ERRE A T’HOMME


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ERRE A T’HOMME

Il m’est paru,

dans la presse,

qu’à réfléchir trop on déraille

plus et d’avant âge

quand

dans la locomotive le mécanicien est plus fantôme que le train

Ainsi parlait z’haras tousse gras, le cheval qui me sert des talons quand ma folie se lâche

Alors je sors des grilles

des murs

des enceintes (excepté les parturientes)

des haies pleines des pines contaminées

des préjugés bourges

manières de saintes-nitouches

positions non reconnues par le kama-sutra

statistiques en tous genres et sermons d’obédiences

particulièrement les fausses-promesses qui font la loi

et

tout ce qui fait prothèse

(faux-culs, faux-seins, faux–bois, faux-marbres, faux-soyeurs, etc….)

Lorsque la question d’où que je viens se glisse entre le d’où que je vas,

se pose

je me chante du grand Jacques sur une musique de Gauguin,

à l’abri sous les Marquises qui vont tout bien

Puis corps élancé dans un esprit de sel, je plonge dans le noir pour en ressortir

plus bleu qu’un fromage

tout puant

ben coulant

pour que l’époisses en reculent battues sur leur propre terrain

Je suis heureux d’un ensemble de malheurs

mécréant plus croyant qu’un prêche ne remplacera jamais un acte

Mon erre heur

en bande houlière  je vas éjaculant d’encre d’échine

Ô mon bateau, ô mon Capitaine

la vie je l’avale et bien…

Niala-Loisobleu

29 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=sBo7OaFpHIg

LES MATINS POUR SEOIR


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LES MATINS POUR SEOIR

Elle libère ses bras. Des doigts elle se dirige vers l’entrebaillement du jour à peine levé

Hormis l’horloge

et son hoquet perpétuel

aucun son ne se déplace.

-Ah oui encore des chatouilles derrière mon oreille, dit-elle

accolée au rai passant sur le seuil.

Un train a du passer

Où ?

Peut importe puisqu’il ne s’est pas arrêté

Au fond de l’alcove les draps frissonnent

les chaises se reserrent autour de la table

trois gouttes vont du robinet à l’écoulement de l’évier

Le pain lève

Elle essaie de me toucher, j’ai senti ses cheveux éventer le mot retenu

alors je laisse ma pensée marcher à quatre pattes.

Les tomettes libèrent le souvenir des pas de danse

devant la cheminée où l’odeur des braises tient au bout de la crémaillère

quelques musiques de sabots accrochées à des grelots

faisant la ronde sur les paupières.

Les tableaux ne cessent de conter d’un mur à l’autre.

Indéfinissable la certitude se passe des questions

tout comme aux vitres les rideaux frémissent alors que les fenêtres sont closes

la présence se manifeste dans un vide apparent.

L »amour ne lâche pas prise.

Niala-Loisobleu

28 Juillet 2015

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PIGMENTATION


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PIGMENTATION

Velours rouge rapé, les rideaux de mon ciné paradiso sont allongés sur le dos des fauteuils.

Dans la cabine un bruit d’abeille rûche, au bout des faisceaux, les yeux émerveillés d’un môme tiennent par la main le sourire d’un vieil homme.

Dans les rues vides, c’est le long des murs que l’histoire fait l’affiche.

Contraste du tant, le bonheur ça part plus souvent d’un malheur que du bon sentiment.

Les guerres de mon grand-père + les batailles de mon père, ça fait une maman qui élève avec force absence et une grand-mère là, qui apprend mieux qu’aux écoles les leçons de la vie.

Entre 14 et 18, 39 et 45, y avait eu plus fort: 36. La guerre civile espagnole et la guerre sociale

en nouvelle gaule.

Tu sais pas dire encore, mais tu sens.

Tu sens que couleurs et odeurs sont en train de basculer.

C’est l’instant où j’ai choisi tout petit d’être grand afin de demeurer un enfant jusqu’au mot fin.

J »ai joué à savoir, à comprendre, sans compromis, poussé par la curiosité saine d’aller au bout de cette admiration que des hommes simples m’inspiraient.

Le tout dans le respect du mystère du bonheur qui ne se pose pas les mauvaises questions.

La souffrance issue de la guerre, forge, cimente, bétonne l’humilité.

Affute le désir de vivre,

Développe la notion de fraternité.

Place dans le concept même de l’amour.

On crée par nature.

J’ai vu les terres reculer sans que les chevaux les aient tirés.

Là où les hommes se sont attelés il n’y a plus que boulimie du profit.

L’évolution s’est retournée, le confort a ouvert les portes du désert de l’indifférence.

A MOI, A MOI, A MOI

aboient des chiens empaillés dans la meute des chasseurs de prime.

Tu sais telle mon arbre, tu es sève, racine, nid, poumon, sein, musique de l’instrument du vent, échelle à oiseaux, pique-nuage, accroche-bleu, cerf-volant, fenêtre sur le plus loin…

Toi mon Ooeur, caillou, écume, ru, fleuve, estuaire

où la couleur que tu m’allevines

vient s’aimer au large de l’océan

sautant l’amer obstacle de l’égo.

J’ai que grandi dans mon âme

j’ai resté tout petit dans mes culottes

 je vois de plus en plus clair avec mes yeux qui s’usent que sur l’extérieur.

De  doigts d’encre je te peigne mon Amour.

Reste belle

Niala-Loisobleu

27 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=GFpbSn4PUJ0

UN PONT DE TROP PLUS LOIN


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UN PONT DE TROP PLUS LOIN

Marennes

est là au centre du rond point

que de la cabane

je vois l’aqueux sécher la traversée

par la grâce d’un troupeau de tracteurs

paissant à l’horizon du

Château

qu’on voit que du côté continent…

Non de Diou ça sent la jacquerie

en Moëze-Oléron,

tout comme s’y on était dans n’importe lequel

des quat’coins de l’ex-agone-hie…

Mon pote le Gitan y m’dit p’têtre qu’on va revoir le bac

Ce s’rait temps lui je rétorque du tac au tac

tous ces trucs bidons qui servent qu’à faire de la désintoxe pour noyer le poisson

Ce pays bâtard d’un couple des Lumières

s’engloutit

au faim fond de sa décadence

et fier par-dessus ça d’être tête de liste de l’union, dont la seule force est de piquer du pognon

à ceux qui n’en ont pas pour engraisser ceux qu’en ont trop

Oh t’inquiètes, me fait le Bouffi, nos Valls-soeurs vont nous rebleuir le Danube

avec une nouvelle loi anti-anti-anti-anti-anti-anti-anti…quittés…

Si j’avais été un autre, sûr, je s’rais resté coi

Mais coi con dise j’ai de la répartie

Donc j’opine (un truc que je tiens de Dupanloup) et je pisse à l’arrêt du fol de l’agri-cul-dur

Ok

surajoute-t-ai-je

on laisse les reposés rentrer et les fatigués passer

le temps que les locataires du voisin marchand d’huîtres, posent les valoches et reclouent la terrasse et on répand le laid un peu plus…

L’hue gnon fait la soupe, à preuve Conne-benne-dite, qui en 68 a foutu le feu à l’ordre public, pour finir député européen, qu’on s’en remettra jamais…

Pôvres de vous à qui les promesses font acte…laissez pas trop longtemps vos yeux fermés…au cas où vous semblez l’avoir oublié…vos enfants vous les avez mis au monde…

Niala-Loisobleu

25 Juillet 2015

Kon Michiko

RETOURS D’ESTRANS (1)


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RETOURS D’ESTRANS (1)

Combien de mettre carré me reste-t-il au métier

le tant file

tout autour seiche le sable s’affole- j’ai rêvé d’un néo-Brouage mouillant au fond de ma gorge –

La côte sauvage bayadère sous les serviettes à n’en plus finir

j’ai les yeux qui piquent, Petit-Prince qu’ont-ils fait de l’épine des roses

m’aime plus un oyat pour me tirer de la dune

comme dirait la palisse voilà l’amer

Ma pierre battue

Reverdy

pourtant

au concours du château de sable

j’ai tout perdu

dans l’arène

de la dernière véronique je meurs encorné

Pierre

attends

Pierre que je vienne te relire à bâtir mon départ..

.

Niala-Loisobleu

18 Juillet 2015

« Par son ampleur, sa fluidité formelle, son timbre testamentaire,Sable mouvant cristallise tout ce qu’une vie peut transmettre d’expérience, d’intuition, de lumière visitée. Cette alliance rare de pensée et de grâce fait passer, dans le champ de la poésie vécue, comme un souffle de révélation : ici, une voix fragile et souveraine change une destinée, même à son terme terrestre, en un mouvement d’approche.
«De ma vie, je n’aurai jamais rien su faire de particulièrement remarquable pour la gagner, ni pour la perdre», avouait Pierre Reverdy, pour souligner de la façon la plus légère et la plus ironique qui soit combien sa biographie n’était pas celle d’un carriériste des lettres. Né à Narbonne en 1889, Pierre Reverdy avait fondé la revue Nord-Sud, qui annonçait le surréalisme avec quelques années d’avance. Dès 1926, il se retirait près de l’abbaye de Solesmes où il demeurait jusqu’à sa mort, en 1960. Lui qui avait anticipé bien des avant-gardes s’était éloigné, quand des suiveurs plus tacticiens commençaient à occuper le haut du pavé littéraire. La mise à distance était ce qui fondait à la fois son existence et son écriture. «La poésie, c’est le bouche-abîme du réel désiré qui manque», disait-il. Son œuvre s’impose désormais, solitaire et inégalée, au point que l’on a pu suggérer qu’il n’était pas poète : il était la poésie même. »

Source Babelio

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POINT DE VUE 2


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POINT DE VUE 2

Le couloir est jamais aussi large que long, Comme si le carré mosaïque voulait nous dire j’éfile donc je perd dure. On dirait du Nietzche. Ou peut-être du Jean-Paul, au début qu’il connaissait pas en corps Castor et qu’il ignorait  que le féminisme le conduirait au Néant. Nauséeux non ? Bah, étage et entresol  vas, glisse sur la rampe, l’ascenseur est en mise à jour.

Comme les chiottes étaient dans le couloir, au tant de mes humanités (c’était PSG des Prés – pas un voile à l’horizon- grande époque ou Boris soufflait encore dans le cornet du Tabou pour le cracher sur ses tombes) il fallait puiser la lumière par le haut. C’est fou ce qu’un vasistas peut vous en donner bien davantage qu’une façade envers. A un point que 7 décennies après les problèmes d’électricité sont restés étrangers à mon couloir de l’amor. Ma chaise est en paille ignifugé, je brûle sans mots des rations et sans consumer.

Hier Léo me chantait « il ont voté et puis après »….ben ya que le tant qui a changé, pour le reste….

C’était écrit, là, où la démocratie est née les rois du fric se devaient de rayer le tendancieux de la carte, il faut savoir rappeler aux pauvres qu’ils ne peuvent bouffer qu’au menu. Les idées pernicieuses c’est pire que la pollution, ça ronge le privilège plus vite que la peste. Mine arrêt,l’espoir d’embrigader le monde dans un dogme habité par le fantôme d’Adolf pourrait repousser l’envie de rallumer les hauts-fourneaux. Heureusement Françoué a l’audace on est pas dans la merde, on est sûr d’avoir le plat du jour…

Niala-Loisobleu

17 Juillet 5015

L'attente d'apres Patrick Jannin

https://www.youtube.com/watch?v=PPzqqlVcKFc

VENT D’SEL 2


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VENT D’SEL 2

– Ben oui,

des questions …

– On en a tous jours qu’on vit

Mais comme au tir qui est pas abonné à la pochette-surprise

faut ajuster la cible sans fermer un oeil pour que les deux visent pas  à côté

Qu’on aille à pied ou qu’on se déplace par un autre moyen,

peu importe,

tous les voyages commencent par une gare.

Seulement gare gare, les vraies ne distribuent les billets qu’après qu’on se soit assis

d’avoir beaucoup beaucoup beaucoup trop marché,

à en déborder la tolérance.

Dans le tunnel, on voit rien,  on sait plus,

juste un lumignon qui balance au centre de la voie

qui dit stop

qui dit j’existe

donc je suis être

dans un espace néant dans lequel on s’enlise.

Et la gare s »allume

De là à ce que les rails, les wagons, les locomotives, les aiguillages, les signaux,

et tous les itinéraires

soient toujours en rose,

faut pas pousser le bouchon trop loin

Le rose c’est bébé donc faut qu’ça grandisse au grand bleu.

Et le grand bleu bieu ça appelle l’arnica.

Les gnons si y en avait pas comment qu’tu crois que t’aurais l

la première notion du bonheur vrai ?

A priori l’amour en ce monde c’est rien d’autre que ce qui te manques.

C’est pas un objet, un ustensile, un faire-valoir

pas plus qu’un du d’un mauvais payeur.

L’amour c’est le courage de la bataille de ton âme.

Dans toutes ces heures de tout seul avec les autres qui t’ont jamais vu comme t’es

. Qui t’affublent, t’étiquettent, te classent, te rangent.

Allez ouste sois belle et tais-toi.

En v’là des idées d’avoir une sensibilité, un langage,

une ne serait-ce que toute petite envie de voir avec ton regard

sans qu’on te balance la honte d’avoir

ton langage,

tes idées,

un point de vue,

de la vraie solitude

ne ressemblant  pas aux corvées

de la cuisine,

la vaisselle,

l’aspirateur

les courses,

le tapis-brosse de ton corps,

le lit bido de l’autre,

non un vrai jardin secret qui t’oblige plus à ne plus être l’intégral de ton genre,

Merde au mariage pour tous,

hétéro ou homo

j’veux l’sexe de ma nature

pas celui d’un de ses accidents

Combien faut-il de gares pour pas prendre un train mécanique ?

J’ai pas la réponse pour tous

je sais juste

qu’aimer c’est d’abord comprendre souffrir

car l’amour c’est l’exact contraire de l’ô de rose

ça pue la sueur du devoir subir

T’es pas mon pare à puits

mon Coeur

t’es ma seule vérité…

Niala-Loisobleu

14 Juillet 2015

Manipulations+by+Collin+Baptiste

https://www.youtube.com/watch?v=X-5y1wOw6NQ

DE LA PEINTURE..


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DE LA PEINTURE…

Les souffles des déodorants étouffent la protection solaire

sous la suée du désherbant.

Au point que les pinèdes fouillent dans la boîte à couture

pour trouver

la bonne aiguille.

Comment écrire sur papier-gras ?

L’encre s’y refuse

Mais peindre

oui c’est toi

quand je sens que ça me prend

que tu lèves l’impossible

ma Muse

le pinceau glisse sur tous les embarras

Tes yeux ont passés outre la fadeur des pare-héo, qu’un dingo normal se recule pour ne pas renifler des planchas à la sardine.

J’ai toujours à la place du portefeuille cette longue mèche que tu tiras de ton odeur déculottée.

Couleur grand-teint, elle garde tout de toi Amour. Tu me fais vitrine sans passer.

De pierres d’âtres te voilà qui m’interpelles :

– Eh le peintre…

tu serais pas tenté par mes estrans, regarde, vois-moi

je penche la tête pour être toute barbouillée de ta peinture de manuel…

Pas de sirènes donc pas d’étocs

les naufrageurs sont pas encore rendus sur les lieux des baignades

Esprit frais au coeur des nuisances

tu laves les fonds de leur mauvais

au prix d’un mimétisme de survie  contre tes prédateurs

Me voilà

je te recommence en continu

frais des embruns d’un rêve

tableau d’un vivant inachevé

ce jardin où nous savons protéger

ce que nous voulons ressaimer

éternel regain bleu

Niala-Loisobleu

10 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=ncjenmnN4ew

PIERRE A FEU


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PIERRE A FEU

Etaient-ils partie osseuse, dorsale d’une à l’autre rive

ou peut-être centre nerveux

horloge du sentiment ?

La question est ouverte

peu importe la réponse

le courant qui en découle

ne souffre pas le moindre doute

ces deux là quoi qu’ils laissent à voir

se montrent bien demandeurs de l’intime contact

quoi qu’ils disent

se nouent bien la langue aux baisers du madrigal

La corde à noeuds de la divine comédie refoule l’affect

inhibant l’intime conviction vers la retenue

Le vent qui couche à tort soudain lève à vouloir

Foin des herbes sèches

la rosée bruine

les lèvres dégercent de l’angelure

La corolle retourne sa peau

l’écrin libère sa perle

le coquillage irisé se détartre de la prise calcaire

Entends-tu les frissons de la nature

porter le chant des oiseaux

plus haut que le grave des basses du crapaud ?

Non ce n’est pas la reptation du refus qui remue le sol

c’est la sève qui est sortie des racines qui pousse à se donner

Le pour et le contre

ont trop longtemps balancés entre deux eaux

Les seins en ont assez de jouer au ballon prisonnier

ils veulent crier

comme le ventre

aux rouleaux de la vague

qui fait glisser le maillot au large

par l’étincelle de la pierre à feu…

Niala-Loisobleu

5 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=MeXS8S3ftwU

LARMES D’ENCRE


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LARMES D’ENCRE

Par les mailles des heures le métier a tissé

Tremblements mêlés de suées diluées dans la glace de frissons

Une à une,

elles ont remontées les barreaux de l’échelle à poissons

mes émotions

sur les genoux, épuisées,  jamais sur le ventre

à vouloir franchir les écluses de l’indifférence

Mises à l’index par la raison du bien-pensant, la puissance de ce qu’il est de bon ton de croire et de faire

Subissant la peur des confrontations

l’incompréhension qui étiquette

la douleur de l’ignorance qui châtie de ses sarcasmes

la poésie écorche le derme jusqu’au coeur à vif

Poète

Je suis d’une autre race

d’un autre langage

de pas la m’aime expression

allez vas à la trappe maudit repeigneur de ciel

De la douleur monte l’éclat de la couleur

on s’y précipite depuis son gris constant

on la dévore

on s’en repaît

pour mieux la mettre en joue

afin de la tirer à bout portant

J’ai mal aux autres

Je ne fuis pas je sors

Tout cet amour je vais le noyer dans la solitude des oiseaux bleus aux vols blancs

le chant du marais et ses bruissements de silence de sel en fleur

A l’abri des planches, là où l’écaille craque pour polir la nacre

de la perspective à coquiller la marelle d’un autre calcaire

Empreinte de pattes que l’oiseau griffe au buvard des dunes

Chaude étreinte de l’horizon portant les luminaires à flots sur une canopée marine

en dehors des remugles de la méchanceté gratuite

de ces paradis artifiels où le sentiment ne s’écrit qu’avec des maux sales

Que de je t’aime blasphèment l’amour

laissant sur les rivages du Tendre

des sombres héros à bronzer

Niala-Loisobleu

26 Juin 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=VTPec8z5vdY