DE L’ARBRE QUI CONTE COMME ON AIME


DE L’ARBRE QUI CONTE COMME ON AIME

Au centre le patio

Et le chant de la fontaine

A l’origine du monde

Les jarres en savent plus long que le journal du matin

Juste dans l’axe, à la sécante, le cadran solaire

Bras tendu vers le dernier rang de tomettes

Récupère le magistral figuier

Palanquin des envols bien assis

De tous côtés du fruit violacé les larges feuilles crénelées soulagent

La dilatation d’une pulpe au bord de l’éclat

Lourde chair franchissant déjà sans compter la rambarde de la façade-arrière avant que le coq ait bombé la crête d’une suffisance altière le rapprochant des alentours de Tarascon

A deux pas l’âne braie en allongeant ses deux oreilles dans le sens du vent.

Niala-Loisobleu – 1er Juin 2021