EMPREINTES PRISES DANS LE CARTON A CHAUSSURES 1


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EMPREINTES PRISES DANS LE CARTON A CHAUSSURES 1

UN PAPILLON VOLE ET MOI AVEC

Tête vers l’intérieur, le mouvement des rideaux pose ses doigts sur le rebord de la fenêtre. Dos douloureux, front glacé, une tache contre au manque de clarté de la vitre. La pièce retient visiblement un ensemble d’idées disparates, dans un désordre tel que rien ne tient debout. L’endroit et l’envers se cognent dans les murs d’un palier à la minuterie coupée. Combien d’étages restent-ils à se farcir? Les seules nouvelles attendues n’étant pas arrivées, la boîte à i’être s’écrit en monologue . Il est une boule de cristal, au bas de la rampe. Cet espoir surhumain qui coupe le gaz au bon moment.La musique elle-même n’ose plus faire le moindre mouvement, on la sent sur le pas d’une pudeur extrême, elle si vive, si insouciante, toujours le pas de danse à la bretelle. Le prétexte à sortir du sillon mis spontanément en avant, tel un printemps qui résiste au gel. Et les casseroles repliées sur la batterie de la désinformation , n’émettent pas le moindre bruit qui s’avère, on les sent un peu honteuses, sans toutefois le dire. Seraient-elles coupables ? Pourquoi pas ? Oui, mais de quoi ? De ne rien dire ? Ah la fuite en définitive c’est ça, ce qu’il y a de rassurant. Seulement voilà c’est pas comme quand tu te promènes le nez collé à un petit papillon bleu. Alors tu traverses le champ en sautillant. Pour ne rien perdre de l’acrobatie du vol, t’as les narines au pot de l’animal, qui fait son meeting aérien.Tu chantes et ris, oubliant que t’étais sorti à poil, juste les lacets dénoués de tes semelles de vent aux pieds. Même pas un chapeau de paille, du soleil sans ombre, trempé dans de la fleur des champs, dans la couleur du bonheur. Et ça monte, ça redescend pour dessiner de la volupté, de la spirale, du tourbillon, le manège de tes tuileries, hennissant de tous ses chevaux de bois. Y a même le violoniste du coin de la rue qui fait se tordre l’accordéon de la fleuriste des quatre-saisons. Des sauts de frissons parfumés, des sauts de jours de faites l’amour pas le guère. Et de la fenêtre du 5°, le piano secoue son clavier, la nocturne s’éparpille, c’est matin, c’est vite on court dans l’escalier, les cerfs-volants passent la rampe. Sur les étagères les bocaux de cornichons resteront les seuls à mariner.

Le petit papillon vole toujours…plus fort que la réalité pleine de choses à pas pouvoir décoller du sol.

Les alliances de la combine se rendront toutes seules à l’église pour baptiser la mort.Nous on veut vivre !

Niala-Loisobleu – 24 Février 2017

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UN JOUR DE VOIR ET FAIRE


UN JOUR DE VOIR ET FAIRE

L’oeil sorti d’un doigt franchit la friche

il a entendu le pas de la rivière et vient à quai

Toucher, palper, reconnaître, découvrir

jeter l’arrêt sur image

la mise sur voie de garage comme un wagon-bétail qui regarde défiler le qu’on voit

pour peindre de la toile à t’hisser dans la clarté.

Niala–Loisobleu – 16 Février 2021

FOUILLE A CORPS


Ebauche du N°3 de l’Epoque 2021

FOUILLE A CORPS

L’épave en corps respirante sourit à l’oiseau-plongeur

qui d’une lancée de palmes pique du rostre pour inoculer son vaccin

et remonter la lumière des ténèbres

Dans le silence des profondeurs la digestion du plancton rallume les chants d’Elle

en suivant la mèche de chaque nervure capillaire

Que sera le prochain N°3 de L’EPOQUE 2021 ?

il n’y a rien que la mer ne puisse créer dans un monde plus fermé que celui qui est submergé

Au bout du tuyau de l’ombilic, l’air renouvelle la plongée. Devant les morceaux du Phare d’Alexandrie, le Sphinx remonte les branchies en surface en actionnant la pompe des nageoires

L’écaille est toute chaude et gonfle le poitrail de l’accordéon au point que l’aveugle lâche le violons pour remettre sa surface respiratoire à titre individuel

Je ne suis qu’un bon à rien dans la société actuelle mais ça ne fait que renforcer les possibilités marginales

Des damnés de l’amour-libre mon cor chasse l’impossible espoir

Voilà comment la N°3 commence..

Niala-Loisobleu – 20 Janvier 2021

DE L’AUTRE JARDIN POUR LA FLEUR PRIMORDIALE


DE L’AUTRE JARDIN POUR LA FLEUR PRIMORDIALE

Tenir d’argile et d’ocre cette sensibilité qui détient la métamorphose de la couleur sous le feu

Les larges feuilles de l’arbre-transbordeur ouvre les ailes à l’enfant-persistant de l’immortelle forêt

L’Etre qui tient de ce que tous les autres rejettent

La fleur aux paroles d’odeurs qui repousse le reptile à jambes et tête de gargouille dans l’univers empoisonné

L’oiseau et l’enfant comme seul archétype définissant le concept psychique du système pulmonaire autoventilé.

Niala-Loisobleu – 30 Décembre 2020

TU ONDES


TU ONDES

Du centre au bord ton onde propage

Lune poussant l’autre

Génération spontanée de l’iris

Où ne passe que le ciel clair d’un éteint global

Et au sein d’un silence avaloir

Le battement de tes allées-et-venues passe étalant une couleur vive de tous ses poils

La vie est admirable

Le canard glisse comme de l’eau sur ses plumes en un jeu de miroirs.

Niala-Loisobleu – 19 Décembre 2020

J’AI TROQUE L’AVENUE POUR CE REMPART D’ARBRES


J’AI TROQUE L’AVENUE POUR CE REMPART D’ARBRES

Tu connais le chien pour son caractère semblable au mien

aussi quand je l’ai vu prendre la sortie de ville me suis-je mis la truffe à sa trace

Nous sommes arrivés à une hauteur sous-plafond dépassant la demeure seigneuriale, une seule fenêtre sans limite ne retenait pas une vue à l’oeil tournant, les deux arbres étant chacun la salle commune et la chambre au pied du jardin. Avec juste les légumes qu’on préfère. Déjà salés par la mer accolée

Le chien est sans égal pour construire

Il fait du beau à partir d’un simple je t’aime plein l’échafaudage

Alors j’ai roulé notre bonheur dans le tapis où ton corps s’exprime en toute nudité

Plein d’oiseaux tournent

L’enfant s’est reconnu dans sa simplicité pleine de connaissance et a promis de redormir rassuré

La trêve de garderie libère l’instinct de conservation autrement plus efficacement qu’avec des gestes barrières, c’est la vraie libération dans une passe tellement encombrée que du coup la pompe est repartie

T’as vu le chien il est tout bleu !

Il a même dévissé les fausses ailes de la mécanique infernale pour redonner autonomie au volant.

Niala-Loisobleu – 18 Décembre 2020

TONTE D’AMERS


TONTE D’AMERS

Ce fut tout l’aspect paisible qui émergea en impression lorsque le troupeau quittant l’étable prit le chemin du pâturage

A part la ligne des derniers lampadaires en sortie du village on entendait plus qu’on y voyait sans que rien au contraire n’alarme le balancement des vaches

Et moi devant la marée montante je ne voyais qu’oiseaux joyeux à l’idée de laisser la blouse au vestiaire pour un tant

D’ailleurs ta peau n’avait rien de résigné

Tu partais en étant déjà de retour laissant le masque sans regret

A l’entrée du pré sur une table le pâtre avait posé les colchiques dont il avait nettoyé tes yeux pour n’entendre qu’un soleil à marcher en chantant.

Niala-Loisobleu – 18 Décembre 2020

OVALE DE TON CHEMIN


OVALE DE TON CHEMIN

Foison de verticales à l’orée qui peigne pour le ruban

dans les je veux

Tombe le poids mammaire entre prenant

L’oiseau boutonne l’absence d’arête de ta hanche

A sa branche

Au repli du tunnel du cordon laissé marqué par la nage

Arrivée en archipel de l’anémone en bouquet coralien

Quel manteau de cheminées s’ensuit

Mousse d’écume à la plante des pieds d’un autre jour solaire

C’est Noël

Niala-Loisobleu – – 17 Décembre 2020

CAYENNE


CAYENNE

Ruban d’eau

Sous-tain de sel

en bord de vase

Il n’y a que mon père qui m’ouvre la cage pour me laisser parler

Oiseau

Tout en Bleu-Paysage

Niala – 6 Décembre 2020

L’AIR INDUSTRIEL


L’AIR INDUSTRIEL

Les uns penchés en arrière à tirer les autres en avant au jeu à l’accorde sur le trottoir d’une société plus anonyme que jamais

Que devient le genre initial dans ce mariage pour tous ?

La souris verte et l’Adam de lait ça parle plus que dans un livre luttant avec les jouets contre la toile d’araignée d’un grenier interdit d’accès

Pourtant, malgré l’usure mon cheval de bois s’en va-t’au chant avant de rentrer par l’abreuvoir sur sa bascule non-électronique. Comme le thermomètre à l’ancienne, l’oeilleton non-judaîque, l’araire de Marseillaise et son microsillon, ce doigt qui trace sans venger la première caricature de vie qui passe. Me souviens de Germaine, on avait pas l’eau courante dans ma chambre d’étudiant, ça n’a jamais retenu nos corps à quai

Faut pas qu’au bout de la dernière feuille l’interdit se gonfle comme le boeuf de la fable

Si j’ai mis l’Autan-Occitan en vitrine, c’est pas innocent. Il faut rouvrir le bon sens en première intention et fermer l’air industriel qui devait marcher sous la bannière étoilée. Mon cul Bruno, fait déjà payer sa dette à l’english.

Moi je me suis pas battu comme un enragé contre tous les interdits- fondamentaux pour m’arrêter de peindre de mon vivant

A la tranchée ils sont trop à avoir monté à l’assaut pour que vous restiez vautrés dans votre aisance en nous balançant que du discours.

Niala-Loisobleu – 20 Novembre 2020