Vas sereine au Centre de mon peint
Ce dossier où les reins calés font rocking-chair voient le bout d’une plaine juste après le premier rang d’orties, la chaleur en fait friser la poussière qu’un vent tient soulevée
Des chevaux emplumés naissent de l’évolution
Je rêve, de mains au ciné de mon quartier, la flibuste martelant le pont de sa jambe de bois
Où sont passés mes caniveaux, il reste assez d’élan pour ricocher
Ton nu dressé de tout son flanc penche de ses briques de terre-franche en pisé aux terrasses du pâturage
Ton dos tire le son des clochettes ovines
Mon dieu comme tes seins me portent au sentier en corniche où le surplomb tient à demain
Tes mots pris par la musique déplissent l’accordéon de l’étui sans que la mendiante s’en effarouche
Ceux à qui nous ne devons que la peine de les connaître je les ai émasculé pour qu’ils ne puissent plus reproduire
Vas sereine au Centre de mon peint la garce qui nous assiège perce sa différence autrement qu’en âge…
Niala-Loisobleu – 23/11/85

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