cap nous attend au creux de la crique

avec les deux mains ouvertes.

Peut-être que le pont s’est fait à l’idée du levis

Peut-être que là où la lune se meurt de rencontrer le soleil,

l’allumeur de réverbère est en train de monter à son échelle

Quoi quil advienne,

à part

Toi

il n’y a personne

Tu ressembles à mon enfance comme cette ficelle qui savait tout faire d’un bouchon, d’un morceau de bois, d’une craie, d’un caillou à pierres, du son de l’encre, écrin rose et coquelicot brun près de l’autre,

, l’instant des yeux dans les mains de la prière.

De l’amour sans retour en arrière…

Niala-Loiobleu

4 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=XkZvyA69wCo

BLONDEUR CORAIL


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BLONDEUR CORAIL

Ce matin là

je cherchais l’heure au poignet de la fenêtre

l’air resté frais après l’orage de la nuit

se tenait encore dans les jardinières en attente de partir au marché

Tout n’était que silence

pas un ronflement de feuille

pas un remuement d’herbe

à peine un souffle demeuré des étoiles

et posé à même le sol par la pleine lune

dans sa descente sur le tapis où tes cheveux demeuraient étalés

Elle n’avaient rien dépeigné des mouvements de tes membres

chacun d’eux s’étirait en boucle souple

devançant les mouvements de mer que ton ventre imprimait au mien

lorsque nos lèvres sèches venaient boire à nos langues humides

Ce parfum animal

assemblage naturel de notre conversation intime

allait d’un à l’autre du lit

chaud d’un musc porté par la marée

et rafraîchissant des menthes que le matin joignait au basilic

Ouverte corail dans ta chaume

fruits rouges en bleus d’herbacées

tu souriais au-devant des présages

la main plaine ouverte aux greniers

plus fertile que les promesses d’un traité d’algues vertes au lisier des côtes…

Niala-Loisobleu

2 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=6uklATUJT10