L’EPOQUE 2020/35: LES ENFANTS DE GAÏA 1


L’EPOQUE 2020/35: LES ENFANTS DE GAÏA

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-cinquième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES ENFANTS DE GAÏA 1  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/35″Les enfants de Gaïa 1″NialaAcrylique s/toile 65×54

 

 

 

Là-bas des soleils exacts

S’invitent aux fêtes de la lumière

Rude sur la joue brûlée des femmes

Perfections des sphères et croupes poreuses

Les joies profondes sont silencieuses

Et l’invention du beau une haute violence

 A apprivoiser pour lever des veilles

Au temps s’écoule du temps seulement

Et des enfants que l’on fait en conscience

De terres et de mers mêlés

Serrés contre des tresses d’osier

Qui auront pour tout legs l’éclat d’un pays nourricier

Où poussent vivaces des béatitudes à bouquets

Et l’énigme de l’amour entre des pierres

Que l’on caresse

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/34: GAÏA


L’EPOQUE 2020/34: GAÏA

 

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-quatrième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : GAÏA . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/34″Gaïa »NialaAcrylique s/toile 73×60

 

 

 

J’ai des mains pour te tenir Gaïa

et les mots ne distraient pas le monde

ou si peu pas même le pain chaud

odorant de tes cuisses moites ne leur fera

les yeux clairvoyants ni dans leurs arbres un mieux d’oiseaux

j’ai un pan de mur et d’infini assez haut

pour accueillir tes battoirs à retaper l’esseulement des choses rondes

les calendes du vivre perdues dans un ciel qui fleurit incontinent

viens je te fais un lieu visible se creusant s’évasant

le heurt d’une épaule qui excède le désir

écoute rire 

les anémones

les coquelicots

les anémones 

les coquelicots

 

 

Barbara Auzou.

 

L’EPOQUE 2020/32: LES RETRANCHÉES 3


L’EPOQUE 2020/32: LES RETRANCHÉES 3

 

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-deuxième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES RETRANCHÉES 3 . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

les retranchées 3

L’EPOQUE 2020/32″Les Retranchées 3″Niala Acrylique s/toile 73×60

 

 

Notre silence nous le ramasserons en nous

avec toutes les choses simples lianescentes

capables de nous faire pleurer

tu sais la justice soudain toute nue

ou l’ipomée pourpre entière à son calice

la vérité du fou avec ses promontoires de vallée

où naissent des chevelures et nous sommes si peu

à les voir encore moins à vouloir les peigner

qu’il nous faudra déhaler l’ombre des murs séculiers

je peindrai des volubilis à la limonite de mes doigts

toi tu mettras ta ferveur qui n’est que l’autre nom des fleurs

dans le scaphandre chaud de l’âpre juillet

pour que l’enfant-flûte sans trompette dans la véranda

qui navigue épelle à vif le grand sud de sa vie

et que nous tombions lourds et ravis

dans le bleu repos de son partage

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/31: LES RETRANCHÉES 2


L’EPOQUE 2020/31: LES RETRANCHÉES 2

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-et-unième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES RETRANCHÉES 2 . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

les retranchees 2

 

 

 

Nous aurons des pinceaux et des ailes

des doigts humides au bord de savoir

et toutes fenêtres dehors nos clairières

se réjouiront de l’opacité lourde de rires

des bougainvilliers croissant comme l’espoir

sur le bleu écaillé de nos volets 

sur les grappes des pierres vivantes

Et moi je caresserai ce long désir d’un être total

venu tout seul parmi les ovations du printemps

sur le masque tendre et dur de ton visage changeant

Dans les grands oracles verts je te garderai

transparente

et retranchée

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/30: LES RETRANCHÉES 1


 

L’EPOQUE 2020/30: LES RETRANCHÉES 1

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le trentième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES RETRANCHÉES 1 . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…


L’EPOQUE 2020/30  « Les Retranchées 1  » – Niala – Acrylique s/toile 40×40

 

 

 

Ma vigie ton visage

Voici nos songes établis

Hors du monde hors d’atteinte

Tes persiennes mes paupières

Ont balayé la structure même 

Du ciel et de la terre 

Plus droits en leur domaine

Nos villages nos maisons retranchées

Ta nuque ma main dans la plainte

Des graminées  le toi le je dans la peau du jour

Et les fougères fascinées qui nous précèdent

De peu dans l’acquiescement entier 

À l’amour

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/29: AU GRÉ DES PINCEAUX


L’EPOQUE 2020/29: AU GRÉ DES PINCEAUX

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le vingt-neuvième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : AU GRÉ DES PINCEAUX . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/ 29 « Au gré des pinceaux » Niala Acrylique s/toile 61×50

 

Je t’ai tout dit du blanc et du noir de la part égale

de joie et de chagrin en tout  godillant nous étions seule

rame cherchant le feu le calme après le feu entre les saules

et les sureaux et nous nous savions porteurs brefs d’un idéal

chemin fou au doigté de nos cailloux et de nos fugues

Ma part aimable ta part aimée contemplaient leur sereine démesure

au corps racinaire et sans couture un lacis de nerfs toujours

à engendrer des orages d’été violents et à bout de souffle

et le temps distraitement nous buvait comme je buvais

tes yeux de fièvre au vert allumé pour que la couleur en moi

ne cesse pas

Maintenant dis-moi que l’eau parvient à ses fins

qu’elle emporte avec elle les parfums de nos rêves

sans cesse à l ‘épreuve du couteau  et cette idée du beau

que l’on peut respirer et toucher comme l’esprit de la main

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/28: CELA DOIT S’ENTENDRE


L’EPOQUE 2020/28: CELA DOIT S’ENTENDRE

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le vingt-huitième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : CELA DOIT S’ENTENDRE. Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

cela doit s'entendre
L’EPOQUE 2020/28 « Cela doit s’entendre Niala Acrylique s/toile 65×54

 

 

Sans trêve quotidiennement

moi le dévoreur de lampes

j’interroge l’eau profonde

grande femme incertaine

jusque dans ses brusques détentes

les filaments de ses cheveux

viennent  toujours me surprendre

à la tempe et le temps d’un cri

quand elle s’amuse à pêcher  

avec un jonc sa robe d’écume

me frôle je repars à la nage

chercher encore ce qui fonde

le receptacle de toute une vie

et ça bat des larmes et ça submerge

ce souffle tendre et ambitieux

qui nous réinvente l’amour fort

c’est l’amour fou j’y bois à genoux

il est si rond de ses ondes

cet indicible parler clair

que cela doit s’entendre

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/27: LE CHANT DE LA MUE 2


Après les Époques 2018 et 2019, voici le vingt-septième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LE CHANT DE LA MUE 2 Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/27 « Chant de la Mue 2 » Niala Acrylique s/toile 61×50

Laissons nos valises depuis longtemps éventrées

Danser avec les poissons semant partout leur frai

Et nos gestes amples de leurs marges d’eaux

Connaître l’euphorie des allaités  la racine soudaine

La surprenante balise où s’arrime encore l’oiseau

À bascule de tes berges  les purs propos

De la mer musicalisent déjà l’aube de tes yeux

Ivres d’un festin joyeux rompus par les ans

Au maritime et exigeant exercice de vivre

Violon écueil le fond qui chante la forme qui rit

Dans l’abondance de l’eau vive je te cueille

Et te rassemble au plus près de te perdre

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/25: LE CHANT DE LA MUE 1


 

L’EPOQUE 2020/25: LE CHANT DE LA MUE 1

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le vingt-cinquième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LE CHANT DE LA MUE 1 Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

             L’EPOQUE 2020/25″Chant de la Mue 1″NialaAcrylique s/toile 33×41

 

 

Ton matin limpide

Derrière ma fenêtre close

C’est ma voie militante

Mon parterre de roses

Tu donnes à voir et je vois

L’oiseau désencagé de ton jardin

Ses feuilles haletantes 

Trop longtemps touchées par la main du heurt

Et la tentation mystique que j’y bois

C’est le désir et la douleur qui pactisent en toi

L’humus premier d’un regard allongé

Qui questionne l’expérience juste

Pour une liberté vraie et pudique

Les torrents de l’été restent sans voix

Quand partout résonne le chant de leur mue

La raison est une peau morte à genoux 

Nue attentive dans les basilics

 

Barbara Auzou.

 

L’EPOQUE 2020/24: CHIENS DE PRAIRIES 2


L’EPOQUE 2020/24: CHIENS DE PRAIRIES 2

 

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le vingt-quatrième de cette nouvelle Époque 2020 avec le peintre Niala : CHIENS DE PRAIRIES 2 . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

              L’EPOQUE 2020/24″Chiens de prairies 2″NialaAcrylique s/toile 33×41

 

 

 

Je t’emporterai dans mes bras

Poignante présence

Le mors obscur qui nous retient

Se détendra sous nos pas

Il pousse des arbres dans notre respiration commune

De grands peupliers à l’ailleurs démesuré

Ajoutés à ta peau ajoutés à tes mains

Escortées toujours d’un surplus de lunes

Partout on plante des fleurs sur notre endurance

Et sur la prairie de tes yeux tes yeux et leur tendresse canine

A croire qu’on peut tout par amour

Et puis surtout tes mots pour le dire

 

 

Leur dire de sel à laisser 

La soif vacante

 

 

 

Barbara Auzou.