J’AI ENVIE


J’AI ENVIE

Aujourd’hui je fête le vrai, rien qu’à cause d’une décision que je décide…parce que j’ai envie de roses sauvages. De l’églantine qui sait rien du cadeau marchand, qui se fout du parce qu’il y a un motif public. Et merde je veux pouvoir embrasser partout, du haut en bas, sur les côtés, devant et derrière. Comme si j’disais « Bon Anniversaire » de vrai. C’est vra. J’aime le vrai. A cause de l’obstination que la société a pour tout faire disparaître au profit d’une illusion qui tient jusqu’à la fin du jour. Hier, je les ai surpris en flagrant délit juste au 23ème coup minuit, étalant de la fausse mauvaise herbe, sponsorisés par une chimiste plus louche qu’un enfant de putain levant la main à la barre, en jurant être innocent. Néanmoins, si un lecteur parmi vous peut signer ne croire pas plus en Macron, que dans les leurres qu’il met à se porter garant du dernier visé du Canard, je lui refilerai une image bénite de Brigitte quand au bar d’eau elle était au contoir des seins trop pèzes. Non le PVC ne reprend pas sur les tombes pour faire croire au souvenir éternel que l’on garde du défunt que l’on a passé sa vie à détester. J’appelle un chat un chat, et crois-moi y a pas que mon petit doigt qui sait de quoi il parle.

Niala-Loisobleu – 27 Mai 2017

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N’oublies jamais que je t’aime…


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N’oublies jamais que je t’aime…

Le couloir se la joue à rideaux baissés. M’aime en surface la mine s’enfonce au hasard des tunnels. Mets trop polis teints, le temps de la malbouffe est au menu quotidien. Si les enfants d’Edouard ont un jour fait planer l’espoir, il faut croire  qu’en Landerneau ils avaient le clair tourné vers les abysses.

N’oublies jamais que je t’aime…

Une classe de maternelle a qui on apprend à chanter dans l’appeau de moutarde ça pique les cordes vocales dans la vérité du mensonge pratiqué

A travers le temps et l’espace

Attendre sous le vent et la neige des astres

la venue d’une fleur indécente sur mon front décoloré

comme un paysage déserté par les oiseaux appelés soupirs du sage

et qui volent dans le sens de l’amour

voilà mon sort

voilà ma vie

Vie que la nature a fait pleine de plumes

et de poisons d’enfants

je suis ton humble serviteur

 

Je suis ton humble serviteur et je mords les herbes des nuages

que tu me tends sur un coussin qui

comme une cuisse immortelle

conserve sa chaleur première et provoque le désir

que n’apaiseront jamais

ni la flamme issue d’un monstre inconsistant

ni le sang de la déesse

voluptueuse malgré la stérilité d’oiseau des marécages intérieurs »

Rémi BOYER (in incoherism.wordpress. com, 1er mai 2016).

Source: http://www.leshommessansepaules.com

Île m’est ce matin à l’écarté. Loin des feux naufrageurs de la côte de mocheté. L’ormeau garde sa perle au fond de sa mâchoire serrée. Beau bleu ardoise à couvrir les chaumes d’un Toi sûr. Passé plusieurs Moi en mer sale la goule à vouloir hâler l’Ô Douce. Nous ne serons jamais galériens à la rame. Les coups de fouet de la déchéance humaine n’embarquent que les névrosés de l’auto-flagellation.

Oeil pour oeil, je choisis celui de vers

dans pour dans,

pour tenir ferme

ce que je n’ai rien oublié.

Niala-Loisobleu – 2 Octobre 2016