RETOUR A SAINT-GEMME


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RETOUR A SAINT-GEMME

Tout petite, bien repliée dans un coin du ventre, l’intime conviction, est le repaire on ne peut plus marginal de notre âme, le plus grand de tous nos stimuli.

Le temps peut s’allonger et poser son panel de rides sur les rues parties un jour de l’enfance. Se prendre les pieds dans la chaussée avec des bosses dans des cloisons de verre, des éboulis de terrain, des tons qui n’ont pas résisté à la lumière, la panoplie des trahisons. Sa faiblesse, ses entichements chroniques. Comme si, comme ça le bien et le mal jouent à s’inverser selon.

Reste et demeure le passage secret, cette porte qui ne vermoulue pas. Une campagne posée dans le foutoir des villes. Des prés, bois, vaches sans nécessité de train, cochons et leurs couvées, ce trou du cul par où on respire. Exutoire qui aspire l’air pur qui décrasse le bulbe.,

Dans mon Paname je les ai  trouvé dans ces rues ce coin de campagne virtuel. Mon rince-cochon. Le karcher à tenir l’esprit propre. Un quai où l’embarcadère est cargué de voiles en permanence. Conscient que le bonheur ça ne peut que provenir du malheur. Prêt à embarquer pour…

Oui rien ne va dans son apparence montrée. Il faut retourner l’appeau.

La vie et belle parce que c’est qu’une fleur à soi qui, pareille aux autres, va chercher son parfum dans la merde du fumier collectif.

Alors on s »accroche à ce qui seul compte pour rejoindre sa rive

Niala-Loisobleu

17 Août 2015

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La pierre tient la mémoire de l’homme de toutes ses forces. La racine de son arbre y a foré les canaux de sa sève. Elle a bâti l’image du sacré, dans la forme qu’il a choisi pour lui. La religion c’est sa foi qui n’a pas besoin d’un dogme. Voilà le Roman. Dans ma Campagne-Maritime, il est omniprésent, dans les champs et les bois, au coeur du silence…

Niala-Loisobleu

17 Août 2015

L’ECHARPE D’HALEINE


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L’ECHARPE D’HALEINE

Des angles des clavicules au mas central,  tapi derrière la craie du tableau, un léger voile diluait la vision.

Ce frisson permanent que l’olivier pose du bout de ses feuilles d’écriture

a toujours temporisé les velléités naturelles de la frustration.

Sentir rentrer le train alors que le pore transe pire que jamais, donne plus d’hydres à l’avion que de safran à la quille.

La confusion à son comble inverse alors les directions aux carrefours.

Déroute.

Panique.

Au marais marin, des percutions aux tempes chassent le glissement soyeux des violes entre les cuisses.

De son refrain battant l’immensité, la marée calmement repris le dessus.

L’expérience séculaire aidant.

Quand on a vécu le big-bang, on a le sang-froid en alerte.

Ulysse a déjà fait le coup des sirènes, inutile de rejouer la scène à Pénélope.

Au lieu de délires paranoïaques, il y a tant d’équilibre à sortir du balancier de l’imaginaire de la réalité.

Une odyssée n’aurait rien de Pie si elle se faisait dévorer par le tigre.

Du calme.

Les vents pervers enrouent de leurs rumeurs.

Tiens prends ma bise, bien sûr que je t’aime,

enfin tu vas pas me prendre pour une éolienne

qui fout le paysage dans la laideur d’une erreur fondamentale ?

Contre le risque de refroidissement l’écharpe de ton haleine me préserve tout simplement…

Niala-Loisobleu

14 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=03juO5oS2gg

OU SONT NOS VOIES ?


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OU SONT NOS VOIES ?

Voici

la double-porte  qui se met en filet

entre-deux fois deux gonds

laissant juste un interstice entre l’huis et aile

au point d’empêcher l’entrée de plain-pied

Latérale attitude

d’un gothique flanc-baillant

qui ô givre à la jetée des colonnes

sur ce qui fut le jet de la flèche

en reléguant la nef aux bossoirs du déambulatoire

A quelques encablures de la cabane

Sablonceaux , Trizay

Aulnay

restent les épaves d’un roman pur

émietté dans les étapes de St-Jacques

dans une mer de verdure

Brouage

paît son sel

en se ramassant une sacrée gabelle

Pierres majestueuses dressées au milieu de chants qui s’élèvent en volutes

Les grimaces d’amours trompeurs

semblent s’être pétrifiées dans les tympans

vomissant des gargouilles

monstres d’un bestiaire humain

que les chapiteaux n’ont plus la force de porter

Le temps d’une évangélisation sincère

aurait-il été strangulé ?

Où donc est passé le souffle divin,

dans les sarcophages retournés

les croix de fer

les perles d’une couronne promettant de ne rien oublier

ou dans le remord des ex-votos ?

Il y avait dans cet amour trop de pureté

un état surhumain

porté troubadour par l’amour courtois

que l’homme ne peut tenir

repris le vulgairesa nature

incapable d’absolu

juste d’utopie au premier degré

où la transcendance ne franchit pas son seuil

Avortant de son rêve

la poésie

seule preuve matérielle nécessaire à sa propre croisade…

Niala-Loisobleu

12 Août 2015

Hand concept of FlewDesigns

https://www.youtube.com/watch?v=YnXpsJMqewo

HUIS-CLOS CHEZ LES PIERRES


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HUIS-CLOS CHEZ LES PIERRES

Le vert des mousses polies par le temps

le poreux du sentiment

ce plein dans un isolement

d’une autre foi non moins sacrée

mettent aux chaises la halte d’un recueillement

où des papillons en nuées posent mille couleurs

Abolissant toute distance

l’aiguille tire le fil qui coud le rapprochement

On dirait que la musique se joue des portées

en attrapant le son de l’âme

coeur à coeur

Solitude d’amour

alliage du divin qui donne un sexe aux anges

dans un acte naturel

que la pensée abyssale scelle d’une expression carrée

Les mots hâbleurs

reculent

impuissants

incapables

anéantis

muselés

la tête dans le sac à mal hisse….

Niala-Loisobleu

11 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=-ZQ_1Mp_QTc

MINOTAURE RING


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MINOTAURE RING

Comme il rebondirait d’un blond naturel ce mouvement capillaire qui ne se montre que dans l’intimiié. Peut-être avec des motivations remontant à une origine contrariée, tout est prétexte à débat, les hauts en particuliers. La chanson du p’tit bonheur n’avait-elle pas les souliers usés au départ ? Rien n’est plus contradictoire que le paraître. Trop emmêlé pour le détordre par des principes. La ligne des rues dans les villes où le tracé est rectiligne n’échappe pas plus à la règle que les alambiqués, Rochefort en témoigne, que ce soient ces parapluies ou ces demoiselles ça interpelle.

Ainsi avisai-je un étroit passage secret, genre poterne, où je faufilai mes pensées histoire de bâtir, autant qu’on bâtisse de pierre, surtout quand bâtir touche au sens es-cathédra du terme. Sans le moindre effort on tombe immédiatement dans l’absurde du chemin ne menant nulle part cher à Eidegger.

Que de plans sont des épures de fêtes où la grande roue et le grand 8 me font penser à tous ces faux-semblants qui sont donnés pour vrais.Où est le tenant quand l’art est une création strictement commerciale ? Impossible de créer de l’art dans un deal entre un galériste et un de ses nègres.

Le nez au vent, qu’il y en ait ou non, je muse.

Aujourd’hui il m’arrive de me demander d’où me vient cette force du sens que je donne à tout, bien sûr pas à l’insignifiant, ne nous égarons pas dans le banal de la banalité. je ne plaisante pas avec mes sentiments.

La réponse qui se précise de plus en plus au liminaire de cette question déclare que je n’entre que par l’interstice, jamais par la porte.il faut se frayer le passage. Celui de l’homme représente ma constante curiosité. C’est tout simplement merveilleux. Plus je décape, fouille, passe par tous les dangers, au centre de névroses aux stupéfiants pouvoirs de développement, plus, au lieu d’en subir l’effet dévastateur, plus je sens mon acuité d’amour se développer au sens bénéfique extrapolé.N’étant sous influence d’aucunes substances religieuses, politiques, philosophiques ou médicamenteuses, je constate donc que je m’évertue à me mettre au coeur de l’étant de l’amour.

Niala-Loisobleu

8 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=OwSeEwtC0Ks

Ô VIVE


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Ô VIVE

Quand je la vis, si haute

je tirais sur le bas de mes culottes courtes

en ralentissant le bruit de mes sabots

pour ne pas fêler les carreaux de mon tablier

J’aurais pas dit montagne

si son regard ne m’avait épinglé

à son col

Mais j’ai tout rentré dans la trousse

dans l’école

dans les classes

dans les livres

les plumes et les crayons

les couleurs

pour qu’elle m’apprenne par les bras

tout serré

par l’accorde

par l’aboi

qu’à nous terre nous s’aimons  autrement qu’à le dire à tort et de travers

Niala-Loisobleu

7 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=QhJtaa-cCXg

LE MURMURE DES VENTS


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LE MURMURE DES VENTS

Drôle, l’eau retenait derrière les coulées de sa transparence le secret de ses silences, comme ça, mine de rien, en se foutant des hameçons qui tortillaient leurs vers en s’imaginant qu’elle allait se laisser prendre.

Nous vivons au sec de nos humidités, pensai-je en fermant les yeux pour garder l’eau de ses yeux.

Sans doute souffrais-je de cette chaleur qui brûle les herbes folles au vert tendre.

Le désir de peindre me tire par l’oreille.

Oui, ma Muse

Je t’entends de là-bas où le temps te pèse. out comme il m’esquinte la patience.

Un bruit de crinière qui s’apprête à courir, c’est un balcon sur l’écume à venir.

Je suis en chemin.

Et c’est le bon, le pigment que le vent porte m’en prévient.

Reste assise sur la grosse pierre qui marque le domaine de la bonne ombre.

J’arrive pour me plonger nu dans ton abreuvoir.

Chut …

La lumière est proche.

Te voici qui flore plus fauve qu’un musc lâché…

Niala-Loisobleu

5 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=4ChKIS6PX80

LEVE DU JOUR


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LEVE DU JOUR

Dépassé les délétères promises les fumées d’encens se retirent des nausées du roulis des enfants de choeur.Reste la couleur des saris pour amener un autre témoignage. Boudha ne relève pas du dogme religieux. A suivre le fleuve au flanc duquel il est allongé, la position des mains éveille d’autres vérités, que l’omniprésence du non-dit ne trouble pas de son rite éculé..Les safrans, des moines sont complémentaires du bleu. Bien que le Gange ne l’a sans doute jamais été, les offrandes qu’il flotte sur son échine, ne sont pas incompatibles avec les douceurs du kama-sutra, la sortie du panier de la flûte du cobra, et les dents du tigre. On y trouve une forme de sélection naturelle pleine de franchise. Le tout dans un rite portant le silence de la pauvreté humaine au dôme des stupas. Grands pavois tendus sur l’Himalaya. Feuilles d’or posées sur le dôme des intouchables. Les chats font des sauts périlleux d’un ponton de teck à un jardin flottant naviguant sans cartes. Fleurs écloses d’un balancier à l’autre, sur des pilotis moins branlants que la cigüe des belles fleurs du mal. Pavot qu’une pipe éclose au levé d’une désespérance étoilée a maquillé en lotus. Tout à l’heure je ressortirai le rêve que ma nuit m’a donné. Tranquillement j’en analyserai les phases mot à mot. Je sais déjà qu’il va falloir que je m’affronte sans complaisance.

Quoi qu’il arrive ma Bien-Aimée sera dans l’encre de ma plume. C’est ainsi que le jour se lève…

Niala-Loisobleu

5 Août 2015

photo

https://www.youtube.com/watch?v=g-siE-9EI50

ROULEURS D’ECUME


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ROULEURS D’ECUME

Des manches à air retroussées ce ne sont

ni la peine ni le regret  qui me cachent la vue

à ton quai

j’ai le front de mer altier

défait de la promenade des anglais,

il lave son pont à grands sauts de reins

pour qu’à la fourche de ton bassin

mon Coeur

ô mon bateau

je fasse radoub

Les alluvions de marie-salope

n’ont pas de lisiers

En tant d’aime

à cheval sur mon porte-bagage

je te lâche du guidon

pour t’attraper plain-seins des demains

Là où le noir,

encensé comme une vertu,

ne

Soulages

que du porte-monnaie

pissons dru

que du bleu crénom de dieu

Nous n’irons point aux pays d’où jamais on revient

je traverse, tu traverses, nous traverserons

pour aller denser

denser chez temporel…

Niala-Loisobleu

1er Août 2015

Thiny Things by Mrs-White on deviantArt

https://www.youtube.com/watch?v=8TFvlvbl-30

A LA JOUE DU VENT


A LA JOUE DU VENT

Comment séparer la courbure de l’herbe de la couleur du grillon ?

Quand l’un chante l’autre peint à jets d’encre sur les traits de mes rêves, au gré de la feuille que l’arbre libére de sa sève

– alors que dans la chambre je peux être sorti sans l’avoir prémédité – i

l faut dire que j’aime m’habiller en fenêtre.

Un jour me disais-je enfant, tu ne tiendras pas compte de tes culottes courtes,

tu demeuras le cœur dans la main de l’enfant de ton âge qui a grandi sans ôter ses rubans,

les pommes aux joues,

espoir devenu dans la lueur de ses yeux.

  

Dire qu’Elle a des couleurs qui ont sues résister au désaveu du faux-éclat, n’a que vocabulaire intraduisible.

Comment et pourquoi je peins ?

En voilà une question à laquelle je ne peux répondre.

Il y a longtemps j’ai franchi la barrière de l’ailleurs,seulement conscient que si j’avais dû donner des papiers je serais resté en arrière. Je me souviens seulement avoir remarqué ce signe avant-coureur chez mon père. Sans doute certainement de l’atavisme.

Tout comme cette façon d’aimer que je tiens de lui.

Toute à part d’une logique terrienne. Il m’a induit la manière d’apprendre.

Le savoir du coeur.

Entre la distance planétaire qu’il peut y avoir entre deux regards,

nous avons mis le raccourci de nos doigts, semblables aux branches d’arbres séparés,

qui ne font jamais tomber l’oiseau alors qu’il se pose sans se préoccuper du changement d’essence.

Dans le fond je pense que c’est l’entité relevant de l’alchimie naturelle de l’amour.

Tiens me vient l’odeur sortie du terrier, portée à dos de fourmis.

Ça s’imprègne aux pailles de son fenil,

comme dans la psyché où le derrière de son miroir est toujours à la surface de l’eau.

Bleu cils l’arcade ouvre une perspective surmontant l’impossible.

On est pas destiné, on naît à se modifier…

Niala-Loisobleu

31 Juillet 2015