Toque bleue, casaque verte, ton Oeil, il haie les zobs taccles et saute la rivière dans un long chant !


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Toque bleue, casaque verte,

ton Oeil, il haie les zobs taccles

et saute la rivière dans un long chant !

Un long moment s’écoula durant lequel tout ce qui pouvait, de près ou de loin, avoir un lien avec l’absence n’affecta l’oeil qui perçait l’indéfini, ce temps perdu. Comme le soleil de Vincent que les barreaux de l’asile n’avaient pu réussir à maintenir hors de lui, un oeil en surface s’est doté de pouvoir éclairant. Rien de ce qui échappe à la promiscuité désolante du banal ne peut s’en trouver affecté. Pas de problème avec la culpabilité de l’autre, toujours au fond de son trou tel un truc de tabernacle

Je vous parle d’un oeil que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…comme un bohémien de mes amis chante en défi à l’ordre des années.

Toque bleue, casaque verte, il haie les zobs taccles et saute la rivière dans un long chant !

Trottinant d’un point de la coccinelle aux plongeons de la grenouille dans le calme des lentilles, il m’est tant bonheur d’aller par les herbes à sel du marais, qu’au fur et à mesure où les peaux d’échappements se ruent aux plages, je te sang la tienne à suçons répétés. Au point que l’aréole colle mains tenant à bord d’ô !

Niala-Loisobleu – 19/07/16

 

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UN MATIN DESHABITE L’AMOUR EST MORT


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UN MATIN DESHABITE

L’AMOUR EST MORT

Dans les bruits des sabots de son cheval qui s’éloigne, le chevalier est entré dans l’espace incertain d’un brouillard tombé sans prévenir. Roc qui se détache contre toute attente de la paroi réputée solide, devenue friable. Laissant le chemin meurtri.

Il était parti plein de rire, la veille, confiant, se rendant au rendez-vous où l’espoir avait prévu une fête en toute simplicité, sans déploiement spectaculaire. Juste pour accomplir l’intime célébration dans la pureté du rite. Toute démonstration grandiloquente y étant étrangère.

Un silence d’interruption du souffle a pris le bois à lui en glacer l’échine. Du ciel sans levé du jour, m’aime plus possible de faire allusion à une lumière quelconque.De la clarté reste une forme entre chien et loup. La voie s’est cassée

On peut en tirer la conclusion suivante, la quête du graal se pose en permanence.Venue au monde au Moyen-Âge au départ d’une légende poétique qui prit nom d’Amour Courtois, elle fut d’abord illustrée par les Troubadours. Dans une épique sensibilité, faisant honneur à un humanisme hautement favorisé par les Croisades. Une symbolique particulièrement puissante s’y développa, dont il reste toujours un fond vivant traversant le temps.  Il n’a malheureusement pas échappé à la règle que suit immanquablement l’humanité dans son évolution: le détournement du sens initial au profit du mode de vie présent. L’homme court toujours après son graal, mais dans le mépris du respect des Règles de la Chevalerie. Le rustre a l’audace de se présenter courtois.On change de chevalier comme de cavalier dans un bal du samedi soir. L’écharpe suivant le vent qui vente

Les rus sont à la base des fleuves, lesquels forment les estuaires. Les barrages noient les campagnes, la mer devient alors de sel qui pétrifie les bateaux.

Un matin déshabité l’amour est mort.

Niala-Loisobleu – 27 Mai 2016

 

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Toi ma Bleue


 

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Toi ma Bleue

Quand la rue a tracé tes regards dans cet avenir de nulle part

le pavé rejoignit le bosselé des coins intimes

porte-cochère

ouverture de l’instant avant la minuterie

où la voûte mâchouille l’escalier

Nous ne nous sommes rien dit depuis la première promesse

à part le langage des fleurs

que ton chapeau aurait eu si tu en avais porté

mais que seraient devenues les longues vagues au bas de ta nuque

cette tendre courbe où mes lèvres aiment se poser

Rien ne nous a obligé à porter des dessous

alors comment expliquer ce manque de nudité

A te mordre partout je bois à la sève des arbres

avec ou sans feuilles

m’en fous

une craie ça peut écrire des voix célestes

là où un enfant dessine sans règle

à main-levée

D’un coin de l’absence à l’autre

je décroche du brouillard en gueulements continus

la sonde mesurant le fond tant bien que mal

pour garder la tête hors de l’eau

Comment tu fais avec les journaux et les revues

tu gères les bouillons

faits divers

entre rubriques de naissance et nécrologie

mêlant noces et baptêmes avec les sans fleurs ni couronnes

Chaque jour de merde

pas besoin d’ordonnance pour se prendre la pilule

Je ne ferme pas cette lumière qui mit soudain les oranges bleues

aux branches d’un temps noir goudron défait de la fève et du rose roi-mage

Le vent il avait une idée coquine à vouloir jouer entre tes jambes

ma parole à l’instant où tout ça fesses

l’amour en bretelles ça dresse les bouts de seins en pointes

autrement que le nichon en celluloïd d’un baby-boom

Aujourd’hui je mets le bateau à voile dans le pinceau

viens

on va peindre une cabane pour se changer du muguet

et faire un autre Mai

avec les roues du vélo dans l’orée des bouts d’ficelles

qui montent l’échelle au soleil !

Niala-Loisobleu – 28/04/16

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PIERRE ECRITE


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PIERRE ECRITE

Il pousse des murs à la place des ongles

l’ô roc cherche comment il pourrait en corps se peindre

dans l’écorché des parois de la grotte

initial cri sanguine

en réminiscence des cendres

Ce que je peux l’aimer !

Niala-Loisobleu

23 Janvier 2016

13.12.15. - 1 (2)