
J’AI LE COEUR AUSSI GRAND
D’abord le galop des garennes
plus sauvages qu’une lampe de civet
près d’un livre pas en corps écrit
c’était lampion de la chanson de rues
le bagout du camelot vendant son sirop d’éternité
l’eau vivante du caniveau entre les jambes des quat’-saisons
bougnat sur façade
contre avaleur de couleuvre et sabreur de ragot
Les feux d’un réverbère prenant la voie fluviale
de l’éclusier
par la direction polaire de sa propre étoile
boussole de rêves boulimiques d’une géographie apprise chez Jules Ferry
entre deux éviers à faire la vaisselle
et un vers vide à remplir
sans jamais que mon coeur ne crise autrement que mis en étroitesse…
Niala-Loisobleu – 7 Décembre 2018
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