VAS CHERCHER DE L’EAU


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VAS CHERCHER DE L’EAU !

Les allées du jardin gercent, dans les pissenlits un oeuf brisé tremble, le jaune au centre du vert.
La Marguerite, cou tordu vers la réponse, baisse les yeux sur les doigts qui la déshabillent…

Anxieuse, m’aime-t-il comment ? Un peu, pas du tout énormément,,,
La fontaine a tout bu, il faut racler les sots.

A la blancheur des maisons qui s’étagent en espaliers, le bleu des moucharabiehs dissimule mal les ancres noires de l’abstinence.
L’absence de foi donne un goût âcre aux vains de messe, entre l’appel du muezzin, les sermons de l’aigle de Meaux, l’ouverture à huis-clos du 49,3
qui,
hormis le poète fou que l’espoir nourrit, se souvient de celui du 18 Juin ?

Toi te souviens-tu quand nous avons-traversé la Manche à l’aller ? Ceux de Dunkerque furent parmi les premiers à nager. L’opulence avec ses obésités huileuses, dans l’installation des loisirs, a fait un sacré boulot, ya pas à dire, entre 36 et 68 le grand écart politique à mis la gauche à droite, mis à part les lampistes qui au milieu de tout ça n’ont pas changé d’un iota,
le cou du grisou n’a fait que s’allonger.

Quelques espagnols qui, entre Guernica et Franco, avaient échappé au garrot, s’étaient installés dans la peinture, l’écriture, la poésie.
Le rouge chez l’ibère ça crépite comme un immense feu qui brase l’union sacrée avec la vie,

Et ça c’est cri :

OLE comme CORRIDA !

Tiens j’repense à la Manche, dans le sens retour, te souviens-tu des drapeaux qui flottaient aux fenêtres de la Rue de Verneuil ?
Bien sûr, même que le crémier qu’avait fait son beurre avec l’occupant, non seulement c’était ses fenêtres qui en avaient le plus, mais comme il était beau son brassard tricolore, avec FFI écrit dessus….
A quelque pas de là en Raspail, les barreaux du Cherche-Midi ne retenaient plus rien des cris que les lettres des Fusillés avaient posté. !

– Qu’est-ce que l’art demanda un enfant , craie à la main ?

– Un bon placement répondit le Ministre de la Culture, si tu es dans la côterie des galeristes, qui en dehors du fric à en tirer, n’en ont pas la moindre idée.

– Nous avons fait un grand pas en avant de ce point de vue sur l’oeuvre artiste-hic.
Là où on moule l’esprit l’aqueux s’allonge, là où l’artiste s’exprime au seul profit du regard de l’autre, l’ennui fait souche.

L’arbre de vie

Va chercher de l’eau
Au fond du puits !
Va chercher de l’eau
Je t’en supplie !
Va chercher de l’eau
Et l’arbre de vie

Tout contre nos coeurs
Déjà refleuri
Va chercher de l’eau
Au fond du puits
Tout au fond du puits
Des souvenirs
Laisse aller les jours
A jamais enfuis
Puisque nos vingt ans
Vont nous revenir

Alors toutes nos amours
Vont repasser
Pour faire un seul amour
Car nous avons
Découvert aujourd’hui
L’arbre de vie

Va chercher de l’eau
Au fond du puits

Va chercher de l’eau
Je t’en supplie
Pour nous deux
Le temps va recommencer
Nous ne verrons plus
Passer les années

Va chercher de l’eau
Et l’arbre de vie
Tout contre nos coeurs
Déjà refleurit
L’arbre de vie
L’arbre de vie

Leny Escudero

Les dunes dans leurs frissons ont du mal à retenir les caresses du vent sur le sable. Les agapanthes dressés embrassent les trouées de nuages. Au bord du chenal deux bouées en marcel à rayures, se gonflent la poitrine d’un air de traversée. Il y a ce qui part et tout ce qui ne reste pas, trop de choses s’effacent sous l’apparence d’être là. L’homme n’est fidèle à lui-même que dans l’infidélité faite à ses promesses.

Niala- Loisobleu
19 Juin 2015

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MIROIR D’UNE EXPOSITION


ktxi6940MIROIR D’UNE EXPOSITION

On en est sûr, au point de se traîner dans la mauvaise attitude en fermant la porte à sa certitude. Cette chemise que t’as mise, pouah t’aurais du enfiler celle à rayures. Les manches courtes ça cravate moins. Ouais tu peux siffler, une fausse bûche dans la cheminée, sur la table en faux-marbre à deux pas du faux-bois, n’en demeure pas moins vrai que l’esprit est tartuffe. T’as 49,3 de température c’est plus significatif qu’un état de santé rassurant. Vive le débat clos sans huis.Ton peint frais, l’odeur n’en passe pas m’aime pas le soupirail. C’est le sort, comme disent les harengs qui ont cru pouvoir nager dans une boîte. Au fait de la musique tu y vas ? Ma foi sans vouloir être mauvaise Lang, j’y ai jamais cru. Lui et ses colonnes de Buren je pourrais dire que c’est l’institutionnaliste de la Culture à rebourre le crâne. L’art qu’on nomme à reconnaître à l’exclusion du libre-choix d’expression, c’est de la république bananière. Discussion d’école, dans le fond les tripes si ça fait pas mal, c’est que de la pro-thèse d’arnaqueur. Ce qui est le fruit d’une solitude que l’amour des autres a pu engendrer, ce serait anormal que ça touche. Les attouchements ne sont-ils pas réservés à l’indifférence qui les favorise ?
Elucubre , le petit garçon qui habite à côté de sa famille, me remue de bas en haut, à la façon qu’il a de parler au désert, je vois bien toutes les fleurs qui poussent quand le renard parle au serpent sans que les poules s’effraient. Lui quand il marche sur l’ô c’est pas pour rameuter les moutons qui sont passés on sait pas où. S’appeler personne c’est le plus joli nom que je trouve. Sur les grands murs blancs toutes ces couleurs de mots ça en finit pas de promener dans ce jardin où poussent des quantités de manifestation de bruits d’enfants. J’ai seulement vu entrer tout ce que ces mois avaient à dire, sans que ça débouche sur un dialogue. Du soli-loque naîtrait le tissage de l’odyssée humaine ?Le dos en a mal et les jambes cherchent à s’asseoir, comme si d’être un grand par la force du temps, et non par le vouloir devenir, , ça donnait la honte. Les paroles de l’humilité sont plus inaccessibles aux yeux que les grosses lettres de la vanité. Faudra que je me pose la question, maintenant que j’ai récupéré mes lunettes….

Niala-Loisobleu
18 Juin 2015

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ORS DU TEMPS


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ORS DU TEMPS

Des balalaïkas éteintes on entend plus briller l’icone

sur la table d’hôtel

les verres renversés flottent dans la vodka des bateliers

Volga, Volga

fait le chauffeur de taxi, Prince du tant jadis

vous êtes arrivés

La Place Rouge du dernier assassinat politique

sent le show colas de chez Poutine

Kiev que tu dis ?

Nathalie cha te dit en corps quelque chose ?

Quand le matin se lève sur le Boulevard Sébastopol

des pigeons slavent dans les caniveaux

Volga, Volga

du russe je ne parle que le

Chagall

moins muet que sa carpe juive

Et  demeurerai le dernier clown de la soirée

Il pleut dehors est-ce que tu m’aimes encore ?

Niala-Loisobleu

15 Juin 2015

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CALE-SECHE…


Welcome's c

CALE-SECHE,,,

Sur le front de mer la plage ride au carrefour des pattes d’oie

d’un horizon tari

Le casino vient de fermer les pisseries fines

L’épicier arabe sort ses cageots de légumes cultivés sous le voile

Jetée au bout du môle une laitue se perd dans un trou d’eau de mer d’huile

En pliant l’échine, elle chante la vie-nègre

Anémone

fait prendre l’air à la contrebasse qui roupille en consigne au Café de la Gare

Un cheval s’assied à la viole de Gand, sellé hippocampe pour dernière charge héroïque

Tandis que l’archet de la lune glisse sur les rênes, à l’extrémité de l’âme des violons

vers l’aine, un morpion se met en quête d’un nouveau jeu à gratter

Au loin venus de la fosse abyssale les seins balles d’une naïade rebondissent

toutes litanies sorties du soutien-gorge

en vantant le gros néné comme seul contre-poison de la platitude d’esprit

Dans son lit un adolescent fait son premier rêve érotique

Le phare se dresse sous la couverture d’une brume cotonneuse

Une amande tenant une figue par la main met son obole dans le mendiant

de plus en plus malade la nature défend son exercice plus vivement qu’un adepte des 35 heures

Le barbier de Sébile affûte sa voie en jetant son regard sur l’horizon

Quel chemin faut-il bien prendre pour avoir le meilleur soutien, fait-il gorge grave

Aidez-moi j’ai des trous dans les poches de ma mémoire

Mais qu’est-ce que c’est noir les plages, fait un cormoran englué dans le texte d’un blues-mazout

T’avais qu’à coucher au Carlton lui rétorque un vieux chien libidineux, t’aurais été blanchi

On a emprisonné l’Oiso pour exhibitionnisme faisant injure à magistrat

Nu comme un vers libre, il montrait un démonte-cage à faire soi-même

Pauvre monde la tête dans le sot du virtuel

Plus aucun sentiment désintéressé ne pointe à l’horizon numérique

Une odeur pestilentielle répand sa bêtise crasse à l’infini

Fesse de Bouc truste

son mono-pôle interplané-taire éradiquant ce qui ne ferait pas sa loi

tirant à lui tout seul l’obscurantisme parti en conquête

dans une vaste entreprise de recrutement

Ce qu’il me reste de libre-arbitre

je veux le voir pousser dans un jardin d’enfants

parmi les innocents

les imbéciles

les naïfs

pour naître récolté qu’après mes deux mains

Niala-Loisobleu

14 Juin 2015

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ECUMES POETIQUES


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ECUMES POETIQUES

J’avais sorti ma tête de ses poches percées,

ma rétine n’imprimait plus qu’en boucles tes longues mèches.

Qui sommes-nous, où n’irons-nous pas?

Telle était devenue sans matraquage

ma pensée-unique

Cogito ergo sum

Des rouleaux se brisant, les embruns d’espérance fracassent l’obstacle d’une seule volonté.

Le temps qui nous est donné à vivre n’a pas mis de montre à notre poignet.

Je vis en Toi,

tu es l’une et l’autre de mes oreillettes depuis que nous avons fait m’aime sang.

A l’amble des chevauchées où les marées nous portent,

nos pierres sont à bâtir.

Il leur reste toujours à faire, il faut sans cesse hâler.

Nous, sans les autres deviendrions réduits à l’exclusion de l’ensemble vital.

Il ne saurait battre seul.

Les couleurs se mélangent en une seule palette aux multiples nuances.

Ta parole est tienne comme ta foi.

La religion du plus fort est fanatique, le cri des illuminés plonge dans l’obscurantisme.

Libre de croire ou de ne pas croire,

sauf en l’espoir

par-delà tous doutes portés par le chaos entretenu du quotidien

Solaire l’araignée tisse à l’infini le symbole cosmologique de la plus haute importance.

Epiphanie lunaire, dédiée au filage et au tissage, artisan du tissu du monde, l’araignée est maîtresse du destin.

Elle le tisse, elle le connaît, . Ce qui explique sa fonction divinatrice, universellement reconnue : elle détient les secrets du passé et de l’avenir (Seghers)

Galopons à la foulée des flux et reflux,

galopons, nos poulains accrochés par le flair que nos odeurs leurs auront révélés.

Il n’y a pas dheure pour venir, d’heure pour partir,

il y a que l’l’heur d’être toujours.

Le chevalier se découpe sur l’orée d’un soleil à révolutions.

L’écharpe qui ceint son avancée porte la nourriture spirituelle de l’amour .

L’échelle est dressée pour franchir le tunnel du nuage noir, du bleu est là ne demandant qu’à s’élargir.

Sur la toile vierge, J’entends l’encre crisser, de sa plume active,

la musique des mots ouvrant sur la poésie.

Passe la lumière à l’infinité des possibles

Viens danser mon Amour

Niala-Moisobleu

11 Juin 2015

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MAUVAIS CYGNE


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MAUVAIS CYGNE

Le papyrus du nul s’écrie d’une rive à l’autre, avalant points, virgules sans suspensions. C’est fou quand on a les breloques qui sonnent branle-bas.Attrapé par le ventre  après la montée de la crampe que le mollet repasse à la cuisse, en traversant le pont de l’aine pour repiquer dans les autres. Et pas une seule belle dame pour denser. Je portais un chapeau de paille, panama, d’un voyage à Cuba et je trainais ses mots d’éternité dans cette absence où sans m’aime le plus petit post-scriptum elle avait tiré la porte à ailes.

Les montgolfières un jour de Grand-Pavois tombent à plat.

L’air rengaine ses scies, la musique en boucle se bat contre l’épi des cheveux raides. J’ai l’amour comme pas d’autres. Elles le savent et me pompent à venir chez moi faire leur plein. Je véhicule l’énergie qui fait défaut à leur désespoir. Quand j’ai eu des chiens, c’était à cause des enrouements consécutifs aux cris des matelas. Voilà un moment que le dernier a sauté dans la caravane opportune qui passait sur l’orée de l’au-delà.

Pavé mosaïque des noirs et blancs, jeu d’échecs où le cheval monte sur le fou pendant que la reine penche pour la tour. Connais-tu le bruit du coeur à l’intérieur du tronc, toi qui sais tout ? Peindre c’est pas des petits-bateaux de marins-touristes et périls polluant, rivière et sa biche, automne aux ors dévalués, encore ces portraits que des miroir auraient peur de refléter, pauvres mains qui étranglent en disant bonjour avant decracher leur venin. C’est que le faux-amour qui remplit les messes.

Passe-montagne et mitaines, un oeil de perd drix de retrouvé. La flore des lèvres grouille d’alevins au nid qui encrent les pierres de lithographies. Quand je serai plus fou, il sera trop tard pour me bâillonner, j’aurai mis le silence qui dit, derrière l’aqueux des rouages de mon zinc à Ulysse.

Niala-Loisobleu

5 Juin 2015

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MILONGA


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MILONGA

Au coeur des passages

veine artère du vide

avant que le caillot vienne

la pierre entraîne à la milonga

forum que l’ordinaire ne peut éteindre

Lieu mal famé

providence pour l’apprenti-sorcier

ou

marmite de la métaphysique ?

A porte qui grince

le rossignol

ouvre la serrure sans penser au placard de Barbe-Bleue

L’amour commence toujours par le ciel

Milonga

les formes se soudent en mouvement de chair et bruit de bandonéon

tu réverbères le lumignon

que le vent a couché dans les teints rabattus

Mon coeur-violon pleure de se frotter à l’archet de la passion

à l’ô qui coule

à l’ô qui brûle

à l’ô c’est toi

à l’ô serres-moi de tes seins nus

à l’ô  à l’ô

que je nage du haut

du grand-plongeoir de tes yeux

La boule magique

écrit le livre en voûtes arcs-en-ciel

encre sarrasine des  arcades lombaires

jeu de perspective des membres en colonnades

La lêpre des façades rongera les crépis tôt ou tard

sans attaquer la sève de la couleur

Milonga jardin de nuit bleue

Niala-loisobleu

4 Juin 2015

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LA BECANE


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LA BECANE

Cet air papillon, rouge tâche de camp buis, qui vous crucifie le d’ssus du lit,

laisse tomber ses feuilles sur l’ô rayé,

ça va , ça vient,

mi-figue-mi-raisin,

qu’on va d’un jour à l’autre de concert sur le cadre.

Qu’on va,

jusqu’au jour où la cruche casse d’avoir trop eue la tête dans l’eau.

J’écris avec des cailloux d’encre

un caillou d’encre ça note grave

incisant le fond, négligeant l’emballage, le vernis

plus loin

plus fort

qu’une pointe sèche

mettant le coeur et la flèche dans l’écorce à en abimer les forêts

Il fait le même matin mais on est plus le m’aime jour

Infarctus

crac boum hue

les paroles de la chanson passent à l’arrêt des piles

le p’tit-lapin se bouffe son tambour

les maux ça étouffe

La-haut, les oiseaux blancs ont noirci le bout des ailes d’un crêpe de chine

à l’écart des cendres du phénix

Ainsi font font font

trois p’tits tours et puis s’en vont

quand l’acte n’a jamais eu la tripe de franchir la parole

laissant la lâcheté gonfler comme le boeuf de la fable

Gratte, gratte

ô guitare, déchirure du non-dit de la rage de vivre

l’échine plie mais ne romp

rose ô

des rives lacustres où nous nageons sur les pilotis

de nos iambes de bois

Elle était fleur de plats stocks

ces ornements du bluff qui tirent les larmes des mals baisers

Ton air de piéta

icône à merveille le pseudo que l’amour se met en photo

sur le carnaval de fesses de bouc

Allez champagne !!!!

Niala-Loisobleu

3 Juin2015

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QUE JE T’AIME, QUE JE T’AIME


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QUE JE T’AIME, QUE JE T’AIME

Estran demander d’oublier la méfiance ?

L’amour serait-il sans illusion ?

Allier la lune à en défaire

Colombine et Pierrot

c’est la décrocher des nues

pour l’encrer à taire

Quelques tâches plus loin sur la candeur, un matin en apparence pareil aux autres, l’amer me tira du lit, trempé comme un acier découvrant sa paille

Alors qu’à la baguette de sourcier je glanais le sel dans l’ô douce

je sentis venir dans mon dos ce que je m’étais caché de face

De papier l’armada paradait pour la fête de la mère

des compliments en veux-tu en voilà

emballés dans des rubans de couleuvres grasses comme des oedèmes de pâques

promesses en tortillons à ressorts garantis bolducs

pour vrais canulards

que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime

Pliées comme un ex-voto à qui on enfonce le cou dans l’ô

les roses fanées d’odeurs

descendaient aux abysses amarrées par l’épine d’un cheval de trois

resté dans l’ombre de la vérité

vive la saint coq hue

que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime…

Niala-Loisobleu

31 Mai 2015

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P’TIT NOM


44i-ANNIE STEGG

P’TIT NOM

Tant de matins naissent sans que rien fasse exception, que c’est par là qu’arrivent les extras. On sort du tapis roulant, ça bouge comme une échelle de cordes, surtout quand ça fait de la musique avec les mains.Les mains c’est de là que tout vient. On a des doigts mâles et femelles pour créer. Quel outil génial.

Un jour de Vallée des Reines, que le matin avait encore un pied dans le lit, un caillou m’a dit « Bonjour » alors que quittant le bateau j’allais au-devant du soleil.Le Sphinx en me regardant de ses yeux sans nez, semblait vouloir dire. Dire…. oui mais quoi ? Tout a toujours quelque chose à dire, et surtout à vendre sans raisons, dans cette traversée de la vie.

N’empêche que j’ai un Nil partout.

A cause du soleil que c’est là que je réside. que pour le voir faut pas rester couché. L’eau ça m’amniotise, j’y flotte sans rouiller. Et plus tu marches moins t’as la pépie. C’est mon médium. Peindre c’est tout ce que je sais faire. Je prends n’importe quel morceau de ficelle, un bout de bois, et plein de maisons sortent du ciel. Accrochées à des cous d’oiseaux volant d’une histoire à l’autre. Ils habitent sur des arbres porte-avions. Faut voir quand ils larguent les voiles, tout s’ouvre.  Le visage des femmes apparaît (pas entre deux yeux) on le voit en totalité, avec le tronc, le bassin, le jardin en entier quoi….

Comment tu t’appelles ? Laisses-moi ton p’tit nom, t’auras mon Oui-Oui, pour t’emmener découvrir les parties visibles prises dans l’étau du quotidien. Pas dur, pas exigeant comme le compliqué, tu n’a qu’à accepter de vivre.

Niala-Loisobleu

30 Mai 2015

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