SELON L’ETIAGE


SELON L’ÉTIAGE

 » Tu te lèves, l’eau se déplie

Tu te couches, l’eau s’épanouit « 

Paul Eluard

A son stade, mon long fleuve montre le gros de son dos de face

tous confluents parsemés en nuitées ici et là

Reggiani

chante le Temps qui reste en laissant les mouettes

aller et venir dans le sens du courant

depuis les arbrisseaux d’un verger

aux vieux chênes enracinés à Brocéliande

les maisons blanches n’ont pas cessé de s’étreindre

C’est toujours une fenêtre allumée dans la transhumance du vide

qui sert d’embarcadère pour exécuter l’échange de l’étiage de la bouteille

m’a instruit Grindel, à la porte de l’école communale de la rue des Saints-Pères

Grand-Mère Marthe faisait les cuivres de la rampe d’escalier de la rue de Verneuil, mon père les formait de ses marteaux en sculptures solides

Et me voilà, en bout de piste du Jeu de l’Oie Universel, plus de gain en boucles d’oreilles que de pertes en cours du chemin des Cerises, sans la moindre envie de volte-face.

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Niala-Loisobleu.

27 Janvier 2025

MON PETIT, FAUT QUE JE TE DISE


MON PETIT, FAUT QUE JE TE DISE

Tout dégoutte. Ces morceaux de ciels déchirés qui pendent. On dirait une paire de joyeuses sorties du slip par des espoirs contrariés. Le tant du salut des copains s’éloigne. Jojo à parler d’amour avec sa gueule qu’il a, c’est davantage noir-noir que mibraillette zip youp lala. Trop c’est toujours trop. Au fil du temps ça vieillit pas d’un poil. Voilà un effet du genre humain qui lui colle à l’appeau depuis que l’Hommea plus voulu marcher à quat’pattes.

Le vieux chien que je suis en a reçu trop d coups de pieds au cul, que pour lui faire prendre des vessies pour des lanternes faut lui donner autre chose qu’une promesse. Oh bord d’ailes, l’oiso des marais, volatile sauf de convictions, nicheur de ce qui se passe au sein nourricier du soutien-gorge débretellé, prince de crabe à l’étrille, évent des globes, en a la nausée des bonimenteurs du bonneteau qui se promènent sur le marché avec leurs barons en partouze. On crève de tout. Et pas qu’un pneu mon colon. Pourtant, c’est lamentable, j’peux pas cacher mon insatisfaction tirée de ce marasme.

J’suis plus résident à mon Paname. Là où j’vis j’peux en corps rouler. Non bloqué par les auteurs du crime contre la nature qui, non seulement pas gênés de mentir, viennent festoyer à nos frais. Mon Amour, ma Vie, ô mon amour donne-moi mon peint quotidien, approche que je me libère à te boire comme un bébé qu’on aurait programmé volontairement pour maintenir la chaîne.

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Niala-Loisobleu.

25 Janvier 2025

FUITE DES ODEURS DU REGARD


FUITE DES ODEURS DU REGARD

Cette sensation qui dans mes chais s’installe

au brûlage des douelles me dévore le fond de l’oeil

comme de l’acide qui rampe goutte à goutte dans un serpentin entartré

J’ai lancé ma main pour me retenir à tes courbes, corps de ma vie

mais le vent plie la couleur sur la langue bien avant qu’elle sorte vers sa hauteur

Le poids des seins m’a toujours flotté jusqu’au franchissement des bouées, tête hors de l’eau

alors comment pourrais-je comprendre que ton bas du dos n’est plus le point de départ pour monter au jardin suspendu ?

Si je perds la vue, à quoi bon prendre rendez-vous au miroir pour réclamer le dû du combat pour continuer à rêver ?

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Niala-Loisobleu.

24 Janvier 2025

LES SUIES-MAINS


LES SUIES-MAINS

L’obscurité qui règne ne permet pas de voir s’il y aura suffisamment de lumière pour s’abriter des averses

On est juste sûr d’avoir du vent

ce qui n’arrange pas la stabilisation du concept

à supposer qu’il puisse y en avoir un

Ainsi, l’arrivée de Trump ne me paraît pas plus favorable

au côté mexicain

que la plus petite idée large prête à sauter le mur

dieu que tout ça est bas âné

Hollywood se consume, pas les mauvais westerns…

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Niala-Loisobleu.

24 Janvier 2025

LES MARÉES DE CIEL


LES MARÉES DE CIEL

Le chevalet se sert de sa mobilité

pour déplacer les instants

à qui il manque où aller

Pour ce faire

il puise dans tous ses voyages

sans besoin de prendre un billet.

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Niala-Loisobleu.

23 Janvier 2025

« A CHACUN SON ATTELAGE » – NIALA 2025 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60


« A CHACUN SON ATTELAGE »

NIALA 2025

ACRYLIQUE S/ TOILE 73X60

Sur le bord d’une baïne gourmande

le Poste de Secours

feuillette son dictionnaire

On continue à promettre des récoltes

mais sans chevaux pour les rentrer au grenier

on ne voit que des chariots sur les bas-côtés de la route

J’ai pour moi la faculté d’aller dans les endroits sûrs de mon rivage.

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Niala-Loisobleu.

21 Janvier 2025

LIGNES PARALLÈLES


LIGNES PARALLÈLES

Entre les arbres, le bois ne cache pas la forêt

on entend même la voie annoncer le train

Question malentendante à l’arrêt

le paysage avance d’estran en récolte dans les champs

La mémoire se faufile entre les poutres de la charpente

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Niala-Loisobleu.

21 Janvier 2025

PÊCHEUR D’ÉPONGE


PÊCHEUR D’ÉPONGE

Derrière 2024 et bien d’autres

ce janvier ballade ses saints de glace

à la veille d’une investiture inexplicable

et une remise d’otages prête à se remettre en question

Et moi, émoi, dans tout ça je reste la couleur d’un autre jour

en plongeant là, allant droit, où je trouverai l’éponge du tableau noir

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Niala-Loisobleu.

19 Janvier 2025