La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
et vernie cette oeuvre que j’étais physiquement incapable de poursuivre depuis une semaine
Une nouvelle toile est en place sur le chevalet qu’avec la présence de mon soleil, je sortirai du froid dans les jours qui viennent
La vie me remonte comme un estran après la maladie qui se faufile pour remettre du sel au paludier du marais
On vit au point que je me demande plus aujourd’hui si l’idée d’aimer n’est pas plus forte que deux corps plongés l’un dans l’autre seulement quelques secondes dans une passe de trottoir…
les circonstances peuvent être tellement mal disposées que la clarté n’est plus
il est devenu impossible de jurer sans se tourner en son âme et conscience pour qu’une vérité en éclate
La difficulté que cette oeuvre a renconté montre le côté majeur du passage
les feuilles tombent
la nature s’enflamme
sous l’aspect de mort, une naissance se cache
Du sang neuf veut irriguer les veines de l’Arbre pour quitter la stase d’un chemin n’aboutissant à rien
Je suis malade, mais mieux d’avoir réussi à l’amener au bout ce tableau, comme s’il devait être le dernier, il laisse dire que l’espoir ne m’aura jamais quitté
Automne porte cet enfant à terme
la nuit est devenue moins rêveuse mais sans que la médiocrité mette la Beauté en danger
les hirondelles sont parties, la grue en se posant dans la clairière donne une couleur de brame à la végétation.
il faut stabiliser l’autre au départ d’un reste de bleu
seul geste de sagesse pour ne pas conduire la folie en hérésie
Le chevalet rentre son foin plein la mangeoire de son écurie. en glissant Pégase, quelque part en méditation dans un pigment qui sépare la connerie de l’affect sans aucune couleur
A l’heure qu’il est impossible de savoir, en dehors du vieux peintre, quels symboles vont accompagner ce voyage sur la route sans écart
Assis sur sa chaise à roulettes, c’est à la main qu’il pêche de la source à l’estuaire. avec ses oiseaux plongeurs.
Puisque ma sensibilité est incompatible avec le monde actuel, que je peins pour ne pas mourir, que mon émergence personnelle en matière de mots peints bleus n’est pas discutable et que je préfère aimer que vivre sans, toute quête ne sert à rien
Le faux-amour, c’est payer cher quelque chose qui ne vaut pas trois balles
Dans ma comptée des galets, j’écarte les méduses et rassemble assez d’écume
pour satisfaire l’appétit des calendes
pris sur l’île, l’oiseau tire en avant
le suc d’une poitrine-nourrice au prénom de Marthe
sur l’indifférence incontrôlée de la dérision aux seins plats
Cette rentée fait abstraction des affaires politiques, la bande à Mélenchon, forme de reptile venimeux , bouffant les paumes sans jouer à autre chose qu’au con
On ne sortira de la crise qu’en copulant selon la loi de la Nature
toute forme d’addiction ne menant qu’au trafic des genres, non pas émasculés du sexe, mais de droit de suite par autocratie
La Rentrée pour moi est à prendre en tout à l’exclusion de l’école et par la
GRANDE PORTE
le cheval d’art son sauté, sans mots des rations dans l’Haras National.
Une réalité enfantée par le rêve atteint sa majorité
les mois vides finissent par rendre souffle
Eluard mon initiateur à la Muse
ton poème « Au coeur de mon amour » (Recueil Capitale de la douleur) dépose verdict
devoir payer que d’injustice quand on a eu que de l’amour a versé dépasse l’erreur judiciaire
la vérité avant de mourir, m’importe seule
Je peins ma Muse sans abus de confiance
mon rêve d’enfance depuis 91 ans
Bleu si émergent qu’il exile ce monde dans son mensonge pour me laisser peindre tel que je suis
AU COEUR DE MON AMOUR
Un bel oiseau me montre la lumière Elle est dans ses yeux, bien en vue. Il chante sur une boule de gui Au milieu du soleil.
Les yeux des animaux chanteurs Et leurs chants de colère ou d’ennui M’ont interdit de sortir de ce lit. J’y passerai ma vie.
L’aube dans des pays sans grâce Prend l’apparence de l’oubli. Et qu’une femme émue s’endorme, à l’aube, La tête la première, sa chute l’illumine. Constellations, Vous connaissez la forme de sa tête Ici, tout s’obscurcit : Le paysage se complète, sang aux joues, Les masses diminuent et coulent dans mon coeur Avec le sommeil. Et qui donc veut me prendre le coeur ? … Je n’ai jamais rêvé d’une si belle nuit. Les femmes du jardin cherchent à m’embrasser — Soutiens du ciel, les arbres immobiles Embrassent bien l’ombre qui les soutient. Une femme au coeur pâle Met la nuit dans ses habits. L’amour a découvert la nuit Sur ses seins impalpables.
Comment prendre plaisir à tout ? Plutôt tout effacer. L’homme de tous les mouvements, De tous les sacrifices et de toutes les conquêtes Dort. Il dort, il dort, il dort. Il raye de ses soupirs la nuit minuscule, invisible.
Il n’a ni froid, ni chaud. Son prisonnier s’est évadé — pour dormir. Il n’est pas mort, il dort. Quand il s’est endormi Tout l’étonnait, Il jouait avec ardeur, Il regardait, Il entendait. Sa dernière parole : « Si c’était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher. »
Il dort, il dort, il dort. L’aube a eu beau lever la tête, Il dort.
Paul Eluard
D’ici, je retourne aux Tuileries rêver d’amour au Théâtre en plein air sans me laver aux bains Deligny ma Seine n’est pas polluée partout où je nage l’estuaire ouvre sur l’idéal. . Niala-Loisobleu. 21 Août 2024
Voilà bien longtemps que ces oiseaux blancs avaient quitté ma rive
au bout de son parcours pas toujours tranquille, le fleuve approche de son estuaire
solitaire contre son gré
lunatique le climat est mouvant au point d’être devenu cyclotymique
Tournant le regard vers le cocotier, le petit-peintre aspire a rejoindre le passage du col, une pensée émue pour Annibal
ce n’est pas parce que les légions marchent sur la tête qu’il faut se préparer à se jeter par une fenêtre de l’Acropole
depuis celles qui donnent sur la terrasse du jardin suspendu, le panorama démontre que les gagnants qui s’en vantent ont bien plus du battu au point d’horizon
L’émergence bleue est bien là en attente
Je me suis glissé par ta robe déboutonnée pour toucher la preuve du doigt
mordu, mais pas par une sale bête
j’ai pu de la main-gauche signer le premier né en voyant mon âme sortir au coin vers l’étoile-danseuse, l’écuyère du cheval.
A part la tournée du plus grand chapiteau s’installant au gré du paysage parfois changeant, avecses personnages de clowns blancs et Augustes,
Ernesto jamais en reste dans la ménagerie humaine
Au bout du conte passe les trains de nuit qui s’arrêtent sans hasard dans certaines gares où un bagage est sur un banc de la salle d’attente
Il est étonnant de sentir cette parenté de résidence avec la Seine et ce Quai aux Fleurs comme un havre qui protège. Les oiseaux, Prévert a pris garde d’en ouvrir toutes leurs cages et les Beaux-Arts en bons voisins ont redessiné leurs perchoirs à travers le monde
Au départ, dès l’adolescence, la Muse a établi ses quartiers au centre de ma philosophie
dans la Rive Gauche en compagnie de libres-penseurs, autoroute vers l’humanisme qui n’a que l’amour pour concept.
Absolu qui s’est corrigé depuis que Jacqueline est allée jouer avec les anges en se concentrant sur le fond des choses
Le bout se montre 30 ans après la première Immatérialité Bleue
Et mon avenir se détache sans regrets de cette société qui ne se cherche plus, perdue qu’elle est dans sa propre érision
l’idéal étant chose morte
je place le mien à l’abri dans mes villages aux petites maisons blanches, rasséréné par le chemin suivi
Une Muse postée au coeur du bois m’attend
ma Gardienne
source de la fontaine au centre de la grande clairière.
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