L’OREILLE ABSOLUE


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L’OREILLE ABSOLUE

D’abord l’appui de la fenêtre en épreuve d’équilibre sans recours au pari. Ce n’est pour personne clair à franchement parler d’entrer un jour de naissance dans sa vie. Tous ces bruits qui se proposent que sont-ils de bons ?

La balance instrument à deux cordes rapproche plus de soi qu’elle ne mène où ça manque

L’oreille absolue sans connaître le solfège me sourit de son oeil à percer la nature humaine

Quant tout prend naissance au caniveau, le chemin remonte à l’estuaire d’étiage en étiage

EN CHEMIN

Je suis descendue au jardin
Des enfers
Pour de mon chagrin
Y remonter la lumière

Je me suis élevée au jardin D’éden
Pour de mes mains
Y déposer ma haine

Je me suis bercée dans le soir
Pour y retenir l’espoir
Je me suis inscrite au jour
Pour y trouver l’amour

Pourtant avec le temps
J’attends
Que s’ouvre à moi le sens
D’une vie, mon essence…

Tout ce qui sait vécu
Se perd
A mère Je me suis perdue…

Alors je m’y suis rendue
Aux cœurs
De l’humain en pleurs
Et j’ai reconnu…

Cet essentiel
Arc-en-ciel
Demain en main
Que je tiens..

 Sonya Chiffot  (Extrait de: Peau Aime d’Ailes à Fée)

 

Les croisées de routes ont de tels détours qu’il faut pas croire du premier coup avoir pris le départ, des reculs sont plus que nécessaires à l’avancée pour estimer justement

On ne possède qu’une virginité qui  heureusement n’a rien à voir avec l’innocence qui demeure malgré le pire usage que la vie passe sur son corps

-Et le soleil c’est pour quand ?

-Y  a pas d’âge aux changements de lune, les marées vont aux estrans le même but sur leur liste d commissions

Dans un soleil de météo sans parole, une pluie peut avoir plus de respect de tenue, quand tes yeux vinrent à chaudes larmes qui aurait penser malheur n’aurait rien à voir avec la réalité, je temps porte à te garder omniprésente

Niala-Loisobleu – 14/12/18

 

INDELEBILE MARELLE


1203- enfants jouant ˆ la marelle dans la rue - Paris 1960
©Photo BLONCOURT

INDELEBILE MARELLE

Trépidantes ondulations

Un plat manifeste

Des fumets sont aux barreaux de l’échelle

Coq au vain

Le saucier d’Hermès a pas de grumeaux dans les nouvelles

J’aime l’an vert

Ce dos qui boude le décor

Effronté

Comme un parvis qui demande l’entrée

A la porte basse de l’humilité

Un mauvais élève fait l’Anne aux tours

Il ne veut plus qu’on lui parle de la petite graine

Des choux des roses des papas dans la maman

L’odeur de ton pied Amour colle à mon godillot

T’es en corps en lacet aux semelles du vent

Du talon au petit orteil tu me marques la voix mieux qu’un bide ben d’homme

J’entends de loin résonner

ton coeur de Terre au Ciel

A l’indélébile craie de marelle de ton nom

Niala-Loisobleu – 30/09/18

LA BANDE JAUNE


LA BANDE JAUNE

 

L’écho de l’herbe endormi dans une craquelure – plaie ouverte d’une insuffisance aqueuse des sols – se conserve en toute absence de glace. Relevant de la stricte réaction émotionnelle, un choc thermique n’est pas de nature à anéantir les cellules du sentiment. Il se fait juste anesthésier pour un temps indéfini dont la variance peut être grande. Il y a tout de la Belle au bois dormant dans l’amour. Du feu comme de l’eau, qui maintiennent l’essence. Nous ne  sommes plus en période de mise à l’écart des pollutions microbiennes de l’extérieur. L’influence déroule son tapi d’ombre. Il faudra aimer en se tenant au plus près de la zone de sinistre, sans ajouter au voyeurisme complice attroupé, appareil faux-tôt en position de tir. Rester à portée en déployant les ondes positives de son amour. La route en se chargeant n’a pu qu’apporter le trouble inhérent à l’embouteillage. Des dépassements imprudents et dangereux sont devenus inévitables. Il faut regarder bien au-delà du rétroviseur, des clous pullulent sur la chaussée.

Selon l’accent qu’ont certaines minutes

les heures n’ont plus les mêmes kilomètres

tout est question du sens des talons

Et de la rue du tant qui passe

une odeur de pissaladière a rejoint le pré salé sur la plancha

du violacé aubergine

roulant d’un cri de guitare sèche

un vert concombre

se dresse sur la pointe du pied

la jupe haut relevée

Des cris de mouettes remontent du môle

tirant le chalut où la raie bat largement des ailes

d’un battement d’ouïes tu m’as glissé ton assentiment

La marchande de crevettes a sorti les odeurs de la criée

pendant que les enfants jouent à colorier leurs rêves

les bulles vont plein gaz sur la savonnette

les nez rouges suivent en cortège de parade

leurs grands pieds dans le cerf-volant

mon Amour mille et une nuits nous bassinent les draps

Ce soir il fera froid

je mettrais mes doigts dans ton manchon de fourrure

après avoir paraphé ton blanc sein à sa double-page, je pair sistre…

Niala-Loisobleu – 13 Juin 2017

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BLEU DU CHIEN QUE JE SUIS


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BLEU DU CHIEN QUE JE SUIS

Le m’aime chant pousse son coquelicot matinal

mêlant le bleuet qui fait couple  au coeur d’épis

Voir cette vague rouler

blondeur autour du cou de ma campagne

hisse et ô

moi son accordeur

Un pinceau sec gémit à port

toile affalée

au pied

en chien de fusil

L’origine de sa nature travestie , trahit le mensonge des jambes qui restent hors du tapis de la marelle. Butées dans un orgueil  s’empêchant d’hâler éclore. Le mal se confond plus souvent au bien dans un indicible profil. Je demande à mon tain de montrer l’intérieur de mon image. Ne plus donner au tant perdu la majeure partie de sa traversée. Couleur je suis. Mes yeux ne peuvent nourrir le peint rassis. C’est dur à dépasser l’aube, l’hiver en brouillard sur la corde linge s’égoutte en gel. L’instant mort-né n’est que Jeûne qui sent vieux.

Sous les pieds d’ici

ma tête à l’envers de là

ne peut laisser mon coeur

regretter l’en droit

de tout le bleu

du chien que je suis

Niala-Loisobleu – 9 Mars 2017

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LA BOÎTE A L’ÊTRE 12


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 12

L’AUTRE VERSANT

Des deux, puisque côté versant il y en a toujours deux, que tu sois seul ou pas, l’un se reluit au soleil pendant que l’autre, pas forcément fainéant, a beau faire, ou il se gèle ou il pâlit de n’avoir pas de couleurs à poser dans son écriture.

Mais qu’à cela ne tienne le plus joyeux des adrets au moment où tu sautes à pieds joints dans la grosse vague qui va enchanter ton bain de mer, t’éclate en pleine poitrine et te roule au fond de l’ubac…c’est la tasse…du sable plein la gorge et les yeux, que quand tu redresses le torse, tu reconnais plus ta tête tant elle elle est cernée sous les poches et dans l’affaissement des moustaches.

C’est la vie, dans le chemin des herbes, celles que tu as choisies folles, sauvages, ignorées du soin esthétique du rasoir ou de la tondeuse, le vrai poêle toujours chaud, qui te laisse comme le sauvage, touffu du partout, généreux sans restriction ni des selles ni du mail ô

J’ai pleuré si souvent avec Grand Jacques, d’avoir, bien qu’avertis, lucides, été trahis et condamnés à perdre une confiance que porte l’innocence naturelle.

Assommés on se retrouve ko debout au milieu de sa joie d’aimer vivre.en aimant aimer.

On n’a plus qu’à ramasser quelques penailles d’un quotidien indifférent, pour les fourrer dans une cheminée vers son ailleurs, en allumant son feu d’aller mourir ce monde-là…

Niala-Loisobleu -20 Septembre 2014

Ce matin en ouvrant son poste, il a trouvé dans sa boîte un faire-part de quarante haine disant les maux qui tuent. N’oublies jamais que je t’aime avait aile dit en sautant librement sur sa branche, toi tu n’es pas un oiseleur, tu m’enlèves toute peur.

N-L – 08/02/17

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SI C’ETAIT A REFAIRE


SI C’ETAIT A REFAIRE

Si c’était qu’tu voudrais rien défaire

Toi

qu’tu m’as tellement voulu là

Moi

j’laiss’rai tout  autrement

mieux comme ça

en corps plus près de Toi

Toi mon Coeur !

Niala-Loisobleu – 30 Décembre 2016

 

A DEMEURER REMONTANT


A DEMEURER REMONTANT

Par leurs manches à air, bien des chemins bordés de nombreux gîtes buissonniers m’ont tenus à l’abri des tentations de carrière

Des cartables qui ont perdu leurs poignets gisent dans la glaise. Un mal appris vaut mieux que deux bonheurs d’une leçon anonnée misérablement par coeur

Au fond des fossés dégoût, Manuel ton arrogance me sert d’exemple pour vomir la suffisance. C’est du rose de la vie sauvage que j’ai pris parti, pas dans une épine de ch’val trouvée au coeur d’une fausse chanson populaire

Si l’arbre ne se cache pas derrière, les forêts sont plus touffues d’ouvertures qu’un pubis de maison d’abattage. L’oblique du soleil forme le bon angle avec la hauteur des fûts, que le tant jamais ne re froidit

Tout en vertical

Les mousses sont au sol plus que commandant de bord. Plaines des odeurs animales. Humides de toutes leurs chaleurs

J’ai le souffle du lion qui me mord jusqu’au soir, dos tourné à l’école des singes savants promus au hochement de tête sur la plage arrière automobile

Mes deux mains dans la docte ignorance du savoir vivre, ce qui ne ce dit pas qu’en alphabet d’amour, me repousse.

Cette nuit je me suis dressé

en pyjama de fado

au chevet

du pore frugal azulejos

bleu cathédrale

porte ô

De ce matin poubelles à la cabane où tu me jetas ton désir de délivrance, au long du long Dimanche brumeux d’hier,  mon vélo est ressorti me rappeler ce que tu m’avais demandé de ne jamais oublier. Mais ce n’était pas utile, en revanche c’est à Toi que je m’adresse pour savoir si tu en es toujours de m’aime

Niala-Loisobleu – 19 Décembre 2014

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Bruno Ruiz / Croire en tout


Bruno Ruiz / Croire en tout

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A part en Dieu, je crois en tout, en ce linge qui sèche au vent, ce rire quelque part au-dessus des toits rouges. Je crois en la magie des regards, lente comme cette lumière qui tombe avec douceur sur la Garonne, étrange comme le reflet d’un visage dans la vitrine. Je crois que les êtres sont nés pour vivre ensemble, que des racines s’enfoncent dans leurs histoires et que leurs branches noires cherchent une peinture pour survivre sous le ciel. Oui je crois en l’écureuil qui se presse dans l’arbre, en la statue qui me regarde au milieu du jardin public, au soleil froid qui m’enveloppe sur le carrefour. Je veux laisser derrière moi mes horizons qui se fatiguent. Simplement caresser l’édifice de cet instant, l’orchidée et l’enfant dans sa poussette, sa fièvre et ses petites lèvres qui dessinent déjà le mot merci. Merci d’être ici. Je crois en tout, même en moi quelquefois, quand le paysage m’embrasse.
En secret.

Bruno Ruiz, 2016

 

Plus dur encore qu’être simple :

s’y tenir…

N-L – 18 Décembre 2016

L’AVALE HANCHES


L’AVALE HANCHES

 

Incertitudes de direction qui tiennent le vent en stase. Les tentations en ragent. Tellement facile de saisir le désarroi de passage pour en faire le caillot qui barrera le bon itinéraire en avale hanches.

Dis-moi ton nom? Le bon pas les autres…

je sais comment mauvais sang tentateur tu t’appelles.

Du sirop d’égo en intraveineuse, un billet pour la mort par suspension des godasses du sol fertile. Mirages. Première classe en vas donc couchettes, le plaisir d’essence en main carbure slip in ô riant express pervers…

Les Amériques et le camp serf du Colomb ouah la junkie parade de la poudre au né…

Une petite cuillère de ce type est du plus mauvais service qui se puisse mettre au ber saut.

Hallucinogènes rencontres, poursuite fatale, mort subite…Pêche au l’hampe haro…

Dans l’anse du pas nié le canot rugissant du tigre, tire la barque du pire, l’amour est enfant de Beau Aime,

Petite Fille ton Odyssée se sauvera du plus purulent marécage qui soit. La fosse aux crocodiles n’usinera pas son sac .

Fauve et charnel tout corps plongé dans l’ô reste sensuellement aimant par  pôle positif.

 

Niala-Loisobleu – 16 Novembre 2016

 

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QU’IL VIVE !


QU’IL VIVE !

Dans mon pays, les tendres preuves du printemps et les oiseaux mal habillés sont préférés aux buts lointains.

La vérité attend l’aurore à côté d’une bougie.
Le verre de fenêtre est négligé.
Qu’importe à l’attentif.

Dans mon pays, on ne questionne pas un homme ému.

Il n’y a pas d’ombre maligne sur la barque chavirée.

Bonjour à peine, est inconnu dans mon pays.

On n’emprunte que ce qui peut se rendre augmenté.

Il y a des feuilles, beaucoup de feuilles sur les arbres de mon pays.
Les branches sont libres de n’avoir pas de fruits.

On ne croit pas à la bonne foi du vainqueur.
Dans mon pays, on remercie.

.René Char
Dans mon pays rien n’est montré du doigt comme devant  être retenu par coeur sans surtout rien y comprendre. Savoir pour être éclairé compte en sachant changer, sans intention de tromper. Oh n’allez pas vous imaginer que mon pays serait sans être de cet Univers. Pas d’ici bien sûr, mais du Cosmos pour sûr. La Terre ne souffre que par l’homme, ses défauts sont venus avec lui. La première herbe tenait en sa sève l’humidité porteuse de l’amour, sa fertilité,  son pouvoir d’embellissements magiques, allant à gonfler les seins du lait des croisements naturels.
Corps suspendu au cheveu d’une comète en constellation lune après l’autre.
Aimer comme si hier ne contait que pour faire du matin un autre jour.
Me voilà peintre de nouveau. Sur la m’aime toile revenir pour faire du grain premier, une suite de récoltes à nourrir le prochain labour.
Hier à chercher la nageoire dans l’envol d’un héron cendré, je n’apercevais plus clairement la mer au bord du marais. Je suis revenu à l’atelier pour jouir de la pleine lune, en allant me battre  pour dire tout ô mon ressenti.. Fécondante. Pleine jusqu’aux yeux du sel jailli de l’érection du phare. te voici mon Amour, ma Muse, au large ouvert.
Laisse aux épaves les maux mauvais, cette douleur qui broie les poumons, privant le navire de son erre. Cette peinture est souffle, respiration sans recours de bouteille de plongée. Respire les seins tombants, cet élan généreux qui fait monter et descendre la marée de Lune à un soleil de l’Autre levé. Qu’il vive l’Amour !
Niala- Loisobleu – 3 Août 2016
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La Mémoire des Muses 6 – 2016 – Niala – Acrylique s/toile 80×80