EN VRAC A TERRE


11.10.15 г. - 1EN VRAC A TERRE

Les mousses sortent des cheminées tandis que les terrils halètent un peu plus loin, est-ce un reste de grisou qui par peur d’anthracite s’est abstenu de prendre feu ?

Bah, faisant appel à l’antécédent de mon histoire, me revient l’empilage des cartons sous le verre ou la tasse, sur la table ronde d’un troquet. Mabillon, face au métro, tu m’as-tu fait plus souvent passer par la Rhumerie que par l’arrivée d’Orsay. Je t’ai regardé durant des heures, coeur en oreilles Eluard. Les bancs de la Place de Furstenberg, en sont témoins. Un peu de Peynet pour attendrir les aboiements du quotidien.

Avec ses odeurs de Cité, la Seine se passait en public.  Prenez un bain Deligny, quatre remorqueurs d’Alexandre Dumas, une vierge en proue c’est mieux que peuh, pour les pêcheurs on sert à discrétion, enfin quelques ponts avec péniches et le conte est bon.Ce temps là broyait la couleur en poudre, huile de lin et coude de l’autre. L’huile de lin ça vous attrape d’abord par le nez, par bidon de cinq litres on a la frite avec. On l’avait comme jamais un tube n’a eu le hit. Pour peindre le drap de lit se tendait plus chair d’ébats antérieurs. Peindre sur la toile où l’amour s’est enduit, ma parole, c’est sans craindre d’avoir des craquelures à la peau. Les paysans, les marins-pêcheurs, les fondeurs, enfin toutes les sortes de manuels chantaient sans machines, trucs automatiques, et repos dominical.

A croire que le bonheur s’accommode mieux du simple. Pourtant les chiottes étaient souvent au fond du jardin. Pas d’eau chaude ça doit rapprocher à se bassiner le ventre, pris dans l’étau des cuisses. Bref la veillée cultivait autrement qu’une réforme régionale.. En plus de connaître ses départements on pouvait donner plus qu’une idée fausse de l’humain. A tout ça, sel que j’aime, j’en brasse.VIolon selle et cheval de ma neige, un sein que je ne saurai que voir.

C’est bon de savoir pleurer des mots scions.

Niala-Loisobleu

18 Octobre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=ijNm6iVCFqY

DIXIT ELLE


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DIXIT ELLE

Je me souviens du goût qu’elle avait pour les anémones.. Pas celles des vases à l’oeil noir serti jaune au bleu violet des rouges journées d’un tant retenu au napperon d’un bois de meuble. Non celles qu’elle aimait, se blottissaient au creux d’un rocher englouti sous les eaux. Dans le variable clair-obscur des profondeurs, où le soleil se glisse en apnée suivant ses capacités thoraciques.Ne dormant jamais cette fleur-animale marche comme un métronome. Brassant des traversées aux nombreux passages des tropiques, que le trident de Neptune a laissé plus ou moins sanguinolentes On dit qu’on se souvient que du meilleur, oui et non, dans le sens où ne pouvant oublier le pire, c’est après le bon qu’on court. Majestueuse. Elle me disait c’est une étoile danseuse, regarde comme elle fait des pointes, elle est plus vaporeuse qu’un cygne de mort, la vie en permanence, Les pastels de Degas sont sortis purifiés d’elle, lavés des coulisses des vieux bourgeois chassant le petit rat. Et l’odeur, pas une trace de terre, c’est sang pour sang sel. Ah le silence c’est leur monde. Quoi que…tout dépend des mains tenant. Me voici où l’eau s’approfondit. Je me retiens de respirer, un désir de voir mieux. Ne pas troubler le tain du miroir. Janus n’a pas été convié. Rien qu’un huis-clos pour ouvrir large, jusqu’au dessus du jeu nous, trousser, tout autant à l’hussarde qu’à l’égard de sa virginité.

Sans sucre, nue sortie de la boîte, m’a-t-elle demandé…

Niala-Loisobleu

17 Octobre 2015

The Bride

https://www.youtube.com/watch?v=LS04M9Mz26E

A L’AUBE D’UN COUCHE


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A L’AUBE D’UN COUCHE

Sur les étagères

du morne étendu, un sentiment de confusion admet

pêle-mêle

les préservatifs pour le coeur et les conserves

sauf le produit à vaisselle

de l’aliment taire se nourrit le non-dit

Ne pas aller vers se reconnaître est d’usage

courage fuyons

Ah tiens bonjour je vous ai reconnu

votre invisibilité quiète mon pouls

je n’ai plus peur

je vous vois à travers

vide

curé

de ces sentiments qui disait-on faisaient l’homme qu’avait vu l’ours

A vous marcher à l’amble

au moins le doute est omniprésent caché

rassurant

tout est mis de côté

voici le figuratif-abstrait

beau comme ce qui outre-noir

Soulages

l’élite mise sur le cheval gagnant

M’aime pu besoin de roi des cons pour être bourge-gentilhomme

je suis must

tu es must

ils sont musts

Must à fa m’aime comme disent les quarante-voleurs

dans la caverne des jarres rives méditerranéennes

Toc toc

à l’ô c’est qui

Néant-d’air-talé

le primate qui donna

pas rien que des couilles

du jus avec

Le thym qui polit la glace garrigue pour te prendre la main

Viens-tu z’y  ?

C’est le dernier mets trot…

Niala-Loisobleu

16 Octobre 2015

A Distant Future by Raluca Deca

ET TU TE RECONNAÎTRAS


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ET TU TE RECONNAÎTRAS

Sans jamais devoir étiqueter tes composants

quand bien m’aime tu fus en surcharge de sots d’hiommes

génération des cadences oblige

au rire de tes seins déployés

libérée des mâles façons de vouloir dépasser les quarantièmes rugissants

simplement femme

qui veut l’être et le rester

tu te reconnaîtras

sans que je donne le nombre de points de rousses heures

que nous avons fait flamber en ta cheminée

Sans jamais dire le grade de la pierre à franchir

l’usage du bon outil nécessaire à se polir

le tablier de sa peur

d’eau, d’air et de feu

tu testes amanteras l’épreuve philosophique

un peu de sel beaucoup de soufre

et personne pour te tenir la chandelle

juste Toi

à devoir te connaître

Au bord de nous

rien de derrière ne bouche de vent

la traversée ne prend les rides que du temps inutile

Mains tenant

les yeux fermés

ton ventre me porte

sans judas contrôleur d’entrée

Du monde qui s’effrite nous aurons étayé

en nous transvasant l’ô jusqu’à l’estuaire

pour appareiller l’amour au large sans dire de non

Niala-Loisobleu

10 Octobre 2015

Bed

DROÎDE SONG


Saatchi Art Artist Fiona Maclean; Painting, “Redhead”

DROÎDE SONG

Droïde équalisé sans désir ni chaleur
Avec mes sentiments sur microprocesseurs
Parfois dans le silence obscur de mon hangar

Je déchausse mes circuits et débranche mon sonar
Bouillie d’étoiles fondues sur mes lèvres-plasma
De gargouille irradiée revenant du magma
Quand j’ai besoin d’amour ou de fraternité
J’vais voir Caïn cherchant Abel pour le plomberDans l’odeur des cités aux voiles d’hydrocarbure
Les rires sont des ratures qui s’attirent et saturent
Et j’y traîne en réglant ma radio-chimpanzé
Sur fréquence et mépris point zéro nullité
Cosmonaute du trottoir, éboueur en transfert
Je peins mes hiéroglyphes sur les murs des waters
Avant de m’enfoncer plus loin dans les égouts
Pour voir si l’océan se trouve toujours au bout

Droïde, droïde
Machine humanoïde
Aux chromosomes hybrides
Droïde, droïde
Carlingue anthropoïde
Coeur en celluloïd
Droïde, droïde
Regard Polaroïd
Schizoïde et bifide
Droïde, droïde
Rêvant d’astéroïdes
Acides et translucides
Libres
Attirées par le vide

Le jour où les terriens prendront figure humaine
J’enlèverai ma cagoule pour entrer dans l’arène
Et je viendrai troubler de mon cri distordu
Les chants d’espoir qui bavent aux lèvres des statues

.Hubert Félix Thiéfaine
il-tempo-vola-i-sogni-pure
Les lustres plafonnent leurs bougies-bougies électriques, ampoules économes qui ne pondent plus qu’en batteries. A croire qu’ils auraient réussi la mise en boîte des bandonéons, le videur du Bario filtre l’entrecuisse du tango. Plus de petits cris. Plus de soupirs, Casa Nova, vend des gadgets mad in China. L’ombre voudrait supplanter la lueur qui remue de l’aqueux à l’intérieur de mon lamparo d’âme de pêcheur. Bien sûr que rémouler c’est différent d’émousser. J’acère à rien, mais j’acère. D’une race clébard à poils raides, incompatible à la mémère et aux frisettes du caniche. Faut mordre. Râci ou pas dans le peint frais. L’amour des fois c’est bien plus là quand ça cause pas, que quand ça s’exhibe en image religieuse, pleine de chrème. La pâtisserie gourmande en pièce montée est plus menteuse que le biscuit en étape de passer à les maillages du potier.
La vérité ça se creuse avec les dents, parce que ce monde met en taire ce qu’il faut sauver. je te germe en vert et contre tout. On l’aura ce halo, m’aime si la lune est rouge et qu’on est de bleu.
Niala-Loisobleu
28 Septembre 2015
The depth of play

MAINS TENANT 2


MAINS TENANT 2

Qu’est-ce à dire d’ici

sI non de rien  ?

Sinon quoi…

Toute

battante et sanguine

Le retour à l’androgyne

s’impose pour recouvrer l’usage des quatre membres noués

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L’âme soeur

est d’une seule tête

à doubler

en un choeur

d’un seul tronc de toutes essences

d’une m’aime racine persistante de feuilles murmurantes

A force de vouloir tes yeux comme regard à plonger

ta langue comme palais à gouter

tes seins aux miens tétonnés désevrés

ton ventre germe unique de mes semences sismiques

Plus d’erre aux marées basses

equinocci

automne-printemps

passant l’équateur

jours égaux aux nuits

pour se tremper les mollets dans l’identique aurore

jusqu’au ventre de la nuit

jardin des toiles

Ton humide à mon sec

mon araire à ta glèbe

cheveux tipi

au coeur de notre feu yourte

Hennissements des steppes sauvages

Niala-Loisobleu

23 Septembre 2015

CORPS ET BIEN


CORPS ET BIENS

Un matin le rouge-gorge d’un noir corbeau a teinté l’eau du caniveau. Décroché de l’heure, son chant tombé à l’eau s’en est remis aux dérives. Quel vent soudain peut pousser la porte à la place du coq ? Mais, avons-nous les moyens de répondre, les questions en arrivent à se le demander. Noir dilemme. Un marchand de fenêtres, rencontré au hasard d’un bal masqué, un soir de nouvelle lune, me confia ses doutes en partie branchés sur la lumière dans la couleur du tant. Je pensais avoir trouvé un essayiste avisé de qui je trouverai de quoi avancer sur ce sujet passionnant. Hélas, malgré mes efforts, ne compris pas où il comptait en venir. Le pauvre, en plus d’être bègue, avait perdu l’usage de ses deux membres supérieurs suite à l’abus d’une pratique onaniste de l’inférieur. Constater qu’on a de plus en plus affaire à des branleurs pose quand m’aime la question de font trois p’tits tours et puis s’en vont. Je laissais le quidam opiner, je le quittai et m’en vînt à profiter d’une solitude sous les étoiles pour mesurer l’infinité des possibles.

Janelle McKain - Unravel Me

Quand la rage venant je sors écouter la musique du vent, je peins, là nu comme je suis constamment, les neurones au placard pour pas connaître la non-végétation transcendantale du bulbe. Mes regards entrent dans des lieux déconventionnés. Tu te demandes pas où on est, Toi qui m’y retrouves, dans le même appareil. On se mange sans s’arracher de l’arbre, sans lire les petites lettres de notre composition génétique. L’âme-soeur s’étant reconnue. A l’époque, ailleurs que dans un macdo de rencontres, ni dans les foires au vain. Nous buvons à la pluie ce que les nuages dévalent. Sans dégazage. Cette clairière au centre de ton front, j’aime y asseoir mes yeux. Un endroit où ton coeur bat plus fort que le mental. Comme si ton cul n’était pas mis à prix sur un marché aux esclaves. On en parle souvent de ce qui n’esr jamais dit. Histoire de poésie qui mélange pas les gros maux avec les bonnes lettres qui s’apprennent pas dans les écoles. Plutôt aux zones de l’humanité, bords de misère, d’indifférence et d’usage manuel de ses capacités. Tiens laissons-les nos mains, qu’elles gravent le noir en bleu  

Niala-Loisobleu

22 Septembre 2015

BLEU NU


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BLEU NU

La rougeur du feuillage ?

Dans le tourment des pendules cette aile qui bat, roulement incessant. La mémoire vive cogne, chaque coin de seconde me l’a dessiné de son musc. Vent d’aisselles qui s’est enfui de la bretelle dans la chute du sein trop lourd. Les feuilles où la pilosité a trainé marquent.

Dans mon souvenir un geai me les chante bleu nuit.

Qu’en sait-elle ?

Entre l’idée de peindre, qu’on peut s’en faire simplement, l’atroce passe nécessairement en force dans la couleur de l’espoir fait amour.

C’est dur, tout est mou.

Des doigts le mental voudrait donner le ton. Tante Jeanne, oh, je fais pas de la cuisine. Surtout pas.

Non.

Refus d’un plus savoir, j’ai peur, ça tremble au mot peint,  Va falloir sortir de la tranchée.

Assaut.

Lacérer l’étoile de lin, le bleu se hissera.

Frissons, oui

vous avez dit frissons ?

Retroussé à nu.

Le trait défile, ondulant, une vapeur, Le glacis chauffe. Transparence, voilà casser l’opaque.

Monte avant que la marche se mette à descendre. Jamais le délire ne fut approché d’aussi près.

Mot juste, vite je l’arrime à la rampe. Le palier lance ses planches dans un geste de salut. Les longues branches des arbres bleus qui étaient privées de bras dressent la tête. Une amarre ? Oui. Avec sceau à l’accorde.

De la chair, peindre sensuel, pour l’orgasme bleu. Un mort me donne « Les couleurs du Temps », je m’abonne à ailes.

Emoi dans la gorge. Nous ne nous essuierons qu’aux chiffons de nos langues. De mes doigts elle est bleu nu d’un sein à l’autre éclaté, avec les yeux grands ouverts, le poison vomi.

Niala-Loisobleu

16 Septembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=4hTpR-TYTZ0

LE SECOND PASSAGE


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LE SECOND PASSAGE

Ces pluies battantes qui lâchent en trombe des grains de beauté de leurs trémies béantes, c’est roulette russe. Soir de déprime quand du Bario ça chaloupe d’un pore à l’autre sans que le rideau s’ouvre. Traversée aux rugissants, cap à doce en l’absence des cheminées des Fées.. Dans l’ascension inversée d’un tombé de soleil,  si on allait pécher de quoi remettre la marée d’équerre.? On se dirait au-revoir tristesse l’haveneau en traîne. Sans la sardine de la Canebière.

Les carmins du vert de tes yeux sur ma bouche, me disaient que ton cul t’appartenant tu me le donnais rien que pour ça. Comme une chanson française qu’aurait fait les clandés, armée du salut, plutôt que ceintes chapelles de tous les dogmes propres à loucher par les trous de serrures.

Au luisant de l’espadrille, j’ai horreur du vernis, pour tangoter rien ne s’ouvre plus large que l’ente des épidermes quand le sein fuit du corsage dans un glissé grand-écart. Et ça t’en connais un rayon quelque soit la phase de lune en cours. Je te parle pas des tringles….la ventouse résiste mieux que la vice sans fin. Et le clavier des vertèbres c’est d’un écho irremplaçable pour les pièces à quatre mains.

L’orage et la boue pour les bains ça fait peaux douces. Pis quand ça tonne on peut remplir le foudre seins est-ce pris câlin maillard. Au premier rayon de soleil, le champignon pointe dans la magique combinaison humidité, chaleur + humus. Comme tu sens bon, ton odeur je l’ai dans les ongles plus loin que les lunules. J’en zozote le cheveu sur la lande quand le chien remonte la piste jusqu’au terrier qui ne peux plus prétendre qu’il a paumé la clef.

Songe

Soulève-toi les cils étaient une fois.

C’est pas bon génie qui offre 3 voeux parce que tu t’aies pris le pied dans la fiole.

Non.

C’est debout les mors, je monte à cru

les talons et l’éperon.

Haras qui rit…

Niala-Loisoibleu

15   Septembre 2015

https://www.youtube.com/watch?v=UzJxuwEyomw