ROUSSE EQUINOXE


ROUSSE EQUINOXE

Mis hors de l’entre deux-âges

hors de portée de Chronos

mon coeur bat la chamade

Alors que la lune jouait sur la balançoire de Janus

le soleil l’a remis à l’endroit de la chromatique des embruns

Les algues cernant le visage tiennent les cerfs-volants de la féminité des colonnes

Crique sauvage ignorée des mouillages des marinas

Que de sel, tu es vivante parmi les vents lâchés sous la protection des pierres levées

Cônes blancs épargnés des vases d’un remugle quotidien

parfum de ces purs matins

venus des sphères poétiques entre deux estrans

trouble perpétuel

tu brilles toute saline aux carreaux

d’une musique de viole de Marin Marais

Serais-tu la dissolution spectrale de l’ombre portée

renvoyée dans ses foyers par le blanc unique

cette marque bleue que la lumière garde en attachement muet des cris d’une nuit où tout c’est fondu en une seule entité

Sur les tamaris courbatus du front de mer

des roseurs de bruyère redressent l’amer en contrebande

Métaphysique  tu es devenue le canon d’un ordre étranger aux couvertures de papier glacé

Cette onde qui porte le silence avec la grâce de l’âme des échos

 Je m’en remets aux lèvres de la vague sans retirer ma langue du fond du récif que tu es devenue

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Niala-Loisobleu

26 Septembre 2024

TOUT A L’ÉCLUSE


TOUT A L’ÉCLUSE

Comme le jour au volet passe j’entrevois par une nouvelle rue un passage dans l’incompréhension

Je retrouve dans une chemise offerte par Jacqueline bien plus de partage que sa fille en doutait en colportant ses cravates

L’Eguille coud véritablement par la fleur de son sel

Tout ce qui manque à la sécheresse d’un jugement arbitraire désassorti de la jolie robe que tu portais

L’élégance d’un plaisir à s’habiller pourrait être plus extrême qu’un arrachage vestimentaire impatient

La cabane, le marais de Moeze-Oléron, Port-des-Barques, tous ses oiseaux blancs frères de nos allées venues à l’estuaire du Mékong proviennent d’un sentiment sans hasard

Là, présentement les trémières te ramènent où j’arrive les doigts sans vernis aux ongles

Les enfants qu’on élève peuvent avoir de bizarres attirances pour le bas

Marchons, voici l’estran qui arrive, on peut voir l’huître s’ouvrir sur Marennes.

Niala-Loisobleu.

25 Septembre 2024

DÉSORMAIS CHACUNE DE MES MINUTES VISIONNE L’INSTANT DANS UNE AUTRE ETERNITE


DÉSORMAIS

CHACUNE DE MES MINUTES

VISIONNE L’INSTANT

DANS UNE AUTRE ÉTERNITÉ

La métamorphose est totale

ma vision ne peut plus rester assise

elle marche comme pour rester au coeur du mouvement du nouveau concept

je suis différemment vivant dans un cycle sorti du système métrique conventionnel

C’est hors de l’inquiétude de mourir que le temps s’est affranchi des trémails plongés dans les aux sombres des abysses

Il nage

comme le plaisir ressenti quand on laisse son corps s’immerger

Etrange et puissante

sensation où l’âge devenu libre ne lutte pas présomptueusement dans le boulier pour se prouver des preuves puériles

Que deviens-je ?
Vis-je en corps en absence de projet ?

Ô oui !

Je peins et rien d’autre, advienne que pourra de mon oeuvre, je laisse les histoires de famille dénuées de couleur s’appauvrir dans le néant pour partager cette richesse de coeur sans peur d’un affligeant devenir

Aux femmes dont les seins vibrent, un chat et une rose attachés, voilà tout ce que je donne sans compter. dans une poésie libertaire que le plafond ne rapetisse pas

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Niala-Loisobleu.

25 Septembre 2024

ESQUISSE


ESQUISSE

L

La main en sortant de sous le drap dépasse la corniche

et dans l’à-pic du jour diffus trouve le point d’appui d’un ancrage

L’amour est soyeux comme un dessous vaporeux

ce n’est pas à la ficelle d’un string que la cordée vise le lobe de l’oreille

mais plutôt d’un shorty qui virevolte autour du galbe des cuisses

qu’est tracé le refuge où s’arrêter pour faire escale.

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Niala-Loisobleu.

25 Septembre 2024

« DE SES ROUSSEURS FÉLINES, L’AUTOMNE 2024 ME RACINE A L’ARBRE DE VIE » – NIALA 22 SEPT. 24 – ACRYLIQUE S/TOILE 116×89


« DE SES ROUSSEURS FÉLINES,

L’AUTOMNE 2024

ME RACINE A L’ARBRE DE VIE »

NIALA 22 SEPT. 24

ACRYLIQUE S/TOILE 116×89

Dans une géométrie parallèle à l’idéal

plus rien ne s’oppose à la couleur, lin avec l’autre, de la palette à la toile

Au velu des mousses du sol j’enfonce la quille vertu safran

le neuf issu de la moisissure bourgeonne à l’extrémité du gland

Quel équinoxe cet automne qui amène et ramène un estran exploré

La vieille charrette et son cheval moissonnent à la sortie des yourtes

goémon et varech dans la même cressonnière s’assaisonnent en l’absence de pendule

il est venu le temps des cathédrales

le Petit-Peintre peut se coller en rosace sur l’autel au bout de son transept.

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Niala-Loisobleu.

22 Septembre 2024

sr

À UN DÉTAIL PRES


À UN DÉTAIL PRES

Ce repos où les premières vagues placent l’équinoxe

lèche la plage

le temps est devenu multisexe et son bois flotté après avoir longtemps navigué, tête au sein de la mangrove en s’y étant raciné

Un poil chaud s’est blotti dans la poitrine de ce dimanche

chaton né d’une félinité de brousse

l’Homme a enfin accepté de laisser l’animal se confondre avec lui

les heures qui viennent vont entrer en symbiose avec le règne végétal en laissant sortir la tige du minéral.

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Niala-Loisobleu.

22 Septembre 2024

AU FRÔLEMENT DE L’INTERVALLE


AU FRÔLEMENT DE L’INTERVALLE

Il est 16 heures, la tête m’a tourné loin

j’arrive dans l’intervalle

Le menton au coude du chemin

je m’arrête

pour voir entrer la beauté qui se saisit du heurtoir

Je tremble des intestins

ce transit tient du magistral

demain n’est rien d’autre à dire que l’expression trouvée de mon émoi

ma vie

cette saison continue

le tableau dans son état actuel

se saisit de l’aveu…

Niala-Loisobleu.

21 Septembre 2024

LA PRESENCE RESSENTIE


LA PRESENCE RESSENTIE

Le temps qu’il peut faire, froid, pluie et n’être qu’en bras d chemise

dans sa citrouille à balayer la méchanceté de ses soeurs

Au vert du matin qui suit l’autre, l’aplat de bleu impose à la diagonale de se taire comme des ailes déployées entre les colonnes de l’estuaire

Grandes marées inscrites dans la marge d’almanachs frivoles où on va pêcher l’huître sauvage à pieds

Là où s’arrête l’acacia d’un mythe abusif, l’Atlantide tient son temple fondé sur la simplicité rénale du labour équin

monde idéal d’un surréalisme qui tressaille à mastiquer l’énergie de l’Arbre émergeant du ventre de la sève

Je laisse en plan les attentes d’une évolution contraire de ce qui n’est qu’une dissolution vertébrale de l’Être, les deux genres ayant le moyen d’aboutir en dehors d’hérétiques conquêtes.

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Niala-Loisobleu.

21 Septembre 2024

LES DOIGTS LIBRES


LES DOIGTS LIBRES

A présent, il apparaît que la différence entre hier et demain est sortie du chemin

débarrassée du détournement que les projets engendraient

la nudité prend un sens qui lui manquait

Sans pour autant tomber dans le vide du jour le jour

ma vie ne s’inquiète pas qu’on lui apporte, elle prend

voilà ce qui change tout du contact peau à peau

il importe que tes seins tombent à la recherche de l’entrée de ta forêt ventrale

bien plus que de l’orgueil de la jeunesse insolente

ce qui était de marbre convient à une plastique ignorant le tremblement des doigts

maintenant je m’explique pourquoi l’émotion est un chemin qui ne peut mener qu’où le plaisir n’est pas de la rhétorique

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Niala-Loisobleu.

20 Septembre 2024

DU TEMPS MIS DE CÔTE


DU TEMPS MIS DE CÔTE

Je pense au parfum des fleurs sans chercher quel flacon je pourrai remplir pour chercher sous l’oreille ce qu’entendre par là pourrait dire

arrive l’heure où la saison s’accommode sans plus se poser de question

Il y a une autre connivence du tant dans chaque feuille d’automne qui roule au sol

qu’on se demande pourquoi on s’est posé tant d’interrogations

Dans un placard il y a plus de photos dans des boîtes à chaussures que de cartes postales dans les espadrilles de la vallée des Jarres

mais ton sourire reste fidèle à l’idée qui déclencha ma première toile

comme je ne me trompe jamais pour reconnaître celle du cheval

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Niala-Loisobleu.

19 Septembre 2024