LA CIUDAD DE LAS DOS PACES


L'attente d'apres Patrick Jannin

LA CIUDAD DE LAS DOS PACES

Lame acérée du rai, murmure d’un voeu haletant que l’heure égraine, heur après heurt

racines au fond de poumons gorgés de crues de sang,  que des mains décousues de promesses tiennent

il pleut des éclats de rires au regard d’enfants abattus en plein vol, lestés d’éclats d’obus

le missile est là,

visible,

en lieu et place du Messie attendu

psalmodiant ses sermons de chaire à canons qui labourent pour l’épuration raciale

L’étron d’oliviers enfume la virginité de la colombe au fil du couteau

mains en prière dans une parodie d’amour

c’est ainsi que les hommes disent vivre

Il fait désert

je vois l’oasis tarir

Nous nous y étions plantés source bleue

doigts noués aux matins qui tissent

loin des dattes et de leurs régime

qui obturent les estuaires et leurs confluents

Pourquoi tout ça pour ça ?

La surdité de l’inconstance hurle le manque d’amour

en se jetant des quatre membres dans l’imposture

à force de mots étirés en phrases à maux discourant hors sujet

Dans l’ombre de l’au-delà, le chant de Montserrat vole de ruelles en ruelles

sorti d’une même voie innée des deux camps

débouché

que la réalité humaine rend impossible par la fragilité de son passage à l’acte

au nom d’un éternel remake de ses anciennes erreurs

comme s’il n’y avait d’autre solution que celle de mourir pour continuer d’aimer

avec sa connaissance, sa dignité, sa foi, sa probité, son humanité

sauvegardés des pirouettes de la lâcheté…

Niala-Loisobleu

21 Juin 2015

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ORS DU TEMPS


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ORS DU TEMPS

Des balalaïkas éteintes on entend plus briller l’icone

sur la table d’hôtel

les verres renversés flottent dans la vodka des bateliers

Volga, Volga

fait le chauffeur de taxi, Prince du tant jadis

vous êtes arrivés

La Place Rouge du dernier assassinat politique

sent le show colas de chez Poutine

Kiev que tu dis ?

Nathalie cha te dit en corps quelque chose ?

Quand le matin se lève sur le Boulevard Sébastopol

des pigeons slavent dans les caniveaux

Volga, Volga

du russe je ne parle que le

Chagall

moins muet que sa carpe juive

Et  demeurerai le dernier clown de la soirée

Il pleut dehors est-ce que tu m’aimes encore ?

Niala-Loisobleu

15 Juin 2015

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CALE-SECHE…


Welcome's c

CALE-SECHE,,,

Sur le front de mer la plage ride au carrefour des pattes d’oie

d’un horizon tari

Le casino vient de fermer les pisseries fines

L’épicier arabe sort ses cageots de légumes cultivés sous le voile

Jetée au bout du môle une laitue se perd dans un trou d’eau de mer d’huile

En pliant l’échine, elle chante la vie-nègre

Anémone

fait prendre l’air à la contrebasse qui roupille en consigne au Café de la Gare

Un cheval s’assied à la viole de Gand, sellé hippocampe pour dernière charge héroïque

Tandis que l’archet de la lune glisse sur les rênes, à l’extrémité de l’âme des violons

vers l’aine, un morpion se met en quête d’un nouveau jeu à gratter

Au loin venus de la fosse abyssale les seins balles d’une naïade rebondissent

toutes litanies sorties du soutien-gorge

en vantant le gros néné comme seul contre-poison de la platitude d’esprit

Dans son lit un adolescent fait son premier rêve érotique

Le phare se dresse sous la couverture d’une brume cotonneuse

Une amande tenant une figue par la main met son obole dans le mendiant

de plus en plus malade la nature défend son exercice plus vivement qu’un adepte des 35 heures

Le barbier de Sébile affûte sa voie en jetant son regard sur l’horizon

Quel chemin faut-il bien prendre pour avoir le meilleur soutien, fait-il gorge grave

Aidez-moi j’ai des trous dans les poches de ma mémoire

Mais qu’est-ce que c’est noir les plages, fait un cormoran englué dans le texte d’un blues-mazout

T’avais qu’à coucher au Carlton lui rétorque un vieux chien libidineux, t’aurais été blanchi

On a emprisonné l’Oiso pour exhibitionnisme faisant injure à magistrat

Nu comme un vers libre, il montrait un démonte-cage à faire soi-même

Pauvre monde la tête dans le sot du virtuel

Plus aucun sentiment désintéressé ne pointe à l’horizon numérique

Une odeur pestilentielle répand sa bêtise crasse à l’infini

Fesse de Bouc truste

son mono-pôle interplané-taire éradiquant ce qui ne ferait pas sa loi

tirant à lui tout seul l’obscurantisme parti en conquête

dans une vaste entreprise de recrutement

Ce qu’il me reste de libre-arbitre

je veux le voir pousser dans un jardin d’enfants

parmi les innocents

les imbéciles

les naïfs

pour naître récolté qu’après mes deux mains

Niala-Loisobleu

14 Juin 2015

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MILONGA


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MILONGA

Au coeur des passages

veine artère du vide

avant que le caillot vienne

la pierre entraîne à la milonga

forum que l’ordinaire ne peut éteindre

Lieu mal famé

providence pour l’apprenti-sorcier

ou

marmite de la métaphysique ?

A porte qui grince

le rossignol

ouvre la serrure sans penser au placard de Barbe-Bleue

L’amour commence toujours par le ciel

Milonga

les formes se soudent en mouvement de chair et bruit de bandonéon

tu réverbères le lumignon

que le vent a couché dans les teints rabattus

Mon coeur-violon pleure de se frotter à l’archet de la passion

à l’ô qui coule

à l’ô qui brûle

à l’ô c’est toi

à l’ô serres-moi de tes seins nus

à l’ô  à l’ô

que je nage du haut

du grand-plongeoir de tes yeux

La boule magique

écrit le livre en voûtes arcs-en-ciel

encre sarrasine des  arcades lombaires

jeu de perspective des membres en colonnades

La lêpre des façades rongera les crépis tôt ou tard

sans attaquer la sève de la couleur

Milonga jardin de nuit bleue

Niala-loisobleu

4 Juin 2015

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LA BECANE


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LA BECANE

Cet air papillon, rouge tâche de camp buis, qui vous crucifie le d’ssus du lit,

laisse tomber ses feuilles sur l’ô rayé,

ça va , ça vient,

mi-figue-mi-raisin,

qu’on va d’un jour à l’autre de concert sur le cadre.

Qu’on va,

jusqu’au jour où la cruche casse d’avoir trop eue la tête dans l’eau.

J’écris avec des cailloux d’encre

un caillou d’encre ça note grave

incisant le fond, négligeant l’emballage, le vernis

plus loin

plus fort

qu’une pointe sèche

mettant le coeur et la flèche dans l’écorce à en abimer les forêts

Il fait le même matin mais on est plus le m’aime jour

Infarctus

crac boum hue

les paroles de la chanson passent à l’arrêt des piles

le p’tit-lapin se bouffe son tambour

les maux ça étouffe

La-haut, les oiseaux blancs ont noirci le bout des ailes d’un crêpe de chine

à l’écart des cendres du phénix

Ainsi font font font

trois p’tits tours et puis s’en vont

quand l’acte n’a jamais eu la tripe de franchir la parole

laissant la lâcheté gonfler comme le boeuf de la fable

Gratte, gratte

ô guitare, déchirure du non-dit de la rage de vivre

l’échine plie mais ne romp

rose ô

des rives lacustres où nous nageons sur les pilotis

de nos iambes de bois

Elle était fleur de plats stocks

ces ornements du bluff qui tirent les larmes des mals baisers

Ton air de piéta

icône à merveille le pseudo que l’amour se met en photo

sur le carnaval de fesses de bouc

Allez champagne !!!!

Niala-Loisobleu

3 Juin2015

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QUE JE T’AIME, QUE JE T’AIME


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QUE JE T’AIME, QUE JE T’AIME

Estran demander d’oublier la méfiance ?

L’amour serait-il sans illusion ?

Allier la lune à en défaire

Colombine et Pierrot

c’est la décrocher des nues

pour l’encrer à taire

Quelques tâches plus loin sur la candeur, un matin en apparence pareil aux autres, l’amer me tira du lit, trempé comme un acier découvrant sa paille

Alors qu’à la baguette de sourcier je glanais le sel dans l’ô douce

je sentis venir dans mon dos ce que je m’étais caché de face

De papier l’armada paradait pour la fête de la mère

des compliments en veux-tu en voilà

emballés dans des rubans de couleuvres grasses comme des oedèmes de pâques

promesses en tortillons à ressorts garantis bolducs

pour vrais canulards

que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime

Pliées comme un ex-voto à qui on enfonce le cou dans l’ô

les roses fanées d’odeurs

descendaient aux abysses amarrées par l’épine d’un cheval de trois

resté dans l’ombre de la vérité

vive la saint coq hue

que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime…

Niala-Loisobleu

31 Mai 2015

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P’TIT NOM


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P’TIT NOM

Tant de matins naissent sans que rien fasse exception, que c’est par là qu’arrivent les extras. On sort du tapis roulant, ça bouge comme une échelle de cordes, surtout quand ça fait de la musique avec les mains.Les mains c’est de là que tout vient. On a des doigts mâles et femelles pour créer. Quel outil génial.

Un jour de Vallée des Reines, que le matin avait encore un pied dans le lit, un caillou m’a dit « Bonjour » alors que quittant le bateau j’allais au-devant du soleil.Le Sphinx en me regardant de ses yeux sans nez, semblait vouloir dire. Dire…. oui mais quoi ? Tout a toujours quelque chose à dire, et surtout à vendre sans raisons, dans cette traversée de la vie.

N’empêche que j’ai un Nil partout.

A cause du soleil que c’est là que je réside. que pour le voir faut pas rester couché. L’eau ça m’amniotise, j’y flotte sans rouiller. Et plus tu marches moins t’as la pépie. C’est mon médium. Peindre c’est tout ce que je sais faire. Je prends n’importe quel morceau de ficelle, un bout de bois, et plein de maisons sortent du ciel. Accrochées à des cous d’oiseaux volant d’une histoire à l’autre. Ils habitent sur des arbres porte-avions. Faut voir quand ils larguent les voiles, tout s’ouvre.  Le visage des femmes apparaît (pas entre deux yeux) on le voit en totalité, avec le tronc, le bassin, le jardin en entier quoi….

Comment tu t’appelles ? Laisses-moi ton p’tit nom, t’auras mon Oui-Oui, pour t’emmener découvrir les parties visibles prises dans l’étau du quotidien. Pas dur, pas exigeant comme le compliqué, tu n’a qu’à accepter de vivre.

Niala-Loisobleu

30 Mai 2015

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REVOLUTION SOL SOLE AIR


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REVOLUTION SOL SOLE AIR

Lèvres-toi d’un bout à l’autre de la branche

que nos langues se miment en une et m’aime chanson de gestes

Tresses-toi des voiles en mèches d’algues

sur les pieds d’un chant de fleurs de sel,

l’écume est déjà accrochée aux lobes de notre orbe

Lâches les chiens de ta poitrine qu’ils courent fous sans laisse

Jazzy tu cascaderas

d’un piano à pistons à l’âme d’une contrebasse callypiges

de tes seins bals

D’un cou déhanches tes épaules qu’elles glissent sur la rampe de tes lombaires

le degré senti grade vibrera de ton ventre à mon flair animal

Que de nuits  se sont interposées à ces précédents anniversaires en mouchant les bougies

tu étais si belle à tromper le tant

que tu es tombée d’illusion en illusion

maintenue en survie grâce au verger d’étroits fruits chapardés à l’étal de tes privations

Il se fait tard

dans la suie les rues transpirent

mouillées d’angoisse

leur dessein tremble d’asphyxie derrière ses carreaux sales

babel-gomme

Crie, crie ,

le premier jour reste le grillon de la dernière cheminée

Rebondi

voici le ricochet

d’une ronde

cristal au son clair projetant sa lumière d’échos

Jeu de billes enfant

qui ne roule personne

en jetant les soldats de plomb au feu qui s’allume

L’oiseau ne se blottit pas au giron de la fatalité

il aire aux seins

l’existence d’une réalité à vivre naissant d’un abandon qui meurt…

Niala-Loisobleu

27 Mai 2015

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LES MOTS BLEUS


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LES MOTS BLEUS

Sans les trottoirs du vide où pourrions-nous nous remplir du son des harmonicas ? Nos chiens qu’on laisse, au bout d’un collier, on va quand même pas les museler comme des chrétiens – comble mon attente mon Coeur, prends-moi par les pôles – Le dernier métro se balance en sourdine le long du quai, ça va ça vient pendant que les pendules, comme des a régné, tricotent leurs toiles. Quand je te parle est-ce que tu m’entends ? Un jour que j’avais pris par le derrière de l’église, une étonnante découverte s’offrit à mon regard. La mer s’étalait au travers des fortifs de la ceinture verte. Pas la mer-serviettes-parasols-et-chichis-huileux, non la mer-crique-calanque-pinède-et-trousse-chemise. Enveloppé dans l’odeur du cri des mouettes  à l’instant précis  où le bois peint d’une cabane se frotte le dos trémières, rose-blanc-rouge-sang-de-boeuf, petit-bras pour le côté frime. Qu’est-ce que j’aurais pu foutre d’une manche à trois galons avec casquette d’amiral, ces conneries qui font que les femmes ont perdu leurs poils pour un parfum de savonnette, merde, la croisière SI elle s’amuse c’est qu’je suis évêque. Naufrage. Je méduse ras d’ô. A la pointe du môle, j’ai mis les bouées de Boterro à la place des balises, avec l’insubmersibilité de Niki de St-Phalle. Des embruns venus du Titanic portaient la scoumoune aux bruyères. Cette musique de danse dans les glaçons d’un ver, pour la poésie ça brise l’échine. Comme ex-votos nous garderons une bonne paire de seins ça vous tient le péril en mer en quarantaine. Là où la baïne est en planque, c’est l’endroit de prédilection des Aoûtiens sortis par hasard de l’avalanche du dernier hiver. Sans conter les accidentés de la déroute. Le moi prochain je changerai rien. Des villages blancs des flamencos, l’angine s’éloigne, seule la voie reste rauque. Carmen vient se rouler le cigare dans l’entre-cuisses, faute d’avoir pu marida l’Arlésienne – récidive d’absence – dans la version gay d’un pigeon nommé biset. Je te promets une lune sans cernes aux yeux bleus de la soupe du dernier bouillon de minuit….

Niala-Loisobleu
23 Mai 2015

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POST-SCRIPTUM


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POST-SCRIPTUM

Un trapèze volant venait de perdre les zoos

mis à part quelques vers de terre boulimiques

grands mangeurs de libre-arbitre,

une grande bouffée d’air

qu’était ma foi plutôt gironde,

bien que pas des chartrons,

se faisait le pont de singes de l’univers

pour apprendre la signification du jeu de lois opposé à la marelle

A la place du st-pierre où des orques jouaient Mozart au comptoir d’un clandé de sirènes

l’infini dépassait les jumelles de marine

toutes ambitions confondues

Et ce bruit

quel silence

à faire mouiller dans la rade en hissant les couleurs arc-en-ciel

J’aime les steppes tartares

avec des vraies yourtes pas faites en pots de yacks-à-dit

je garde mon musc sans gym astique

La guère des étoiles

les singes à fusil d’assaut

les stations mires de l’Ina

les speakrines-troncs pour la malfaisance

la réforme des collèges et l’abus de pouvoir d’un roitelet et de sa gouvernante belle ka sème la merde

les parodies de démocratie

l’injuste hisse social

qui conduisent aux pilotes du suicide collectif

et tout le sein frusquin d’une prothèse

aïe ma mère

finis, finis,

et ninis

Je suis plus volé

je vole, je vole, je vole…

Niala-Loisobleu

21 Mai 2015

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