
Gré Ment
Sable à l’étendue
le vent pousse la rencontre
au hasard
Du mont émerveille ?
On aime pas à foulées
La liberté des serfs viets
à la folie du pas du tout, disent les yeux de Marguerite au plus lointain entrés…
N-L
11/03/18

Sable à l’étendue
le vent pousse la rencontre
au hasard
Du mont émerveille ?
On aime pas à foulées
La liberté des serfs viets
à la folie du pas du tout, disent les yeux de Marguerite au plus lointain entrés…
N-L
11/03/18

Les tâches de son
suivent le bord du vers
à doigts frottés
Là parmi des morceaux de vie
le vrai de ce qui est tu de Toi
prononce au fond de son poumon
Tu te montres la vitre s’embue
du souffle des paroles que tu as mis en faisant l’amour
mouillée de ce désir de larmes
Si ton sein est resté à battre entre les pages
c’est sans nul doute
à cause d’une de mes mains marque-page
Niala-Loisobleu – 1er Janvier 2018

De ces pas trop courts, restera à l’étendue les traces d’une suite griffonnée de nappes en nappes des tables de passage. Si ce qu’ils n’osent dire est vrai nous n’avons rien à craindre. Notre moulin à eau est à l’étiage. Les gros nuages écrasés sous la meule en pierre ne feront pas de tort à la récolte. Ce n’est pas la marche solitaire qui peut nuire à la vision globale.
Tu as dans le buste l’âme du violon que l »archet déplace en fonction du refus.
Le tempo de ta poitrine en tapant du bout du sein, scande la promesse de ne jamais céder à la facilité. Laissant le sur-place des fuites aux images pieuses. Du calcaire la craie extraira les marelles pour apprendre aux enfants à monter au tableau. Il n’y a pas de contre-poison en dehors de la poésie.
Niala-Loisobleu – 25 Novembre 2017

Les saules mettent la main aux tresses des vanneries pendant que tu noues la laine au métier. J’aperçois des chevaux revenus de croisades. Je me demande s’ils vont vouloir bénir l’abreuvoir avant de laisser les conteurs dire l’odyssée. La palme bat le vent à tour de bras, si une branche point à l’Orient ce sera le signe du désir d’allumer les étoiles. Dans les mots du ciel, les pensées courtoises sont restées vierges dans le harnais. Elles vont pouvoir décadenasser. Ce soir laisse ta fenêtre ouverte, le cracheur de feu que tu tiens en sommeil entre tes cuisses sera rejoint par le faiseur de ripailles. Au milieu de la clairière, la terre est initiée au rite solaire. Le gardien de la forêt ouvrira la danse. Le polythéisme restant au profond des campagnes pourra taper du pied jusqu’à l’aube.
Niala-Loisobleu – 22 Novembre 2017

Au levé d’un juste sommeil
le matin sent bon le propre.
Il y a l’iode et la coque
qui tirent le ris d’eau.
J’ouvre mon accordéon
en tire une chanson
voilà qu’elle nacre
rien à foutre
des fâcheux faiseurs d’ictère.
Vis mon Alain
tu dois rien à personne
vas où va l’Amour
un point c’est tout !
Niala-Loisobleu – 6 Novembre 2017
Il y a ce qui court le trottoir avec son caddy à provisions. Echanges de mots au hasard de la rencontre. La mère Michèle court toujours après son chat. Puis, ayant de la fenêtre qu’un regard dur le large, présent comme ce meilleur ami qui donne sans rien demander, le bonheur de faire de ses mains, un acte gratuit.
Mon ami, peins tu entendras plus de sel que d’attente frustrante.
Niala-Loisobleu – 18 Avril 2017


Calcaire penché sur l’ardoise d’un conte particulier
mon coeur-craie
saute-marelle
à la criée
qu’on efface pas son ciel
d’un baîllon
à terre
Quelque perle au ver de l’huître
demeurée au talon
des bouts riches
Je troubade
jongleur de mots
montreur des toiles
en Char io
Puits
plongé
de bas en ô
lance mes quatre vérités
aux marres chants désamours
que taire n’absorbe plus
Noyé sous le flou de prévisions
coulant à pique
un espoir frelaté
dans les labos d’une alchimie
pro-dépressive
Au bourre l’arène
l’écho qu’hue
l’ola
dit sors de là
ton je
ne noue pas l’amble hématite vertu du faire
que les zoos rayent
bassent
Troubadons
ménestrélons
saltimbanquons
en fin’amor
courtois
pas en jouant la fille de l’erre
mal-aimée
snobant les commentaires
Niala-Loisobleu – 21 Mars 2017


Leur laissant les regrets de ce qu’ils auraient voulu avoir (ce qui reste à démontrer) de mon habituel carré, j’extrai sans peine ma vérité. Espèce du frisson mammifère qui nourrit au sain. Ariane tel est le petit nom qui t’a grandi. C’était pas le soir, mai on y était à un cheveu, que les ténèbres nous avalent.Joindre deux bouts épars, à croire que la proximité des poubelles, la lampe à génie en planque, était tombée au moment où la roue avant de mon vélo les avais heurté. Bien qu’il n’était pas loin de midi, ce fut un zénith exceptionnel qui illumina notre rencontre.
Les arbres s’en souviennent de cette image surréaliste. Rien ne faisant apparaître l’environnement du présent contraire à celui du futur. Si l’utopie bouleversante de l’apparition n’avait été, jamais le quotidien qui n’a fait depuis qu’aggraver n’aurait été. Des feuilles qui transpirent l’air n’est plus sec. nous avons mis la clairière à la place de l’arc du triomphe et le ruisseau à la place de Suez dernière version, où les tankers s’évitent le choc frontal. Qu’est-ce qui marée noire plus que le manque, hein veux-tu me le dire ? Sauf qu’il y a manque et manque, du plus pire c’est souvent celui d’être ensemble
.Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige…
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
D’une présence à ne pas contredire l’amour courtois, tu es le son qui rend l’étrange de la forêt, enchanté. Lac où mes peintures baignent, de mes doigts s’ébroue le chien fou d’un pinceau qui glisse les mauvaises langues comme sur le dos du canard. Levier diagonal qui s’évertue à faire d’une rive à l’autre, le moment donné qui va dresser la verticale projection.
Niala-Loisobleu – 12 Janvier 2017
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