
Le taille-crayon


Un vide grrrrrrr nié ça te dit ?
« A te regarder devant la glace du quotidien, tu ne vois que l’image en partie déformée par l’interposition de la pensée des autres à ton égard, lui dis-je in petto avant que la faune des réseaux sociaux ne déboule dans la conversation. »
Je vis un grand reste de chandeleur parti du coin de son oeil droit embraser le gauche . Et pas que le regard, à ses défroncements frontaux, décontraction des zygomatiques que le courant serein était en marche dans ses creux privés.
« Ben oui tu es unique, ne l’oublie pas »
Il y a le ciel et l’amer, dans une proportion où le principe inéquitable est majeur. Alors les abus, les tromperies, les trucs qui trahissent et qui trompent, qui abusent et t’abusent, excuse-moi on va passer dessus en ne retenant que ce qui seul doit compter : le principe de ton individuation.
ÊTRE OU NE PAS ÊTRE, l’english au crâne chauve qui erre en cent pas dans sa chambre n’a toujours pas été enlevé du programme des terriens. On le joue non stop à la Comédie Humaine. Si tu pars du seul absolu qui compte : le temporel, qu’est-ce que tu vas aller t’emmerder avec un truc éternellement fondu comme la névrose et ses possibilités d’ouverture sur la paranoïa. Enfin mets donc sur le devant tous ses trésors que tu tiens à l’ombre dans ton intérieur.Un simple compte montre que dans les kilomètres du parcours, y a davantage du con battant en retraite que du combattu par k.o….
Un vide grrrrrrr nié ça te dit ?
http://www.jrcoaching.fr/coaching/chemin-individuation-jung.php
Niala-Loisobleu
3 Février 2016


Je suis un con, est-ce t’à taire ? 3
Un mardi qu’il faut déjà trouver. Le brouillard se fait tendance actuelle, il mélange tout en développant le flou. Plutôt que de m’accrocher comme un va gond au train des grands projets à la mords-le-moa, je ne me sens pas l’attirance de devenir frère d’une sempiternelle réforme de l’enseignement, d’un aéroport en études depuis des décennies et jugé alors inutile, démontré dommageable ô combien pour la nature et les hommes pour décider, au point le plus critique de notre économie de faire avancer l’ouverture du chantier en condamnant la résidence des derniers autochtones. i ll y a quelques mois, entre le devant et le derrière de chez moi, on a construit des ouvrages d’arts et bouleversé les sols naturels en divers aménagements exigés par la construction de la ligne TGV à Grande Vitesse pour le plaisir des nantis de la devenue Hyper Région Aquitaine. Les princes des Chartrons ont de grosses ambitions, un certain Juppé, devenu mégalomane avant l’heure, joue d’un grand stade, super mosquée, train à grande vitesse comme si il était déjà gagnant avant que 2014 soit franchie. Mais voilà, tout ce remue-ménage pour quoi ? Pour que la SNCF et l’Etat bloquent les travaux faute d’artiche pour mise en service…Pendant ce temps là il y en a combien qui se sont engraissés quand même, leur but étant de prendre du fric sans s’inquiéter de savoir si les travaux pharaoniques serviront, là n’est pas le problème.
Alors j’m’ai dit, depuis le temps que tu es sur ce tas de merde, tu dois trier le respirable de la pourriture. Tu dois faire davantage avec ta peinture, il faut que tu le repeignes davantage ce putain de ciel. Pas pour les indifférents, juste pour ceux qui ont compris que jamais le monde sera refait. L’homme a été loupé au départ, et on a suffisamment menti à ce sujet pour en remettre toujours une couche. L’homme est un ex-crémant dégazeifié, vouloir un faire un chant pagne, je dis stop, ça va bien comme ça.
Mon P’tit Loup as pas peur, j’vais m’accrocher pour que tu passes au propre, plus au figuré. La vie et cet amour qui nous ont fait se croiser c’est pas un songe qu’on s’est mis dans nos coeurs, c’est la pierre qui résonne de vrai.
Niala-Loisobleu
26 Janvier 2016

Des rangs de vagues, montent des étocs
Déguisés en Grand A
L’amour-farce se remet du rouge et lèvres l’encre
Rose-comédie au rejoue-la moa
Poudre de ris
Vagues scélérates
Putain
Tu montes Chéri ?
C’est que la vie et reins d’autre que le coeur à la renverse
A A A A A A A A A A A A
Rêve de marin
« Mon rêve arborant médailles des mers
va sur son vaisseau, ferme et assuré,
tout amour pour une verte sirène,
coquille des fonds de l’eau ténébreuse.
Matelot, rends-moi au creux des ondes :
– Sirène jolie, ah ! je t’en supplie !
De ta grotte sors, je veux t’adorer,
de ta grotte sors, viens vierge semeuse,
semer sur mon cœur ton étoile vive.
Laisse le cristal de ta main se fondre
dans la nivéenne urne de mon front,
algue de nacre qui chante en vain
Sous le verger indigo du courant.
Noces glaciales noces sous-marines
avec pour témoins la lune et l’eau
et l’ange nautonier de la rosée !
Mer et terre et vent je vais sillonner,
ma sirène, noué à tes cheveux fins,
lié à tes cheveux algides et verts… »
Rafael Alberti
Que suis-je qui
au milieu de nous, quoi
tas d’inhumains ?
Un ex-voto
qui gouale l’accord des on…
Niala-Loisobleu
18 Janvier 2016
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REFLETS D’ESTRANS 20
BLEU VILLAGE
Quand les tuiles ont commencé à gémir
comme une oie sauvage, l’évent m’avait déjà averti
de penser que pour tout ce qui migre
la lecture des cartes ne doit pas être dévolue aux imposteurs
Le sinistre hélas arrive dépassé
D’un ciel sombre les étoiles filent entre les doigts
si on ne repeint le ciel qu’en faussaire
Les maisons troglodytes forent la montagne
pour garer l’étalon du bleu
comme un Louvre ses petits le jour d’invasion
Pris d’une défense passive le soleil se fonce dedans
non je les entendrai pas chialer
L’enfant sauvera la ronde
l’enfant reviendra sur tout chat perché sur des contes in
en sortant de sous les jupes plissées
des terres stériles
l’à-plat d’un ciel sans nuages
Pourvu qu’à son tour il ne soit atteint
de cette démence
de vouloir être un grand…
Niala-Loisobleu
9 Décembre 2015


ETRANGES SONT LES VOIES NOCTURNES DE L’HOMME
Ce matin me voici à écrire à la mélancolie qui habille un quotidien de tant de circonstances atténuantes, que je la montre pour qu’on sache sa part de vérité. Son juste lamento, sans que je n’ai perdu mes ongles à lacérer le mauvais sort, au nom de ce qui en nous doit vivre au premier rang sans céder à une souffrance indiscutable.
Toi qui a mal je ne t’en aime que davantage. Et moi l’ara-qui-rit, je choisis un des plus noirs oisos qui soient :
Georg Trakl
Poète des lacs sombres, des décadences et des transgressions, Trakl est le poète contemporain le plus dérangeant. Étranges sont ses voies nocturnes, et il reste un étranger pour tous. Maléfique sa poésie, éclatante et perverse son écriture.
« Qui pouvait-il bien être ? » demandera Rilke juste après la mort de Trakl. « Je suis à moitié né, je suis complètement mort », disait lucide Trakl.
Trop de réponses vont tuer la réponse, on peut juste s’approcher un peu de ce poète en éludant sa complexité et son sens du religieux très personnel, Pain et vin, ceux de la religion mais aussi ceux qu’il apportait aux prostituées les soirs d’hiver passent dans son œuvre.
Mais plus encore la neigeuse nuit, est dans ses mots qui sont « une croix de sang dans l’éclat des astres ». Il se voyait comme un pauvre Kaspar Hauser, l’homme sans identité, l’étranger total.
Une poésie noire et glacée
Issue des débris pourrissants de l’Europe austro-hongroise, de la joyeuse apocalypse viennoise, du nihilisme féroce berlinois, une poésie noire et glacée a vu le jour : la poésie expressionniste de langue allemande. Pressentant les bruits terrifiants de la grande « guerre-boucherie » qui s’avance dans les tranchées des têtes, toute une génération de peintres, d’écrivains hurlera avant de disparaître, broyée devant la bêtise coagulée en haine répandue. Il aura retransmis le crépuscule métaphysique de l’Occident.
D’ailleurs « Occident » est l’un de ses plus beaux textes. Il est profondément l’homme du déclin et il n’aura de cesse de décliner.
Trakl est né à Salzbourg le 3 février 1887, il est mort le 3 novembre 1914 à 27 ans.
Il était pharmacien militaire, pour mieux se rapprocher de ses drogues. Sa vision de la boucherie de Grodek, entre le 6 et le 11 septembre 1914, le marqua au tréfonds. Il fera une tentative de suicide pour ne plus voir au fond de lui tous ses corps déchiquetés, ces dormeurs sombres au front fracassé.
Trakl est mort autant d’overdose de cocaïne une nuit de 3 novembre 1914 à l’hôpital psychiatrique de Cracovie que d’overdose du monde en sang. Il demeure, sans doute le plus grand de ces sacrifiés, comme Franz Marc, August Macke, qui surent jusqu’aux bouts des « champs d’horreur » parler de beauté. Nul n’aurait connu sa poésie et son théâtre sans le dévouement de son éditeur Ficker. Et depuis il est le soleil noir de la poésie allemande. En 1925 ses restes sont ramenés en Autriche près d’Innsbruck, pas si loin de vienne qu’il détestait. Une seconde vie commence dans la conscience littéraire européenne. Il devient la voix du malheur dans l’écrin du lyrisme proche de Novalis, avec des formes qui semblent rassurantes, – sonnets, quatrains -, mais qui pervertissent le genre.(Source Esprits Nomades)
Mélancolie
L’âme bleue s’est refermée muette
Dans la fenêtre ouverte tombe la forêt brune
Le silence des bêtes sombres ; dans la profondeur meule le moulin
sur le chemin,, les nuages dévalent,
Ces étrangers dorés. une cohorte de coursiers
jaillit rouge dans le village. Le jardin brun et froid
L’aster tremble de froid, sur la clôture peinte tendrement
l’or des tournesols est déjà presque enfui.
La voix des jeunes filles, la rosée a débordé
dans l’herbe dure et l’étoile blanche et froide.
Au milieu des ombres chères vois la mort peinte
chaque face pleine de larmes et fermée sur elle-même.
Georg Trakl
Je n’ai de mal que d’aimer tant le bonheur passe par la souffrance combattue .
Niala-Loisobleu
13 Novembre 2015
![The%20Workshop[1]](https://alaindenefleditniala.com/wp-content/uploads/2015/11/the20workshop1.jpg?w=526&h=682)
![1_Gilbert_garcin_courtoisie_galerie_les-filles_du-calvaire_paris__Etre_maitre_de_soi[1]](https://alaindenefleditniala.com/wp-content/uploads/2015/11/1_gilbert_garcin_courtoisie_galerie_les-filles_du-calvaire_paris__etre_maitre_de_soi1.jpg?w=619&h=391)
CHAQUE MATIN D’UN TANT QUI REFAIT SA VITRINE
Chaque matin d’un tant qui refait sa vitrine, le changement d’ouverture se demande à quelle heure il pourrait se vouer l’essaim. Y a toujours les gros titres que le soutif a du mâle à maitriser. Ils font la hune, sans crier taire, vu le rôle d’est-ce-ta-fête qu’on leur a définitivement alloué. Et puis toi qui gonfle du bulbe, as-tu pensé à leur bonté naturelle, les gros ils ont une compassion pour le lecteur myope qui n’existe pas dans les alinéas des conditions d’assurances. Sont que pour des tournées d’inattention. Bien que mes doigts manifestent une émotion non rentrée devant les beaux nibards, là, mes mains con descendent à pas mettre à l’index. J’suis qu’un manuel – n’ayant rien à voir avec le Valls heurt de nôtre roi faits-néant- je me presse de préciser, vu la confusion générale du mot ment, qu’on lance comme une vérité sans appel.
Aujourd’hui c’est lessive si je reviens dans mon enfance. Après un Dimanche propre, chez moi on va pas à la messe, ma mère sort la putain de grosse lessiveuse et se la colle cul au feu, vache. Je me barre top content de retourner à l’école, tellement ça va puer le bouilli de sueur. Elle a mis des boules de bleu dans l’eau. Paraît que ça blanchit le linge. J’aime pas trop. Mon idée du bleu est noble. Elle est loin de vouloir boucher les yeux du contribuable. En aparté, fur et mesure que j’écris, je constate qu’en français énormément de mots commencent par con en première syllabe. Pas étonnant qu’on soit dans cette panade. Aparté, moi c’est le cas fait qui m’intéresse. J’chui pas de la race des causeux, des qui sont en toutes saisons atteints de gastro chronique du verbe. Comme disait Léo, vu que je suis de ceux qu’on jamais de papier sur eux, ça explique. L’herbe ça peut torcher sans que ça remonte polluer la canopée.
A deux mains, si vous l’voulez bien …
Niala-Loisobleu
9 Novembre 2015


ETAT DES LIEUX 7
L’une après l’autre les maisons blanches se décrochent des arbres. La mer s’éloigne des poissons, les pieds de vignes se jettent dans le vain. Un ciel sans nuages devient un mouvement sans têtes à faire voyager quand on est couché sur le dos. C’est le cinéma La Pagode qui décroche du plafond. Mes milliers de pas ne se seront rassemblés autour de ma rue de Verneuil que pour rencontrer l’épars de tout ce qui se noie en lui-même. Fâcheux destin. A quoi bon semer quand les autres ne veulent que récolter.
Combien en faut-îles pour en trouver ailes ?
Ce ne fut pourtant pas faute de monter des rangs de pierres sur la fondation du repoussement de l’impossible. Les couloirs de l’offre de coeurs désespérés ont plus de portes que Barbe-Bleue ne pourrait vouloir de placards.Que le temps soit à ce qui lui passe par l’humeur, il y en a toujours une qui cogne pour entrer. D’un coup l’extase leur fout tant le soleil au nid que l’arrière disparaît pour que rien que devant s’ouvre la route sur les ronciers de la croisade. Un port-ex-porc, le preux importe les délices, les eaux bleues, les magies de l’espoir rencontrées, l’incomparable, la délivrance, le superlatif dans toutes ses phases.
Avec son échelle à tondre les mauvaises herbes, quelques mots de simple drapé sur le nu, la bonté d’une sincérité à faire pleurer les saules pour qu’Ophélie ne plonge, sa révolte devant l’imposture, sa manie de repeindre le ciel, d’y croire, de vouloir, y fait chier chui là, vite qu’y barre avec son bleu que j’m’encage à mon ombre !
Niala-Loisobleu
6 Novembre 2015
https://www.youtube.com/watch?v=7LIHWmQKBu4&list=RD7LIHWmQKBu4
LA REVOLUTION PATHETIQUE
De ses demains desserrer l’écran de cette ligne mage ino que la vie nous colle
dans le décor pitoyable d’une humanité grand-guignol.
En matière de défense l’y voir reste le seul qui trompe pas
Le large enfermé dans un couloir si ça réforme pas le Code du Travail,
ça devrait révolutionner la tendance à piquer du nez du socialisme-caviar sauce hollande aise,
se dit le pseudo-révolutionnaire valsant sur le da-nib bleu .
Les régions halles faut pas les perdre.
T’inquiètes fait la Marine, je suis à flots
donc je me lance-l’ô du lac, sans-culotte.
Un coup de merlin entre les deux yeux ça endort à jamais…
Niala-Loisobleu.
5 Novembre 2015
.LA POINTE DES HERBES
Chaque murmure du vent, collé à l’oreille d’un nuage, et voilà tout s’abolit ne serait-ce qu’un instant.
Pris entre les cartons d’un déballage, le seuil hésite. Moment heureux. L’oeuvre est à pied. En plein soleil la fonte des statues équestres coule au galop. L’enfant embarque dans son voilier et traverse le bassin, l’esprit en dehors du cours de la géographie. La Bourse n’en place pas une. Merde à vos bans, qui j’aime me regarde.
René Char me dit :
L’heureux temps. Chaque cité était une grande famille que la peur unissait; le chant des mains à l’œuvre et la vivante nuit du ciel l’illuminaient. Le pollen de l’esprit gardait sa part d’exil.
Mais le présent perpétuel, le passé instantané, sous la fatigue maîtresse, ôtèrent les lisses.
Marche forcée, au terme épars. Enfants battus, chaume doré, hommes sanieux, tous à la roue ! Visée par l’abeille de fer, la rose en larmes s’est ouverte.
Un attroupement s’est écarté de ma voie. Je parle tout seul. Enfin je leur laisse croire. Je n’ai pas envie de provoquer la pudeur. Il y a toujours un agent à proximité de la délation.
Le 121 attaque la montée du Fort de Rosny-sous-Bois. Sur la plate-forme, le receveur et moi, parlons du thym qui poussait en champs avant le complexe commercial. On ne bat plus que les femmes, la fessée aux enfants est interdite.Quant au chaume c’est les rois mages et la sanie des hommes un must…L’alarme ne sert plus à rien, la pointe des herbes est rouillée.
Niala-Loisobleu
4 Novembre 2015
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