L’EPOQUE 2020/13 – EX-VOTO: JE T’AIME, TAIS-TOI


Voici ma contribution à ce numéro 13 de l’Epoque 2020: EX-VOTO: JE T’AIME, TAIS-TOI

L’EPOQUE 2020/1’EX-VOTO : JE T’AIME; TAIS-TOI
Niala
Acrylique s/toile 81×65




Tais-toi
Je t’aime voici
L’ex-voto de la glace
Et du feu Vois
Comme tout s’attire
Et tout se repousse
Comme tout tremble
Malgré les innombrables
Manières d’exister
Comme tout tient ensemble
Voici mon improbable scène
La lune rousse étire son corps valeureux
Dans la vanité bue soupire
L’allégorie de tes seins
Tais-toi dans la forme même de l’écrire
Et dans le lien
Sur les sentiers de contre hallage
Passe la caravane de la beauté
Qui fleurit
Bleue l’utopie
De ceux qui se vouent
Au silence du langage
A la sereine violence de la vie

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/13 – EX-VOTO: JE T’AIME, TAIS-TOI


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L’EPOQUE 2020/13 – EX-VOTO: JE T’AIME,TAIS-TOI – NIALA – ACRYLIQUE S/TOILE 81X65

L’EPOQUE 2020/13

EX-VOTO:

JE T’AIME, TAIS-TOI

 

Le soleil joue à cache-cache et s’y compte jusqu’à sans

tout ce que vous voudrez à la seule exception de la poétesse

 

L’enfant rit

-Faut-être idiot pour croire qu’un arbre ça ne pousse que dans l’encombrement

Puis il rit

Ernesto l’a rejoint avec ses dominos à lui, son roulement à billes, son cheval à bascule et son tricycle, la table des 9 en tremble – elle a pas tort – l’oiseau s’est glissé pour testamenter

Présente dans le suiveur du soleil, elle est là à sa pêche tout en ô

fébrile, lascive, tendre, maternelle, amante, et pouls et pouls et pouls

racontent les seins en courant d’un bout à l’autre d’une maison, de ses arbres à fruits et surtout à soie

La mer dans son étendue fait drap

à proue

en sel

dunes dehors

sans palisses pour culotte

si nue que le panicaut est au ventre à chanter son chardon violet, un autre jour il sera giroflée avant d’une envie de lis de mer, l’endroit est d’une salinité élevée faut en appeler à la claire de l’ostréiculteur

Et l’euphorbe lui va s’emparer de l’intérieur des cuisses, son rival le liseron des dunes viendra compléter la Belle-Jardinière

le bouquet fera merveille en photosynthèse

Voilà les yeux grand écran

mon scoop, ma veillée bavarde pour un taiseux, le bois craque dans la cheminée ou guitare sur la plage, les cordes rauquent, les mains claquent, les talons frappent, le bougainvillier la gagne, la fontaine l’élève, les tapas périmètrent la place des vagues, c’est chaud

le bateau papier-musique orgue de Barbara attrape le vent pour s’exprimer

Chaud comme on reste

la mort peut venir elle ne pourra s’offrir cette vie

raison pour laquelle il me fallait dire seul le N°13, ma chance, puisqu’il couche le cheval contre ta peau, Ma

Que cette Lune nouvelle et pleine en Taureau accouche…

Niala-Loisobleu – 23 Avril 2020

L’EPOQUE 2020/12: LE COQ BLEU


L’EPOQUE 2020/12 – LE COQ BLEU

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le douzième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LE COQ BLEU . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

le coq bleu
L’EPOQUE 2020/12  « LE COQ BLEU » Niala Acrylique s/toile 81×65

Quelque chose nuit à l’allure

Et voudrait nous tirer par le calme du lit

Pour nous mettre dans un film d’aventures

Les sursauts d’une vie qui joue à cache-cache

Avec notre enthousiasme exigeant

J’ai remis au jardin Ma continuelle

Le coq bleu de nos balises

Sorti de mon chapeau l’oiseau jaune du printemps

Qui nous immunise contre les poumons insuffisants

À respirer d’un seul coup tout le ciel

Je redonnerai à l’enfant de notre déraison

Son droit naturel à s’établir ici l’hier

Dans l’aujourd’hui

À sa bouche l’hirondelle d’une chanson

Ombre et soleil un arbre à poèmes

En toute saison poussé

Sur notre orgueil insulaire

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/11: LE CAPITAINE


L’EPOQUE 2020/11: LE CAPITAINE

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le onzième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : LE CAPITAINE . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

 

 

le capitaine

 

L’EPOQUE 2020/11 « Le Capitaine » Niala Acrylique s/toile 46×38

 

 

De cabotages en cabotages

Nous rentrerons au port par la gauche

La barbe me mangera le visage

Je grignoterai le sel de tes années

Nous garderons la vague encore

Mais nous l’aurons domptée

Après l’addition des jours sans rien trouver

Après les tempêtes vêtues de robes à la poupe

Nous déposerons nos bleues veinules dans les sables

Comme un mal de mer rentré dans le pouls

Qui tremperait longtemps ses silences

Je pratiquerai la pêche au lamparo

Sur la mouette vive de ton dos

Et te coifferai d’étoupe

 

Nous nous serons trompés de siècle

Mais pas de maison

Nous voilà avec des cristaux de roche

Dans les poissons de nos paumes

 

Des oiseaux de mer s’élèvent de nos poumons

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/10: LA POITRINE DES ANGES


L’EPOQUE 2020/10: LA POITRINE DES ANGES

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le dixième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LA POITRINE DES ANGES . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

 

la poitrine des anges

 

L’EPOQUE 2020/10« La poitrine des Anges »NialaAcrylique s/toile 61×46

 

 

Je t’aurais aimée

Et le ciel déborde jusque dans les maisons

Avec le bourdonnement continu de ses fleurs

De lierre  À la poitrine des anges je viens triturer

De menues prières pour que le môle s’allonge

Vers nos circuits de sel et leurs étranges visions

Je t’aurais aimée

Ton tablier chante la pêche dorée de ton quotidien

Et les nuages n’évoluent qu’en coulisse

Avec leurs trésors à toi seule dédiés

Sur sa pierre tourne le volet vers nos yeux au matin

Des lampistes en quête de vérité et d’habitudes

Sont venus habiter en nombre notre jardin

 

Et moi je peins ce ciel d’oranges

Pour que tu ne puisses plus douter

Que tu es dans ma vie le fruit gonflé

De toutes mes latitudes

 

 

BARBARA AUZOU.

L’EPOQUE 2020/9: LES EAUX FŒTALES


L’EPOQUE 2020/9: LES EAUX FŒTALES

 

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le neuvième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : EAUX FŒTALES  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

 

les eaux foetales

 

L’EPOQUE 2020/9 « EAUX FOETALES » Niala Acrylique s/toile 50×50

 

 

Les bêtes de nos songes

Longtemps jetées dans la lutte

Se sont humées comme on devine

Le musc embusqué derrière un bosquet

Chante la foret du sang que tout ronge

Chante l’oiseau de nos yeux désormais

Nous rêvons tellement mieux

Depuis que nous rêvons par la peau

Que des grappes d’enfants

Pourvus d’une belle intelligence

Le ventre vidé des pâtures marines

Glissent doucement sur la toile

Avec leur désir de tout dire

De tout aimer  Regarde-les

Ils ont cette démarche pure

De roses lentes rassurées

À la robe et au vin d’un remblai fauve

 

 

Barbara Auzou.

L'EPOQUE 2020/7: MORTINATALITÉ


L’EPOQUE 2020/7: MORTINATALITÉ

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le septième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : MORTINATALITÉ  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

mortinatalité



Mortinatalité le 7 de l’Epoque 2020
Niala
Acrylique s/toile 92×73


Derrière la nuit haute qui dispense des prières de peu

Il y a un autre lieu que le lieu

Un havre dont j’ai la garde et la jouissance

Dans l’aspic de la langue sans haine réveillé

Et l’absence de dieux y déroule son sein long

En toute liberté pour y faire doucement monter

La colonne du chant dans une pavane d’osselets et d’enfance

Avec eux ma part d’immortalité  mon nom dans une étoile gonflée

De mains mamelon sucé frontons et fontaines

Subviennent à la faim du monde jamais rassasiée  J’accouche

Bouche ouverte d’une nouvelle naissance

Merveilleusement nu

Ouvrier irrémédiable de l’horizon

Et du méat troublé des choses vertes

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/6 -« FLEURS DE PAROLES »


L’EPOQUE 2020/6 – «  Fleurs de Paroles »

Après les Époques 2018 et 2019, voici le cinquième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU :  « Fleurs de Paroles »  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

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L’EPOQUE 2020/6 – FLEURS DE PAROLES

NIALA

Acrylique s/toile 61×50

Fleurs de paroles

D’un pont à l’autre de nos mots

Gorgés d’un soleil à engrosser toutes les flaques

Là le sang  la vitesse rouge de sa respiration

Là le détail qui approuve l’excès

Et l’avènement de l’essentiel

Le jardin s’est invité dans la maison

Avec le bagage des lèvres et le secret

De l’oiseau pour tout innocenter

Et les fleurs se mettent à caresser l’histoire

À son point d’origine

Au soupir du terreau on devine

Le sourire renversé de la corolle

Sur ses tiges de sel montant vers les contrées

Du midi toujours

Les volets se referment sur la plate poitrine

Des fenêtres et sur des rires d’enfants

Aux yeux tirant vers la mer

Aux yeux gonflés par l’amour

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/5: LE POUVOIR DE L’OISEAU


L’EPOQUE 2020/5: LE POUVOIR DE L’OISEAU

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le cinquième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LE POUVOIR DE L’OISEAU  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

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L’EPOQUE 2020/5 
Le Pouvoir de l(Oiseau
Niala
Acrylique s/toile 61×50

 

Dehors a les yeux tristes mon Amour

Il est étourdi par la nostalgie de tout

Et vit comme un agneau égorgé

Et pour que tu existes

Comme un dernier soleil sur ma bouche

Je t’ai habillée de branches de cerisier

Et de feuillages

J’ai convoqué l’oiseau  lui seul sait

Les rituels du passage  l’escalier

Qui mène aux prunelles de l’éternité

Il sait tes tramways  tes colonnes brisées

Et la plaie de tes mains que les plafonds rongent

Il y a des femmes qu’on veut dénuder de leur peau

D’autres avec lesquelles on bâtit des maisons

De pierres autrement charnues que des songes

Et je n’ai d’horizon que ce silence accru

Quand tu t’assois dans ta vie 

Et dans mon regard comme un cheval sauvage

 

Barbara Auzou

A 16 H 55


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A 16 H 55

 

Alentour la couleur stagne entre deux larmes

Dedans le bouche à bouche lève le tapis

Je sens battre les poings contre ma poitrine

Par la plaie la nature s’exprime

Dis sa souffrance

Rugis

Tempête

On ne peut pas voir apparaître les habitants

Il est trop tôt

Cependant ils collent au serein

La place de leur âme est  dans la nappe

La vie n’accepte pas de se suspendre elle est en voix

Niala-Loisobleu – 28 Février 2020