LE CERTAIN REGARD


LE CERTAIN REGARD

Le rideau est redevenu calme

ce qui frissonne

n’est plus que ta  présence qui transperce

Ô Combien les yeux

quand ils ont ce Certain regard

ont le pouvoir de tisser

à eux seuls le fil du labyrinthe

Balayée des clôtures

Rabotée des montagnes

Emergée des eaux noires

cette ombre de toi-même est décrochée

Jusqu’aux liaisons des briques qui tremblent

des asphaltes qui retrouvent les silex du chemin initial

De ta gorge obstruée par des amas de cris étouffés

un air de fugue s’embouche aux tuyaux des grandes orgues

Tiens de mon sûr ô

je te donne la sarbacane de mes couleurs indiennes

soleil ceint d’émotion pour tant rober de bleu…

Niala-Loisobleu

18 Novembre 2015

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PARTOUT, ENTENDS- TU PAR TOUT MON AMOUR


PARTOUT, ENTENDS- TU PAR TOUT MON AMOUR

De cette nuit franchie tes bras me sont restés pleins des odeurs fortes qu’à ton corps quand il se met à ne vouloir qu’aimer et rien d’autre, puisque aimer est le Tout, qui ne s’encombre pas d’inutile.

Un cerne est un matin bleu des étoiles peints au nocturne de nos jardins sous la lune.
Ceux qui clament être des changeurs de monde ne sont que des allumeurs d’artifices mouillés, de marées sèches, de lunaisons sans fesses où asseoir la pensée positive, de prothèses sociales, de mauvais numéros de transformistes, de dogmes à bannir, qui ne savent absolument rien de la vertu première du sel .

Arguer d’amour en usant des extrêmes de l’illumination obscurantiste, relève uniquement de la démence à l’état pur.

Quelques fils de lin tissés aux poils du bois de mes pinceaux te serviront de cerfs-volants, je t’aime d’une écriture sans maux, je t’aime, d’un regain de vie trouvé au souffle de chaque baiser que tu s’aimes à la volée. je t’aime au nom de la Vie contre la mort qui crût pouvoir frapper dans la plus barbare tragédie.

Au matin du prochain autre jour,

à Elle, à Lui,

innocentes victimes des tyrans, je dis ô en couleurs:

« Partout où ils arracheront je replanterais »

Niala-Loisobleu

16 Novembre 2015

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ETRANGES SONT LES VOIES NOCTURNES DE L’HOMME


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ETRANGES SONT LES VOIES NOCTURNES DE L’HOMME

Ce matin me voici à écrire à la mélancolie qui habille un quotidien de tant de circonstances atténuantes, que je la montre pour qu’on sache sa part de vérité. Son juste lamento, sans que je n’ai perdu mes ongles à lacérer le mauvais sort, au nom de ce qui en nous doit vivre au premier rang sans céder à une souffrance indiscutable.

Toi qui a mal je ne t’en aime que davantage. Et moi l’ara-qui-rit, je choisis un des plus noirs oisos qui soient :

Georg Trakl

Poète des lacs sombres, des décadences et des transgressions, Trakl est le poète contemporain le plus dérangeant. Étranges sont ses voies nocturnes, et il reste un étranger pour tous. Maléfique sa poésie, éclatante et perverse son écriture.

« Qui pouvait-il bien être ? » demandera Rilke juste après la mort de Trakl. « Je suis à moitié né, je suis complètement mort », disait lucide Trakl.

Trop de réponses vont tuer la réponse, on peut juste s’approcher un peu de ce poète en éludant sa complexité et son sens du religieux très personnel, Pain et vin, ceux de la religion mais aussi ceux qu’il apportait aux prostituées les soirs d’hiver passent dans son œuvre.

Mais plus encore la neigeuse nuit, est dans ses mots qui sont « une croix de sang dans l’éclat des astres ». Il se voyait comme un pauvre Kaspar Hauser, l’homme sans identité, l’étranger total.

Une poésie noire et glacée

Issue des débris pourrissants de l’Europe austro-hongroise, de la joyeuse apocalypse viennoise, du nihilisme féroce berlinois, une poésie noire et glacée a vu le jour : la poésie expressionniste de langue allemande. Pressentant les bruits terrifiants de la grande « guerre-boucherie » qui s’avance dans les tranchées des têtes, toute une génération de peintres, d’écrivains hurlera avant de disparaître, broyée devant la bêtise coagulée en haine répandue. Il aura retransmis le crépuscule métaphysique de l’Occident.

D’ailleurs « Occident » est l’un de ses plus beaux textes. Il est profondément l’homme du déclin et il n’aura de cesse de décliner.

Trakl est né à Salzbourg le 3 février 1887, il est mort le 3 novembre 1914 à 27 ans.

Il était pharmacien militaire, pour mieux se rapprocher de ses drogues. Sa vision de la boucherie de Grodek, entre le 6 et le 11 septembre 1914, le marqua au tréfonds. Il fera une tentative de suicide pour ne plus voir au fond de lui tous ses corps déchiquetés, ces dormeurs sombres au front fracassé.

Trakl est mort autant d’overdose de cocaïne une nuit de 3 novembre 1914 à l’hôpital psychiatrique de Cracovie que d’overdose du monde en sang. Il demeure, sans doute le plus grand de ces sacrifiés, comme Franz Marc, August Macke, qui surent jusqu’aux bouts des « champs d’horreur » parler de beauté. Nul n’aurait connu sa poésie et son théâtre sans le dévouement de son éditeur Ficker. Et depuis il est le soleil noir de la poésie allemande. En 1925 ses restes sont ramenés en Autriche près d’Innsbruck, pas si loin de vienne qu’il détestait. Une seconde vie commence dans la conscience littéraire européenne. Il devient la voix du malheur dans l’écrin du lyrisme proche de Novalis, avec des formes qui semblent rassurantes, – sonnets, quatrains -, mais qui pervertissent le genre.(Source Esprits Nomades)

Mélancolie

L’âme bleue s’est refermée muette

Dans la fenêtre ouverte tombe la forêt brune

Le silence des bêtes sombres ; dans la profondeur meule le moulin

sur le chemin,, les nuages dévalent,

Ces étrangers dorés. une cohorte de coursiers

jaillit rouge dans le village. Le jardin brun et froid

L’aster tremble de froid, sur la clôture peinte tendrement

l’or des tournesols est déjà presque enfui.

La voix des jeunes filles, la rosée a débordé

dans l’herbe dure et l’étoile blanche et froide.

Au milieu des ombres chères vois la mort peinte

chaque face pleine de larmes et fermée sur elle-même.

Georg Trakl

Je n’ai de mal que d’aimer tant le bonheur passe par la souffrance combattue .

Niala-Loisobleu

13 Novembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=qzOmPUu-F_M

A LA GLACIERE


A LA GLACIERE

Quand j’avais ni poils ni tétés
Tous les soirs, l’hiver comm’ l’été,
Je travaillais dans les pissotières
A la Glacière.

Avec un p’ti sourir’ vicieux
J’r’troussais d’vant les vieux messieurs
Mon tablier noir d’écolière
A la Glacière.

Comm’ mon pucelage il était loin,
On m’enfilait dans les p’tits coins
Mais fallait que j’mont’ sur un’ pierre
A la Glacière.

Et pis j’m’en allais sans m’laver
En sentant ma monich’ baver
Tout l’long d’ma cuiss’ dans ma jarr’tière
A la Glacière.

A part ça, j’savais bien sucer,
Mêm’ les vieux qui n’pouvaient plus pisser,
J’avalais ça comm’ de la bière
A la Glacière.

J’avais aussi un aut’ métier,
J’bouffais tout’s les gouss’s du quartier,
La blanchisseuse et l’épicière
A la Glacière.

Quand j’faisais un’ gougnott’ miché
Qui m’enfilait au godmiché,
J’disais toujours : « T’es la première ! »
A la Glacière.

C’est l’jour d’ma premièr’ cummunion
Que j’ai gagné le plus de pognon
Par la bouche et par le derrière
A la Glacière.

Mais jamais d’ma vi’ j’ai tant ri
Qu’en suçant l’membre du jury
Qui m’avait couronné’ rosière
A la Glacière.

Pierre Louys

1905

(parodie de la chanson de Bruant du même titre)

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https://www.youtube.com/watch?v=qeas4D-VkUU

EVENT


EVENT

Qu’est-ce qui claque et vibre là contre mon regard ?

Enfoui derrière les paupières d’un jour. Je me rappelle des bruits,

attends,

il y avait une couleur instrument à vent.

Non pas une trompette, des ailes grandes comme un moulin.

Une roue à aube ?

Oui c’est cela

Paula Goddard, I Am Sailing, Hungary I-Am-Sailing-940x940

Les lèvres de tes mots me reviennent une à une. Epèle. Le pré fixe revient comme la lune qui ouvre au soleil après une pluie d’étoiles. Ces bruits animaux et l’herbe qui ne s’en froisse pas. Une petite fille un sourire blond. Autour d’une clairière avance un élan de source, je crois que sans avoir à creuser profond il ne demande qu’à bondir. Cette longue robe bleue est restée toute froissée de tes caresses, comme l’oeil-de-boeuf ne s’en offusqua point.

Grand vent nettoie le regard

de la plume je revole

des heures de chemins avant les colles, par des vendanges bordées d’ô live

en allant  dans tes bras cathéchèses

battre au pouls de nos coeurs en poignets

ça tend à revivre

Niala-Loisobleu

9 Novembre 2015

DEDICACE A VERS Ô


Tomasz Alen Kopera

DEDICACE A VERS Ô

Marchant à l’ambre de sa baleine, une ombrelle hésitait entre s’acheter une machine à bronzer et hâler tout simplement à la plage. On imagine pas ce qu’un objet peut se poser de questions, totalement inhibé par la certitude que l’homme est le seul objet de tourments de la nature. Quel égoïsme. Je me demande d’ailleurs ce qu’il serait possible de détacher de l’homme, sauf bien entendu son indifférence naturelle à ce qui n’est pas lui, ça va de soi. Alors pour sortir de l’impasse (et perd), avisant mon petit vélo, je saute sur la selle – fort heureusement qu’en bicyclette on monte pas à cru si l’on est pas rendu gai par une de ces ivresses un peu ouffes qui font perdre l’esprit de mots des rations- et décide de me faire l’ascension du pile Ah, chui-là m’aime qui sort des rémissions d’espoir, du tout au rêve et du prêt-à-porter de faire jusqu’au juré-craché. Ah, l’aventure me voici donc, abordant les dunes audieres avant d’épingler les cheveux de Marly en période de grands zoos. Un peu martron, l’abord d’ô de chez Nesles, plus du tout gironde, me plaça un clin entre deux montants discutables, genre qu’aurait pu foutre le feu si Halliday on ice avait pas eu un gala au profit de Mamour. Merde, on va pas se gratter les couilles à vouloir à tout prix une psy de sauvegarde, me souffla mon ange-gardien, allez ouste défourrailles bordel. Surtout que si t’aurais pensé trouver un génie attendant sagement que tu le sortes de la lampe à huile, j’te rappelle que les saints-sacrements c’est pas franchement porté sur l’avenir. Lueur. j’avise un gyrophare. Cordouan m’exclamais-je en reconnaissant que s’il est avéré qu’il est éteint, moi j’allume. On franchit la passe, les bancs de sables, les épaves et nous voici mon vélo et moi rendu Bonne Anse. On voit des seins partout. Des gros, des timides, des qui savent plus sur quelle plage y sont, des qui s’en foutent plein l’aréole, des plats, des rebondis, des fripons défripés, toutes essences fruitières représentées, puis des fesses-tivales pas du tout sceptiques que ça regonfle le biniou à recroire à l’Orient…Bingo, nous sommes arrivés chez les nudistes de la Côte Sauvage, on va pouvoir bronzer intègre graal !

Niala-Loisobleu

8 Novembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=dSRHSX2lHUk

SERRES-TOI BOIRE CONTRE


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SERRES-TOI BOIRE CONTRE

Frémissant d’un désir qui se retient par la bretelle, le temps ne tiédit que de la rage d’être.

Bien sûr l’entrave de la course au sac, pille
Au loin un cri sourd au bord d’une vue qui baisse, entre deux champignons de la dernière nuit, voilà la décélération qui chuinte.

On monte dans la descente. Sous les feuilles une plume couve l’oeuf des phrases.

Mon Coeur je ne suis pas loin. Serres-toi boire contre
P.S. : N’ôte pas l’écharpe de mes bras, ta poitrine bien que forte est si fragile.

Le voisinage râtèle la meute. Ils sont tous retournés. Me voici face.

D’un air d’accordéon je suis sur ta nacre, dix doigts en dedans du niveau de la mer.

Ah tu avais reconnu l’air, je m’en doutais,

t’as les ris du poil plus gutturaux que l’acoustique d’une guitare sèche.

C’est bon quand tu soulèves les pois de ta robe pour taper du talon.

Quoi qu’il fasse, on n’hôte pas sa peau contre un caleçon long.

L’incommunicabilité du transport nous est étrangère.

Il suffit pour ça d’entendre les gargouillis de nos silences dans les canalisations de nos ventres.

Tu te souviens de cette grosse pierre qu’on souleva du dégoût d’aimer,

elle a encore monté de trois étages.

Et rien à louer.
Caresses ton petit poisson rouge. Le fleuve nous reflète l’un dans l’autre plantés.

Niala-Loisobleu
3 Novembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=7-0lV5qs1Qw

JE SUIS UN CHIEN


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Je vous en laisse à dérision, cornes de mon front. Le vrai cocu des deux c’est pas mes coucous niet, lancés dans le trou du cul du néant qui trône aux feuillées d’un Printemps rimant à rien. Des ardoises où la craie de mes premières marelles a voulu écrire « Je t’aime » reste l’addition à purger. Entre la bonne foi et l’argument qui tue quelle cirrhose à éponger. Cyrénaïque m’était comptée j’aurais eu moins chair à payer.

JE SUIS UN CHIEN

À mes oiseaux piaillant debout
Chinés sous les becs de la nuit
Avec leur crêpe de coutil
Et leur fourreau fleuri de trous
À mes compaings du pain rassis
À mes frangins de l’entre bise
À ceux qui gerçaient leur chemise
Au givre des pernods-minuit

A l’Araignée la toile au vent
A Biftec baron du homard
Et sa technique du caviar
Qui ressemblait à du hareng
A Bec d´Azur du pif comptant
Qui créchait côté de Sancerre
Sur les MIDNIGHT à moitié verre
Chez un bistre de ses clients

Aux spécialistes d’la scoumoune
Qui se sapaient de courants d´air
Et qui prenaient pour un steamer
La compagnie Blondit and Clowns
Aux pannes qui la langue au pas
En plein hiver mangeaient des nèfles
A ceux pour qui deux sous de trèfle
Ça valait une Craven A

A ceux-là je laisse la fleur
De mon désespoir en aller
Maintenant que je suis paré
Et que je vais chez le coiffeur
Pauvre mec mon pauvre Pierrot
Vois la lune qui te cafarde
Cette Américaine moucharde
Qu’ils ont vidée de ton pipeau

Ils t’ont pelé comme un mouton
Avec un ciseau à surtaxe
Progressivement contumax
Tu bêles à tout va la chanson
Et tu n’achètes plus que du vent
Encore que la nuit venue
Y a ta cavale dans la rue
Qui hennit en te klaxonnant

Le Droit la Loi la Foi et Toi
Et une éponge de vin sur
Ton Beaujolais qui fait le mur
Et ta Pépée qui fait le toit
Et si vraiment Dieu existait
Comme le disait Bakounine
Ce Camarade Vitamine
Il faudrait s’en débarrasser

Tu traînes ton croco ridé
Cinquante berges dans les flancs
Et tes chiens qui mordent dedans
Le pot-au-rif de l’amitié
Un poète ça sent des pieds
On lave pas la poésie
Ça se défenestre et ça crie
Aux gens perdus des mots FERIES

Des mots oui des mots comme le Nouveau Monde
Des mots venus de l’autre côté clé la rive
Des mots tranquilles comme mon chien qui dort
Des mots chargés des lèvres constellées dans le dictionnaire des
constellations de mots
Et c´est le Bonnet Noir que nous mettrons sur le vocabulaire
Nous ferons un séminaire, particulier avec des grammairiens
particuliers aussi
Et chargés de mettre des perruques aux vieilles pouffiasses

Léo Ferré

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A crocs plantés au nibard, brouteur de touffe, j’suis cannibale-herbivore, mais sans rien du coprophage, stercoraire, sales mouettes pillardes qui merdent en éditant le code de conduite du puritain qui fait loi chez les fidèles de la nouvelle messe-noire du fesse-de-bouc. Ô nom de diou de bordel comment la naissance du monde peut-elle avoir le m’aime nom de baptême qu’un con qui ne vole que tout ce qui veut décoller de la glaise. Je suis un chien qui renifle, fier de l’être et tant pis pour vous si je mords vos petits mots laids !

Niala-Loisobleu

2 Novembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=-e-oFrauEpo


SILENCE !

Le silence descend en nous,
Tes yeux mi-voilés sont plus doux ;
Laisse mon coeur sur tes genoux.

Sous ta chevelure épandue
De ta robe un peu descendue
Sort une blanche épaule nue.

La parole a des notes d’or ;
Le silence est plus doux encor,
Quand les coeurs sont pleins jusqu’au bord.

Il est des soirs d’amour subtil,
Des soirs où l’âme, semble-t-il,
Ne tient qu’à peine par un fil…

Il est des heures d’agonie
Où l’on rêve la mort bénie
Au long d’une étreinte infinie.

La lampe douce se consume ;
L’âme des roses nous parfume.
Le Temps bat sa petite enclume.

Oh ! s’en aller sans nul retour,
Oh ! s’en aller avant le jour,
Les mains toutes pleines d’amour !

Oh ! s’en aller sans violence,
S’évanouir sans qu’on y pense
D’une suprême défaillance…

Silence !… Silence !… Silence !…

Albert Samain

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SILENCE !…

Dans l’herbe trempée des chaleurs nocturnes
Glisse un courant d’air
Je bats du coeur
Quelques fourmis se rendent au travail sans bruit
Les éboueuses déblaient les pellicules de mon jardin
Le Père Cool, hâteur gratte une allumette
Il allume le réveil
Hume l’arabica, sort le beurre et les tartines
La radio qui chante dehors fait Bon Jour M. le Soleil
J’ai déjà l’aviron et la bicyclette dans la musette
Un bouquet rose de crevettes
Une douzaine de claires
Un sourire de Muscadet
Tout cela est bien serein hors de la cage
Même l’océan ma mer me berce
Je pêche un abricot pour la route
Et le glisse sans bruit entre mes lèvres
Tu as bon goût Loiso
Tes yeux pétillent de Muse
Mais chut

En route !

Niala-Loisobleu

30 Octobre 2015

https://www.youtube.com/watch?v=DCiRhCTWdik

LE CACHE NÉ



Dans les trous où tu te loges bien mieux que dans le plat d’une vie à deux, nous ne reculons devant rien pour oser l’absence en tout ce qu’elle a d’habitudes. Au questionnement auquel est plus ou moins soumis l’humain nous pourrions répondre à toutes questions du type : là où tu prends chaque jour ton pain j’ai l’odeur de ta mie présente, bien que n’ayant aucune idée du chemin qu’on doit prendre pour le boulanger. Il en va ainsi de gestes par milliers, le bruit du raclement de ta chaise lorsque tu te lèves, la voix du chien si t’en avais un, c.est possible après tout, comme ce qui face à toucher et qu’on ne voit jamais. La vie est un  multiple de recherche permanente du bonheur dont le plus grand nombre court ou trop vite ou ne pars jamais. À rire. Il faut. Tiens à ce propos je ne me tromperai pas de seins quand ta poitrine se laisse aller, alors que je pourrai ne pas t’entendre te rincer les dents. Un instant ouvrir le tiroir. Pour aérer le refoulé ça vaut une place de si né. Les gens s’étonnent à me voir. Je dois reconnaître que la fantaisie est une couleur qui fait peur au plus grand nombre. Je cherche pas. Pourtant ça marche tout seul. Et je ne dis rien. Le bavardage me priverait trop de l’observation. Mis sur le trottoir des sites sociaux, le sentiment humain n´est que du simili.Tiens de te sentir comment tout le fourniment du quotidien te cache, c’est plus proche du beau que de tout ce laid répandu .Et ce que personne ne saura jamais c’est ce que Toi t’es seule à me vivre toute entière dans mon cœur. Toi toute ma Poésie. Mon plus beau parcours d’amour.

Niala-Loisobleu

20 Octobre 2015


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