DÉSORMAIS CHACUNE DE MES MINUTES VISIONNE L’INSTANT DANS UNE AUTRE ETERNITE


DÉSORMAIS

CHACUNE DE MES MINUTES

VISIONNE L’INSTANT

DANS UNE AUTRE ÉTERNITÉ

La métamorphose est totale

ma vision ne peut plus rester assise

elle marche comme pour rester au coeur du mouvement du nouveau concept

je suis différemment vivant dans un cycle sorti du système métrique conventionnel

C’est hors de l’inquiétude de mourir que le temps s’est affranchi des trémails plongés dans les aux sombres des abysses

Il nage

comme le plaisir ressenti quand on laisse son corps s’immerger

Etrange et puissante

sensation où l’âge devenu libre ne lutte pas présomptueusement dans le boulier pour se prouver des preuves puériles

Que deviens-je ?
Vis-je en corps en absence de projet ?

Ô oui !

Je peins et rien d’autre, advienne que pourra de mon oeuvre, je laisse les histoires de famille dénuées de couleur s’appauvrir dans le néant pour partager cette richesse de coeur sans peur d’un affligeant devenir

Aux femmes dont les seins vibrent, un chat et une rose attachés, voilà tout ce que je donne sans compter. dans une poésie libertaire que le plafond ne rapetisse pas

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Niala-Loisobleu.

25 Septembre 2024

« DE SES ROUSSEURS FÉLINES, L’AUTOMNE 2024 ME RACINE A L’ARBRE DE VIE » – NIALA 22 SEPT. 24 – ACRYLIQUE S/TOILE 116×89


« DE SES ROUSSEURS FÉLINES,

L’AUTOMNE 2024

ME RACINE A L’ARBRE DE VIE »

NIALA 22 SEPT. 24

ACRYLIQUE S/TOILE 116×89

Dans une géométrie parallèle à l’idéal

plus rien ne s’oppose à la couleur, lin avec l’autre, de la palette à la toile

Au velu des mousses du sol j’enfonce la quille vertu safran

le neuf issu de la moisissure bourgeonne à l’extrémité du gland

Quel équinoxe cet automne qui amène et ramène un estran exploré

La vieille charrette et son cheval moissonnent à la sortie des yourtes

goémon et varech dans la même cressonnière s’assaisonnent en l’absence de pendule

il est venu le temps des cathédrales

le Petit-Peintre peut se coller en rosace sur l’autel au bout de son transept.

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Niala-Loisobleu.

22 Septembre 2024

sr

À UN DÉTAIL PRES


À UN DÉTAIL PRES

Ce repos où les premières vagues placent l’équinoxe

lèche la plage

le temps est devenu multisexe et son bois flotté après avoir longtemps navigué, tête au sein de la mangrove en s’y étant raciné

Un poil chaud s’est blotti dans la poitrine de ce dimanche

chaton né d’une félinité de brousse

l’Homme a enfin accepté de laisser l’animal se confondre avec lui

les heures qui viennent vont entrer en symbiose avec le règne végétal en laissant sortir la tige du minéral.

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Niala-Loisobleu.

22 Septembre 2024

AU FRÔLEMENT DE L’INTERVALLE


AU FRÔLEMENT DE L’INTERVALLE

Il est 16 heures, la tête m’a tourné loin

j’arrive dans l’intervalle

Le menton au coude du chemin

je m’arrête

pour voir entrer la beauté qui se saisit du heurtoir

Je tremble des intestins

ce transit tient du magistral

demain n’est rien d’autre à dire que l’expression trouvée de mon émoi

ma vie

cette saison continue

le tableau dans son état actuel

se saisit de l’aveu…

Niala-Loisobleu.

21 Septembre 2024

« AUTOMNALE TRANSFUSION » – NIALA 8 SEPT. 24 – ACRYLIQUE S/TOILE 116X89


« AUTOMNALE TRANSFUSION »

NIALA 8 SEPT. 24

ACRYLIQUE S/TOILE 116X89

Me voici en plein centre du carrefour

les circonstances peuvent être tellement mal disposées que la clarté n’est plus

il est devenu impossible de jurer sans se tourner en son âme et conscience pour qu’une vérité en éclate

La difficulté que cette oeuvre a renconté montre le côté majeur du passage

les feuilles tombent

la nature s’enflamme

sous l’aspect de mort, une naissance se cache

Du sang neuf veut irriguer les veines de l’Arbre pour quitter la stase d’un chemin n’aboutissant à rien

Je suis malade, mais mieux d’avoir réussi à l’amener au bout ce tableau, comme s’il devait être le dernier, il laisse dire que l’espoir ne m’aura jamais quitté

Automne porte cet enfant à terme

la nuit est devenue moins rêveuse mais sans que la médiocrité mette la Beauté en danger

les hirondelles sont parties, la grue en se posant dans la clairière donne une couleur de brame à la végétation.

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Niala-Loisobleu.

8 Septembre 2024

« EMERGENCE BLEUE 1 » – NIALA 10/08/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 100X100


« EMERGENCE BLEUE 1 »

NIALA 10/08/24

ACRYLIQUE S/TOILE 100X100

Voilà bien longtemps que ces oiseaux blancs avaient quitté ma rive

au bout de son parcours pas toujours tranquille, le fleuve approche de son estuaire

solitaire contre son gré

lunatique le climat est mouvant au point d’être devenu cyclotymique

Tournant le regard vers le cocotier, le petit-peintre aspire a rejoindre le passage du col, une pensée émue pour Annibal

ce n’est pas parce que les légions marchent sur la tête qu’il faut se préparer à se jeter par une fenêtre de l’Acropole

depuis celles qui donnent sur la terrasse du jardin suspendu, le panorama démontre que les gagnants qui s’en vantent ont bien plus du battu au point d’horizon

L’émergence bleue est bien là en attente

Je me suis glissé par ta robe déboutonnée pour toucher la preuve du doigt

mordu, mais pas par une sale bête

j’ai pu de la main-gauche signer le premier né en voyant mon âme sortir au coin vers l’étoile-danseuse, l’écuyère du cheval.

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Niala-Loisobleu.

10 Août 2024

« IMMATÉRIALITÉ BLEUE 2 »- NIALA 15/07/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 195X130


« IMMATÉRIALITÉ BLEUE 2 »

NIALA 15/07/24

ACRYLIQUE S/TOILE 195X130

Qu’est-ce que le temps ?

A part la tournée du plus grand chapiteau s’installant au gré du paysage parfois changeant, avecses personnages de clowns blancs et Augustes,

Ernesto jamais en reste dans la ménagerie humaine

Au bout du conte passe les trains de nuit qui s’arrêtent sans hasard dans certaines gares où un bagage est sur un banc de la salle d’attente

Il est étonnant de sentir cette parenté de résidence avec la Seine et ce Quai aux Fleurs comme un havre qui protège. Les oiseaux, Prévert a pris garde d’en ouvrir toutes leurs cages et les Beaux-Arts en bons voisins ont redessiné leurs perchoirs à travers le monde

Au départ, dès l’adolescence, la Muse a établi ses quartiers au centre de ma philosophie

dans la Rive Gauche en compagnie de libres-penseurs, autoroute vers l’humanisme qui n’a que l’amour pour concept.

Absolu qui s’est corrigé depuis que Jacqueline est allée jouer avec les anges en se concentrant sur le fond des choses

Le bout se montre 30 ans après la première Immatérialité Bleue

Et mon avenir se détache sans regrets de cette société qui ne se cherche plus, perdue qu’elle est dans sa propre érision

l’idéal étant chose morte

je place le mien à l’abri dans mes villages aux petites maisons blanches, rasséréné par le chemin suivi

Une Muse postée au coeur du bois m’attend

ma Gardienne

source de la fontaine au centre de la grande clairière.

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Niala-Loisobleu.

17 Juillet 2024

RETROUSSE-CHEMIN


A DEUX JOURS DU DEPART DE JACQUELINE…

RETROUSSE-CHEMIN

Pointe d’Oc

la grande conche étale orgueilleusement la baïne en ouvrant sa gueule

décousant la lande des bruyères en se déchaussant du rail populaire

Où sommes-nous murmure Paul

à part des reptiles qui sifflent et se faufilent, on ne voit plus qu’un rempart sans qu’on sache où est passée Anne ?

Qui sommes-nous, ajoute-t-il ?

Cette dérision qui, soi-disant abroge, redonne au Président un aplomb qui donne à la Divine Comédie les sempiternelles mêmes ficelles

De toute ton âme , tu es là

Jacqueline

ta voix traversant le jardin en criant Alain

me transperce

tu es avec moi

l’artiste que tu as élu

ce grand tableau ne peut pas rester muet

il lui faut chanter l’alleluia authentique en se défaisant du mauvais rap

qui vous kidnappe vos enfants !

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Niala-Loisobleu.

11 Juillet 2024

AU-DELA DE MOI


AU-DELA DE MOI

( 2èmeETAPE )

Sorti de la pression présente, deux instruments – mon coeur et mon ventre – jouent en moi, de haut en bas, de gauche à droite, unanimement. La scène se plante comme sortie du sol. Minéral gisement végétal. Pigment indien, crottin de cheval, ossements débarrassés de la table d’un grand fauve. Les serpents ont été rendus à Noé. Il reste tout des temples dans les ruines du temps, sauf les dieux. Ne mettre de confluents qu’en mer. Arrosoir, un homme et une femme restent les fruits originels. Tant d’oiseaux pour des villages blancs nichent leurs couleurs. Sans marchand, des fleurs à la bordure des trottoirs. Pas de vitrines, mais des tréteaux pour des comédiens releveurs d’injustice…

C’est mon rêve

ça n’existe pas dans les propositions de n’importe quel marchand de sommeil

Les seins de Jacqueline sont pas raplatis, ils passent au-dessus des tailles

Quand ça me tire dans le dos de cette façon là, pareil format, je sens une force surhumaine connectée aux fibres de l’amour, m’envahir. Je suis accroché à l’onirisme de mes Maîtres et forgé à un ésotérisme libertaire qui me propulse au sommet de jardins suspendus.

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Niala-Loisobleu.

5 Juillet 2024

CARTES SUR LE TAPIS


Ligne de départ

CARTES SR LE TAPIS

Les choses se passent le plus souvent en dehors du choix qui pourrait changer la configuration des choses. Ainsi durant des siècles l’art fut régi par les rois comme leur droit de cuissage, jusqu’à ce que vienne Cézanne. Un homme naît au sein d’une humanité absente. Refusant les contraintes dirigées par les chapelles où le mandarinat exerce en tous domaines. L’herbe qui pousse passe sous les clôtures et grimpe aux murs. On osait plus y croire tant la main-mise sur la liberté de créer tenait le pouvoir

La grande toile est sortie ce matin comme un signal de départ pour rejoindre le chevalet

Je suis au bout de patienter, il faut que je chasse la raison, faire une grande toile comblera mon désir le plus profond. Un cheval pour me tenir debout. La main-gauche prenant le lin comme un ventre qu’on parcourt, des seins dont on fait le tour pour s’alimenter, finir par trouver la rivière dans les hautes-herbes et franchir les monts du bas du dos. Ne plus attendre, vivre son choix sans avaler les couleuvres qui se glissent en avant des vipères

L’émoi qui se détache de mes yeux signifie au diabète un refus de céder la place. Je ne m’abstiendrai pas de mon idée-femme. Jacqueline maintenant libre des mauvaises langues est débarrassée d’un vote où elle a été malmenée dans une intention coercitive d’une calomnie de famille.

Je la sens débarrassée, il était temps, mais tout arrive

Il me parle, mon père

Et je lègue ce que je lui dois à tous les DENEFLE…

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Niala-Loisobleu.

24 Juillet 2024