PETITE HERBE


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PETITE HERBE

Vieilles chandelles de mèche avec hier

froideur d’un extérieur caché je ne sais où.

Ma charrette a saigné l’herbe tendre

deux rails restent au pré

humides de rosée

 

Qu’importe les cris des musettes, les musiques des vins blancs, les vagues en remous de bulles pas pâles, les champêtres matins d’orages au bord d’une éponge à effacer la craie d’un calcaire de tartre à la crême, les foulures de chevilles, les entorses de tenons, la petite mort prend son aise à héler le rabot pour tirer la languette de la chevillette qui chérira unanimement le membre inscrit. Manifestement solidaire.

D’un coeur croisé

sorti

le rouge-gorge

a chanté.

Ah que la lune est belle, vierge de squats indélicats

Vive la marée !

Ma campagne-maritime est au zénith des navigants

Petit grain bleu-horizon

la pelle ouvre un sillon

pour germer l’innocence loin de l’incompréhension.

Mon coeur cabane

ma Muse

au-dedans de son espace-libre

Elle Emoi ramons

Niala-Loisobleu – 19 Juillet 2017

 

LE BOUT DU FIL


LE BOUT DU FIL

Tenu par les cheveux au bord de ce qui se cherche des cailloux, le ciel balance . Il est des endroits qui ont la mémoire des odeurs au milieu des ratures. Mais des dons combien voient la consécration ? Avant que l’écaille perde au jeu des courses en solitaire, l’escadre rallie la meute en ordre de bataille. Elle a toujours ce frisson dans la voix quand, ouvrant l’écluse, ma pensée folle fait monter l’eau d’un étage. A sa coque des sanglots traînent à la nage. Reflets du soir dans le fleuve qui suce la voûte étoilée.

Niala-Loisobleu – 30 Mars 2017

L’étoile échappée
L’astre est dans la lampe

La main
tient la nuit
par un fil

Le ciel
s’est couché
contre les épines
Des gouttes de sang claquent sur le mur
Et le vent du soir
Sort d’une poitrine

Pierre Reverdy

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POSE


POSE

La dernière vague

n’a pas rentré son instrument

le moulin à marées

écume maille après maille

le foulement des aiguilles

En ombres

le lointain ondule

battant de ses zèles

le quai  au grand large

Les formes que les nuages impriment

donnent en vues de do

des contorsions d’accordéon aux bretelles

glissant des yeux

Lourds parfums

laissés aux matins de nuits d’ébats

qu’un livre de chevet

garde sous ses lunettes.

Niala- Loisobleu – 05/09/16

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SERRES-TOI BOIRE CONTRE


2015 - 1

SERRES-TOI BOIRE CONTRE

Frémissant d’un désir qui se retient par la bretelle, le temps ne tiédit que de la rage d’être.

Bien sûr l’entrave de la course au sac, pille
Au loin un cri sourd au bord d’une vue qui baisse, entre deux champignons de la dernière nuit, voilà la décélération qui chuinte.

On monte dans la descente. Sous les feuilles une plume couve l’oeuf des phrases.

Mon Coeur je ne suis pas loin. Serres-toi boire contre
P.S. : N’ôte pas l’écharpe de mes bras, ta poitrine bien que forte est si fragile.

Le voisinage râtèle la meute. Ils sont tous retournés. Me voici face.

D’un air d’accordéon je suis sur ta nacre, dix doigts en dedans du niveau de la mer.

Ah tu avais reconnu l’air, je m’en doutais,

t’as les ris du poil plus gutturaux que l’acoustique d’une guitare sèche.

C’est bon quand tu soulèves les pois de ta robe pour taper du talon.

Quoi qu’il fasse, on n’hôte pas sa peau contre un caleçon long.

L’incommunicabilité du transport nous est étrangère.

Il suffit pour ça d’entendre les gargouillis de nos silences dans les canalisations de nos ventres.

Tu te souviens de cette grosse pierre qu’on souleva du dégoût d’aimer,

elle a encore monté de trois étages.

Et rien à louer.
Caresses ton petit poisson rouge. Le fleuve nous reflète l’un dans l’autre plantés.

Niala-Loisobleu
3 Novembre 2015

2015 - 1 (1)

https://www.youtube.com/watch?v=7-0lV5qs1Qw