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PIERRE A FEU


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PIERRE A FEU

Etaient-ils partie osseuse, dorsale d’une à l’autre rive

ou peut-être centre nerveux

horloge du sentiment ?

La question est ouverte

peu importe la réponse

le courant qui en découle

ne souffre pas le moindre doute

ces deux là quoi qu’ils laissent à voir

se montrent bien demandeurs de l’intime contact

quoi qu’ils disent

se nouent bien la langue aux baisers du madrigal

La corde à noeuds de la divine comédie refoule l’affect

inhibant l’intime conviction vers la retenue

Le vent qui couche à tort soudain lève à vouloir

Foin des herbes sèches

la rosée bruine

les lèvres dégercent de l’angelure

La corolle retourne sa peau

l’écrin libère sa perle

le coquillage irisé se détartre de la prise calcaire

Entends-tu les frissons de la nature

porter le chant des oiseaux

plus haut que le grave des basses du crapaud ?

Non ce n’est pas la reptation du refus qui remue le sol

c’est la sève qui est sortie des racines qui pousse à se donner

Le pour et le contre

ont trop longtemps balancés entre deux eaux

Les seins en ont assez de jouer au ballon prisonnier

ils veulent crier

comme le ventre

aux rouleaux de la vague

qui fait glisser le maillot au large

par l’étincelle de la pierre à feu…

Niala-Loisobleu

5 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=MeXS8S3ftwU

MA M’Z’AILES GIGI


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MA M’Z’AILES GIGI

Col blanc au ruban noué,

te voilà tout droit sortie de Colette,

pointes en semence sur la tapisserie  que l’haleine de ma pensée tisse.

Quand le bout de mes doigts,

liés des poils aux rêves que mes nuits ont voulues garder à mes jours

se mettent au clavier,

tu ne m’inventes que ce bruit de sel que déhanche l’océan.

Pas besoin de canot pour flotter,

tes seins m’ont appris la plus longue traversée

avant m’aime d’avoir pensé à nager.

Tu serais loin, qu’en corps plus près,

j’aurai la chair de poule à laisser mes yeux s’émouvoir.

Peut-être que le cap nous attend au creux de la crique

avec les deux mains ouvertes.

Peut-être que le pont s’est fait à l’idée du levis

Peut-être que là où la lune se meurt de rencontrer le soleil,

l’allumeur de réverbère est en train de monter à son échelle

Quoi quil advienne,

à part

Toi

il n’y a personne

Tu ressembles à mon enfance comme cette ficelle qui savait tout faire d’un bouchon, d’un morceau de bois, d’une craie, d’un caillou à pierres, du son de l’encre, écrin rose et coquelicot brun près de l’autre,

, l’instant des yeux dans les mains de la prière.

De l’amour sans retour en arrière…

Niala-Loiobleu

4 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=XkZvyA69wCo

BLONDEUR CORAIL


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BLONDEUR CORAIL

Ce matin là

je cherchais l’heure au poignet de la fenêtre

l’air resté frais après l’orage de la nuit

se tenait encore dans les jardinières en attente de partir au marché

Tout n’était que silence

pas un ronflement de feuille

pas un remuement d’herbe

à peine un souffle demeuré des étoiles

et posé à même le sol par la pleine lune

dans sa descente sur le tapis où tes cheveux demeuraient étalés

Elle n’avaient rien dépeigné des mouvements de tes membres

chacun d’eux s’étirait en boucle souple

devançant les mouvements de mer que ton ventre imprimait au mien

lorsque nos lèvres sèches venaient boire à nos langues humides

Ce parfum animal

assemblage naturel de notre conversation intime

allait d’un à l’autre du lit

chaud d’un musc porté par la marée

et rafraîchissant des menthes que le matin joignait au basilic

Ouverte corail dans ta chaume

fruits rouges en bleus d’herbacées

tu souriais au-devant des présages

la main plaine ouverte aux greniers

plus fertile que les promesses d’un traité d’algues vertes au lisier des côtes…

Niala-Loisobleu

2 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=6uklATUJT10

ERNEST HEMINGWAY – EXTRAITS


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ERNEST HEMINGWAY – EXTRAITS

POUR QUI SONNE LE GLAS

_  … Peut-être que je pourrai trouver quelque chose à faire à Madrid. Il y a longtemps maintenant que je fais ce boulot et je me bats depuis le début du mouvement. Il est possible qu’on me donne maintenant quelque chose à faire à Madrid. Je ne l’ai jamais demandé. J’ai toujours été au front ou dans des coups comme celui-ci. Tu sais que, jusqu’à ce que je te rencontre, je n’ai jamais rien demandé ? Ni rien désiré ? Ni pensé à autre chose qu’au mouvement et à gagner cette guerre ? C’est vrai que j’ai été très dur dans mes ambitions. J’ai beaucoup travaillé et maintenant je t’aime « , dit-il, dans un abandon total à ce qui ne serait jamais :  » Je t’aime autant que tout ce pourquoi nous nous sommes battus. Je t’aime comme j’aime la liberté et la dignité, et le droit de tous les hommes de travailler et de n’avoir pas faim. Je t’aime comme j’aime Madrid que nous avons défendue, et comme j’aime tous mes camarades qui sont morts. Beaucoup, beaucoup. Tu ne peux pas savoir combien. Mais je t’aime comme j’aime ce que j’aime le plus au monde, et je t’aime encore plus que cela. Je t’aime beaucoup, petit chevreau. Plus que je ne peux le dire. Mais je te dis ça pour essayer de te donner une idée. Je n’ai jamais eu de femme et maintenant je t’ai pour femme et je suis heureux.

_ Je serai pour toi une aussi bonne femme que je pourrai, dit Maria. On ne m’a pas appris grand-chose, c’est vrai, mais j’essaierai de me perfectionner. Si on habite Madrid, c’est très bien. Si nous devions vivre ailleurs, c’est très bien. Si on habite nulle part, et que je puisse aller avec toi, encore mieux. Si on va dans ton pays, j’essaierai de parler Inglés comme ce qu’il y de plus Inglés dans le monde. J’observerai toutes les manières des gens et je ferai comme eux.

_ Ce sera très comique

Surement. Je ferai des fautes, mais tu me le diras, et je ne les ferai pas deux fois; ou peut-être deux fois, mais pas plus. Puis, dans ton pays, si notre cuisine te manque, je te ferai à manger. Et puis j’irai dans une école pour apprendre à être bonne ménagère, s’il y a des écoles pour ça, et je m’appliquerai bien.

_ Il y a des écoles pour ça mais tu n’en as pas besoin (…)

POUR QUI SONNE LE GLAS

Pages 374 / 375

Édition : Le livre de Poche

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Ma lanterne n’en d »émord

elle balance ses rayons en morse

la moustache à la traîne

je suis là qui te pêche

ô ma lutte éternelle

AMOUR – AMOR – AMOUR

Niala-Loisobleu

1er Juillet 2015

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ERNEST HEMINGWAY


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ERNEST HEMINGWAY

LETTRES CHOISIES

1917-1961

Présentées et annotées par Carlos Baker / Traduites de l’anglais par Michel Arnaud

GALLIMARD

Page 332

À PAULINE HEMINGWAY, en mer 1, vers le 28 mars 1928

Chère Miss Pfeiffer ou puis-je vous appeler « Mrs. Heming­way » ?

Nous en sommes à cinq ou six jours de notre voyage direction Cuba qui promet de s’étendre indéfiniment dans l’avenir. Je me suis souvent demandé ce que je devrais faire du restant de ma vie et maintenant je le sais – j’essaierai d’arriver à Cuba.

Il est certainement bigrement difficile d’essayer d’écrire. Toi tu es si belle et si talentueuse et tu n’as jamais mal à la gorge et tu ne dis jamais « Peut-être Mr. Hemingway mon mari ne peut-il pas jouer assez bien pour mériter votre intérêt. »

Mais on ne peut pas empêcher ce foutu bateau de tanguer. Seule Mothersills le pourrait et cela pas longtemps.

J’ai lu la documentation concernant les agréments des autres paquebots – l’Orcoman, l’Orita, l’Oroya etc…et ils ont tous des gymnases et des lits et des lits à deux personnes et des nurseries pour les enfants qui en résulteront mais notre bateau a des petites cellules à 250 dollars pièce et on aurait tout aussi bien pu payer 250 dollars à un bon ordre monastique (si ledit ordre pouvait se contenter de si peu).

J’ai découvert ce qui donne cet air furtif à notre ami indien – il a le cou si court qu’il doit tourner les épaules quand il regarde autour de lui. Toi d’autre part tu n’as aucun défaut mais ce bateau est le Royal Mail Steam Packet et je n’ai pas de [un mot illisible] à part ce quelque chose qui s’est pris à cette plume (peut-être l’un de tes cils) et qui maintenant a disparu et que peut faire un gars.

De toute manière je t’aime et si tu me pardonnes cette lettre vaseuse je t’en écrirai une belle un de ces jours. Seulement dépêchons-nous d’arriver à La Havane et à Key West et puis de ne plus bouger et de ne plus prendre les paquebots de cette ligne. La fin est faible mais Papa l’est aussi.

Affectueusement,

                                                                                                                              Papa

1-    A bord du RMS Orita, parti de la Rochelle direction La Havane.

De là,

où mon oreille s’est arrêtée

j’ai gardé aux yeux l’image d’un monde humain

Un voyage

commencé il y a bien longtemps et qui n’en finit pas

tenu par la main de grands hommes

si humbles que la foule est toujours passée à côté

Ne troublant rien de la Beauté

qui

avec la perfection n’existent que grâce aux défauts

Cuba retint Ernest pendant plus de 25 ans

Je l’ai vu partout dans les rues

à l’intérieur des maisons logeant la musique

souffle des hommes qui aiment

souffle de la douleur

organe du bonheur

Liberté que la Révolution n’ pas volé

Niala-Loisobleu

30 Juin 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=mSQkRKpQpyc

L’AMOUR EN CAGE


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L’AMOUR EN CAGE

Vu sur ta cour

à travers le linge qui sèche

la place pour le ciel est devenue moins large

qu’un stationnement illimité

Quand le rose géranium s’fait un ictère

le pain rassit ne tient plus sur ses jambes

les tourterelles sans roux

coulent

Où sont passés les boutons de nacre de tes doigts touches

et tes hanches accordéons

qui me faisaient la danse du ventre

quand sous les toi il n’y avait que moi qui conte ?

A tes seins cerises mes oreilles croquaient ton noyau

les joues au beurre de figue

que mon p’tit saut et mes pelles faisaient des châteaux

au bord du loir et chair de nous

.Bout de couloir

la montée des escaliers

manque de souffle

Pourtant le peint frais sent toujours le bleu de l’océan

dans la serviette à carreaux de ma fenêtre

Il faut que tu dénoues les barreaux de ta cage

plutôt que de dire que tu veux vivre

comme on se ment songe…

Niala-Loisobleu

27 Juin 2015

by Grauenart on deviantArt

https://www.youtube.com/watch?v=ZOCi-ZVRqLY

LARMES D’ENCRE


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LARMES D’ENCRE

Par les mailles des heures le métier a tissé

Tremblements mêlés de suées diluées dans la glace de frissons

Une à une,

elles ont remontées les barreaux de l’échelle à poissons

mes émotions

sur les genoux, épuisées,  jamais sur le ventre

à vouloir franchir les écluses de l’indifférence

Mises à l’index par la raison du bien-pensant, la puissance de ce qu’il est de bon ton de croire et de faire

Subissant la peur des confrontations

l’incompréhension qui étiquette

la douleur de l’ignorance qui châtie de ses sarcasmes

la poésie écorche le derme jusqu’au coeur à vif

Poète

Je suis d’une autre race

d’un autre langage

de pas la m’aime expression

allez vas à la trappe maudit repeigneur de ciel

De la douleur monte l’éclat de la couleur

on s’y précipite depuis son gris constant

on la dévore

on s’en repaît

pour mieux la mettre en joue

afin de la tirer à bout portant

J’ai mal aux autres

Je ne fuis pas je sors

Tout cet amour je vais le noyer dans la solitude des oiseaux bleus aux vols blancs

le chant du marais et ses bruissements de silence de sel en fleur

A l’abri des planches, là où l’écaille craque pour polir la nacre

de la perspective à coquiller la marelle d’un autre calcaire

Empreinte de pattes que l’oiseau griffe au buvard des dunes

Chaude étreinte de l’horizon portant les luminaires à flots sur une canopée marine

en dehors des remugles de la méchanceté gratuite

de ces paradis artifiels où le sentiment ne s’écrit qu’avec des maux sales

Que de je t’aime blasphèment l’amour

laissant sur les rivages du Tendre

des sombres héros à bronzer

Niala-Loisobleu

26 Juin 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=VTPec8z5vdY

LE TRANSBORDEUR


LA CABANE 2012 - RECOLLETS 040 LE TRANSBORDEUR

Les silences suivent le rythme des instants partagés, seul ou à plusieurs, stimuli en figure de proue. Tantôt la surface est sans ride, tantôt une vague est à franchir. Les nuits sont fraîches, entre soir et matin, l’amplitude suit le pinceau du soleil, et ça me dilate le métal, au point de me courbaturer les entretoises, ainsi parlait le vieux pont-transbordeur de Martron, qui traversait personnes et choses d’une rive à l’autre de la Charente, vers d’autres eaux au Sud-Ouest de Rochefort. Aujourd’hui, il promène les enfants et les nostalgiques en laissant les voitures prendre le viaduc qui le snobe du haut de ses piles prétentieuses dénuées de cette majesté sculpturale, qui est l’apanage des grands ouvrages du 19°.

Les fleuves seront toujours la marque d’une vie humaine, que le Grand Nautonnier traverse , en laissant au courant le transport de nos années. Entre des tours de malice et de continents, j’ai les yeux qui flottent d’un âge à l’autre. Age tendre comme une herbe courte, qui perle de gouttelettes entre ses couches.L’ombre des nuages, avance, poussée par des souffles musicaux. Elle glisse comme un tapis volant, emportant le souhait de toutes les escapades, au loin des ici, au bord de ailleurs. Les châteaux-forts étirent les remparts de Carcassonne, aux donjons cathares, pour que Soeur Anne voit venir les 3 mousquetaires au secours de Don Quichotte. Ramassés aux lés des rivières, les glands du grand arbre font la chaîne, dans la ronde d’un rire d’enfants. Arrive le jou où les grands récoltent la part de tracas que les enfants représentent. Ce que nous avons été en tant qu’enfant jouera un rôle imminent au moment où face aux  nôtres nous devrons sauter les obstacles bien particuliers que toute séparation comporte. Sur leurs chevaux de bois, ils sont d’une prochaine croisade, rien n’est jamais pareil dans un recommencement éternel.
Comme une bande des cinés muets, le noir-et-blanc cède la parole au technicolor. Seuls, les chemins se creusent un peu plus, ils ne veulent pas perdre la trace des pas précédents, s’amollissant à la pluie, pour le strict nécessaire à la nouvelle empreinte. Nous avons des rejets au pied, comme l’arbre qui nous symbolise. Quoi que ça puisse faire remonter, il faut les couper. Sans que cela atteigne la vérité du lien qui les unit à la racine, les trancher vivifie, en ne laissant pas des adhérences malignes se développer. Être épanoui, c’est se donner le moyen de mieux traverser vers les autres.

Niala-LOISOBLEU

24 Juin 2015

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LA CIUDAD DE LAS DOS PACES


L'attente d'apres Patrick Jannin

LA CIUDAD DE LAS DOS PACES

Lame acérée du rai, murmure d’un voeu haletant que l’heure égraine, heur après heurt

racines au fond de poumons gorgés de crues de sang,  que des mains décousues de promesses tiennent

il pleut des éclats de rires au regard d’enfants abattus en plein vol, lestés d’éclats d’obus

le missile est là,

visible,

en lieu et place du Messie attendu

psalmodiant ses sermons de chaire à canons qui labourent pour l’épuration raciale

L’étron d’oliviers enfume la virginité de la colombe au fil du couteau

mains en prière dans une parodie d’amour

c’est ainsi que les hommes disent vivre

Il fait désert

je vois l’oasis tarir

Nous nous y étions plantés source bleue

doigts noués aux matins qui tissent

loin des dattes et de leurs régime

qui obturent les estuaires et leurs confluents

Pourquoi tout ça pour ça ?

La surdité de l’inconstance hurle le manque d’amour

en se jetant des quatre membres dans l’imposture

à force de mots étirés en phrases à maux discourant hors sujet

Dans l’ombre de l’au-delà, le chant de Montserrat vole de ruelles en ruelles

sorti d’une même voie innée des deux camps

débouché

que la réalité humaine rend impossible par la fragilité de son passage à l’acte

au nom d’un éternel remake de ses anciennes erreurs

comme s’il n’y avait d’autre solution que celle de mourir pour continuer d’aimer

avec sa connaissance, sa dignité, sa foi, sa probité, son humanité

sauvegardés des pirouettes de la lâcheté…

Niala-Loisobleu

21 Juin 2015

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AU BORD DU LOINTAIN


Ignacio Nazabal  (2)

AU BORD DU LOINTAIN

Toujours à deux doigts du meilleur, le bord de route s’en est fallu d’un poil d’aboutir.

Comme disait la palisse, si j’avais tenue, le sable ne m’aurait pas filé entre les lattes.

L’irisé du fond des coquilles ne corrige pas pour autant la tristesse des  fautes  d’orthographes.

Sur la nappe des frustrations

un renversé de sel n’a pu effacer la tâche de vain

Au loin à l’amor, un chien aboie

Le printemps tarde a sortir ses feuilles…

Niala-Loisobleu

20 Juin 2015

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