COMME NOUS SOMMES…RIEN D’AUTRE


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COMME NOUS SOMMES…RIEN D’AUTRE

T’avoir nue au milieu du fatras quotidien, hurlante des silences que ni toi pas plus que moi ne retenons aux bords des sabliers dont nous renversons les plages, pour qu’en dépit des apparences les murs nous ouvrent  à la nage. Bulles de salives , plusieurs doigts, un grand vert, sans protection d’incontinence. Un oiseau ayant le droit de migrer en tous lieux où le derme refuse d’épiler ses forêts. Respect de la flore. Semis de lin dans l’ô de là , l’autre manière d’aborder la lecture au couché, avant que les travers seins ne fanent. Pour l’agrément tous voiles dehors.

Elle disait un jour je serais grande, il lui répondait bien sûr, c’est pour cela que je te fais Femme sans te grandir les parties inutiles de l’évolution. Par exemple ton innocence que nous garderons sauvage, avec on haleine de mauvaise herbe et ses vertus de contre-tisane.

Nous n’habiterons que les arbres de passage. Couverts de plumes à nous écrire tels que nous sommes. Flottants ponts et trains de bois d’une berge à l’autre. Nos ongles inciseront les peaux mortes des pores pour faire ressurgir les Cités englouties, mers taries, marelles et bateaux de papier confisqués.

A la courbure du temps, dans l’accorde du virage.

Juste assez fadas pour empêcher les premiers venus de nous prendre dans la raison.L’amour pour en avoir appris la difficulté, ayant forgé la clef d’ailleurs.

Niala-Loisobleu

28 Mai 2015

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REVOLUTION SOL SOLE AIR


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REVOLUTION SOL SOLE AIR

Lèvres-toi d’un bout à l’autre de la branche

que nos langues se miment en une et m’aime chanson de gestes

Tresses-toi des voiles en mèches d’algues

sur les pieds d’un chant de fleurs de sel,

l’écume est déjà accrochée aux lobes de notre orbe

Lâches les chiens de ta poitrine qu’ils courent fous sans laisse

Jazzy tu cascaderas

d’un piano à pistons à l’âme d’une contrebasse callypiges

de tes seins bals

D’un cou déhanches tes épaules qu’elles glissent sur la rampe de tes lombaires

le degré senti grade vibrera de ton ventre à mon flair animal

Que de nuits  se sont interposées à ces précédents anniversaires en mouchant les bougies

tu étais si belle à tromper le tant

que tu es tombée d’illusion en illusion

maintenue en survie grâce au verger d’étroits fruits chapardés à l’étal de tes privations

Il se fait tard

dans la suie les rues transpirent

mouillées d’angoisse

leur dessein tremble d’asphyxie derrière ses carreaux sales

babel-gomme

Crie, crie ,

le premier jour reste le grillon de la dernière cheminée

Rebondi

voici le ricochet

d’une ronde

cristal au son clair projetant sa lumière d’échos

Jeu de billes enfant

qui ne roule personne

en jetant les soldats de plomb au feu qui s’allume

L’oiseau ne se blottit pas au giron de la fatalité

il aire aux seins

l’existence d’une réalité à vivre naissant d’un abandon qui meurt…

Niala-Loisobleu

27 Mai 2015

doresa

DERRIERE LE MUR


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DERRIERE LE MUR

Au bord du chemin déchaussé des maisons se serrent en sentant que du livre des pages ont été arrachées. Froid humide d’entre deux quarts. L’aile n’a pas déployé d’envergure, la première ponte se retient sans trop savoir pourquoi. En lettres de mousses les verts débordent. Houblon les malts quand le brasseur est à marée basse ? Là parmi les verres vides, les mégots débordent de tabac refroidi. Comme des ongles en deuil le bitume des fumées colle à la blancheur d’un rêve inachevé. On se trompe parfois de pieds en laçant les rubans aux cannes des chemins des cayennes. Compagnon gare, retiens tes poings de vouloir faire ton chef-d’oeuvre avec la gueule du destin. Tous les accordéons plient les douleurs diverses des escales.  L’haleine d’une chanson d’amour qui finit mal fout la tête dans l’cul le matin au réveil. Comme un coq remonté sonne tout seul un autre jour à recommencer. J’ai tant de sourires endormis dans ma traversée que c’est bonne action d’en noyer. Sa peau blanche jurait avec la noirceur de son décolleté. La soie rutilante d’une mise extérieure dérobe l’usure des dessous souillés. A l’enseigne des fleurs du mal, le marché aux fleurs déhale. J’accuse, rue Emile Zola.Que de bouts de craies gardent la peau de mes doigts. Autant de coeurs aux initiales éteintes, que de flèches aux cathédrales sans nefs. Quand tombe le rideau, l’étroit cou cherche de l’air. L’incompatible rapproche toujours les amours impossibles.Cette maison que nous voulions notre, n’est pas à vendre. Derrière les tessons de bouteilles que les murs érigent, un petit jardin garde le secret de son immensité à maraîcher. Les violons n’ont jamais d’airs en lambeaux, ce qui est un sanglot vit du poète à vif d’aimer. Arrivent des musiques, celtes que j’aime, marquant de leurs pierres dressées la venue des chants ailisés, flûte, cornemuse et peaux tendues de go élans me débarrassant la tête de ses oiseaux noirs…

Niala-Loisobleu

25 Mai 2015

Léa Fery Tooga Escape

LES MOTS BLEUS


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LES MOTS BLEUS

Sans les trottoirs du vide où pourrions-nous nous remplir du son des harmonicas ? Nos chiens qu’on laisse, au bout d’un collier, on va quand même pas les museler comme des chrétiens – comble mon attente mon Coeur, prends-moi par les pôles – Le dernier métro se balance en sourdine le long du quai, ça va ça vient pendant que les pendules, comme des a régné, tricotent leurs toiles. Quand je te parle est-ce que tu m’entends ? Un jour que j’avais pris par le derrière de l’église, une étonnante découverte s’offrit à mon regard. La mer s’étalait au travers des fortifs de la ceinture verte. Pas la mer-serviettes-parasols-et-chichis-huileux, non la mer-crique-calanque-pinède-et-trousse-chemise. Enveloppé dans l’odeur du cri des mouettes  à l’instant précis  où le bois peint d’une cabane se frotte le dos trémières, rose-blanc-rouge-sang-de-boeuf, petit-bras pour le côté frime. Qu’est-ce que j’aurais pu foutre d’une manche à trois galons avec casquette d’amiral, ces conneries qui font que les femmes ont perdu leurs poils pour un parfum de savonnette, merde, la croisière SI elle s’amuse c’est qu’je suis évêque. Naufrage. Je méduse ras d’ô. A la pointe du môle, j’ai mis les bouées de Boterro à la place des balises, avec l’insubmersibilité de Niki de St-Phalle. Des embruns venus du Titanic portaient la scoumoune aux bruyères. Cette musique de danse dans les glaçons d’un ver, pour la poésie ça brise l’échine. Comme ex-votos nous garderons une bonne paire de seins ça vous tient le péril en mer en quarantaine. Là où la baïne est en planque, c’est l’endroit de prédilection des Aoûtiens sortis par hasard de l’avalanche du dernier hiver. Sans conter les accidentés de la déroute. Le moi prochain je changerai rien. Des villages blancs des flamencos, l’angine s’éloigne, seule la voie reste rauque. Carmen vient se rouler le cigare dans l’entre-cuisses, faute d’avoir pu marida l’Arlésienne – récidive d’absence – dans la version gay d’un pigeon nommé biset. Je te promets une lune sans cernes aux yeux bleus de la soupe du dernier bouillon de minuit….

Niala-Loisobleu
23 Mai 2015

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PAONS DE BRUME


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PAONS DE BRUME

Habitants des encoignures

que des ronces à fleurs de watts illuminent

ils guettent au trou comme des faiseuses d’ange

prêts à tricoter

Faites vos je

chante en boucle l’épi du poêle de carotte

Finie la misère

finie la solitude

faites vos je c’est votre jour de chance

L’ô tôt ça tisse faction

Le lapin qui sort du chapeau

fait pas autre chose que son rôle de rendez-vous manqué

Dans la fumée des cierges l’an chair capote

si da

peut-être

un polichinelle ou une MST  à gagner

Mame Irma c’est pas toujours Larousse qui s’aime à tous vents…

Niala-Loisobleu

19 Mai 2015

Diana Dihaze  42f54c9b0bd9f720476c

CAILLOU DE MES SEMELLES


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CAILLOU DE MES SEMELLES

Le soleil rasait encore le dernier poil de lune

laissant d’argent

le Nil bleu

s’étirer avant de se faire obélisque dans le désert

Le silence mis dans les vapeurs froides

abandonnées du dernier plomb

confère l’ascèse qui fait vide

Les parasites s’éloignaient déjà

pris en charge par l’ouverture du mystère ambiant

Ici le sable est étranger aux jeux de plage

il porte trop d’écritures

faite de milliers de signes

Une autre dimension souveraine

et j’éprouve le besoin de m’y enfoncer jusqu’aux genoux

pour laisser mon coeur tremper

avant tout plongeon cérébral

A des centaines de mètres en diagonales

des souterrains

aux serrures de dalles à clef sablonneuse

gardent le secret

Je ne vivrai pas sans lui être tout acquis

de connivence

sans lien aucun avec ses  milliards de pattes montées courroies

de transmissions mécaniques

d’êtres désincarnés d’émotion

Impossible sans cette évidence qui terrasse la question

avant qu’elle ne naisse

Laisser place entière à la Beauté

la reconnaître comme seule directrice de conscience

commence et poursuit l’initiation

J’ai un petit caillou qui habite mes poches

il est à mes semelles

sur toutes mes trajectoires

Il est ton symbole mon Amour

c’est ma Lucille

mon parent de BB King

partout avec moi…

Niala-Loisobleu

18 Mai 2015

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EST-CE-TU AIR ?


Autoportrait d'un loup solitaire

EST-CE TU AIR ?

Instinctivement je cueille une mèche à ton front
curieusement elle fouille
remue
et retourne ma poitrine
pour trouver ce qui se cache sans motif apparent

dans l’emploi du tant d’une journée pastel

Cette clairière ferait tonsure dans le touffu ‘incompréhensible

C’est en plein large, pris dans l’étau de la mer et du ciel que ces suspensions  sont le plus perceptibles. On tient sa pensée avec la paume vide, on est debout sans plus sentir ses pieds, un oeil à côté de l’autre, bien en peine de réunir les deux bouts de l’horizon. Où est-on vraiment, si ce n’est dans la cuisine où tu prépares le repas de midi, dans la salle d’ô, repassant tes formes au miroir, derrière le rideau des arbres qui commencent le bois de pins, tirant à eux l’odeur de la première vague léchant la plage. Etre ensemble séparés c’est naviguer sur un bateau-fantôme dont  l’avant marche complètement derrière. Sous la poussée de deux vents contraires.
Où sont-elles restées les marques des courses animales
passées au travers des pierres
disséminant ici et là
faines et glands
Sans demande des lèvres
la nuance insère la teinte de la vibration
au blanc no man’s land
poussant la couleur intérieure a se prononcer
Le silence change de portée
nous amenons nos doigts au coeur de l’herbe a tresser des paniers
La gorge en feu le soleil irradie les vases de verts maraîchins
les lentilles gardent notre reflet au secret
le temps d’un nuage transbordeur
Aux frémissements désordonnés de tes seins
mes lèvres attrapent la cadence
je ratèle ton ventre de mes dents
pour retenir la senteur de ton creux
L’arbre surgit de temps de poussée
mirliton dépliant sa musique
aux extrémités de ses bras
tranquille
insignifiant
telle cette force qu’aucun pouvoir tramé ne saurait avoir
Un témoignage sans droit de gage

Niala-Loisobleu

17 Mai 2015

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CE SOIR J’HABITE LE GRAND DEUIL


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CE SOIR J’HABITE LE GRAND DEUIL

Je n’ai pas de mots journalistiques à dire

une immense peine

un pied d’envie de partir à mon tour

si c’était vrai que quelque part on retrouve ceux qu’on aime

ces amours bien trop grands pour vivre en ce monde

étriqué du coeur

Hein Lucille

si le vrai était là

ici c’est sûr que c’est pas le cas

Joue joue joue joue

bordel

joue joue …

http://www.sudouest.fr/2015/05/15/deces-de-b-b-king-les-images-de-ses-passages-a-cognac-blues-passions-1921795-4691.php

Niala-Loisobleu

15 Mai 2015