MAINS TENANT


MAINS TENANT

Parce que l’heur c’est pas l’heurt

et que …

Ce Bleu N’est Pas le Nôtre

Nous étions à la minute de l’ultime distinction.

Il fallut rapatrier le couteau.
Et l’incarnat analogique.

Peu auront su regarder la terre sur laquelle ils vivaient et la tutoyer en baissant les yeux.
Terre d’oubli, terre prochaine, dont on s’éprend avec effroi.
Et l’effroi est passé…

À chacun son sablier pour en finir avec le sablier.
Continuer à ruisseler dans l’aveuglement.

Qui délivrera le message n’aura pas d’identité.
Il n’oppressera pas.

Modeler dans l’apocalypse, n’est-ce pas ce que nous faisons chaque nuit sur un visage acharné à mourir ?

Un outil dont notre main privée de mémoire découvrirait à tout instant le bienfait, n’envieillirait pas, conserverait intacte la main.

Alors disparurent dans la brume les hommes au petit sac.

René Char

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Mains Tenant 1 – Niala – 2015 – Acrylique s/toile 55×46

Et vînt l’heure

de sortir au soleil

ce que des circonstances avaient classé endives

Il est un monde connu impossible à refaire

trop ce n’est pas trop

c’est simplement pas le bon choix pris en parti

Il n’est plus question d’amour ici bas

on aime que les masques à rade

Tricher c’est jouer gagnant

Le tant ne m’est pas yeux tournés au ciel

mais si, mais si

Messie

c’est farce et attrapes

Hâlons, hâlons

tirons l’ailleurs à nous

Toi qui te reconnaîtras

« tu deviens visible à la place où je disparais »

Saches-le

J’ai pas l’odeur de sainteté

juste mes pores où accoster

Mauvais comme une cause qui se refuse à adhérer papier gommé

Bon comme un épi qui se rebelle à l’engrais

et plus moche qu’un époux vantail de complaisance

J’irai à nouveau d’une nouvelle série que chui-ci commence

tout de Toi mon Coeur

 né de ce bleu qui n’en finit pas

à tenir parole

aussi pugnace que moi…

Niala-Loisobleu

11 Septembre 2015

JE LUI DIRAI


Anna Carll_paintings_artodyssey (15)

JE LUI DIRAI…

Wateman

sanguine bâton de craie
Au cadran de mon ardoise
La pendule siffle plus de trois fois et la gare souffle ses fumées
Que le ponton attache en remorque pour touer le temps
Train qui coupe la montagne d’un cri de gorge
Ouvrant les sabords pour tirer l’étoile du tunnel
Voici le seuil du silence arrête ton geste à la porte
Il n’est plus d’heure juste cet instant
Sans jour ni mois ni an
L’éphéméride cerne l’éternité de l’ennui
Comme tous les chemins d’avance tracés
D’aventure je veux apprendre l’écriture
Avec toi
Avec le vers de tes yeux
Avec les couloirs de tes dents
Avec tes cris fauves
Avec tes frôlements qui forcent le roc à se fendre
Avec tes branches de toutes les essences vêtues
Avec l’antre pour la solitude
Avec les secrets issus des vergers d’où nous venons
Avec les mains qui puisent la force dans les talons de la fuite
Avec les doigts qui cultivent dans l’aride
Avec les fenêtres que la mer garde ouvertes
Avec notre terre qui est aux cieux
Avec les refus de n’être pas
Avec tout ce que je ne te dirai pas des lèvres
Avec tout ce que tu entendras sourdre du silence
Et sans rien d’autre que le bruit de nos convictions
A la greffe du regard
Nous nous respirerons le coeur au rythme de ses danses
Tango
Blues
Salsa
Que nos mains coulissent aux cordes de nos reins rasta
Galbe du râle qui soul comme le cri de la négritude
Allant aux urnes de l’émancipation jeter les fers
A Cadaquès les montres ont molli dans les aiguilles de l’avidité
Tandis qu’un cheval andalou accouchait le soleil

Le coup de corne et la mort triangle
A cinq heures du soir.
Il était juste cinq heures du soir.
Un enfant apporta le blanc linceul
à cinq heures du soir.
Le panier de chaux déjà prêt
à cinq heures du soir.
Et le reste n’était que mort,rien que mort
à cinq heures du soir

Jusqu’au terminus
Pour le changement de gare
Le dernier train
Je lui dirai
De tous les pigments d’où jaillit le sang de l’amour
De l’obstination de vieillir enfance intacte
De ce que la tripe extrait des chaînes de la misère humaine
Je lui peindrai mes mots bleus
Je lui tisserai d’amour chaque fil de ses couleurs
Pour la joie

Niala-Loisobleu
9 Septembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=cIN8R5eYa3Y

ELLE M’A DIT DE LUI CUEILLIR SON COEUR


ELLE M’A DIT DE LUI CUEILLIR SON COEUR

Dans ce déversement de décombres moraux, de pas vrai, plus froid que du faux-de-tout–pour-faire-un-monde-pourri,  à la place de l’océan je me demandais si je ne coulerai pas tout de suite le bateau plutôt que d’en charger un peu plus la barque, mais suis-je une matière à penser, quand on attend de la société qu’elle penche du côté que ça va tomber  dans la poche de l’abuseur public ?

La gueule de papier mâché des rues, leur odeur de chique crachée, le tout dans un regard plus fuyant qu’un circuit piégé, ça porte pas à confusion, eh bien j’avais tout faux, parce que faut mentir, sans quoi rien ici-bas ne passerait pour vrai.

30065756Au bord du rivage, un ton d’iode, pris dans les estompes d’un matin qui aurait gardé le strict nécessaire, la mémoire du soir, tirait doucement une vue différente des autres. Insoumis, je n’avais pas mis pied à taire. L’envie de peindre, est un langage qui n’a pas d’accoutumance au synthétique. Elle se nourrit qu’au vrai nichon, chui là qui tombe hors des bretelles, tout droit dans les mains propres. Sans que la mauvaise idée hypocrite, malsaine, vicelarde, perverse en salisse l’innocence. Cet indéfinissable qui dans les apparences ne trompe pas. Cru, oh plus cru tu peux pas être moins pur.Raison que ça te fait dur. Sauf idées mal placées. L’inspiration ne fait pas de concessions.

L’atelier  ? Mon purgatoire.

Le chevalet de torture présente la virginité où l’union d’un état extraordinaire, hors, avec un spontané réfléchi va célébrer sa grand-messe. Hyménée sans cesse renouvelée. Couleurs d’un accent poétique duquel la transcendance doit sortir. Les sombres des repentis, les terres obscures des salles du cinéma quotidien, brouillards en estompe où les flous en balancent comme à pari mutuel. La forme est présente dans le blanc du lin. Musique que le pinceau va interpréter.

La Muse en décidera.

C’est ventral. L’expression de la tripe. Il faut la vomir avant le tour de chant. Il y a incompatibilité entre l’acte et le semblant. Tout compromis est impossible. Je peindrai autre, ou je ne peindrai pas.

Niala-Loisobleu

3 Septembre 2015

A LA SANTE DU SERPENT


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A LA SANTE DU SERPENT

Je chante la chaleur à visage de nouveau-né, la chaleur désespéré.

II
Au tour du pain de rompre l’homme, d’être la beauté du point du jour.

III
Celui qui se fie au tournesol ne méditera pas dans la maison.
Toutes les pensées de l’amour deviendront ses pensées.

;
IV

Dans la boucle de l’hirondelle un orage s’informe, un jardin se construit.

V
Il y aura toujours une goutte d’eau pour durer plus que le soleil sans que l’ascendant du soleil soit ébranlé.

VI
Produis ce que la connaissance veut garder secret, la connaissance aux cent passages.

VII
Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.

VIII
Combien durera ce manque de l’homme mourant au centre de la création parce que la création l’a congédié ?

IX
Chaque maison était une saison.
La ville ainsi se répétait.
Tous les habitants ensemble ne connaissaient que l’hiver, malgré leur chair réchauffée, malgré le jour qui ne s’en allait pas.

X

Tu es dans ton essence constamment poète, constamment au zénith de ton amour, constamment avide de vérité et de justice.
C’est sans doute un mal nécessaire que tu ne puisses l’être assidûment dans ta conscience.

XI
Tu feras de l’âme qui n’existe pas un homme meilleur qu’elle.

XH

Regarde l’image téméraire où se baigne ton pays, ce plaisir qui t’a longtemps foi.

Xlll
Nombreux sont ceux qui attendent que l’écueil les soulève, que le but les franchisse, pour se définir.

XTV
Remercie celui qui ne prend pas souci de ton remords.
Tu es son égal.

XV
Les larmes méprisent leur confident.

XVI
Il reste une profondeur mesurable là où le sable subjugue la destinée.

XVII
Mon amour, peu importe que je sois né : tu deviens visible à la place où je disparais.

xvIII

Pouvoir marcher, sans tromper l’oiseau, du cœur de l’arbre à l’extase du fruit

XIX
Ce qui t’accueille à travers le plaisir n’est que la gratitude mercenaire du souvenir.
La présence que tu as choisie ne délivre pas d’adieu.

XX

Ne te courbe que pour aimer.
Si tu meurs, tu aimes encore.

XXI

Les ténèbres que tu t’infuseras sont régies par la luxure de ton ascendant solaire.

xxn

Néglige ceux aux yeux de qui l’homme passe pour n’être qu’une étape de la couleur sur le dos tourmenté de la terre.
Qu’ils dévident leur longue remontrance.
L’encre du tisonnier et la rougeur du nuage ne font qu’un.

XXIII

Il n’est pas digne du poète de mystifier l’agneau, d’investir sa laine.

XXIV
Si nous habitons un éclair, il est le cœur de l’étemel.

XXV
Yeux qui, croyant inventer le jour, avez éveillé le vent, que puis-je pour vous ?
Je suis l’oubli.

XXVT

La poésie est de toutes les eaux claires celle qui s’attarde le moins au reflet de ses ponts.

Poésie, vie future à l’intérieur de l’homme requalifié.

XXVII

Une rose pour qu’il pleuve.
Au terme d’innombrables années, c’est ton souhait.

René Char

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https://www.youtube.com/watch?v=gq_-9XDwyJU

LA GLACE SANS TAIN


leonor-fini-mutantes« LA GLACE SANS TAIN »

« Prisonniers des gouttes d’eau, nous ne sommes que des animaux perpétuels. Nous courons dans les villes sans bruits et les affiches enchantées ne nous touchent plus. À quoi bon ces grands enthousiasmes fragiles, ces sauts de joie desséchés ? Nous ne savons plus rien que les astres morts ; nous regardons les visages ; et nous soupirons de plaisirs. Notre bouche est plus sèche que les pages perdues ; nos yeux tournent sans but, sans espoir. Il n’y a plus que ces cafés où nous nous réunissons pour boire ces boissons fraîches, ces alcools délayés et les tables sont plus poisseuses que ces trottoirs où sont tombées nos ombres mortes de la veille.
Quelquefois, le vent nous entoure de ses grandes mains froides et nous attache aux arbres découpés par le soleil. Tous, nous rions, nous chantons, mais personne ne sent plus son cœur battre. La fièvre nous abandonne.
Les gares merveilleuses ne nous abritent plus jamais : les longs couloirs nous effraient. Il faut donc étouffer encore pour vivre ces minutes plates, ces siècles en lambeaux. Nous aimions autrefois les soleils de fin d’année, les plaines étroites où nos regards coulaient comme ces fleuves impétueux de notre enfance. Il n’y a plus que des reflets dans ces bois repeuplés d’animaux absurdes, de plantes connues.
Les villes que nous ne voulons plus aimer sont mortes. Regardez autour de vous : il n’y a plus que le ciel et ces grands terrains vagues que nous finirons bien par détester. Nous touchons du doigt ces étoiles tendres qui peuplaient nos rêves. Là-bas, on nous a dit qu’il y avait des vallées prodigieuses : chevauchées perdues pour toujours dans ce Far West aussi ennuyeux qu’un musée ».

André Breton et Philippe Soupault, 1919
Texte extrait de « Les Champs magnétiques »

Leonor-Fini-Pour-Richard-Pa

Un plomb d’étain

Dépoli

Glisse le long du miroir

Le mercure

Reste

Le seul à bouger

Quel bleu nuit

Viderait mieux l’image de l’être invisible

que celui du cauchemar tirant son faire de l’étui ?

Parler dans sa bouche fait un bruit qui éteint tout dialogue

Avant tout la langue cherche l’autre pour s’exprimer

Que de maux noircissent la huppe de la colombe

A l’instant où elle déploie ses ailes

Simplement pour avoir raté son décollage

Dans  mon train de nuit j’ai voyagé surréalisme

Breton, Soupault, Léonor Fini

dans le compartiment

Entre griffes et soies, odeur d’aqueux de chat et mi-août

Tout le théâtre d’un quotidien dépassé

Se mentant sûr de sa vérité bidouillée

Guerre de religion

Exploitation individuelle et sociétale

Tyrannies

Trahisons et abus en veux-tu t’en aura

et bien plus que tu voudras en auréole

Et alors

André , Philippe

vous  vouliez que je les vive vos prédictions ?

Ben reposez tranquilles

J’ai pire

Seulement j’en démordrais pas

Mon bleu il ente

Il tisse rêve

Onirisme

Pas communisme, socialisme caviardisant

Dehors les maux

Genre UE, mondialisation, économie de marché

Je marche pas

En corps moins à l’économie

Migrans, islamistes  conquérants, barbares, fanatiques,

Ce mariage pour tous c’est du boniment

Aimer voilà ma seule épargne

Pas besoin de livrée pour ça

J’suis pas un produit domestique

J’suis

Rien qu’un chien et quand j’aime j’aboie !!!

Niala-Loisobleu

19 Août 2015

Fini-Leonor---La-peine-capitale---1969

https://www.youtube.com/watch?v=wMqt3cX2X7k

INSTANTANEITE


38v-Brooke Shaden Photography0

INSTANTANEITE

A l’instant m’aime

où mes lèvres se pensaient à la fenêtre
j’entendis frapper l’étroit coup
le mur venait de tomber dans le trou du souffleur

Un bouquet d’iris couleur col vert, ne retenait plus

qu’à pène l’étal ouvert des oreilles des nénuphars.

De la musique baroque, farinait la jaquette du chef,

en tombant des pâtisseries du plafond, tout en jouant les trapézistes

de Spectacle.

Sautillant d’une bougie à l’autre du grand lustre de cristal,

l’allumeur de réverbères se dégourdissait les jambes.

L’amour venait d’être décadenassé du Pont des Arts.

Niala-Loisobleu

18 Août 2015

Language Barrier by Mrs-White on deviantArt

https://www.youtube.com/watch?v=mwX641oXm6c

DEVOIRS DE TRAVAIL


38y-Julie Heffernan

DEVOIRS DE TRAVAIL

La valve collée aux intestins un poulpe peut-il respirer ? Bah qui poulpe peut beaucoup, dit d’un haussement des pôles le chargé de miction, vacataire ce Dimanche où les enfants sont sortis des châteaux de sable pour être rapatriés vers les succursales de l’Education Nationale, rechappées à neuf à part les qu’on reçu des minos vacanciers en mal d’occupations…

Tôt ce matin, des grains de sable prêts à conter le tant, avaient mis le nez dehors. Pas dupes, voilà deux mois qu’ils avaient choisis de jeûner de soleil pour pas se faire asphyxier  sous les serviettes de bains.

Le fond de l’oeil frais comme le poisson qui n’a pas été privé d’eau, l’océan étalait ses frissons à perte de vue. Même les fumées des bateaux à voiles ne sentaient pas la peau d’échappement. Quand on se trempe naturiste on fait pas pipi dans sa culotte Et les seins de marris de l »amer y z’ont rien à cirer des vierges noires. Pareil pour le gitan de show-bizz et ses flamencos  de fête foraine. La cuisse dans le chignon de l’arlésienne qu’on voit qu’elle. Ouf, comme on contraire des constructeurs du mur de l’Atlantique se collant la jumelle à la meurtrière du débarquement, on peut crier: « Ils partent ! ».

Des nuages épars pendus à quelques yeuses, je vois la paille de l’herbe à canicule se refaire les joues vertes. Les champs d’oiseaux redressent l’éteule. Là où le ru pousse le grillage ne clôture pas l’estuaire.

La tuile descend lentement la pente des toits.

Au bout du coin où un moulin reste solide sur ses ailes, un gros figuier étend les bras. Violet de fruits juteux qui se mangent avec les doigts, dents dedans pour que le suc explose de sa pulpe de chair. On a une idée plus précise sur le vin nouveau, la vendange s’est mise en route.

A midi c’est plancha

Thon abricots nectarines…

Niala-Loisobleu

16 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=3glhy2V12ME

DE CE NOIR QUI ENCRE DE BLEU SANS FRAPPER


DE NOIR QUI ENCRE DE BLEU SANS FRAPPER

Arcades sourcilières en perspective les réverbères font le pont

Halos auréolés

Tonsure de lumière de la blonde sur la brume

Les enfants sortis du sommeil font la ronde autour du rêve sur les numéros de marelle

Quelques cordes ont décamisolé les fous des murs capitonnés

Hauts-bois la clairière hisse l’ascenseur des soupirs

Nous avons entés nos âmes androgynes en un seul corps d’état

Quelque chose de Tennessee dans la ruelle me dit

Sur les tarmaks les rivières décollent la piste enfouie

Remonte le souffle originel

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Les bisons

Les chevaux sauvages

Les mains propres

Sortent de la cendre froide

Au dedans de ta fourrure

Je rupestre

Les parois de ta caverne de mes jets d’encre

Enfourchée

Tu ouvres la vibration cosmique du sillon

Je s’aime

De ce noir qui encre de bleu sans frapper…

Niala-Loisobleu

15 Août 2015

https://www.youtube.com/watch?v=w9g9jvZ4yJ0

LA MALLE A RIAS


Diego Fernandez 1164

LA MALLE A RIAS

A m’aime le sol de mes pontons, sous la poussière des voiles hissées, je navigue à fond de cales ce merveilleux grenier d’une enfance poursuivie au fil des années. J’ai commencé plus vieux très tôt. Méthode innée venue d’un doute précoce sur la franchise des écoles. Les mendiants qui font la manche n’ont de vrai que l’imposture de leur cécité, du bras qui manque ou du cul-de-jatte sur lequel ils assoient leur arnaque au sentiment. Quelque chose de la cour des miracles s’introduit toujours, hélas, dans le beau de la cathédrale.

Hier, a eu son cap de bonne espérance en plein milieu des 40° rugissants. Là où on plante les mâts de cocagne…

Et aujourd’hui tu crois que c’est pas pareil ?

Pire..

Le sourire du tartuffe, est d’une telle ressemblance qu’entre Tussault et Grévin c’est à qui l’aura. Tu prends une rosière tu la trempes dans le sérum de vérité, il en sort une mer maquerelle, que tu péris dedans. Pas de différence pour l’enfant-de-choeur qui fait des vidéos en tournante pour avoir des images pieuses à mettre dans son missel..

L’origine du monde est complètement épilée. Plus un poil de vérité dans le tabernacle. On baise au figuré comme au malpropre.

Et pourtant je n’ai pas de blancheur que dans mon capillaire. A croire que tant de balais m’ont tenu la cambuse nette de saloperie mentale plus que corporelle. Au point que pris d’un besoin de rejoindre en écho l’action du pape en cours, je vais faire les abbayes retirées pour cause de mauvais esprit. La canicule a certainement déclenché ce besoin de fraîcheur, d’asile protecteur contre la tromperie dont je fais l’objet. mais il ne faut voir en cela qu’une forme de réaction, pas le fond de l’orientation.

Mon sauveur, c’est ce petit caillou qui depuis plus de huit décennies n’a jamais quitté ma poche. Mes doigts l’ont tant malaxés qu’il a rentré son minéral dans ma chair. Tous ces arbres à musique qui frémissent comme la sale gueule du gitan qui tire les aboiements de son chien avec ses tripes. La claque qui frappe les deux joues de mes croisades, c’est comme un coup de tisonnier qui me fait le truc du phénix. Les larmes sulfuriques qui me dévorent la rétine, c’est pour passer la foi en macro. Le mal de dos des ruades d’ânes c’est l’arc-boutant de mon échine à tirer le godet de noria de ma source.

J’en ai tellement entendues des faiseuses d’anges, quelles me font vomir leurs fausses amours…et que toujours je plonge dans ma malle à rias pour me rincer de la vérole qu’elles mettent au monde comme un poison d’Avril..

Niala-Loisobleu

13 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=sBo7OaFpHIg

CARNET DE ROUTE


souliers

CARNET DE ROUTE

Traits d’un frisson

les plus hautes herbes penchent la tête

rien naît en corps

art rivé

Là-bas

bien plus loin que l’attente

qui pourrait dire ?

A moins que rien ne soit

Aux ardoises les craies qui ne serviraient à quoi

ça n’existe pas

Quelques calcaires ondulant aux courbes des fûts

n’ont pas déshabillé les strates du goût des crûs

le sarment d’amour racine tous jours

Dehors la rivière volage

Le chais tient l’effusion au frais

prêt a embuer le coeur du vert

à pieds

pour la tracée du nouveau chemin

Un bourgeon hiverne sous sa calotte

dans l’humus sphère australe

A la fourche le nid perle

Un peintre tout vêtu de bleu outremer

s’apprête à faire monter la mer

à tire d’Elle

pinceau à l’encrier d’un autre continent prêt à écrire

en lettres vacantes

pour tirer les pieux émergents du ponton

avec l’archet du violon

Plus qu’un jour

la vie reste éternelle

L’ô séant bande encore

allons glaner les chaises de la paille des étaules

Niala-Loisobleu

9 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=ja6jpltecfA