TOC A TA


Christine Comyn - 31 -

TOC A TA

Devant derrière

le noeud de cette cravate

serre

Mais sert à quoi

quand mes doigts sont sortis de sous ta chemise

celle à fleurs

que tu lavais qu’à la rivière de notre lit

que voilà clos

huis, huis, huis

Je sais qu’aux debouts

tes bras ne sont pas froissés

Ils vont et viennent comme une valse

Chopin

tu te souviens

que de seoirs ses mains ont allumé

en transparences

nocturnes

comme ton amour cristal

qui est côtelé velours de ta peau pêche

pulpe

j’aime que tu

soie sauvage

abricot bleu notre transport en co mains…

Niala-Loisobleu

6 Mai 2015

Clement Lefèvre - Illustration

ET ALORS ?


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ET ALORS ?

Epinglés aux fils téléphoniques

des derniers halos

encore agités de la pensée qui les guide

ses mains tiennent

becs et ongles au refus du gris, que bleu, que bleu, que bleu

Rengaine la serinette

on l’a connaît la faconde de la ballade dépendue

portée sur les épaules affaissées , bât tombé

Le tissu élimé efface les paroles

de la boutonnière

l’oeillet tombe

Et alors ?

Au départ

l’amour naît que de la confiance, l’écho ne fait pas de réponse sonore

Les pierres ne s’usent qu’à rien faire

frotte le burin à l’ardoise

une étincelle jaillira de l’ô forte

de l’acide les fumées montrent rien à cacher

J’étais de chair dans un espace désincarné

j’ai ouvert mon coeur

quand elle est venue sortir de sa cage

tenant dans son bec un hommage à l’espoir

tendu sur la corde à vie au long d’une chevelure blonde comme semaille levée….

Niala-Loisobleu

4 Mai 2015

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MON PAUVRE AMOUR, JE T’EN REMETS AU VENT…


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MON PAUVRE AMOUR, JE T’EN REMETS AU VENT…

D’avoir voulu vivre avec moi
T’as gâché deux ans de ta vie
Deux ans suspendus à ta croix
A veiller sur mes insomnies
Pourtant toi tu as tout donné
Et tout le meilleur de toi-même
A moi qui ai tout su garder
Toujours replié sur moi-même

Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, Je T’En Remets Au Vent

Toi tu essayais de comprendre
Ce que mes chansons voulaient dire
Agenouillée dans l’existence
Tu m’encourageais à écrire
Mais moi je restais hermétique
Indifférent à tes envies
A mettre sa vie en musique
On en oublie parfois de vivre

Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, Je T’En Remets Au Vent

Tout est de ma faute en ce jour
Et je reconnais mes erreurs
Indifférent à tant d’amour
J’accuse mes imbuvables humeurs
Mais toi ne te retourne pas
Va droit sur ton nouveau chemin
Je n’ai jamais aimé que moi
Et je reste sans lendemain

Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, Je T’En Remets Au Vent
Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, Je T’En Remets Au Vent

Hubert Félix Thiefaine

Simplement mon vieil Hubet Félix,

moi, je ne mets pas de noms à mes incomprises

pas plus que ce soir je ne mettrais de non à l’amour

C’est bien à lui que je m’adresse au travers de ton beau texte

à lui que je m’en remets au vent

de ses mots que j’entends tous jours venir

sortit de leur coquille au bon moment..

Niala-Loisobleu

30 Avril 2015

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ton

QUAND LA MERE MONTE


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QUAND LA MERE MONTE

Au chevet du lit des heures décalées peu importe où fout le temps,

les pores sont tatoués comme pour délimiter les quais dans le dédale des grues,

le grincement des plaignants, l’air ébahi des véhicules accus, chaises pliantes, génuflexions, signes de croît plus en rien.

Le sac sur l’épaule des aiguilles sorties des mailles ne peuvent plus rien pour les moutons, les nefs prennent l’eau à contresens depuis fort longtemps, les apaches chassaient le bison genre naturlich que c’était déjà la Bérézina pour les retraites

Caler au clocher les clavicules d’un cadran lumineux ça relève de l’intox politique

au moment où les serpents à sonnettes des élingues dansent jour et nuit

dans le roulis désabusé d’un charme faisandé de flûte enchantée,

requiem, requiem

Les bretelles d’un accordéon à lunettes noires mendiaient quelques miettes dans un tube de hit-parade au son des mirlitons d’une bande d’escorts girls au moment où le commissaire-priseur affirma « Ceci n’est pas une pipe » au grand dam du proxénète qui fut débouté con co mithe amant avec un reste de morue dont le rimmel fondait.

Au sommet, des pierres s’éboulant sous la poussée de séismes de forte magnitude laissaient les moulins à prière gémir autour des morts.

Reste-il un lieu où le divin pourrait s’oser à l’abus moral ?

La criée largue des râles ayant franchi la date de péremption.

Où s’étaient planquées les pochettes-surprises de la pythonisse commanditée par le roi faits néant, quand les stats avancèrent de ressortir de Gaulle du radoub ?

Il se pourrait que des picpockets les aient fouillées à corps et à cris en disant que tous voleurs mène à roms

Peu importe le chemin dès lors qu’il est le sien à soie.Des soies pour peindre, puisque faute de pouvoir le faire on sombre vers-le-gris, les interludes accompagnés d’orgues, psaumes tendus, tentatives de voix sorties de mirages divins c’est que du bleu à gnon pour queue de billard.

Quand les bouées mettent les mouettes au lit des voiles, on ne reconnaît plus les rues dans l’ombre des mosquées.

Ailes au repos d’une escale, sur la couchette de la cabine téléphonique des sauveteurs en mer, le self-contrôle est dans le couloir de l’amor.

La marée se voyait traverser l’océan à dos de baleine entourée des dauphins de Neptune, transat en tête, gorges étraves coupant le vide.

« L’évent qui s’engouffre par la porte du cabaret ça chambre à erre comme qui rigole »

railla la goualante d’une boule à paillettes en éclaboussant le décolleté de la rade que l’amour à trois balles lardait d’étoiles.

Sous la lune complice qui cacha les amants d’une éclpse au regard de la marée chaussée

de chaussettes à clous en quête d’identité.

Qui sommes-nous lamellibranche-moules-pétoncles, gaz volatile, fumet de bison, note dans la marge d’une genèse, que sais-je….à moins, à moins qu’on soit sans le savoir au paradis, ce qui donnerait du sens au cash…

Bon c’est pas tout d’élucubrer, là faut qu’j’y aille, la cabane m’attend pour une toilette, je file, bonne journée et à bientôt…

Niala-Loisobleu

29 Avril 2015

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INTIME CONVICTION


Catherine Alexandre (10)

INTIME CONVICTION

Je rêve

je te touche

de toutes mes inventions d’ouvrier-manuel

Mise dans tous les sens de nos écarts de conduite

te démontant pièce par pièce sans oublier la cave et le grenier

les dépendances

l’écurie

le jardin derrière l’église

l’adresse du pair Noël

Tu es assise en tailleur

le mettre à ruban  autour du coup

ciseaux ouverts depuis les genoux

paumes offertes à même le sol que je viens de retourner

tes deux yeux blancs renversés dans leur couleur en orbite

Tu n’es pas là

où les questionnaires font la queue aux barrières des formalités

ta nudité crue étant passée en contre bande par l’ouverture de mon vestiaire

pendant que simultanément

le téléphone tombait de ses béquilles

Quel aventurier te cravache-t-il ainsi pour que tu parles d’aller à l’encontre du chemin encombré

au-delà de la démarcation des neiges et du sablier

Etagée d’un sein sur l’autre les fesses en salto

tu fends le désert d’un sillage habité

l’herbe repousse

à coups de reins

Tu n’es qu’odeur indienne avec tes messages de fumets

rose sari

vert tango

rouge fontaine

bleu au centre du front

être chromatique en forme d’rc-en-ciel

parti d(une flèche cathédrale

Ton haleine femme enfante la glèbe à bras tendus

fouaillant le marécage d’où les lotus éclosent en vols d’oie sauvages

Tu es là

toute ouïe

écailles au luisant de tes cheveux varech

Le chien que je suis porte tes ballons rouges aux tons divers

à la garde Montparnasse

dans l’ombre de Jeanne et d’Amédéo

en partance

pour repaître en tes sommets de transhumance

Les bouquinistes du fleuve gardent au fond d’eux-mêmes les enluminures des passantes

Complaintes Mirabeau ascension Tour Eiffel

Guillaume

ouvre le rideau à sept branches à

Marc

sous l’oeil de la danseuse et du clown

menant la vache à l’abattoir

dans l’indifférence de la carpe

Cessera-t-on un jour de persécuter l’amour

au son d’une musique de cirque interdite aux jeux des enfants

Il n’y a plus une place de libre pour l’ennui et ses papiers gras

nous nous aimons à guichets fermés

dans les pendules éteintes des aiguilles à tricoter….

Niala-Loisobleu

25 Avril 2015

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ENTRE CHAIR ET DERME


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ENTRE CHAIR ET DERME

Elle est

comme un mot qui ne s’ouvre que pour faire ce silence

a dresser la pilosité et ce qui se trouve autour

Couleur caramel au lait pointe de bistre

l’aréole

pointe son écorce

au centre du grain de la peau aquarelle

qu’un crayon sanguine épluche à traits vifs

L’ô zone

ces quartiers érogènes à la pointe de la seule langue que je connais

chargée de pâte pigmentaire brute

en préparation d’un rehaut léger

Dessein d’une musique animale où le premier chien montra les crocs

pour déchirer les velours de la figue gonflée

se fendant sous la poussée

ouvrant le sextant des cuisses pour marquer

à jamais

la position culte

à l’encre de l’écriture solaire

Peinture fauve

entre derme et chair les primaires se ruent …

Niala-Loisobleu

23 Avril 2015