PLUS QU’HIER A LA M’AIME HEURE


 

PLUS QU’HIER A LA M’AIME HEURE

Je n’ai volontairement ouvert que mes volets intérieurs, choisissant de laisser ceux de l’extérieur en dehors. Pourquoi me demandes-tu de cette Voix-Toi, de jet mots,   qui me chamboule à chaque fois ? Oh pour plusieurs raisons, qui dans le fond sont la même, te réponds-je.Tu sais les traces des dessous que tu ne portes jamais, se mettent par tout comme un territoire que tu m’as mis en partage. Je suis en brossage dedans, mijotant, à la nage, ta peinture aux doigts où que je sois. Le jour où je, qu’on s’est Nous, l’un des émois qui m’a intensément traversé c’est ton côté animal. Tu sens par les vertus phénoménales du poil laissé librement occuper ses jardins ouvriers. Tes seins ne supportent pas plus que moi d’être tenus en cage comme des serins. C’est d’ailleurs ce que je vois sur la jetée du bout des pores en venant voir les marées. T’es une criée retour petit-bateau. T’as l’écaille rose en corps ruisselante. Les voix qui accompagnent tes diverses apparitions  ne galèrent pas sous le fouet.Elles sont chansons de marin tirant sur les écoutes en carguant la toile. J’tire un bord, tu viens à la gîte, rase-motte le dessalage. Toute façon comme tu dis t’as déjà vu ma quille, question safran t’épices et tiens bon la barre. J’attends pas les printemps pour t’avoir au nid de ma façade mon Hirondelle. Quand me sachant mécréant tu viens m’évangéliser,  en communiant  dans ma bouche ton hostie, c’est qui qui part le premier en encens voluptueux ? Au  bastingage de tes hanches j’crains rien du coup de tabac. Un coup d’sein en pleine tronche ça vous île grand-large. L’étagère du dessus du lit, où tes cris tiennent dans le serre-livre de tes cuisses, reste ma préférence de chevet. Mon cheval aime l’harnais de tes aisselles, ça le balance à paris mutuel. Je ne sortirai de Toi que pour les commissions nécessaires à te manger. Je te bois vert orée mon Amour.

Niala-Loisobleu – 6 Janvier 2017

156726

 

 

Mon Char donnerait 2


er

Mon Char donnerait 2

L’intelligence avec l’ange, notre primordial souci. (Ange, ce qui, à l’intérieur de l’homme, tient à l’écart du compromis religieux, la parole du plus haut silence, la signification qui ne s’évalue pas.

Accordeur de poumons qui dore les grappes vitaminées de l’impossible.
Connaît le sang, ignore le céleste.
Ange : la bougie qui se penche au nord du cœur.)

Vous serez une part de la saveur du fruit.

Amis, la neige attend la neige pour un travail simple et pur, à la limite de l’air et de la terre.

L’acte est vierge même répété.

Le poème est ascension furieuse ; la poésie, le jeu des berges arides.

Si l’homme parfois ne fermait pas souverainement les yeux, il finirait par ne plus voir ce qui vaut d’être regardé.

Notre héritage n’est précédé d’aucun testament.

On ne se bat bien que pour les causes qu’on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s’identifiant.

Agir en primitif et prévoir en stratège.

Nous sommes des malades sidéraux incurables auxquels la vie sataniquement donne l’illusion de la santé.
Pourquoi •>
Pour dépenser la vie et railler la santé ?

(Je dois combattre mon penchant pour ce genre de pessimisme atonique, héritage intellectuel…)

René Char (Feuillets d’Hypnos – Fragments)

 

IMG_0858
Où donc pouvait bien être passée l’eau ? Rien n’en sortant du tas mis. Escompter sur le filtrage rénal naguère de chance de revenir en arrière. Pas de doute, l’être c’est pas l’avant c’est l’en avant.Moralité on ne rajeunit qu’avec le temps. Bien qu’on ne puisse avancer qu’à partir de son passé.
A partir de quand tout commence ? Voilà ça c’est l’énigme de l’ange. Ce qu’on nous apprend à l’école s’efforce avant toute chose de nous bander les yeux. Moins l’individu en sait plus c’est un plaisir de le manipuler. Un régal pour les marchands de tapis. Avec le même un coup on le transporte et un coup on le trébuche le cher homme.
« Agir en primitif et prévoir en stratège »
Délectable philosophie. Je garderai cependant ma préférence à la première partie. Il est tellement démontré que la ruine fondamentale de notre société est le résultat criant de stratèges qui se sont successivement passés la main durant des décennies…
Nous nous sommes connus des millions d’années avant de ne plus le dire qu’à d’autres de passages. Pour te regarder aujourd’hui dans l’âme.
Le cosmos n’a pas les paramètres de cette planète qui se prend pour sa patronne. Le chef d’entreprise c’est l’Univers.
Le sentir comme on se sert du téléphone sans savoir comment ça marche je trouve que ça induit le respect essentiel. On sait tout seul qu’il faut pas sectionner le fil. C’est un grand pas dan la compréhension humaine puisque ça reconnait d’emblée l’existence du mystère. D’un grand oiseau blanc, dont tu es née, il se produit un échange fabuleux. Il fait bleu sur l’ensemble de ce qui penche au noir. Il produit une énergie que bien des sources industrielles ne peuvent atteindre. A commencer par le rêve.
S’il n’y avait pas de rêve, chaque jour serait sans amour, que le cauchemar du quotidien.
Niala-Loisobleu – 26/05/16