La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Ces villages blancs accrochés aux bords des mers, sont habités de hardes au milieu desquelles un ancien genre humain cohabite. La liaison du feu et de l’eau ignore toute contradiction. C’est vaste comme ce qui s’oppose au vide. Pourtant, si ce n’était le battement d’une reproduction au mouvement perpétuel, on n’entendrait rien glisser l’un dans l’autre. Mais l’idée à foison préfère rester modeste, plutôt que s’exhiber. La pureté n’est pas possiblement à vendre dans ce concept. Ce n’est pas un temps mort, c’est juste le temps qui fut fixé au départ entre les testicules et l’utérus en tous genres. L’effet que je ressens dans ce passage est tout à fait semblable au mystère que tout garde entier, mais pas immobile.
Dans ma comptée des galets, j’écarte les méduses et rassemble assez d’écume
pour satisfaire l’appétit des calendes
pris sur l’île, l’oiseau tire en avant
le suc d’une poitrine-nourrice au prénom de Marthe
sur l’indifférence incontrôlée de la dérision aux seins plats
Cette rentée fait abstraction des affaires politiques, la bande à Mélenchon, forme de reptile venimeux , bouffant les paumes sans jouer à autre chose qu’au con
On ne sortira de la crise qu’en copulant selon la loi de la Nature
toute forme d’addiction ne menant qu’au trafic des genres, non pas émasculés du sexe, mais de droit de suite par autocratie
La Rentrée pour moi est à prendre en tout à l’exclusion de l’école et par la
GRANDE PORTE
le cheval d’art son sauté, sans mots des rations dans l’Haras National.
La nuit les arbres ne dorment que d’une branche, ils laissent au vent les envies de sommeil, aux étoiles de la veillée les phantasmes du laissez danser s’allument; c’est pas une valse, la lune c’est le tango qu’elle met en mouvance le long des troncs, où elle laisse serpenter le reflet de ses cuisses souples. Les gourmandises de la sensualité s’emparent des tubes de couleur, ils connaissent les tons de terre, les ocres, la pulpe des jaunes vénitiens, carminés d’envies charnelles, ils dégueulent des rouges où les jaunes verdissent à devenir violets comme une histoire de Parme qui s’enlace tout autre. L’écorce est dans un coin de tapis, sur la paille d’une chaise, tenant compagnie au pantalon défait du boxer qui a bouffé la chemise et ses carreaux. On ne peut se sentir, l’arbre et moi que totalement nus. Qui peint l’autre, chacun son tour, ou en même temps, quelle importance la question n’est pas plus de mise que les vêtements.
Sur ton épaule je t’avale à respirer ma Muse
Partout où j’ai pu résider, le temps d’un passage, où dans une station prolongée, j’ai toujours eu un arbre que la lune mettait en marche pour me sortir et m’emmener ailleurs. Au pays où on les plante et où jamais on ne les scie. La relation est aussi forte qu’au début, elle me fascine. Jamais la question de sa normalité ne s’est posée à mon esprit. Tout ce qui est affaire de coeur, est coupé de la tête. La poésie repousse l’encre cérébrale.
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