Chantier-Naval
Une charrette emporte quatre-saisons dans un bruit d’échappement de pluie
Et les pigeons se retiennent aux géraniums, entre un chat et la gouttière, pareils au souffle quand le feu passe à l’orange
Les antennes de toi avalées par des inspirateurs mirobolant l’image s’est évanouie
Sur le zinc, des verres à moitié-vides boudent à côté de bouteilles à moitié-pleines
Une cloche sonne au lointain, les coqs se tournent la crête de l’autre côté de l’aube, l’aurore ne peut avoir d’heure fixe
L’horloge s’enfouit la mollesse dans le sable
Je repousse une douleur dorsale et son mal au coeur par-dessus le bastingage
L’encre se crochète entre deux rochers qu’elle vient de trouver dessinés sur le papier-plié d’un bateau prêt à être lancé.
Niala-Loisobleu – 27/01/18

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