T’es beau qu’elle m’a-dit R’heureusement, j’suis pas légionnaire que j’lui répondis


1307023463312847

T’es beau qu’elle m’a-dit

R’heureusement, j’suis pas légionnaire que j’lui répondis

A la page ouverte du livre fermé, l’odeur de l’écrit ne baisse pas la tête. Il ne faut pas croire que mon bateau de papier chevauche les prairies d’un océan qui n’existe pas. Là où j’habite il y a une vie sur la carte au milieu de lieux clos d’émotions. Sur ce qu’il reste d’un arbre après la tonte, on trouve que le rabattu rance du mou ton. Sous un ciel qui citronne les bancs de phoque sur les langues de sable d’une large perspective, il y a des empreintes d’enfants qui restent sorties de l’école. C’est au cours  d’un devoir de conte que la maîtresse a ouvert la cage. Des phrases se sont mises à rouler les mots comme des calots, agates aux yeux vers ont dit des grains de virgules, entre parenthèses. Sous la poussière de ma vieille boutique, elles sont toujours attachées à un immense par le fait du simple, mes histoires vécues. Ruines dont l’âme demeure éternelle. Comme un être cher qui n’étant plus de l’état civil demeure néanmoins actif par tout ce qu’il agite en vous. Juste par la grâce des vertus qu’il avait en lui. Parce que la vertu ça meurt pas, c’est exprès pour faire la différence avec le vice qui fait fureur chez les toxiques. Que pourrait-on espérer d’un être nuisible ? La semaine prochaine je sors mes images au fil du caniveau. Je sais par expérience que j’ai rendez-vous avec l’extraordinaire.

Niala-Loisobleu – 17 Octobre 2017

 

LA BOÎTE AU L’ÊTRE 23


main-header_father-nature

 

LA BOÎTE AU L’ÊTRE 23

 

PARCOURS POETIQUES MOSNAC 2014 – 4

La table est dressée, tout autour les arbres se mettent à chanter
Au pied du promontoire
les fourmis sont aux fourneaux
Un levé d’odeurs
alléchantes
ondule les cheveux des branches

Les tasses
en avons-nous bues….souviens-tu tant ?
Derrière un tronc il y parfois pire que l’obole à donner
Le coeur cogne au coing des haches

Ces ombres ont beau vouloir étendre leurs prises
me voici au seuil de la cabane
Le gros arbre s’est ouvert le bas-ventre
accoucherait-il d’espérance
qu’il ne s’y prendrait mieux
de son vagin réconcilié avec lui-même
l’utérus germe
les sèves qui porteront le cri de la vie au plus loin

J’ai mouché les flammes des girouettes
trop d’étincelles font artifice de leur bois
en galbant le mollet du jambage
pour dire vois ce que j’ai pour toit sous le manteau
Antre entre donc en moi
je suis la sorcière de ton bûcher

La mer partie de l’autre marée
vient à grands seaux laver l’impureté
Du balai
maudite sirène
ton chant naufrageur ne lanterne que le malheur
Je me jette aux écumes pour changer mes jours de destination

La clairière vient d’ouvrir son dôme
un bain de soleil descend
pour m’indiquer la route
le ban publié
fait annonce
il y aura mariage entre la
Poésie et l’Absolu
Le Chevalier, hérault porte la nouvelle sans recours avoir aux anges

L’Araignée silencieuse
omniprésente
ne s’est en rien laissée distraire
Les mythes du monde sont sans dents contre sa toile
Tu peux la maudire comme autant que tu voudras
elle s’en fout
Elle tisse
tirant de l’au-delà un temporel où l’éternité se retrouve

Nous avons du feu pour tous les hivers
la forêt nous couvre de ses flammes chaleureuses
la ressource de l’amour est naturelle
ce que tu coupes repousse en corps plus fort

Niala-Loisobleu
16 Septembre 2014

La trace en corps saignante, impossible de se perdre en ce Dimanche réconcilié avec le paysage. Il m’a suffit d’entrer dans l’estuaire pour ôter des façades la partie fausse de leur architecture. Aux trumeaux le miroir est d’un tain qui dissipe l’ambiguïté du doute contaminé. Quant aux tables saillantes de la pierre, j’ai senti que les colonnes les laissaient parler en raison de leur connaissance du silence. Paix d’une joie simple qui vous prend par l’intérieur. Bonheur macéré dans la confiance. Un Autre matin est à poindre. Sans que les torpilleurs d’une escadre pirate puissent en gâter la pulpe. Il n’y a de vent que celui qui a appris le dessein du sillage en ayant su garder le premier signe de la voix.

Niala-Loisobleu – 7 Août 2017

IMG_0563

Je suis l’enfant qui doit se dire des histoires.


Je suis l’enfant qui doit se dire des histoires

Le miroir n’aurait peut-être pas du vouloir prendre l’air. Sur le mur revenu il est sans autre image que celle de l’absence ramassée au-dehors. Allons, juste quelques mètres à franchir, les pinceaux, les tubes et la palette vont devoir intervenir.

Il y a toujours une larme de couleur pour laver un mensonge de soleil. La musique va le long des chants de coton poser quelques courbatures à la rencontre d’un chien errant. S’il en reste aux tiges, un retour de senteur d’épices remontera le cours d’un souvenir.Entre le jauni et la corne des pages les lunettes ont des talents de conteur.

Je suis l’enfant qui doit se dire des histoires. Chevalier reprend ta monture, la forêt bruisse de merveilles. Un autre monde pour les oiseaux preux. Pas de château, juste une cabane, île d’amour. Où l’imbécile que je suis signe heureux.

Niala-Loisobleu – 10/05/16

 

fotografia-surreale-impatto-uomo-terra-ambiente-parkeharrison-2[1]