JARDIN PAUVRE
par N-L – 21/04/18
Au bout du chemin
les hautes herbes ne cachent pas le portillon délabré
j’entre
et découvre mon nom gravé sur la friche
Signé… »Un certain Andrea Couturet… »
Je lève la tête
ça tombe à
PLEINE EAU
Quel désœuvrement sous les voûtes basses de ces tilleuls, sur ces marteaux de portes où bâillent mille gueules de bronze !
Quel après-midi de dimanche distingué, qui fait rêver de gants noirs à crispins de dentelles aux bras des jeunes filles, d’ombrelles sages, de parfums inoffensifs, des
steppes arides du cinq à sept !
Seul un petit nuage, alerte, blanc, — comme le nageur éclatant porté sur l’écume ombre soudain de stupidité la foule plantée sur la plage — couvre de
confusion tout à coup le paysage endormi et fait rêver d’extravagance au fond de l’avenue un arbre qui n’a jamais encore volé.


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