HYBRIDATION


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HYBRIDATION

Qui de la mer ou du fleuve m’a vomi en premier, peut-être bien que je viens-je des deux par moitié,

mi-homme, mi-cheval …

Dans la nuit quelqu’un dit
Ne mêle pas mots et couleurs
Fleurs et soleil
L’âme derrière les nuages
A peine éclaire, vole et fuit

Quelqu’un dit
N’attends pas trop de lumière
Sur la route
Tes larmes, tu les boiras seul
Au bout du chemin

Marc Chagall

L’eau quitte la souplesse des tiges, je vois l’herbe se tourner vers le fauteuil-roulant du vent. La barbe laissée aux je sème de la rousse. Semer quoi ? Semer pour qui ? Les enfants qui sèment sont repartis derrière les portes de la nuit récolter les vide-greniers des fenaisons sèches. Silo nous était contée disent les grands, on saurait pas trop quoi raconter. On est toujours né de quelque part, ben la portion est devenue plus que congrue. La fuite mise à part, qu’est-ce qui reste ? Des épouvantails vivants (enfin…) implorant les oiseaux de leur apporter le grain qu’ils n’ont pas su mettre dans leurs voix, in the groove absent, bonsoir le boeuf

Centaure j’hennis des quatre faire : être, aimer, vouloir, donner.

Bach anal la fugue du jour de merde, ainsi soit-île….

Niala-Loisobleu

18 Octobre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=bkUUjUJ4wHg

A MA CABANE


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A MA CABANE

Aujourd’hui suis allé couper l’eau à la cabane

et lui ai laissé ces quelques mots de visite

Je sais comme tu attends
Le temps d hiver est toujours trop long

Surtout quand il a Eté pourri
Tu t’aies tricoté des manches aux étiers
Refais l’échine de la passe
Arrangé tes cheveux de rouille
J’arrive toujours tu le sais
Cesse de penser que je tarde
J’arrive
Prépare une marée neuve
Quelques nacres nouvelles
De l’errons cendré au décollage fuyons
C’est bien du celle qu’il me faut
L’ici moche d’abandon appelle les mains en fanal
Triste comme une horloge qui bat les mortes-heures
Mouvance d’ô
Le ciel est en corps à repeindre
La constance humaine c’est du bidon vide

Périe en mer

Con stance à marri
Mais j’arrive
Tire la barque des vases qu’on s’prenne un vert
J’arrive ma Cabane

Juste le tant que des gels passe

Niala-Loisobleu
15 Octobre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=vNRA7HYemIk

ET TU TE RECONNAÎTRAS


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ET TU TE RECONNAÎTRAS

Sans jamais devoir étiqueter tes composants

quand bien m’aime tu fus en surcharge de sots d’hiommes

génération des cadences oblige

au rire de tes seins déployés

libérée des mâles façons de vouloir dépasser les quarantièmes rugissants

simplement femme

qui veut l’être et le rester

tu te reconnaîtras

sans que je donne le nombre de points de rousses heures

que nous avons fait flamber en ta cheminée

Sans jamais dire le grade de la pierre à franchir

l’usage du bon outil nécessaire à se polir

le tablier de sa peur

d’eau, d’air et de feu

tu testes amanteras l’épreuve philosophique

un peu de sel beaucoup de soufre

et personne pour te tenir la chandelle

juste Toi

à devoir te connaître

Au bord de nous

rien de derrière ne bouche de vent

la traversée ne prend les rides que du temps inutile

Mains tenant

les yeux fermés

ton ventre me porte

sans judas contrôleur d’entrée

Du monde qui s’effrite nous aurons étayé

en nous transvasant l’ô jusqu’à l’estuaire

pour appareiller l’amour au large sans dire de non

Niala-Loisobleu

10 Octobre 2015

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D’ARBRES MORTS EN FEUILLES VERTES…


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D’ARBRES MORTS EN FEUILLES VERTES …

Mon pays n’est pas d’ici, tout au moins d’ici-bas, puisqu’il est de désir plus haut. Ce qui fait que les septiques et toutes autres fausses, n’ont pas à s’interroger sur le comment con fait pour y aller. On n’a que ce qu’on mérite. Qui restent là où y sont, c’est leur place.La mienne est t’ailleurs de pierre, donc je polis

J’allais à la Plaine des Jarres autrement que par l’inaugural crash d’air France, sans un ersatz, au volant du zinc à Ulysse, pour me refaire un plein d’air de mine de rien, fait de satisfaction à pieds, pas en auto. Un air d’aimer jouir de la vie sans nécessairement avoir besoin de pilules, poudre, où fumées magiques, pour tenter d’y parvenir. juste avec trois gouttes de bon sens. Simple plande déménageur.

Dans leurs longues queues et leurs belles crinières des pointes d’étoiles brillaient encore. Tant qu’il n’y aura plus d’hommes le bonheur sera illusoire. Et au vu du depuis quand ça dure, m’arrive de frémir en pensant que la terre aura cessé d’être avant que les pseudos y parviennent. Mais qu’on se rassure d’ici là ils auront débarqué les premières équipes de démolition sur Mars.

Ce soleil brille à faire enrager Saturne et malgré tous ses efforts à me pourrir l’existence, aujourd’hui je pars bichonner la cabane en vue de la mise au sec d’hiver. Le sel c’est une autre peinture personnelle dont un univers pourri ne saurait pouvoir s’astreindre.

N’oublions pas la coutume :

Amis de Fesses de Bouc

Bon Jour !

Niala-Loisobleu
9 Octobre 2015

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MAINS TENANT 2


MAINS TENANT 2

Qu’est-ce à dire d’ici

sI non de rien  ?

Sinon quoi…

Toute

battante et sanguine

Le retour à l’androgyne

s’impose pour recouvrer l’usage des quatre membres noués

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L’âme soeur

est d’une seule tête

à doubler

en un choeur

d’un seul tronc de toutes essences

d’une m’aime racine persistante de feuilles murmurantes

A force de vouloir tes yeux comme regard à plonger

ta langue comme palais à gouter

tes seins aux miens tétonnés désevrés

ton ventre germe unique de mes semences sismiques

Plus d’erre aux marées basses

equinocci

automne-printemps

passant l’équateur

jours égaux aux nuits

pour se tremper les mollets dans l’identique aurore

jusqu’au ventre de la nuit

jardin des toiles

Ton humide à mon sec

mon araire à ta glèbe

cheveux tipi

au coeur de notre feu yourte

Hennissements des steppes sauvages

Niala-Loisobleu

23 Septembre 2015

NOIRE BLANCHEUR


NOIRE BLANCHEUR

Un soleil païen
cul nu
montre sa rosace

Pudiquement

C’est la hutte finale
un blanc vaut trois noirs
le totem
est désacralisé
sur les corps
des peintures au visage défait
sont priées de mettre un masque

Les femmes à la croupe du vent
déhanchent les troncs
des maux écrits on traduira à l’an vert
qu’une furie noire rythme en scat au logis

Les rayons ondoient dans la chaleur des fesses écloses
que les yeux vierges de langues libidineuses
polissent hors de la mondaine

death and the maiden. Loui Jover  00,075,f

Sauvages des bêtes humaines
dévenimées du serpent puritain
vont au bain des pierres chaudes
dans le plus simple appareil
sans rien déranger dans les ils
du battement des elles

Garçon un autre ver, siou plait

et sans étiquette

je veux être noir de poésie

puisque que personne ne su en lire le bleu

De profondis…

T’as d’beaux yeux

tu sais…

Niala-Loisobleu
17 Septembre 2015

BLEU NU


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BLEU NU

La rougeur du feuillage ?

Dans le tourment des pendules cette aile qui bat, roulement incessant. La mémoire vive cogne, chaque coin de seconde me l’a dessiné de son musc. Vent d’aisselles qui s’est enfui de la bretelle dans la chute du sein trop lourd. Les feuilles où la pilosité a trainé marquent.

Dans mon souvenir un geai me les chante bleu nuit.

Qu’en sait-elle ?

Entre l’idée de peindre, qu’on peut s’en faire simplement, l’atroce passe nécessairement en force dans la couleur de l’espoir fait amour.

C’est dur, tout est mou.

Des doigts le mental voudrait donner le ton. Tante Jeanne, oh, je fais pas de la cuisine. Surtout pas.

Non.

Refus d’un plus savoir, j’ai peur, ça tremble au mot peint,  Va falloir sortir de la tranchée.

Assaut.

Lacérer l’étoile de lin, le bleu se hissera.

Frissons, oui

vous avez dit frissons ?

Retroussé à nu.

Le trait défile, ondulant, une vapeur, Le glacis chauffe. Transparence, voilà casser l’opaque.

Monte avant que la marche se mette à descendre. Jamais le délire ne fut approché d’aussi près.

Mot juste, vite je l’arrime à la rampe. Le palier lance ses planches dans un geste de salut. Les longues branches des arbres bleus qui étaient privées de bras dressent la tête. Une amarre ? Oui. Avec sceau à l’accorde.

De la chair, peindre sensuel, pour l’orgasme bleu. Un mort me donne « Les couleurs du Temps », je m’abonne à ailes.

Emoi dans la gorge. Nous ne nous essuierons qu’aux chiffons de nos langues. De mes doigts elle est bleu nu d’un sein à l’autre éclaté, avec les yeux grands ouverts, le poison vomi.

Niala-Loisobleu

16 Septembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=4hTpR-TYTZ0

LE SECOND PASSAGE


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LE SECOND PASSAGE

Ces pluies battantes qui lâchent en trombe des grains de beauté de leurs trémies béantes, c’est roulette russe. Soir de déprime quand du Bario ça chaloupe d’un pore à l’autre sans que le rideau s’ouvre. Traversée aux rugissants, cap à doce en l’absence des cheminées des Fées.. Dans l’ascension inversée d’un tombé de soleil,  si on allait pécher de quoi remettre la marée d’équerre.? On se dirait au-revoir tristesse l’haveneau en traîne. Sans la sardine de la Canebière.

Les carmins du vert de tes yeux sur ma bouche, me disaient que ton cul t’appartenant tu me le donnais rien que pour ça. Comme une chanson française qu’aurait fait les clandés, armée du salut, plutôt que ceintes chapelles de tous les dogmes propres à loucher par les trous de serrures.

Au luisant de l’espadrille, j’ai horreur du vernis, pour tangoter rien ne s’ouvre plus large que l’ente des épidermes quand le sein fuit du corsage dans un glissé grand-écart. Et ça t’en connais un rayon quelque soit la phase de lune en cours. Je te parle pas des tringles….la ventouse résiste mieux que la vice sans fin. Et le clavier des vertèbres c’est d’un écho irremplaçable pour les pièces à quatre mains.

L’orage et la boue pour les bains ça fait peaux douces. Pis quand ça tonne on peut remplir le foudre seins est-ce pris câlin maillard. Au premier rayon de soleil, le champignon pointe dans la magique combinaison humidité, chaleur + humus. Comme tu sens bon, ton odeur je l’ai dans les ongles plus loin que les lunules. J’en zozote le cheveu sur la lande quand le chien remonte la piste jusqu’au terrier qui ne peux plus prétendre qu’il a paumé la clef.

Songe

Soulève-toi les cils étaient une fois.

C’est pas bon génie qui offre 3 voeux parce que tu t’aies pris le pied dans la fiole.

Non.

C’est debout les mors, je monte à cru

les talons et l’éperon.

Haras qui rit…

Niala-Loisoibleu

15   Septembre 2015

https://www.youtube.com/watch?v=UzJxuwEyomw

MAINS TENANT


MAINS TENANT

Parce que l’heur c’est pas l’heurt

et que …

Ce Bleu N’est Pas le Nôtre

Nous étions à la minute de l’ultime distinction.

Il fallut rapatrier le couteau.
Et l’incarnat analogique.

Peu auront su regarder la terre sur laquelle ils vivaient et la tutoyer en baissant les yeux.
Terre d’oubli, terre prochaine, dont on s’éprend avec effroi.
Et l’effroi est passé…

À chacun son sablier pour en finir avec le sablier.
Continuer à ruisseler dans l’aveuglement.

Qui délivrera le message n’aura pas d’identité.
Il n’oppressera pas.

Modeler dans l’apocalypse, n’est-ce pas ce que nous faisons chaque nuit sur un visage acharné à mourir ?

Un outil dont notre main privée de mémoire découvrirait à tout instant le bienfait, n’envieillirait pas, conserverait intacte la main.

Alors disparurent dans la brume les hommes au petit sac.

René Char

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Mains Tenant 1 – Niala – 2015 – Acrylique s/toile 55×46

Et vînt l’heure

de sortir au soleil

ce que des circonstances avaient classé endives

Il est un monde connu impossible à refaire

trop ce n’est pas trop

c’est simplement pas le bon choix pris en parti

Il n’est plus question d’amour ici bas

on aime que les masques à rade

Tricher c’est jouer gagnant

Le tant ne m’est pas yeux tournés au ciel

mais si, mais si

Messie

c’est farce et attrapes

Hâlons, hâlons

tirons l’ailleurs à nous

Toi qui te reconnaîtras

« tu deviens visible à la place où je disparais »

Saches-le

J’ai pas l’odeur de sainteté

juste mes pores où accoster

Mauvais comme une cause qui se refuse à adhérer papier gommé

Bon comme un épi qui se rebelle à l’engrais

et plus moche qu’un époux vantail de complaisance

J’irai à nouveau d’une nouvelle série que chui-ci commence

tout de Toi mon Coeur

 né de ce bleu qui n’en finit pas

à tenir parole

aussi pugnace que moi…

Niala-Loisobleu

11 Septembre 2015

AIGUEVIVRE


AIGUEVIVRE

La reculée aux sources : devant les arbustes épineux, sur un couloir d’air frais, un blâme-barrière arrête l’assoiffé. Les eaux des mécénats printaniers
et l’empreinte du visage provident vaguent, distantes, par l’impraticable delta.

Revers des sources : pays d’amont, pays sans biens, hôte pelé, je roule ma chance vers vous. M’étant trop peu soucié d’elle, elle irriguait, besogne plane, le jardin de vos
ennemis. La faute est levée.

René Char

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PRIEURE DE LA CHAUME

Les vitraux regardent du plomb que leur couleur tente en rosacées, parmi les plantins et les colchiques d’un bord mis en attente.L’enfilade d’un couloir à n’en plus finir ventile un mélange de vie passée au moisi actuel. Il a plané de cellule en cellule l’esprit d’un dieu qui donnait à la ronde le jointoiement des prières.
Ici un délire rococo se prend la tête dans un fantasme roman, gargouillis de diables échappés des buissons d’orties qui retiennent les pastels roses de lauriers d’une autre époque.
Il plane en ces lieux un quiproquo de lumière. La clarté s’en est remise à l’hibernation. L’allumeur de réverbère n’ayant pas fermé le rideau, juste soufflé les candélabres, en panne de société.
J’ai marché dans le temps suspendu, colimaçant d’un escalier d’échauguette à un ascenseur en radoub. Les grands tableaux des salles d’études en haleine au bout des craies, semblent avoir été collés.
Premier séminaire où je suis entré mécréant.
Baigné dans le surréalisme d’une dévotion de chapelle où la vie close m’a semblé enfin avoir fait l’école buissonnière. J’ai vu se projeter sur la scène du petit théâtre enclos, des séquences espagnoles, séquelles d’une blessure franquiste mis dans la bobine par Saura.
Le soleil ne brille jamais tout seul, il faut le repeindre chaque matin, ai-je profondément ressenti en trempant mes pieds dans la sortie. Un ange est vraiment passé dans mon coeur.
Fini-Leonor---Timpe--Timpe--Timpe--Tare---1985
Impression de visite du Prieuré de la Chaume (Ancien séminaire, désaffecté) 17250 Pont-l’Abbé-d’Arnoult
Niala-Loisobleu
29 Août 2015