Le long des Quais 4


IMG_1950

Le long des Quais 4

Que t’as en corps de la colle de nuit aux paupières, voilà que  le rayon comme y disent, qui t’arriverait pour t’offrir la lumière. Merde, ça fait sonnette qui te fout nez à nez avec le couple famélique des Témoins de Jéhovah…

 Pleine Eau
 
 Le cri d’un coq traîne par les rues vides, dans cette chaude après-midi de juin où il n’y a personne.
Le silence, profond comme un grenier à blé abandonné, gorgé de chaleur et de poussière.
Quel désœuvrement sous les voûtes basses de ces tilleuls, sur ces marteaux de portes où baîllent mille gueules de bronze !
Quel après-midi de dimanche distingué, qui fait rêver de gants noirs à crispins de dentelles aux bras des jeunes filles, d’ombrelles sages, de parfums inoffensifs, des
steppes arides du cinq à sept !
Seul un petit nuage, alerte, blanc, — comme le nageur éclatant porté sur l’écume ombre soudain de stupidité la foule plantée sur la plage — couvre de
confusion tout à coup le paysage endormi et fait rêver d’extravagance au fond de l’avenue un arbre qui n’a jamais encore volé.
Julien Gracq

Tu t’ébroues, bon chien, en un clin laisse ton bulbe remettre le crin dans le bon sens. Eureka, les tons apparaissent dans leur intégralité, le suiveur qui n’éclairait que la star s’est pris la pierre de la fronde en pleine poire.

J’aime à mes risques. Voilà ce qui me saute aux yeux. Quand atteint par cette alchimie qui dépasse la sorcellerie, je ne me pose pas la question préalable : Et moi suis-je aimé ? Sacré nuance Bouffi ! Parce qu’il s’agit pas de toujours se croire avoir la plus grosse parce que soi-disant tu s’rais un mec. Non, mais de découvrir qu’en dehors de toi tout peut commencer à exister.

Je vais d’un pas plus clair pouvoir charger les tableaux dans ma voiture. Demain c’est accrochage. Cette expo de par son symbole, du nombre cumulé qui s’arrête, est d’une nouvelle transparence. Un an après, voici le grand curetage en soi, après le retour-départ du fils, pour rentrer dans mon identité.

Niala-Loisobleu – 22 Octobre 2017

 

Lance l’ô


lancelot

Lance l’ô

Posée au bord d’un nombre de pensées propres à rien, même pas à sortir de la m’aime idée, allait une grisaille dominicale, quelques bribes d’encens restées collées au fond de la chasuble innocente. L’humidité suffisant à elle-seule à noyer le premier rayon d’espérance, qui aurait pu rencontrer en chemin le chant d’une abeille occupée au butinage ? Personne, bien entendu, pas même un marchand du temple de la campagne électorale en cours ne s’y étant avisé, les affaires s’étaient mises momentanément en congés. Malgré tout le silence général ne laissait guère planer de doute sur un ennui généralisé.

Pour rompre ce silence inopportun, j’ai essayé de rentrer en relation avec mon vélo par les voies médiumniques ordinaires. Sans avoir recours aux systèmes des marcs, boule de cristal, tarots et autres trucs à te faire l’illusion du langage des tables.

Cheval d’Amour, mon vélo m’emporta en croisade, il m’a fait lance l’ô, une Guenièvre omniprésente dans le souffle de la nature.

Pas facile à suivre pour l’hermétique qui pullule. Un vélo-cheval et un oiso chevalier, il va y en avoir plus à me juger maboule, que ceint d’esprit.

J’ai l’habitude de ne pas bloquer au jugement des autres. Je vais jusqu’au bout de mon  sentiment.

Les sorties en bois d’amour dans lesquelles mon cheval-vélo avait été instigateur ne font pas défaut. Les voleurs auraient-ils emportés son histoire avec eux ? A cette pensée je me sentis glacé jusqu’à l’os. Atterré. On ne peut détruire la légende. Non, je crois que l’herbe est restée détentrice des odeurs de ses rencontres baignées d’aveux sans retenues, où la vie banale se livrait aux .découvertes inouïes.

Les essais du vocabulaire ne peuvent avoir été ternis par un abandon grossier de la langue, je retins la panique à grande peine. Déjà amoindri par l’attentat, j’eus un immense effort à fournir pour combler le vide qui tentait de m’avaler.Mon vélo, mon vélo, mon vélo, viens vite, parles, dis, racontes, fais, je meurs de l’absence de ton image chevaleresque… Le symbole du don du cheval est en cours de se manifester à mon endroit. La signification du « don » qui prédomina à cette époque et le regard sur la femme de l’amour courtois, m’habitent. La folie me semble être la seule sortie de secours pour l’Amour.

http://books.openedition.org/pup/3324

Niala-Loisobleu – 27 Février 2017

a3020

Enregistrer

Enregistrer

Le Trait te Ment


8- andrew ferez

 

Le Trait te Ment

Qu’est-ce que tu fais las

Sur sur ce vide

Je croyais remplir

Et tu te peignes les plis

Un trait te ment ?

Oui on peut dire ça

Quand un vaque sein ne tient pas promesse

Faut tirer un trait d’esprit

mon Petit.

Niala-Loisobleu – 19/05/16

 

C’est ainsi


P1170354 (2)

C’est ainsi

 à Jean Bastien

Il est certain que quelque chose existe
est
tendant à nous nier
nous dépassant
et qui en nous se réalise
et qui se justifie
dans la naissance d’un poète
et dans sa mort
dans un petit village
au fond de la brousse spirituelle
Il est certain que je vous aime
comme un enfant
ayant perdu sa mère à l’âge du secret
que vous auriez recueilli
après une tornade
dans un îlot de la dévastation
que vous auriez recueilli
ainsi qu’une émeraude
tombée du diadème de l’absolu

Achille Chavée

(in De vie et mort naturelles)

P1170371 (2)