MIROIR D’UNE EXPOSITION


ktxi6940MIROIR D’UNE EXPOSITION

On en est sûr, au point de se traîner dans la mauvaise attitude en fermant la porte à sa certitude. Cette chemise que t’as mise, pouah t’aurais du enfiler celle à rayures. Les manches courtes ça cravate moins. Ouais tu peux siffler, une fausse bûche dans la cheminée, sur la table en faux-marbre à deux pas du faux-bois, n’en demeure pas moins vrai que l’esprit est tartuffe. T’as 49,3 de température c’est plus significatif qu’un état de santé rassurant. Vive le débat clos sans huis.Ton peint frais, l’odeur n’en passe pas m’aime pas le soupirail. C’est le sort, comme disent les harengs qui ont cru pouvoir nager dans une boîte. Au fait de la musique tu y vas ? Ma foi sans vouloir être mauvaise Lang, j’y ai jamais cru. Lui et ses colonnes de Buren je pourrais dire que c’est l’institutionnaliste de la Culture à rebourre le crâne. L’art qu’on nomme à reconnaître à l’exclusion du libre-choix d’expression, c’est de la république bananière. Discussion d’école, dans le fond les tripes si ça fait pas mal, c’est que de la pro-thèse d’arnaqueur. Ce qui est le fruit d’une solitude que l’amour des autres a pu engendrer, ce serait anormal que ça touche. Les attouchements ne sont-ils pas réservés à l’indifférence qui les favorise ?
Elucubre , le petit garçon qui habite à côté de sa famille, me remue de bas en haut, à la façon qu’il a de parler au désert, je vois bien toutes les fleurs qui poussent quand le renard parle au serpent sans que les poules s’effraient. Lui quand il marche sur l’ô c’est pas pour rameuter les moutons qui sont passés on sait pas où. S’appeler personne c’est le plus joli nom que je trouve. Sur les grands murs blancs toutes ces couleurs de mots ça en finit pas de promener dans ce jardin où poussent des quantités de manifestation de bruits d’enfants. J’ai seulement vu entrer tout ce que ces mois avaient à dire, sans que ça débouche sur un dialogue. Du soli-loque naîtrait le tissage de l’odyssée humaine ?Le dos en a mal et les jambes cherchent à s’asseoir, comme si d’être un grand par la force du temps, et non par le vouloir devenir, , ça donnait la honte. Les paroles de l’humilité sont plus inaccessibles aux yeux que les grosses lettres de la vanité. Faudra que je me pose la question, maintenant que j’ai récupéré mes lunettes….

Niala-Loisobleu
18 Juin 2015

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CALE-SECHE…


Welcome's c

CALE-SECHE,,,

Sur le front de mer la plage ride au carrefour des pattes d’oie

d’un horizon tari

Le casino vient de fermer les pisseries fines

L’épicier arabe sort ses cageots de légumes cultivés sous le voile

Jetée au bout du môle une laitue se perd dans un trou d’eau de mer d’huile

En pliant l’échine, elle chante la vie-nègre

Anémone

fait prendre l’air à la contrebasse qui roupille en consigne au Café de la Gare

Un cheval s’assied à la viole de Gand, sellé hippocampe pour dernière charge héroïque

Tandis que l’archet de la lune glisse sur les rênes, à l’extrémité de l’âme des violons

vers l’aine, un morpion se met en quête d’un nouveau jeu à gratter

Au loin venus de la fosse abyssale les seins balles d’une naïade rebondissent

toutes litanies sorties du soutien-gorge

en vantant le gros néné comme seul contre-poison de la platitude d’esprit

Dans son lit un adolescent fait son premier rêve érotique

Le phare se dresse sous la couverture d’une brume cotonneuse

Une amande tenant une figue par la main met son obole dans le mendiant

de plus en plus malade la nature défend son exercice plus vivement qu’un adepte des 35 heures

Le barbier de Sébile affûte sa voie en jetant son regard sur l’horizon

Quel chemin faut-il bien prendre pour avoir le meilleur soutien, fait-il gorge grave

Aidez-moi j’ai des trous dans les poches de ma mémoire

Mais qu’est-ce que c’est noir les plages, fait un cormoran englué dans le texte d’un blues-mazout

T’avais qu’à coucher au Carlton lui rétorque un vieux chien libidineux, t’aurais été blanchi

On a emprisonné l’Oiso pour exhibitionnisme faisant injure à magistrat

Nu comme un vers libre, il montrait un démonte-cage à faire soi-même

Pauvre monde la tête dans le sot du virtuel

Plus aucun sentiment désintéressé ne pointe à l’horizon numérique

Une odeur pestilentielle répand sa bêtise crasse à l’infini

Fesse de Bouc truste

son mono-pôle interplané-taire éradiquant ce qui ne ferait pas sa loi

tirant à lui tout seul l’obscurantisme parti en conquête

dans une vaste entreprise de recrutement

Ce qu’il me reste de libre-arbitre

je veux le voir pousser dans un jardin d’enfants

parmi les innocents

les imbéciles

les naïfs

pour naître récolté qu’après mes deux mains

Niala-Loisobleu

14 Juin 2015

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ECUMES POETIQUES


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ECUMES POETIQUES

J’avais sorti ma tête de ses poches percées,

ma rétine n’imprimait plus qu’en boucles tes longues mèches.

Qui sommes-nous, où n’irons-nous pas?

Telle était devenue sans matraquage

ma pensée-unique

Cogito ergo sum

Des rouleaux se brisant, les embruns d’espérance fracassent l’obstacle d’une seule volonté.

Le temps qui nous est donné à vivre n’a pas mis de montre à notre poignet.

Je vis en Toi,

tu es l’une et l’autre de mes oreillettes depuis que nous avons fait m’aime sang.

A l’amble des chevauchées où les marées nous portent,

nos pierres sont à bâtir.

Il leur reste toujours à faire, il faut sans cesse hâler.

Nous, sans les autres deviendrions réduits à l’exclusion de l’ensemble vital.

Il ne saurait battre seul.

Les couleurs se mélangent en une seule palette aux multiples nuances.

Ta parole est tienne comme ta foi.

La religion du plus fort est fanatique, le cri des illuminés plonge dans l’obscurantisme.

Libre de croire ou de ne pas croire,

sauf en l’espoir

par-delà tous doutes portés par le chaos entretenu du quotidien

Solaire l’araignée tisse à l’infini le symbole cosmologique de la plus haute importance.

Epiphanie lunaire, dédiée au filage et au tissage, artisan du tissu du monde, l’araignée est maîtresse du destin.

Elle le tisse, elle le connaît, . Ce qui explique sa fonction divinatrice, universellement reconnue : elle détient les secrets du passé et de l’avenir (Seghers)

Galopons à la foulée des flux et reflux,

galopons, nos poulains accrochés par le flair que nos odeurs leurs auront révélés.

Il n’y a pas dheure pour venir, d’heure pour partir,

il y a que l’l’heur d’être toujours.

Le chevalier se découpe sur l’orée d’un soleil à révolutions.

L’écharpe qui ceint son avancée porte la nourriture spirituelle de l’amour .

L’échelle est dressée pour franchir le tunnel du nuage noir, du bleu est là ne demandant qu’à s’élargir.

Sur la toile vierge, J’entends l’encre crisser, de sa plume active,

la musique des mots ouvrant sur la poésie.

Passe la lumière à l’infinité des possibles

Viens danser mon Amour

Niala-Moisobleu

11 Juin 2015

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SEL QUE J’AIME


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SEL QUE J’AIME

Au bord d’un brin de ciel

la fleur de sel d’un chenal

balance sa coque de tribord à babord

Elles tournent

elles piquent

ils roucoulent

rament

les blanches aux ailes empannées de bleu-noir

et les gris au col bleu

sous l’oeil glissant des bons cygnes

que rien d’un horizon reculé ne bloque aux estocs du quotidien

A  la trouée des feuilles

le vélo laisse les bains de soleil se déblanchir

il a rendez-vous au bois de chênes verts de la garenne

La cabane a construit des années d’enfances réussies

cousues de rires et hâlées de désir de vivre

Aux pierres le tant s’est gravé

il se dresse de tours en clochers

la peau tannée des cathédrales

humble comme les chapelles

Chapiteaux et tympans romans

prennent le chemin

que la coquille

garde en étape

Sel que j’aime est là…

Niala-Loisobleu

9 Juin 2015

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REFLETS D’ESTRANS 4


REFLETS D’ESTRANS 4

J’aurai du mettre l’air en flacon
peut-être que le sel aurait gardé la chanson de marin
sur l’A de l’embarcadère

A l’encre se tend l’orin
les haubans cliquètent
en suivant des yeux
le tourbillon des mouettes
.
Sur les pavés que la pluie fait briller
des sépias sont restés sous les casiers
qu’en sortira-t-il
un corps mort où le n°5 ?

Voilà le coefficient qui monte
jours de grandes marées annoncés
les estrans remonteront la jupe des vagues
jusqu’au haut des cuisses du rivage

A découvert l’enfoui en faisant surface
dira la vraie couleur du fond
sans l’habillage des mots qui dissimulent la vérité
le silence jauge l’exacte profondeur de l’expression orale

La plage étend tout son corps à la rencontre de l’horizon en question…

Niala-Loisobleu
19 Janvier 2015


MAUVAIS CYGNE


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MAUVAIS CYGNE

Le papyrus du nul s’écrie d’une rive à l’autre, avalant points, virgules sans suspensions. C’est fou quand on a les breloques qui sonnent branle-bas.Attrapé par le ventre  après la montée de la crampe que le mollet repasse à la cuisse, en traversant le pont de l’aine pour repiquer dans les autres. Et pas une seule belle dame pour denser. Je portais un chapeau de paille, panama, d’un voyage à Cuba et je trainais ses mots d’éternité dans cette absence où sans m’aime le plus petit post-scriptum elle avait tiré la porte à ailes.

Les montgolfières un jour de Grand-Pavois tombent à plat.

L’air rengaine ses scies, la musique en boucle se bat contre l’épi des cheveux raides. J’ai l’amour comme pas d’autres. Elles le savent et me pompent à venir chez moi faire leur plein. Je véhicule l’énergie qui fait défaut à leur désespoir. Quand j’ai eu des chiens, c’était à cause des enrouements consécutifs aux cris des matelas. Voilà un moment que le dernier a sauté dans la caravane opportune qui passait sur l’orée de l’au-delà.

Pavé mosaïque des noirs et blancs, jeu d’échecs où le cheval monte sur le fou pendant que la reine penche pour la tour. Connais-tu le bruit du coeur à l’intérieur du tronc, toi qui sais tout ? Peindre c’est pas des petits-bateaux de marins-touristes et périls polluant, rivière et sa biche, automne aux ors dévalués, encore ces portraits que des miroir auraient peur de refléter, pauvres mains qui étranglent en disant bonjour avant decracher leur venin. C’est que le faux-amour qui remplit les messes.

Passe-montagne et mitaines, un oeil de perd drix de retrouvé. La flore des lèvres grouille d’alevins au nid qui encrent les pierres de lithographies. Quand je serai plus fou, il sera trop tard pour me bâillonner, j’aurai mis le silence qui dit, derrière l’aqueux des rouages de mon zinc à Ulysse.

Niala-Loisobleu

5 Juin 2015

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LA BECANE


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LA BECANE

Cet air papillon, rouge tâche de camp buis, qui vous crucifie le d’ssus du lit,

laisse tomber ses feuilles sur l’ô rayé,

ça va , ça vient,

mi-figue-mi-raisin,

qu’on va d’un jour à l’autre de concert sur le cadre.

Qu’on va,

jusqu’au jour où la cruche casse d’avoir trop eue la tête dans l’eau.

J’écris avec des cailloux d’encre

un caillou d’encre ça note grave

incisant le fond, négligeant l’emballage, le vernis

plus loin

plus fort

qu’une pointe sèche

mettant le coeur et la flèche dans l’écorce à en abimer les forêts

Il fait le même matin mais on est plus le m’aime jour

Infarctus

crac boum hue

les paroles de la chanson passent à l’arrêt des piles

le p’tit-lapin se bouffe son tambour

les maux ça étouffe

La-haut, les oiseaux blancs ont noirci le bout des ailes d’un crêpe de chine

à l’écart des cendres du phénix

Ainsi font font font

trois p’tits tours et puis s’en vont

quand l’acte n’a jamais eu la tripe de franchir la parole

laissant la lâcheté gonfler comme le boeuf de la fable

Gratte, gratte

ô guitare, déchirure du non-dit de la rage de vivre

l’échine plie mais ne romp

rose ô

des rives lacustres où nous nageons sur les pilotis

de nos iambes de bois

Elle était fleur de plats stocks

ces ornements du bluff qui tirent les larmes des mals baisers

Ton air de piéta

icône à merveille le pseudo que l’amour se met en photo

sur le carnaval de fesses de bouc

Allez champagne !!!!

Niala-Loisobleu

3 Juin2015

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SALLY


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Sally,

ils m’ont dit c’est le jour, six tu veux,
pour toi pas besoin d’ordre
l’inné me vient tout seul
libre comme l »air venu d’avant l’l’Homme

La mer tu la prends d’une calanque, d’un fjord ou d’un pore. elle est là
le sein gonflé de maternité lunaire
son sceau, ses appels et les châteaux connus des architectes-enfants, bâtisseurs des premières cathédrales, que m’aime pas un soupçon de méfiance a frôlé d’une engeance dogmatique, innocents quoi, en un mot.: purs comme l’odeur originelle qui ignorait la cuisine.

Ils nous ont parentés
reconnus de leur famille
comme une sorte de

Justes.

Un oncle, une tante, des cousins-cousines éparpillés
grain qu’on essaime
des fours, chambres-à-gaz, d’Amazonie, d’entre-deux états vie-et-mort, fabellas, proche-orient, moyen-terme, incessants crimes contre l’humanité, voile ne cachant pas la barbarie, Palmyre, mots gravés dans la pierre, champs du sang d’une bataille accouchée de la nature…

Ils traversent le temps, les mauvais coups
ne laissant que l’amour comme preuve d’existence
Les vroums-vroums des sorciers gênent à respirer
l’avide creuse
le barbare éteint les Lumières
le robot coûte chair
l’ami Pierrot aurait fondu comme un moineau que l’engrais raye
aurait perdu pied aux lises des fausses-promesses
se serait défenestré d’une tour de passe-passe
aurait émasculé les labours
jeté sa nudité à la mode des sous qui tannent
Si
dans sa rage
sa niaque
son irréfragable sursaut
la nature de l’espoir n’était pas liée à l’être
Je t’aime sans autre chose que te donner

Sally
ce que ta présence respecte
pour rentrer au fenil de la pérennité

Sally, tu me marches sur la tête comme les oiseaux bleus de mon toit…

Niala-Loisobleu
2 Juin 2015

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QUE JE T’AIME, QUE JE T’AIME


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QUE JE T’AIME, QUE JE T’AIME

Estran demander d’oublier la méfiance ?

L’amour serait-il sans illusion ?

Allier la lune à en défaire

Colombine et Pierrot

c’est la décrocher des nues

pour l’encrer à taire

Quelques tâches plus loin sur la candeur, un matin en apparence pareil aux autres, l’amer me tira du lit, trempé comme un acier découvrant sa paille

Alors qu’à la baguette de sourcier je glanais le sel dans l’ô douce

je sentis venir dans mon dos ce que je m’étais caché de face

De papier l’armada paradait pour la fête de la mère

des compliments en veux-tu en voilà

emballés dans des rubans de couleuvres grasses comme des oedèmes de pâques

promesses en tortillons à ressorts garantis bolducs

pour vrais canulards

que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime

Pliées comme un ex-voto à qui on enfonce le cou dans l’ô

les roses fanées d’odeurs

descendaient aux abysses amarrées par l’épine d’un cheval de trois

resté dans l’ombre de la vérité

vive la saint coq hue

que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime…

Niala-Loisobleu

31 Mai 2015

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P’TIT NOM


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P’TIT NOM

Tant de matins naissent sans que rien fasse exception, que c’est par là qu’arrivent les extras. On sort du tapis roulant, ça bouge comme une échelle de cordes, surtout quand ça fait de la musique avec les mains.Les mains c’est de là que tout vient. On a des doigts mâles et femelles pour créer. Quel outil génial.

Un jour de Vallée des Reines, que le matin avait encore un pied dans le lit, un caillou m’a dit « Bonjour » alors que quittant le bateau j’allais au-devant du soleil.Le Sphinx en me regardant de ses yeux sans nez, semblait vouloir dire. Dire…. oui mais quoi ? Tout a toujours quelque chose à dire, et surtout à vendre sans raisons, dans cette traversée de la vie.

N’empêche que j’ai un Nil partout.

A cause du soleil que c’est là que je réside. que pour le voir faut pas rester couché. L’eau ça m’amniotise, j’y flotte sans rouiller. Et plus tu marches moins t’as la pépie. C’est mon médium. Peindre c’est tout ce que je sais faire. Je prends n’importe quel morceau de ficelle, un bout de bois, et plein de maisons sortent du ciel. Accrochées à des cous d’oiseaux volant d’une histoire à l’autre. Ils habitent sur des arbres porte-avions. Faut voir quand ils larguent les voiles, tout s’ouvre.  Le visage des femmes apparaît (pas entre deux yeux) on le voit en totalité, avec le tronc, le bassin, le jardin en entier quoi….

Comment tu t’appelles ? Laisses-moi ton p’tit nom, t’auras mon Oui-Oui, pour t’emmener découvrir les parties visibles prises dans l’étau du quotidien. Pas dur, pas exigeant comme le compliqué, tu n’a qu’à accepter de vivre.

Niala-Loisobleu

30 Mai 2015

Christian-Schloe-Austrian-Surrealist-Digital-painter-Tutt-Art@-50 (1)https://www.youtube.com/watch?v=Yd60nI4sa9A