Qu’on me laisse le peindre ce lieu d’absolu




Je n’t’en veux pas, je t’en veux plusse
Le cartable plein
trousse
d’une maladie de poitrine
Ah que spirales
mes petits carreaux sont pleins de larmes
J’ai cassé ma plume
en piqué
contre ton mur d’absence
Chat fait si longtemps que tu te montres molle
que faudrait te remettre à l’heur d’été
ma grande aiguille
s’fait dépasser par la trotteuse de dit amants
Niala-Loisobleu
27 Février 2016

Mon parapluie, la grisaille et Toi mon Soleil
Appuyé d’un coude
au bas de la porte
il garde le soleil
Alain t’es rieur
Mon parapluie
couché
en chien de fusil
prêt à tirer sur le gris
Sur la toile
les baleines
ont rejoint les jardins
de mon Amour !
Ce matin j’ai parlé de mon père à ‘vy. Une autre histoire d’eau, velin, 100% cellulose, pur extrait des sens exotiques de bois flotté. Tu vois mon Coeur que rien ne meurt qu’en plutôt, que vouloir faire d’ici un matin-truc n’ayant plus rien d’uni vers, on reste dans l’arbre en se foutant pas du l’hier qui nous a enfermés dedans. Des secousses pendulaires tagada tsoin tsoin c’est loin de Pi et de l’odyssée. Entends-tu le tigre ? Voici que la couleur doucement remonte à la nage des brumes que les marées se servent pour certains estrans. Je peins pas mon Coeur, je te cause mots d’amour en te mettant le prochain en chemin.
Niala-Loisobleu
24 Février 2016

(En photo : Etudes en cours pour le 7° Aux Jardins de mon Amour)

Elle a cousu la porte, les branches et le tronc, feuilles à la corbeille
J’ai vu venir la vague avant que son bruit n’avale l’arbre
Et notre roulotte ?
Echouée au plus loin de la vague
Quand tu pars sans domicile fixe
m’aime plus une poussière de tes seins
ne fait voler les frissons de ton cou
Des fleurs imprimées sur ta jupe
plus une feuille ne couvre tes épaules
Ton claquement de mains
est fichu
il descend en châle à tes talons
casser la voie
Niala-Loisobleu
8 Février 2016

A FAIRE VA SANS DIRE
Accroché aux tringles des branches le rideau de la nuit se frotte les paupières. Au pied des tables les souris s’empressent de manger les miettes de sommeil. Je suis sorti promener mes pieds nus vers 2 h, un bruit d’idées m’ayant tiré du lit. En entrant dans l’atelier j’ai vu mon travail d’hier. Entre un dialogue et une promenade ailleurs, on se retrouve parfois, le nez chaussé d’un autre regard sur le chemin pris la veille. Le bruit qui réveille vient justement du tableau qui appelle à la reprise après une gestation. Germination créative.
Cette heure nocturne est propice, elle révèle mieux qu’en plein jour, les chemins qui ouvrent sur le but immatériel. Nous tournons au bout d’une ficelle, accrochés pour un temps à un vieux manège installé sur une place de la terre . Cheval de bois qui monte et qui descend en compagnie du carrosse et des trois petits cochons. Sous l’action de la lune tout se met en place. Une autre marée est en marche, pleine de plancton frais, renouvelée d’autre écume, vigoureuse comme une jeunesse nouvelle.
Ne laisser personne venir troubler cet instant de mon éphémère. L’intimité est au point le plus élevé, je peux sans crainte converser avec ma folie. Est-ce que la mort prend les souvenirs en mémoire ? J’entends sourire la cabane. La plage est en musique. Les éclats de coquilles scintillent de leur nacre. Les messages du Télégraphe viennent se poser sur ma palette. Voici le bleu, les ocres et les verts-résine, les jaunes-cabanes, des grands A pour l’inscription-maritime des barques. L’amour est servi, ses deux seins sur le plat.
Niala-Loisobleu
27 Janvier 2016


D’un cri d’écailles
amplifié
par des nageoires turbo
l’animal aquatique
défait de ses jambes
s’avale le soleil sans mâcher
Il est plus que possible
que la lune ait dit ouïe aussi
Voyez la radiance d’un exceptionnel cobalt
tenant le bleu sur ses hé pôles
Les granits dressés en cathédrales
de pierres levées
repoussent l’incurie au néant
son lieu de résidence
Ce qui saigne des yeux n’est point
à prendre pour écrit mal écoulement
c’est la sève d’âme
sortie du creux du bonheur
que le ventre a creusé de ses souffrances
A jamais vertical
d’un rouge charnel
Plus de sirènes
la voie des Gorgones
est pétrifiée
Du m’aime souffle dauphin
nous habiterons nulle part ailleurs
qu’en baleine
mettant notre ambre accouchée
sur le banc du Capitaine
membres en corps dais
Niala-Loisobleu
22 Janvier 2016
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REFLETS D’ESTRANS 23 & 24


CALVITIE
Quand je vis le bord de fenêtre chauve
je revins au jardin.
Comme ces cheveux avaient poussés.
N-L 4/12/15

S’île vous plait
vous
qui de vos ficelles
inventez le dieu de la guerre
à partir
d’un mensonge d’amour
laissez à mes cris
la tessiture
du jouir de la vie
ce colorato
d’amour que seuls les chants
ensemencent
à construire l’étreinte des villages blancs
accrochés à la hanche des guitares
sans crimes contre l’humanité
sans bombes
sans ignominie
sans tortures morales ou physiques
dans l’ignorance du génocide
avec juste assez d’ô r’ors
pour que le soleil illumine en frise
la marelle des enfants
dans la ronde universelle de la longue traversée
d’Amour et de Paix
des quatre saisons du
Jardin Extraordinaire
Niala-Loisobleu
21 Novembre 2015

CANTIQUE
Espace courbe
fait de ronds d’heurs
d’un vibrato charnel
Si mon crayon sort
de ta mine
ce ne sera pas chargé d’hors
Les voluptés capillaires
d’un triangle opposé aux Bermudes
planent à m’entendre le coucou
chanter, bord d’elle la belle église
pour ne nager que dans ton bénitier
Niala-Loisobleu
19 Novembre 2015

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