MEDITATION SUR LES RUINES DE PALMYRE


Along the Cardo Maximus or main street, 1.2 kms in length with porticoes at each end, 2nd century AD, Palmyra, Syria. Monumental arch in the distance. In Roman city-planning, the Cardo Maximus runs north-south, intersecting with the east-west Decumanus Maximus Picture by Manuel Cohen

Anatole France
MEDITATION SUR LES RUINES DE PALMYRE
1859
Extrait du Mercure de France, N° 647, 1er juin 1925

Le soleil couchant ne traçait plus qu’un bandeau de feu à l’horizon, et la lune s’était levée sur les ruines de Palmyre. Cet astre de la nature endormie ajoutait encore à la morne solitude de ces lieux où tout repose d’un sommeil éternel.

On entendait au milieu du silence les glapissements des chacals et les cris des oiseaux de nuit, ces voix lugubres du désert et des ruines.

Un voyageur apparaissait seul au milieu de ces débris ; le dégoût du monde l’avait entraîné loin de sa patrie, loin des hommes, et il était venu demander au désert les impressions dont son âme était altérée.

Ce voyageur, échappé du monde des vivants pour contempler un monde évanoui, méditait sur le grand spectacle qui s’offrait à ses yeux.

Les voilà donc, pensait-il, tous ces monuments qui faisaient autrefois l’orgueil de Palmyre. La main qui les a renversés ne semble en avoir respecté quelques débris que pour en faire les monuments irrécusables de la fragilité des œuvres humaines.

Cette plaine, maintenant déserte et silencieuse, ne révèle que par des débris l’existence des générations qui l’ont jadis animée, comme la mer, après la tempête, ne laisse deviner le naufrage que par les débris qui flottent à la surface de ses ondes apaisées.

Ici, pourtant, se pressait une foule nombreuse ; ici des hommes ont vécu ; ils ont eu leurs jours de joie comme leurs jours de douleur. Où est-il maintenant, le souvenir de leurs maux et de leur félicité ? Où est-il, le secret de leur existence ?

Cet amas de ruines était un temple. Où sont-ils, ceux qui venaient y brûler de l’encens ? Ils ont passé comme la fumée de leurs sacrifices.

Dans ce palais dont il reste à peine quelques colonnes, un prince, un roi peut-être, entourait son existence de tout ce qui pouvait flatter ses passions et satisfaire ses vœux. La foule misérable portait alors des regards d’envie sur cette orgueilleuse demeure en maudissant les injustes caprices de la fortune qui jette en aveugle le bonheur et l’adversité.

Mais la mort a passé par là et le vent du désert a complété son œuvre : il a mêlé les cendres du tyran aux cendres de l’esclave.

À cette pensée, le voyageur s’arrêta, puis se levant :

— Salut, dit il, opulente Palmyre, royale Babylone, superbe Persépolis : et vous, Tyr et Sidon, reines du commerce, salut. Dépouillées comme vous l’êtes de vos prêtres et de vos temples, de vos soldats et de vos remparts, de vos marchands et de vos trésors, que vous avez d’attrait pour moi !

Ruines de tant de nations puissantes, que je vous sens de vertus !

Vous consolez le malheureux par la vue de la plus terrible catastrophe ; vous réprimez l’élan d’une joie immodérée par une image de deuil et de mort ; vous apprenez au riche ce que valent les richesses, à l’esclave combien est court son esclavage ; enfin, vous élevez l’homme vers un monde meilleur en lui montrant que rien n’est stable, que rien n’est vraiment grand ici-bas.

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Visionnaire Anatole France ?

Pour le moins…en face des démonstrations journalières de notre irréversible décadence, entendre que le risque zéro n’existe pas, est la dernière des lapalissades de notre Cazeneuve, The Voyce national, digne porte-parole de la pauvreté intellectuelle, politique et sociale, faisant aveu d’incapacité de notre Président à rechercher la solution capable d’éradiquer définitivement un groupuscule fanatique en voie d’anéantir notre histoire, passée, présente et à venir.

Nonobstant que ça n’enraye, le règle,  en le traitant par le bon bout le problème des migrants.

Niala-Loisobleu

25 Août 2015

The Baalshamin sanctuary, located in the north of the city of Palmyra. Its construction began in the second century BC. Gradually was added a colonnaded courtyard after 67 AD and a cella in 130 AD; Citadel in the distance, Palmyra. Syria Picture by Manuel Cohen

Y’A UNE ETOILE…


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Y’A UNE ETOILE…

Si quelque chose d’autre n’avait pas fait bouger le chambranle, elle aurait pu passer sans voir la porte. Ceux qui disent tout voir sont des taupes. Elle s’immobilisa à cheval sur le seuil. Je vis sa main droite remonter de son ventre à son sein gauche. Il venait de gonfler curieusement celui-là. Avait-il identifier le changement brutal qui venait de s’inscrire au passage ? L’autre atmosphère en place me répondit avec certitude. Comme dans un vieux film de Marie Laurencin, avant que Guillaume ne la crucifie, un flou artistique s’étendit. Poussé par le pinceau d’eau de l’aquarelle. Je m’abstins de voir un mauvais présage dans le carmin sanguin où ses lèvres se jetaient en avant. Un visage fleur, pris dans l’encadrement de longues mèches foncées. Terre d’ombre, pas noir, avec aux racines quelques reflets d’un jaune de Venise. celui que les pigeons sortent de la Place St-Marc, pour ne pas ne laisser s’altérer. Où en étais-je ? Dès que j’entre en sa présence, tout le côté objet du décor disparaît. Ce ne doit pas être évident pour le visiteur de suivre mon labyrinthe. Mais n’est-il pas là pour préserver qu’il s’égare sur le fond ?

Tombé de son décolleté, le profond sillon qui renvoyait ses seins lourds chacun de leur côté, fronça les sourcils en prenant sa bouffée de nouvelles. Cette façon qu’ont ses tétins de se tirebouchonner le nez avant d’avancer plus loin, est bien le signe du développement olfactif de son regard sur le monde. Tout est demeuré animal en elle. Sauvage, elle n’exprime rien au contact. Muette, il faut que tous ses instincts aient analysés la présence, la situation, la nature de la chose avant de montrer sa réaction. D’où la nécessité de me mettre dans son huis pour lui laisser son droit de me découvrir comme elle l’entend.. Je sais qu’elle doit s’isoler. Elle est minérale et végétale à la fois. Une pierre à fleur à sève sanguine, voilà ce que personne n’avait su voir de ce qu’elle est vraiment. Au point de devoir remonter une frustration d’enfance qui garde une certaine teinte indélébile. Un secret dont elle sait aujourd’hui la nécessité d’amputation. Elle veut vivre parce qu’elle a sa clef à elle pour ouvrir de vent.

Niala-Loisobleu

20 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=YjJEgThIFIw

LA GLACE SANS TAIN


leonor-fini-mutantes« LA GLACE SANS TAIN »

« Prisonniers des gouttes d’eau, nous ne sommes que des animaux perpétuels. Nous courons dans les villes sans bruits et les affiches enchantées ne nous touchent plus. À quoi bon ces grands enthousiasmes fragiles, ces sauts de joie desséchés ? Nous ne savons plus rien que les astres morts ; nous regardons les visages ; et nous soupirons de plaisirs. Notre bouche est plus sèche que les pages perdues ; nos yeux tournent sans but, sans espoir. Il n’y a plus que ces cafés où nous nous réunissons pour boire ces boissons fraîches, ces alcools délayés et les tables sont plus poisseuses que ces trottoirs où sont tombées nos ombres mortes de la veille.
Quelquefois, le vent nous entoure de ses grandes mains froides et nous attache aux arbres découpés par le soleil. Tous, nous rions, nous chantons, mais personne ne sent plus son cœur battre. La fièvre nous abandonne.
Les gares merveilleuses ne nous abritent plus jamais : les longs couloirs nous effraient. Il faut donc étouffer encore pour vivre ces minutes plates, ces siècles en lambeaux. Nous aimions autrefois les soleils de fin d’année, les plaines étroites où nos regards coulaient comme ces fleuves impétueux de notre enfance. Il n’y a plus que des reflets dans ces bois repeuplés d’animaux absurdes, de plantes connues.
Les villes que nous ne voulons plus aimer sont mortes. Regardez autour de vous : il n’y a plus que le ciel et ces grands terrains vagues que nous finirons bien par détester. Nous touchons du doigt ces étoiles tendres qui peuplaient nos rêves. Là-bas, on nous a dit qu’il y avait des vallées prodigieuses : chevauchées perdues pour toujours dans ce Far West aussi ennuyeux qu’un musée ».

André Breton et Philippe Soupault, 1919
Texte extrait de « Les Champs magnétiques »

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Un plomb d’étain

Dépoli

Glisse le long du miroir

Le mercure

Reste

Le seul à bouger

Quel bleu nuit

Viderait mieux l’image de l’être invisible

que celui du cauchemar tirant son faire de l’étui ?

Parler dans sa bouche fait un bruit qui éteint tout dialogue

Avant tout la langue cherche l’autre pour s’exprimer

Que de maux noircissent la huppe de la colombe

A l’instant où elle déploie ses ailes

Simplement pour avoir raté son décollage

Dans  mon train de nuit j’ai voyagé surréalisme

Breton, Soupault, Léonor Fini

dans le compartiment

Entre griffes et soies, odeur d’aqueux de chat et mi-août

Tout le théâtre d’un quotidien dépassé

Se mentant sûr de sa vérité bidouillée

Guerre de religion

Exploitation individuelle et sociétale

Tyrannies

Trahisons et abus en veux-tu t’en aura

et bien plus que tu voudras en auréole

Et alors

André , Philippe

vous  vouliez que je les vive vos prédictions ?

Ben reposez tranquilles

J’ai pire

Seulement j’en démordrais pas

Mon bleu il ente

Il tisse rêve

Onirisme

Pas communisme, socialisme caviardisant

Dehors les maux

Genre UE, mondialisation, économie de marché

Je marche pas

En corps moins à l’économie

Migrans, islamistes  conquérants, barbares, fanatiques,

Ce mariage pour tous c’est du boniment

Aimer voilà ma seule épargne

Pas besoin de livrée pour ça

J’suis pas un produit domestique

J’suis

Rien qu’un chien et quand j’aime j’aboie !!!

Niala-Loisobleu

19 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=wMqt3cX2X7k

DEVOIRS DE TRAVAIL


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DEVOIRS DE TRAVAIL

La valve collée aux intestins un poulpe peut-il respirer ? Bah qui poulpe peut beaucoup, dit d’un haussement des pôles le chargé de miction, vacataire ce Dimanche où les enfants sont sortis des châteaux de sable pour être rapatriés vers les succursales de l’Education Nationale, rechappées à neuf à part les qu’on reçu des minos vacanciers en mal d’occupations…

Tôt ce matin, des grains de sable prêts à conter le tant, avaient mis le nez dehors. Pas dupes, voilà deux mois qu’ils avaient choisis de jeûner de soleil pour pas se faire asphyxier  sous les serviettes de bains.

Le fond de l’oeil frais comme le poisson qui n’a pas été privé d’eau, l’océan étalait ses frissons à perte de vue. Même les fumées des bateaux à voiles ne sentaient pas la peau d’échappement. Quand on se trempe naturiste on fait pas pipi dans sa culotte Et les seins de marris de l »amer y z’ont rien à cirer des vierges noires. Pareil pour le gitan de show-bizz et ses flamencos  de fête foraine. La cuisse dans le chignon de l’arlésienne qu’on voit qu’elle. Ouf, comme on contraire des constructeurs du mur de l’Atlantique se collant la jumelle à la meurtrière du débarquement, on peut crier: « Ils partent ! ».

Des nuages épars pendus à quelques yeuses, je vois la paille de l’herbe à canicule se refaire les joues vertes. Les champs d’oiseaux redressent l’éteule. Là où le ru pousse le grillage ne clôture pas l’estuaire.

La tuile descend lentement la pente des toits.

Au bout du coin où un moulin reste solide sur ses ailes, un gros figuier étend les bras. Violet de fruits juteux qui se mangent avec les doigts, dents dedans pour que le suc explose de sa pulpe de chair. On a une idée plus précise sur le vin nouveau, la vendange s’est mise en route.

A midi c’est plancha

Thon abricots nectarines…

Niala-Loisobleu

16 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=3glhy2V12ME

LA MALLE A RIAS


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LA MALLE A RIAS

A m’aime le sol de mes pontons, sous la poussière des voiles hissées, je navigue à fond de cales ce merveilleux grenier d’une enfance poursuivie au fil des années. J’ai commencé plus vieux très tôt. Méthode innée venue d’un doute précoce sur la franchise des écoles. Les mendiants qui font la manche n’ont de vrai que l’imposture de leur cécité, du bras qui manque ou du cul-de-jatte sur lequel ils assoient leur arnaque au sentiment. Quelque chose de la cour des miracles s’introduit toujours, hélas, dans le beau de la cathédrale.

Hier, a eu son cap de bonne espérance en plein milieu des 40° rugissants. Là où on plante les mâts de cocagne…

Et aujourd’hui tu crois que c’est pas pareil ?

Pire..

Le sourire du tartuffe, est d’une telle ressemblance qu’entre Tussault et Grévin c’est à qui l’aura. Tu prends une rosière tu la trempes dans le sérum de vérité, il en sort une mer maquerelle, que tu péris dedans. Pas de différence pour l’enfant-de-choeur qui fait des vidéos en tournante pour avoir des images pieuses à mettre dans son missel..

L’origine du monde est complètement épilée. Plus un poil de vérité dans le tabernacle. On baise au figuré comme au malpropre.

Et pourtant je n’ai pas de blancheur que dans mon capillaire. A croire que tant de balais m’ont tenu la cambuse nette de saloperie mentale plus que corporelle. Au point que pris d’un besoin de rejoindre en écho l’action du pape en cours, je vais faire les abbayes retirées pour cause de mauvais esprit. La canicule a certainement déclenché ce besoin de fraîcheur, d’asile protecteur contre la tromperie dont je fais l’objet. mais il ne faut voir en cela qu’une forme de réaction, pas le fond de l’orientation.

Mon sauveur, c’est ce petit caillou qui depuis plus de huit décennies n’a jamais quitté ma poche. Mes doigts l’ont tant malaxés qu’il a rentré son minéral dans ma chair. Tous ces arbres à musique qui frémissent comme la sale gueule du gitan qui tire les aboiements de son chien avec ses tripes. La claque qui frappe les deux joues de mes croisades, c’est comme un coup de tisonnier qui me fait le truc du phénix. Les larmes sulfuriques qui me dévorent la rétine, c’est pour passer la foi en macro. Le mal de dos des ruades d’ânes c’est l’arc-boutant de mon échine à tirer le godet de noria de ma source.

J’en ai tellement entendues des faiseuses d’anges, quelles me font vomir leurs fausses amours…et que toujours je plonge dans ma malle à rias pour me rincer de la vérole qu’elles mettent au monde comme un poison d’Avril..

Niala-Loisobleu

13 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=sBo7OaFpHIg

CARNET DE ROUTE


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CARNET DE ROUTE

Traits d’un frisson

les plus hautes herbes penchent la tête

rien naît en corps

art rivé

Là-bas

bien plus loin que l’attente

qui pourrait dire ?

A moins que rien ne soit

Aux ardoises les craies qui ne serviraient à quoi

ça n’existe pas

Quelques calcaires ondulant aux courbes des fûts

n’ont pas déshabillé les strates du goût des crûs

le sarment d’amour racine tous jours

Dehors la rivière volage

Le chais tient l’effusion au frais

prêt a embuer le coeur du vert

à pieds

pour la tracée du nouveau chemin

Un bourgeon hiverne sous sa calotte

dans l’humus sphère australe

A la fourche le nid perle

Un peintre tout vêtu de bleu outremer

s’apprête à faire monter la mer

à tire d’Elle

pinceau à l’encrier d’un autre continent prêt à écrire

en lettres vacantes

pour tirer les pieux émergents du ponton

avec l’archet du violon

Plus qu’un jour

la vie reste éternelle

L’ô séant bande encore

allons glaner les chaises de la paille des étaules

Niala-Loisobleu

9 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=ja6jpltecfA

MINOTAURE RING


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MINOTAURE RING

Comme il rebondirait d’un blond naturel ce mouvement capillaire qui ne se montre que dans l’intimiié. Peut-être avec des motivations remontant à une origine contrariée, tout est prétexte à débat, les hauts en particuliers. La chanson du p’tit bonheur n’avait-elle pas les souliers usés au départ ? Rien n’est plus contradictoire que le paraître. Trop emmêlé pour le détordre par des principes. La ligne des rues dans les villes où le tracé est rectiligne n’échappe pas plus à la règle que les alambiqués, Rochefort en témoigne, que ce soient ces parapluies ou ces demoiselles ça interpelle.

Ainsi avisai-je un étroit passage secret, genre poterne, où je faufilai mes pensées histoire de bâtir, autant qu’on bâtisse de pierre, surtout quand bâtir touche au sens es-cathédra du terme. Sans le moindre effort on tombe immédiatement dans l’absurde du chemin ne menant nulle part cher à Eidegger.

Que de plans sont des épures de fêtes où la grande roue et le grand 8 me font penser à tous ces faux-semblants qui sont donnés pour vrais.Où est le tenant quand l’art est une création strictement commerciale ? Impossible de créer de l’art dans un deal entre un galériste et un de ses nègres.

Le nez au vent, qu’il y en ait ou non, je muse.

Aujourd’hui il m’arrive de me demander d’où me vient cette force du sens que je donne à tout, bien sûr pas à l’insignifiant, ne nous égarons pas dans le banal de la banalité. je ne plaisante pas avec mes sentiments.

La réponse qui se précise de plus en plus au liminaire de cette question déclare que je n’entre que par l’interstice, jamais par la porte.il faut se frayer le passage. Celui de l’homme représente ma constante curiosité. C’est tout simplement merveilleux. Plus je décape, fouille, passe par tous les dangers, au centre de névroses aux stupéfiants pouvoirs de développement, plus, au lieu d’en subir l’effet dévastateur, plus je sens mon acuité d’amour se développer au sens bénéfique extrapolé.N’étant sous influence d’aucunes substances religieuses, politiques, philosophiques ou médicamenteuses, je constate donc que je m’évertue à me mettre au coeur de l’étant de l’amour.

Niala-Loisobleu

8 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=OwSeEwtC0Ks

Ô VIVE


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Ô VIVE

Quand je la vis, si haute

je tirais sur le bas de mes culottes courtes

en ralentissant le bruit de mes sabots

pour ne pas fêler les carreaux de mon tablier

J’aurais pas dit montagne

si son regard ne m’avait épinglé

à son col

Mais j’ai tout rentré dans la trousse

dans l’école

dans les classes

dans les livres

les plumes et les crayons

les couleurs

pour qu’elle m’apprenne par les bras

tout serré

par l’accorde

par l’aboi

qu’à nous terre nous s’aimons  autrement qu’à le dire à tort et de travers

Niala-Loisobleu

7 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=QhJtaa-cCXg

LEVE DU JOUR


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LEVE DU JOUR

Dépassé les délétères promises les fumées d’encens se retirent des nausées du roulis des enfants de choeur.Reste la couleur des saris pour amener un autre témoignage. Boudha ne relève pas du dogme religieux. A suivre le fleuve au flanc duquel il est allongé, la position des mains éveille d’autres vérités, que l’omniprésence du non-dit ne trouble pas de son rite éculé..Les safrans, des moines sont complémentaires du bleu. Bien que le Gange ne l’a sans doute jamais été, les offrandes qu’il flotte sur son échine, ne sont pas incompatibles avec les douceurs du kama-sutra, la sortie du panier de la flûte du cobra, et les dents du tigre. On y trouve une forme de sélection naturelle pleine de franchise. Le tout dans un rite portant le silence de la pauvreté humaine au dôme des stupas. Grands pavois tendus sur l’Himalaya. Feuilles d’or posées sur le dôme des intouchables. Les chats font des sauts périlleux d’un ponton de teck à un jardin flottant naviguant sans cartes. Fleurs écloses d’un balancier à l’autre, sur des pilotis moins branlants que la cigüe des belles fleurs du mal. Pavot qu’une pipe éclose au levé d’une désespérance étoilée a maquillé en lotus. Tout à l’heure je ressortirai le rêve que ma nuit m’a donné. Tranquillement j’en analyserai les phases mot à mot. Je sais déjà qu’il va falloir que je m’affronte sans complaisance.

Quoi qu’il arrive ma Bien-Aimée sera dans l’encre de ma plume. C’est ainsi que le jour se lève…

Niala-Loisobleu

5 Août 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=g-siE-9EI50

ROULEURS D’ECUME


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ROULEURS D’ECUME

Des manches à air retroussées ce ne sont

ni la peine ni le regret  qui me cachent la vue

à ton quai

j’ai le front de mer altier

défait de la promenade des anglais,

il lave son pont à grands sauts de reins

pour qu’à la fourche de ton bassin

mon Coeur

ô mon bateau

je fasse radoub

Les alluvions de marie-salope

n’ont pas de lisiers

En tant d’aime

à cheval sur mon porte-bagage

je te lâche du guidon

pour t’attraper plain-seins des demains

Là où le noir,

encensé comme une vertu,

ne

Soulages

que du porte-monnaie

pissons dru

que du bleu crénom de dieu

Nous n’irons point aux pays d’où jamais on revient

je traverse, tu traverses, nous traverserons

pour aller denser

denser chez temporel…

Niala-Loisobleu

1er Août 2015

Thiny Things by Mrs-White on deviantArt

https://www.youtube.com/watch?v=8TFvlvbl-30