« POINT DU JOUR » – NIALA 2024 – ACRYLIQUE S/PANNEAU 65X54


« POINT DU JOUR »

NIALA 2024

ACRYLIQUE S/PANNEAU 65X54

La mer roule à croire que c’est une sorte d’euphémisme, tant d’un endroit à un autre, l’immobilisme règne. Et ce mercredi, de penser que cet éléphant de Pau, pourrait revenir au gouvernement, ne me fait pas croire que ça permettrait de franchir le col.

La pierre qui a roulé comment aurait-elle pu faire mousse en étant partie d’un détournement d’argent ?

J’ai blanchi sous le harnais de labours dans une vie où le calcaire se faisait fort de couper l’eau

Aussi penser que Notre-Dame pourrait être le levier qui ferait rouler le pavé d’asphyxie , me paraît à côté de la plaque tectonique. Ce matin, en changeant la paille du cheval, j’ai séparé les bouses du crottin en retenant ce que le géranium préfère dans cette grande évasion

Le jardin est tellement suspendu, que si t’encorde pas les pots sur le balcon, la défenestration menace

C’est la raison pour laquelle, après avoir bu ma tasse, j’ai gratté les miettes pour retenir la lumière à portée de fenêtre

Sage précaution pour tenir debout quoi qu’il arrive

je n’ai pas besoin faute d’espoir naturel, de me masturber pour compenser le désamour actuel, tes seins sont de nature à repousser le tigre quand ils se mettent en garde, tout comme ton déni des petites-culottes est un bonnet phrygien plus efficace contre une nouvelle pandémie, qu’une nouvelle méthode de bonimenteur

Je reste demandeur d’aube.

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Niala-Loisobleu.

11 Décembre 2024

HIER EST LA


HIER EST LA

L’horizon monte pour satisfaire la faim de ses yeux

l’herpès n’est pas encore entré dans mon oeil droit

Du premier plan, l’oiseau, s’envole loin sans détacher le chien

de ce creux de la main-gauche, plus bref qu’une rencontre de comptoir

Quand la ligne passe par les petites gares, il pose assez de jours pour déblanchir les pages, sans abaisser le niveau des passages

C’est à Paris, tout contre la rive-gauche que tout a commencé

corsage ouvert dans la chaleur des repasseuses,quatre-saisons, leurs fleurs et leurs légumes au bord du trottoir

le cochon des Halles, Balthazar, le grand bassin des Tuileries initiant un goût de la Femme, sans perdre un seul poil

De la rue de Verneuil, bras tendu, vers la Beauté sans fard, à saute-mouton sur le monde pour faire résidence, ça finira dans les deux Charentes, sur une plage naturiste qui ne perd pas de temps à trouver le genre. cet estuaire écluse la lumière de la Seudre aux bambouseraies d’Asie du Sud-Est.

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Niala-Loisobleu.

10 Décembre 2024

EMETTRE SON SOLEIL COMME DU PEINT FRAIS


EMETTRE SON SOLEIL

COMME DU PEINT FRAIS

C’est si loin derrière moi, que devant ce vide, le besoin de tirer une santé, appelle le cheval à revenir au sillon

Alain Denèfle a engendré Niala, grâce à toi

Ô, Grand-Mère Marthe es-tu là ?

Ton Petit-Peintre, vomit le naufrage comme tu le lui a appris

Ai-je eu tort ou raison d’aimer l’impossible en déshabillant la distance ?

D’insérer tant de chair dans l’absence, que les blés des jachères ont pris la pluie pour en faire des rivières navigables

Des faucheuses ont bien tenté de tondre les planches, mais sans plus savoir où était passée l’île, j’ai nagé à travers les nuages

Il faut juste éviter de suivre l’appel des Méduses au passage ? disait Ulysse

voilà ce que marque la bonne carte. Je vais m’asseoir sur cette borne le tant qui reste

Apercevoir du nouveau sur l’usé du pouvoir ça n’appartient qu’à soi

ma façon d’aimer est si loin du contradictoire, qu’en plein hiver, elle est capable de se mettre en ménage avec l’éternel printemps

les doctrines des sectes dites de fraternité, sont des Mélusines de trottoir, là que pour racoler

Cherche la porte par où fuir la rue St-Denis , ce coin d’abattage de la Beauté, Notre-Dame porte une virginité au départ que l’Insoumis ignore et qui retrouvera son image sans miroir aux alouettes

Sans sales, je peux continuer à exposer.

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Niala-Loisobleu.

8 Décembre 2024

L’AVEU DU RIDEAU


L’AVEU DU RIDEAU

A plat, le vent se forge de battre le faire

le pain qui déploie son odeur par la levée du matin

accompagne un désir d’aller sans cravate chemise ouverte.

Glissant sans bruit vers la toile, le paysage s’enferme

au pied des maisons endormies, la rosée trempe  dans les mots durs de la vie

et de son décolleté, un sein pastel caché derrière le rideau du non-dit

porte son bouton se faire sentir ailleurs

La toile préfère rester blanche plutôt que de se faire liker

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Niala-Loisobleu.

7 Décembre 2024

« L’ASSEMBLAGE » – NIALA 2024 – ACRYLIQUE S/PANNEAU 65X54


« L’ASSEMBLAGE » –

NIALA 2024

ACRYLIQUE S/PANNEAU 65X54

Au moment d’attendre encore un peu, avant de mourir

ce qui m’apparaît comme débordant

c’est ce désamour qui conduit au néant

On ne nourrit pas l’oiseau pour que le froid le fasse tomber de l’arbre

Aller dans la lune pour la casser comme la terre, j’y pense pas

« La vie que j’ai dans les couilles, rallie les enfants au lieu de les défaire »

même si tout s’est couvert de grelons qui castrent

l’hachoir du sceptre , pampre off débandage

-A part milliardaire quel métier tu veux faire, demande l’avenir à l’enfant

-C’est quoi un métier? lui répond-til en dégainant l’ère la plus absurde

Derrière mon rideau de scène, la culotte fendue de mon jardin nage pas sur l’étendoir

elle se fait pas au gouvernement d’intérêt général

UN HOMME ET UNE FEMME

ça sort pas de la route à partir du moment où le Mariage pour tous, ça devient pas qu’une mode

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Niala-Loisobleu.

6 Décembre 2024

PAS DE DEUX


PAS DE DEUX

Laissant la venue de l’Opéra et contournant le Palais Barnier, je laisse le flou artistique jouer sa comédie

pose ma main sur la rampe, pour suivre l’effet que tes pointes produisent sur mon état créatif, la glace a raidi le bout de tes seins, on approche de l’axel

C’est alors que je te demande : que mettre dans la prochaine toile ?

La Madeleine n’est pas loin, mais le rappel du cirque obséquieux de l’ultime concert de Johnny ne m’inspire vraiment pas

-En vole-moi me dis-tu, hold-up my, à mains armées, je veux plus aller à l’école

Le cheval qui n’est jamais loin, s’approche des grandes orgues avant que Notre-Dame devienne un jute-box et attaque une fugue sans laisser de nouvelles

Le Petit-Peintre ne dit rien, il laisse les choses ingérer dans son coeur, le pouls de sa main-gauche bat à la volée, comme la batte qui lave son linge-sale au lavoir.

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Niala-Loisobleu.

4 Décembre 2024

AILES DU BORD DE MER


AILES DU BORD DE MER

Au milieu des granits que l’eau baigne

ce chant d’écume

qui tourne autour du phare

emmène l’englouti à la pointe de l’étoile

sans laisser tomber ses seins

ailleurs que dans la coupe des demains

Mas de pierres blondes à mi-chemin des tournesols

que l’abeille retient aux fleurs pour rucher son miel

Dans le bleu du loin, cette montagne se détache des frontières

par les hanches de sa jarre, bouche ouverte à l’essence ciel

bordée de palisses autour de ses dunes et l’empreinte de pattes d’oiseaux jusqu’au chant du dernier rouleau…

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Niala-Loisobleu.

3 Décembre 2024

DU BORD DE LA ROUTE SORTIE DE STATIONNEMENT


DU BORD DE LA ROUTE

SORTIE DE STATIONNEMENT

Du crayon, des maisons restent, derrière les travaux de rue qui creusent pour trouver la fuite, cependant qu’un reste d’accordéon s’accorde à croire à la chanson, le manège n’arrête pas de tourner

Des grappes de soleil pendent au vestiaire des derniers étages, genre immortelles que ma grand-mère m’avait appris à suspendre aux poutres des charpentes virtuelles

Une vieille table étale des photos dans leur cadre du moment, souvenir d’enfant qui reste au-delà des mains ridées qu’elles évoquent. Sacré Balthazar, ils n’ont pas réussi à démolir tes halles

Quand un bateau passe sur la route c’est toujours en remorque d’un amour qui n’a pas débarqué du train. Mais pour qu’un mousse devienne marin, il faut que l’écume tienne les jours sans vouloir cracher sur leurs tombes

La toile est blanche comme le regard de l’enfant qui espère s’endormir dans l’histoire qui a fait fuir ses peurs. Un oiseau va aller décrocher la lune de la niche pour la laisser courir.

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Niala-Loisobleu.

3 Décembre 2024

LA LEÇON DE CHOSES


LA LEÇON DE CHOSES

Des années durant, à chercher les disparitions non résolues, ramènent toujours sur les lieux de la dernière trace laissée

je me souviens de cette chanson qui passait par le Triangle des Bermudes sans qu’on la voit ressortir

et creusant les abysses, on écope le fond de l’épave à la recherche de vestiges propres à expliquer le naufrage

La voix haute je lis et relis

puis notifie l’impression ressentie d’un commentaire avant de passer à table

Seuls les glaciers fondent, car en enfonçant le piolet, je ne trouve rien de mon écrit, les mots ont fondu de neige au soleil imaginé

Les remontées de plongée pour renflouer l’Époque boivent tant de tasses que les Ponts-et-Chaussées suppriment le pont comme le Mont-St-Michel coupe l’accès quand la marée haute arrive aussi vite qu’un cheval emballé

L’homme revient en pèlerinage sur la jetée, non comme on vient mettre des fleurs à la Toussaint, pour calmer ses remords

Juste pour réchauffer son coeur, tel un ex-voto suspendu aux poutres de la Chapelle des disparus en mer

Il repart à cheval vers l’énergie qui tient sans mourir, non-coupable d’avoir cru à l’impossible étoile…

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Niala-Loisobleu.

3 Décembre 2024