Ô RÂLES, Ô DES ESPOIRS


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Ô RÂLES, Ô DES ESPOIRS

Enfourché comme je mie tenais

l’embrun de sa croûte

loin d’une prière

faisait notre paire

au peint quotidien

Ainsi soit-île

Assis à côté des jérémiades d’une fausse promesse,

seuls parmi le plus grand nombre

nous nous tenions là,

sans nous demander comment,

dans un défilé étroit

ramant la fleur grimpante du tronc de notre étreinte

Leurs ricanements pendulaires

accrochés comme des fruits secs aux aumônières

flottaient entre les travées d’une obscurité entretenue

J’entrais dans l’aqueduc

attiré par un bruit de source

je les vis

Elles

l’origine et la suite

écrites en nom-propre

Niala-Loisobleu

24 Août 2015

21.08.15 - 1

https://www.youtube.com/watch?v=ROZzQb5-99M

LA GLACE SANS TAIN


leonor-fini-mutantes« LA GLACE SANS TAIN »

« Prisonniers des gouttes d’eau, nous ne sommes que des animaux perpétuels. Nous courons dans les villes sans bruits et les affiches enchantées ne nous touchent plus. À quoi bon ces grands enthousiasmes fragiles, ces sauts de joie desséchés ? Nous ne savons plus rien que les astres morts ; nous regardons les visages ; et nous soupirons de plaisirs. Notre bouche est plus sèche que les pages perdues ; nos yeux tournent sans but, sans espoir. Il n’y a plus que ces cafés où nous nous réunissons pour boire ces boissons fraîches, ces alcools délayés et les tables sont plus poisseuses que ces trottoirs où sont tombées nos ombres mortes de la veille.
Quelquefois, le vent nous entoure de ses grandes mains froides et nous attache aux arbres découpés par le soleil. Tous, nous rions, nous chantons, mais personne ne sent plus son cœur battre. La fièvre nous abandonne.
Les gares merveilleuses ne nous abritent plus jamais : les longs couloirs nous effraient. Il faut donc étouffer encore pour vivre ces minutes plates, ces siècles en lambeaux. Nous aimions autrefois les soleils de fin d’année, les plaines étroites où nos regards coulaient comme ces fleuves impétueux de notre enfance. Il n’y a plus que des reflets dans ces bois repeuplés d’animaux absurdes, de plantes connues.
Les villes que nous ne voulons plus aimer sont mortes. Regardez autour de vous : il n’y a plus que le ciel et ces grands terrains vagues que nous finirons bien par détester. Nous touchons du doigt ces étoiles tendres qui peuplaient nos rêves. Là-bas, on nous a dit qu’il y avait des vallées prodigieuses : chevauchées perdues pour toujours dans ce Far West aussi ennuyeux qu’un musée ».

André Breton et Philippe Soupault, 1919
Texte extrait de « Les Champs magnétiques »

Leonor-Fini-Pour-Richard-Pa

Un plomb d’étain

Dépoli

Glisse le long du miroir

Le mercure

Reste

Le seul à bouger

Quel bleu nuit

Viderait mieux l’image de l’être invisible

que celui du cauchemar tirant son faire de l’étui ?

Parler dans sa bouche fait un bruit qui éteint tout dialogue

Avant tout la langue cherche l’autre pour s’exprimer

Que de maux noircissent la huppe de la colombe

A l’instant où elle déploie ses ailes

Simplement pour avoir raté son décollage

Dans  mon train de nuit j’ai voyagé surréalisme

Breton, Soupault, Léonor Fini

dans le compartiment

Entre griffes et soies, odeur d’aqueux de chat et mi-août

Tout le théâtre d’un quotidien dépassé

Se mentant sûr de sa vérité bidouillée

Guerre de religion

Exploitation individuelle et sociétale

Tyrannies

Trahisons et abus en veux-tu t’en aura

et bien plus que tu voudras en auréole

Et alors

André , Philippe

vous  vouliez que je les vive vos prédictions ?

Ben reposez tranquilles

J’ai pire

Seulement j’en démordrais pas

Mon bleu il ente

Il tisse rêve

Onirisme

Pas communisme, socialisme caviardisant

Dehors les maux

Genre UE, mondialisation, économie de marché

Je marche pas

En corps moins à l’économie

Migrans, islamistes  conquérants, barbares, fanatiques,

Ce mariage pour tous c’est du boniment

Aimer voilà ma seule épargne

Pas besoin de livrée pour ça

J’suis pas un produit domestique

J’suis

Rien qu’un chien et quand j’aime j’aboie !!!

Niala-Loisobleu

19 Août 2015

Fini-Leonor---La-peine-capitale---1969

https://www.youtube.com/watch?v=wMqt3cX2X7k

RETOUR A SAINT-GEMME


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RETOUR A SAINT-GEMME

Tout petite, bien repliée dans un coin du ventre, l’intime conviction, est le repaire on ne peut plus marginal de notre âme, le plus grand de tous nos stimuli.

Le temps peut s’allonger et poser son panel de rides sur les rues parties un jour de l’enfance. Se prendre les pieds dans la chaussée avec des bosses dans des cloisons de verre, des éboulis de terrain, des tons qui n’ont pas résisté à la lumière, la panoplie des trahisons. Sa faiblesse, ses entichements chroniques. Comme si, comme ça le bien et le mal jouent à s’inverser selon.

Reste et demeure le passage secret, cette porte qui ne vermoulue pas. Une campagne posée dans le foutoir des villes. Des prés, bois, vaches sans nécessité de train, cochons et leurs couvées, ce trou du cul par où on respire. Exutoire qui aspire l’air pur qui décrasse le bulbe.,

Dans mon Paname je les ai  trouvé dans ces rues ce coin de campagne virtuel. Mon rince-cochon. Le karcher à tenir l’esprit propre. Un quai où l’embarcadère est cargué de voiles en permanence. Conscient que le bonheur ça ne peut que provenir du malheur. Prêt à embarquer pour…

Oui rien ne va dans son apparence montrée. Il faut retourner l’appeau.

La vie et belle parce que c’est qu’une fleur à soi qui, pareille aux autres, va chercher son parfum dans la merde du fumier collectif.

Alors on s »accroche à ce qui seul compte pour rejoindre sa rive

Niala-Loisobleu

17 Août 2015

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La pierre tient la mémoire de l’homme de toutes ses forces. La racine de son arbre y a foré les canaux de sa sève. Elle a bâti l’image du sacré, dans la forme qu’il a choisi pour lui. La religion c’est sa foi qui n’a pas besoin d’un dogme. Voilà le Roman. Dans ma Campagne-Maritime, il est omniprésent, dans les champs et les bois, au coeur du silence…

Niala-Loisobleu

17 Août 2015

DE CE NOIR QUI ENCRE DE BLEU SANS FRAPPER


DE NOIR QUI ENCRE DE BLEU SANS FRAPPER

Arcades sourcilières en perspective les réverbères font le pont

Halos auréolés

Tonsure de lumière de la blonde sur la brume

Les enfants sortis du sommeil font la ronde autour du rêve sur les numéros de marelle

Quelques cordes ont décamisolé les fous des murs capitonnés

Hauts-bois la clairière hisse l’ascenseur des soupirs

Nous avons entés nos âmes androgynes en un seul corps d’état

Quelque chose de Tennessee dans la ruelle me dit

Sur les tarmaks les rivières décollent la piste enfouie

Remonte le souffle originel

oeuvresdelvaux6

Les bisons

Les chevaux sauvages

Les mains propres

Sortent de la cendre froide

Au dedans de ta fourrure

Je rupestre

Les parois de ta caverne de mes jets d’encre

Enfourchée

Tu ouvres la vibration cosmique du sillon

Je s’aime

De ce noir qui encre de bleu sans frapper…

Niala-Loisobleu

15 Août 2015

https://www.youtube.com/watch?v=w9g9jvZ4yJ0

OU SONT NOS VOIES ?


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OU SONT NOS VOIES ?

Voici

la double-porte  qui se met en filet

entre-deux fois deux gonds

laissant juste un interstice entre l’huis et aile

au point d’empêcher l’entrée de plain-pied

Latérale attitude

d’un gothique flanc-baillant

qui ô givre à la jetée des colonnes

sur ce qui fut le jet de la flèche

en reléguant la nef aux bossoirs du déambulatoire

A quelques encablures de la cabane

Sablonceaux , Trizay

Aulnay

restent les épaves d’un roman pur

émietté dans les étapes de St-Jacques

dans une mer de verdure

Brouage

paît son sel

en se ramassant une sacrée gabelle

Pierres majestueuses dressées au milieu de chants qui s’élèvent en volutes

Les grimaces d’amours trompeurs

semblent s’être pétrifiées dans les tympans

vomissant des gargouilles

monstres d’un bestiaire humain

que les chapiteaux n’ont plus la force de porter

Le temps d’une évangélisation sincère

aurait-il été strangulé ?

Où donc est passé le souffle divin,

dans les sarcophages retournés

les croix de fer

les perles d’une couronne promettant de ne rien oublier

ou dans le remord des ex-votos ?

Il y avait dans cet amour trop de pureté

un état surhumain

porté troubadour par l’amour courtois

que l’homme ne peut tenir

repris le vulgairesa nature

incapable d’absolu

juste d’utopie au premier degré

où la transcendance ne franchit pas son seuil

Avortant de son rêve

la poésie

seule preuve matérielle nécessaire à sa propre croisade…

Niala-Loisobleu

12 Août 2015

Hand concept of FlewDesigns

https://www.youtube.com/watch?v=YnXpsJMqewo