EN CABRURES


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EN CABRURES

Tu viens de ces levers qui couchent la raison

et leurs mi-graines

sous les ruades du sang de l’espoir

cheval absent

aux quais d’arrivées des erreurs de stationnement

présence des mouchoirs

Muselant à la niche les clochers plantés sur les aiguilles

de la férule de Chronos

ne portant plus au poignet que le pouls de l’allant

Libre d’espaces vers lesquels glisse ton ventre coque

tu t’harponnes toutes cales ouvertes

au devant de ta propre découverte

Troussée des habitudes

usinées aux manufactures de guerre lasse

ficelant l’affranchissement

L’interdit laissé au trompe-l’oeil du décor

tu voles de la couleur mimétique des marées montantes

en sel à la conquête de toi-même

Des bois flottants noués aux orées des pontons

font et tapent d’île en île

la traversée de l’anonyme matricule

Niala-Loisobleu

17 Octobre 2018

PANNE DE SEXE HEUR


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PANNE DE SEXE HEUR

 

N’importe comment déshabillée l’oreille louche comme si le né aurait tenu à la petite écuyère en argent

l’amer monte, le safran s’échappe, renversant la coque au gouvernail démâté, Moby Dick je t’aurais, crie le vitrier en remontant le trottoir

lasse la rampe laisse choir

l’escalier rétrécit, rien à faire le truc en plumes est en manque de largeur, la nuisette n’a pu empêcher qu’un poil se marche sur la langue

quand les yeux se sont éteints, une panne de sexe heur a soufflé sur la flamme genre saut d’eau pour décoller les chiens en proie à jouer dans le rut

Comme un oiseau que le vent a mis au bord des rives paisibles de la Charente, un reflet joue du cornet chocolat-vanille, se remplir la barbe d’un parfum commun à la route de la soie

Délice d’hâler cru nu bord de mer sans besoin de gilet…

 

Niala-Loisobleu – 22 Juin 2018

EMBARCADERE


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EMBARCADERE

Sentant revenir un soleil fugueur la pente se mit à redresser la tête pour inciter l’agapanthe à ouvrir le bleu tous doigts écartés. Les herbes ramassées les unes contre les autres sourirent au moniteur donnant l’ordre de sortir du fond du lit, la couverture n’apportant plus d’assurance contre les risques de pluie.

Lin se tendant au châssis

la martre s’emmancha dans la virole

joie du manche apercevant la main gauche s’affermir

De la mer le Stabat Mater de Pergolèse  vint au rivage, moussu de blanc, l’écume est jour

Seule l’ombre d’un tube sec aurait pu manquer à l’envie de la palette. Au moment où ils  émergèrent d’une table des matières plus touffue qu’un avant-projet pour gagner du tant, tu avais chaussé tes lunettes le nez dans le sens du vent, le chien dont le fouet de queue battait, indiquant la joie de te savoir là, anémone délicatement penchée d’un ton bleu-violacé.

Le peint lâche son odeur fournil

j’ai ri un moulin à ô dans le remous de ma salive

Embrasse-moi me dis-tu alors dans ta langue

Trois cygnes dans les iris d’eau, deux couples de canards, le premier sur l’herbe et l’autre à la nage, oui la Charente coule sans bruit sans m’avoir repris mon goût de Seine. J’ai les quais de la Cité dans l’herbe des arbres qui s’y reflète. Balance le ponton

Ton visage pour seul équipage

Niala-Loisobleu – 19/06/18