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PIGMENTATION


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PIGMENTATION

Velours rouge rapé, les rideaux de mon ciné paradiso sont allongés sur le dos des fauteuils.

Dans la cabine un bruit d’abeille rûche, au bout des faisceaux, les yeux émerveillés d’un môme tiennent par la main le sourire d’un vieil homme.

Dans les rues vides, c’est le long des murs que l’histoire fait l’affiche.

Contraste du tant, le bonheur ça part plus souvent d’un malheur que du bon sentiment.

Les guerres de mon grand-père + les batailles de mon père, ça fait une maman qui élève avec force absence et une grand-mère là, qui apprend mieux qu’aux écoles les leçons de la vie.

Entre 14 et 18, 39 et 45, y avait eu plus fort: 36. La guerre civile espagnole et la guerre sociale

en nouvelle gaule.

Tu sais pas dire encore, mais tu sens.

Tu sens que couleurs et odeurs sont en train de basculer.

C’est l’instant où j’ai choisi tout petit d’être grand afin de demeurer un enfant jusqu’au mot fin.

J »ai joué à savoir, à comprendre, sans compromis, poussé par la curiosité saine d’aller au bout de cette admiration que des hommes simples m’inspiraient.

Le tout dans le respect du mystère du bonheur qui ne se pose pas les mauvaises questions.

La souffrance issue de la guerre, forge, cimente, bétonne l’humilité.

Affute le désir de vivre,

Développe la notion de fraternité.

Place dans le concept même de l’amour.

On crée par nature.

J’ai vu les terres reculer sans que les chevaux les aient tirés.

Là où les hommes se sont attelés il n’y a plus que boulimie du profit.

L’évolution s’est retournée, le confort a ouvert les portes du désert de l’indifférence.

A MOI, A MOI, A MOI

aboient des chiens empaillés dans la meute des chasseurs de prime.

Tu sais telle mon arbre, tu es sève, racine, nid, poumon, sein, musique de l’instrument du vent, échelle à oiseaux, pique-nuage, accroche-bleu, cerf-volant, fenêtre sur le plus loin…

Toi mon Ooeur, caillou, écume, ru, fleuve, estuaire

où la couleur que tu m’allevines

vient s’aimer au large de l’océan

sautant l’amer obstacle de l’égo.

J’ai que grandi dans mon âme

j’ai resté tout petit dans mes culottes

 je vois de plus en plus clair avec mes yeux qui s’usent que sur l’extérieur.

De  doigts d’encre je te peigne mon Amour.

Reste belle

Niala-Loisobleu

27 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=GFpbSn4PUJ0

UN PONT DE TROP PLUS LOIN


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UN PONT DE TROP PLUS LOIN

Marennes

est là au centre du rond point

que de la cabane

je vois l’aqueux sécher la traversée

par la grâce d’un troupeau de tracteurs

paissant à l’horizon du

Château

qu’on voit que du côté continent…

Non de Diou ça sent la jacquerie

en Moëze-Oléron,

tout comme s’y on était dans n’importe lequel

des quat’coins de l’ex-agone-hie…

Mon pote le Gitan y m’dit p’têtre qu’on va revoir le bac

Ce s’rait temps lui je rétorque du tac au tac

tous ces trucs bidons qui servent qu’à faire de la désintoxe pour noyer le poisson

Ce pays bâtard d’un couple des Lumières

s’engloutit

au faim fond de sa décadence

et fier par-dessus ça d’être tête de liste de l’union, dont la seule force est de piquer du pognon

à ceux qui n’en ont pas pour engraisser ceux qu’en ont trop

Oh t’inquiètes, me fait le Bouffi, nos Valls-soeurs vont nous rebleuir le Danube

avec une nouvelle loi anti-anti-anti-anti-anti-anti-anti…quittés…

Si j’avais été un autre, sûr, je s’rais resté coi

Mais coi con dise j’ai de la répartie

Donc j’opine (un truc que je tiens de Dupanloup) et je pisse à l’arrêt du fol de l’agri-cul-dur

Ok

surajoute-t-ai-je

on laisse les reposés rentrer et les fatigués passer

le temps que les locataires du voisin marchand d’huîtres, posent les valoches et reclouent la terrasse et on répand le laid un peu plus…

L’hue gnon fait la soupe, à preuve Conne-benne-dite, qui en 68 a foutu le feu à l’ordre public, pour finir député européen, qu’on s’en remettra jamais…

Pôvres de vous à qui les promesses font acte…laissez pas trop longtemps vos yeux fermés…au cas où vous semblez l’avoir oublié…vos enfants vous les avez mis au monde…

Niala-Loisobleu

25 Juillet 2015

Kon Michiko

RETOURS D’ESTRANS (1)


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RETOURS D’ESTRANS (1)

Combien de mettre carré me reste-t-il au métier

le tant file

tout autour seiche le sable s’affole- j’ai rêvé d’un néo-Brouage mouillant au fond de ma gorge –

La côte sauvage bayadère sous les serviettes à n’en plus finir

j’ai les yeux qui piquent, Petit-Prince qu’ont-ils fait de l’épine des roses

m’aime plus un oyat pour me tirer de la dune

comme dirait la palisse voilà l’amer

Ma pierre battue

Reverdy

pourtant

au concours du château de sable

j’ai tout perdu

dans l’arène

de la dernière véronique je meurs encorné

Pierre

attends

Pierre que je vienne te relire à bâtir mon départ..

.

Niala-Loisobleu

18 Juillet 2015

« Par son ampleur, sa fluidité formelle, son timbre testamentaire,Sable mouvant cristallise tout ce qu’une vie peut transmettre d’expérience, d’intuition, de lumière visitée. Cette alliance rare de pensée et de grâce fait passer, dans le champ de la poésie vécue, comme un souffle de révélation : ici, une voix fragile et souveraine change une destinée, même à son terme terrestre, en un mouvement d’approche.
«De ma vie, je n’aurai jamais rien su faire de particulièrement remarquable pour la gagner, ni pour la perdre», avouait Pierre Reverdy, pour souligner de la façon la plus légère et la plus ironique qui soit combien sa biographie n’était pas celle d’un carriériste des lettres. Né à Narbonne en 1889, Pierre Reverdy avait fondé la revue Nord-Sud, qui annonçait le surréalisme avec quelques années d’avance. Dès 1926, il se retirait près de l’abbaye de Solesmes où il demeurait jusqu’à sa mort, en 1960. Lui qui avait anticipé bien des avant-gardes s’était éloigné, quand des suiveurs plus tacticiens commençaient à occuper le haut du pavé littéraire. La mise à distance était ce qui fondait à la fois son existence et son écriture. «La poésie, c’est le bouche-abîme du réel désiré qui manque», disait-il. Son œuvre s’impose désormais, solitaire et inégalée, au point que l’on a pu suggérer qu’il n’était pas poète : il était la poésie même. »

Source Babelio

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POINT DE VUE 2


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POINT DE VUE 2

Le couloir est jamais aussi large que long, Comme si le carré mosaïque voulait nous dire j’éfile donc je perd dure. On dirait du Nietzche. Ou peut-être du Jean-Paul, au début qu’il connaissait pas en corps Castor et qu’il ignorait  que le féminisme le conduirait au Néant. Nauséeux non ? Bah, étage et entresol  vas, glisse sur la rampe, l’ascenseur est en mise à jour.

Comme les chiottes étaient dans le couloir, au tant de mes humanités (c’était PSG des Prés – pas un voile à l’horizon- grande époque ou Boris soufflait encore dans le cornet du Tabou pour le cracher sur ses tombes) il fallait puiser la lumière par le haut. C’est fou ce qu’un vasistas peut vous en donner bien davantage qu’une façade envers. A un point que 7 décennies après les problèmes d’électricité sont restés étrangers à mon couloir de l’amor. Ma chaise est en paille ignifugé, je brûle sans mots des rations et sans consumer.

Hier Léo me chantait « il ont voté et puis après »….ben ya que le tant qui a changé, pour le reste….

C’était écrit, là, où la démocratie est née les rois du fric se devaient de rayer le tendancieux de la carte, il faut savoir rappeler aux pauvres qu’ils ne peuvent bouffer qu’au menu. Les idées pernicieuses c’est pire que la pollution, ça ronge le privilège plus vite que la peste. Mine arrêt,l’espoir d’embrigader le monde dans un dogme habité par le fantôme d’Adolf pourrait repousser l’envie de rallumer les hauts-fourneaux. Heureusement Françoué a l’audace on est pas dans la merde, on est sûr d’avoir le plat du jour…

Niala-Loisobleu

17 Juillet 5015

L'attente d'apres Patrick Jannin

https://www.youtube.com/watch?v=PPzqqlVcKFc

VENT D’SEL 2


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VENT D’SEL 2

– Ben oui,

des questions …

– On en a tous jours qu’on vit

Mais comme au tir qui est pas abonné à la pochette-surprise

faut ajuster la cible sans fermer un oeil pour que les deux visent pas  à côté

Qu’on aille à pied ou qu’on se déplace par un autre moyen,

peu importe,

tous les voyages commencent par une gare.

Seulement gare gare, les vraies ne distribuent les billets qu’après qu’on se soit assis

d’avoir beaucoup beaucoup beaucoup trop marché,

à en déborder la tolérance.

Dans le tunnel, on voit rien,  on sait plus,

juste un lumignon qui balance au centre de la voie

qui dit stop

qui dit j’existe

donc je suis être

dans un espace néant dans lequel on s’enlise.

Et la gare s »allume

De là à ce que les rails, les wagons, les locomotives, les aiguillages, les signaux,

et tous les itinéraires

soient toujours en rose,

faut pas pousser le bouchon trop loin

Le rose c’est bébé donc faut qu’ça grandisse au grand bleu.

Et le grand bleu bieu ça appelle l’arnica.

Les gnons si y en avait pas comment qu’tu crois que t’aurais l

la première notion du bonheur vrai ?

A priori l’amour en ce monde c’est rien d’autre que ce qui te manques.

C’est pas un objet, un ustensile, un faire-valoir

pas plus qu’un du d’un mauvais payeur.

L’amour c’est le courage de la bataille de ton âme.

Dans toutes ces heures de tout seul avec les autres qui t’ont jamais vu comme t’es

. Qui t’affublent, t’étiquettent, te classent, te rangent.

Allez ouste sois belle et tais-toi.

En v’là des idées d’avoir une sensibilité, un langage,

une ne serait-ce que toute petite envie de voir avec ton regard

sans qu’on te balance la honte d’avoir

ton langage,

tes idées,

un point de vue,

de la vraie solitude

ne ressemblant  pas aux corvées

de la cuisine,

la vaisselle,

l’aspirateur

les courses,

le tapis-brosse de ton corps,

le lit bido de l’autre,

non un vrai jardin secret qui t’oblige plus à ne plus être l’intégral de ton genre,

Merde au mariage pour tous,

hétéro ou homo

j’veux l’sexe de ma nature

pas celui d’un de ses accidents

Combien faut-il de gares pour pas prendre un train mécanique ?

J’ai pas la réponse pour tous

je sais juste

qu’aimer c’est d’abord comprendre souffrir

car l’amour c’est l’exact contraire de l’ô de rose

ça pue la sueur du devoir subir

T’es pas mon pare à puits

mon Coeur

t’es ma seule vérité…

Niala-Loisobleu

14 Juillet 2015

Manipulations+by+Collin+Baptiste

https://www.youtube.com/watch?v=X-5y1wOw6NQ

LE PETIT BLEU


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LE PETIT BLEU

Quand il venu au monde

c’était encore la cosmogonie

qu’on disait à l’école

un bout d’argile qu’une poterie d’ancien avait laissé à suivre

à côté de ses ô

sous une pierre à feu

accompagnée d’un dessin sur la roche

Des sanguines que le bison avait pas retiré de l’odeur originelle

ça courrait de partout

sans qu’une promo en soit prétexte

Du cheval en veux-tu en voilà

crôtinait cahin-caha

en dehors de tous commerce du géranium

Faut dire que tant de fleurs sauvages peuplaient les chants d’oiseaux

que l’idée funeste du fric ne pouvait pas venir à l’innocence des nudités

Les dames avaient leur fourrure naturelle

les môssieurs l’aqueux du piano en bretelles

qui faisaient la tripe sans besoin de mode de quand j’s’rai riche

Des millions d’années

et toujours le Sud chantait Nino

avant d’aller se perdre

dans un m’aime champ de blés

que Vincent dans le Nord

Pan

Les corbeaux noirs à deux coups ça fauche la Beauté sans pitié

A l’aube

quand y reste un quartier de lune dans un levé de soleil

avant que les prédateurs sortent de la digestion

le Petit Bleu

poursuit son chemin

pour éloigner ses petits-frères de l’amer

en criant

dans le muet des temps modernes

nous sommes vivants…

Niala-Loisobleu

12 Juillet 2015

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ERNEST HEMINGWAY – EXTRAITS


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ERNEST HEMINGWAY – EXTRAITS

POUR QUI SONNE LE GLAS

_  … Peut-être que je pourrai trouver quelque chose à faire à Madrid. Il y a longtemps maintenant que je fais ce boulot et je me bats depuis le début du mouvement. Il est possible qu’on me donne maintenant quelque chose à faire à Madrid. Je ne l’ai jamais demandé. J’ai toujours été au front ou dans des coups comme celui-ci. Tu sais que, jusqu’à ce que je te rencontre, je n’ai jamais rien demandé ? Ni rien désiré ? Ni pensé à autre chose qu’au mouvement et à gagner cette guerre ? C’est vrai que j’ai été très dur dans mes ambitions. J’ai beaucoup travaillé et maintenant je t’aime « , dit-il, dans un abandon total à ce qui ne serait jamais :  » Je t’aime autant que tout ce pourquoi nous nous sommes battus. Je t’aime comme j’aime la liberté et la dignité, et le droit de tous les hommes de travailler et de n’avoir pas faim. Je t’aime comme j’aime Madrid que nous avons défendue, et comme j’aime tous mes camarades qui sont morts. Beaucoup, beaucoup. Tu ne peux pas savoir combien. Mais je t’aime comme j’aime ce que j’aime le plus au monde, et je t’aime encore plus que cela. Je t’aime beaucoup, petit chevreau. Plus que je ne peux le dire. Mais je te dis ça pour essayer de te donner une idée. Je n’ai jamais eu de femme et maintenant je t’ai pour femme et je suis heureux.

_ Je serai pour toi une aussi bonne femme que je pourrai, dit Maria. On ne m’a pas appris grand-chose, c’est vrai, mais j’essaierai de me perfectionner. Si on habite Madrid, c’est très bien. Si nous devions vivre ailleurs, c’est très bien. Si on habite nulle part, et que je puisse aller avec toi, encore mieux. Si on va dans ton pays, j’essaierai de parler Inglés comme ce qu’il y de plus Inglés dans le monde. J’observerai toutes les manières des gens et je ferai comme eux.

_ Ce sera très comique

Surement. Je ferai des fautes, mais tu me le diras, et je ne les ferai pas deux fois; ou peut-être deux fois, mais pas plus. Puis, dans ton pays, si notre cuisine te manque, je te ferai à manger. Et puis j’irai dans une école pour apprendre à être bonne ménagère, s’il y a des écoles pour ça, et je m’appliquerai bien.

_ Il y a des écoles pour ça mais tu n’en as pas besoin (…)

POUR QUI SONNE LE GLAS

Pages 374 / 375

Édition : Le livre de Poche

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Ma lanterne n’en d »émord

elle balance ses rayons en morse

la moustache à la traîne

je suis là qui te pêche

ô ma lutte éternelle

AMOUR – AMOR – AMOUR

Niala-Loisobleu

1er Juillet 2015

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LARMES D’ENCRE


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LARMES D’ENCRE

Par les mailles des heures le métier a tissé

Tremblements mêlés de suées diluées dans la glace de frissons

Une à une,

elles ont remontées les barreaux de l’échelle à poissons

mes émotions

sur les genoux, épuisées,  jamais sur le ventre

à vouloir franchir les écluses de l’indifférence

Mises à l’index par la raison du bien-pensant, la puissance de ce qu’il est de bon ton de croire et de faire

Subissant la peur des confrontations

l’incompréhension qui étiquette

la douleur de l’ignorance qui châtie de ses sarcasmes

la poésie écorche le derme jusqu’au coeur à vif

Poète

Je suis d’une autre race

d’un autre langage

de pas la m’aime expression

allez vas à la trappe maudit repeigneur de ciel

De la douleur monte l’éclat de la couleur

on s’y précipite depuis son gris constant

on la dévore

on s’en repaît

pour mieux la mettre en joue

afin de la tirer à bout portant

J’ai mal aux autres

Je ne fuis pas je sors

Tout cet amour je vais le noyer dans la solitude des oiseaux bleus aux vols blancs

le chant du marais et ses bruissements de silence de sel en fleur

A l’abri des planches, là où l’écaille craque pour polir la nacre

de la perspective à coquiller la marelle d’un autre calcaire

Empreinte de pattes que l’oiseau griffe au buvard des dunes

Chaude étreinte de l’horizon portant les luminaires à flots sur une canopée marine

en dehors des remugles de la méchanceté gratuite

de ces paradis artifiels où le sentiment ne s’écrit qu’avec des maux sales

Que de je t’aime blasphèment l’amour

laissant sur les rivages du Tendre

des sombres héros à bronzer

Niala-Loisobleu

26 Juin 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=VTPec8z5vdY

LA CIUDAD DE LAS DOS PACES


L'attente d'apres Patrick Jannin

LA CIUDAD DE LAS DOS PACES

Lame acérée du rai, murmure d’un voeu haletant que l’heure égraine, heur après heurt

racines au fond de poumons gorgés de crues de sang,  que des mains décousues de promesses tiennent

il pleut des éclats de rires au regard d’enfants abattus en plein vol, lestés d’éclats d’obus

le missile est là,

visible,

en lieu et place du Messie attendu

psalmodiant ses sermons de chaire à canons qui labourent pour l’épuration raciale

L’étron d’oliviers enfume la virginité de la colombe au fil du couteau

mains en prière dans une parodie d’amour

c’est ainsi que les hommes disent vivre

Il fait désert

je vois l’oasis tarir

Nous nous y étions plantés source bleue

doigts noués aux matins qui tissent

loin des dattes et de leurs régime

qui obturent les estuaires et leurs confluents

Pourquoi tout ça pour ça ?

La surdité de l’inconstance hurle le manque d’amour

en se jetant des quatre membres dans l’imposture

à force de mots étirés en phrases à maux discourant hors sujet

Dans l’ombre de l’au-delà, le chant de Montserrat vole de ruelles en ruelles

sorti d’une même voie innée des deux camps

débouché

que la réalité humaine rend impossible par la fragilité de son passage à l’acte

au nom d’un éternel remake de ses anciennes erreurs

comme s’il n’y avait d’autre solution que celle de mourir pour continuer d’aimer

avec sa connaissance, sa dignité, sa foi, sa probité, son humanité

sauvegardés des pirouettes de la lâcheté…

Niala-Loisobleu

21 Juin 2015

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AU BORD DU LOINTAIN


Ignacio Nazabal  (2)

AU BORD DU LOINTAIN

Toujours à deux doigts du meilleur, le bord de route s’en est fallu d’un poil d’aboutir.

Comme disait la palisse, si j’avais tenue, le sable ne m’aurait pas filé entre les lattes.

L’irisé du fond des coquilles ne corrige pas pour autant la tristesse des  fautes  d’orthographes.

Sur la nappe des frustrations

un renversé de sel n’a pu effacer la tâche de vain

Au loin à l’amor, un chien aboie

Le printemps tarde a sortir ses feuilles…

Niala-Loisobleu

20 Juin 2015

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