NÔTRE LIEU D’ASILE


NÔTRE LIEU D’ASILE

Merveilleux

éclats de pierre

rapprochés

Vibration

du fond de l’âme

Qui jaillit malgré

ses toits gris

ses rues fermées

ses orées invisibles

ses rivières à sec

ses herbes fanées

ses plages où dans le sillon

la musique fait station

l’aiguille au fond d’une vaine attente

C’est pas facile de se construire la façade au soleil

quand tout avale le malheur

Pourtant le choix est simple

ou tu vais jette en arrière

ou tu pousses en avant ton désir d’être

Ignorant que le deuil se porte de son vivant

parce que rire de son présent serait mettre des fleurs au tissu du suaire

donc inconvenant

On a choisi de vivre Bleu

Sans goût pour le rassis d’un peint quotidien

Quand on s’a croisé

ta venue ne m’a pas semblé contraire

à un choix de mise à part

fait au coeur de la débâcle

Alors si toi et moi

on va à l’an vert

c’est sans aucun doute

parce que c’est notre seul endroit d’être

Si le monde n’est pas ce que nous en faisons

désamarrée du lingot

la traversée sera ruine d’un bord à l’autre…

Niala-Loisobleu

4 Novembre 2016

 

16-1

 

Quel bon jour, bonne nuit !


Quel bon jour, bonne nuit !

Marcher comme ça, oh sans que le tout autour se prenne pour le papier-peint de la mode à suivre, le décor auquel le regard doit se satisfaire. Marcher juste comme ça sur la pelouse sans intention de nuire à l’ordre, juste libre de sourire sans demander, sans se cacher, sans se retenir.

Avoir  le respect de se faire simplement l’amour à sa vie.

J’me sens saxophone, genre petite fleur soprano. Pétale-moi dans le sens que tu voudras, chaque instant de tes frissons c’est un départ qui frémit. Les églises contiennent des chants que les bancs retiennent en rang. Jouons à saute-mouton liés l’un dans l’autre. Le prêche peut monter en chaire, si on se prie des yeux rien qu’au fil du courant, on se retrouvera train de bois à ramasser tous les arbres du chemin. Un arbre de vie qui a naturellement besoin de se lier à la terre, au ciel en mettant sur le cintre de ses branches le vent et la pluie, à l’invite, des nids chambres d’hôtes pour les plumes à peindre, est vue sur l’ô séant.

J’te couche dans le rêve qui cargue ses voiles. Embarque.

Bonne nuit mon Coeur !

 

Niala-Loisobleu

29 Février 2016

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