AUX VENTS TOURNANTS


AUX VENTS TOURNANTS

Les voici, toujours plus voraces, décidés à manger nos marches

la peine de nos efforts, il veulent juste la rendre vaine

Cet or sans valeur marchande

qui gisonne au fond de notre Coeur

ses longs filons d’odyssée

leur fait venir la rage jalouse

que lance l’heureux ne vivant que d’innocence

Cachés derrière leurs verres noirs

leurs yeux mettent

la couleur radieuse

en  deuil

funérailles d’une crise dont ils sont les complices-auteurs

Adieu l’amour

si le passant n’a qu’amertume à promener

Nous

nous ne pouvons nous noyer dans de telles larmes

tendons-nous les lèvres pour nous respirer

ô et forts mon Amour

Restons en dehors de ce convoi funèbre qui ne bénit m’aime rien, en se traînant la mort dans l’âme, devant la Mémoire des Muses…

Niala-Loisobleu – 28 Octobre 2016

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Quelle rue prendre pour traverser les bars sans risquer de ne jamais trouver la campagne ?


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Quelle rue prendre pour traverser les bars sans risquer de ne jamais trouver la campagne ?

 

Un chapelet de boutiques en abandon, de parkings de grandes surfaces bouffant les prés après les forêts et d’échangeurs avec rocades pour mener où ? Le concept du boire au goulot pour pas salir le vert a été pensé par un né n’arc.Tu vois d’ici la confusion originelle.

Ils ont fait des filles un corps de couvertures de magazines qui marchent par la taille avec leurs hanches, pas avec leurs jambes. Se maquillant trop, le coeur déchiré par des sagas tsoin-tsoin qui gonflent les nichons et rasent le doux espoir d’un sol pubien moussu ou s’enfuir de ses blessures vers une sorte de clémence qu’on cherche sans savoir de quoi y s’agit. Il faut croire que s’étourdir ça représente ce qui fait le vrai fond de l’enseignement scolaire.

Mais pour les julots, quoi qu’ils se jugent au-dessus de tout, faut pas croire qu’ils soient mieux. Je pense même sans hésiter qu’ils sont pires. L’erreur originelle de l’attribut du bas-ventre n’est toujours pas résolue. Quand ça marche comme c’était prévu au départ, rien à dire, hélas l’homme par nature fout en l’air ce qui est normalement merveilleux. Il veut toujours en avoir une plus grosse que l’autre ce con !

Aujourd’hui je ferme la cabane. Moment fabuleux où je laisse mon regard boire ce dernier soleil d’automne. Frisquet mais si pur que ça nettoie du smog des villes de merde où l’on s’ingénie à inventer le dernier modèle paranoïaque qui va chier un cancer dernier cri. Ah tortures-moi, fais-moi mal…

Le matin en se levant, avait ce léger mouvement de tes seins quand après que je les ai provoqué au jeu de paume ils se reposent heureux d’avoir gagné.

Les yeuses égouttent leurs glands, les garennes tirent la langue aux chasseurs, l’herbe flâne, un oiseau remue les feuilles pour que le virtuose de la nature continue à suivre la partition.

Merde à vos bans !

Niala-Loisobleu – 15 Octobre 2016

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Homme-Oiseau Mort Et Bison Mourant


Homme-Oiseau Mort Et Bison Mourant

 Long corps qui eut l’enthousiasme exigeant,

A présent perpendiculaire à la
Brute blessée.

O tué sans entrailles!

Tué par celle qui fut tout et, réconciliée, se meurt;
Lui, danseur d’abîme, esprit, toujours à naître,
Oiseau et fruit pervers des magies cruellement sauvé.

René Char

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ETAT DES LIEUX 5


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ETAT DES LIEUX 5

Repli du brouillard, la pluie s’écope à la serpillière, chemin je t’ouvrirai au coupe-chou.Les maisons se rapprochent à se cogner la tête, se prenant la rue en étau..Plus la foule épaissit plus les gens s’éloignent, je tremble à l’idée de perdre mon téléphone, « qu’adviendrai-je de mon intimité ? » dit le quidam lambda

Drôle de question, sans fond, mais sur laquelle tend la vérité. Alors faut-il que moi aussi je plie, que je me mente à moi-même à défaut d’autre ? Je refuse en bloc et en détails l’abnégation, le soupir du lâche qui s’excuse d’un pet foireux, et s’esquive en laissant juste sa puanteur à la collectivité.

On a tenté de me pourrir l’enfance à coups de problèmes de robinets, puis la jeunesse à prétexter devoir sauver les conquêtes coloniales de quelques négriers, après et avant, il y a eu les abus de sentiments dans des histoires à ne pas salir que les draps. Trop c’est trop, ma société je t’abandonne à ta  faillite. Soyez ce que vous ne pouvez qu’étre. Rien, rien, rien et encore rien.

Rien que beaucoup de tentatives à m’abuser.

J’ai résisté en faisant usage de mes dons naturels de libertaire. Ce qui suppose des arrangements avec le diable plus souvent qu’avec le bon dieu, ce dernier étant de revue au va tiquant. Une chose est sûre, ça comportait de la souffrance mais dans un déroulement sans brouillard, face à des êtres en chair et en os, pas des ombres.Le temps du zombie a pris position, bouleversant tout ce qui reposait sur le contact. On connaissant ses voisins de paliers des fois plus loin qu’on irait sur Mars.

L’amour tu le piétines, l’insulte, le bafoue, le montre du doigt, le raille, le conspue, le ridiculise, le snobe, le détourne, lui ferme ta porte, qu’il revient pas comme un boomerang, ni un VRP aspirateur, encore moins genre prédicateur, non mon P’tit-Gars, l’amour ça surmonte m’aime la haine, c’est immortel !

L’amour, entends le vrai, pas un truc en plumes qui t’en écrit des volumes sans une once de sentiments, non, un vrai qu’on peut pas en parler, parce que ça se vit à deux et loin des marchands du temple, des fornicateurs de guerre, des politiciens véreux, l’amour ça vit pas de pub et sur tout pas de pro messes…Puisque nous ne sommes que de passage, laissez-moi vivre Bon Jour !!!

Niala-Loisobleu

6 Octobre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=aovsWNvxlZg

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