A PROPOS DES VISIONS DE L’OEIL


A PROPOS DES VISIONS DE L’OEIL


La dioptrie en convergeant d’un bord du mirage à l’autre ajuste au né la position que j’appelle oasis…te disais-je un instant à peine où rien ne me
ne me pleurait les yeux

Je me corrige faute d’un manque incurable de correcteurs de vision

les ophtalmologues ma bête noire

m’ont bouffé le fond d’oeil à la fourchette à huître

la vie en a prie la noyade au point de mettre du naufrage partout alors que repeigneur de ciels je suis toujours en haut de l’échelle

Le cloisonnement doit être à l’origine de ça dans lla multiplicité de ses faons d’être

Quand je suis né il y avait 3 classes, la condition humaine les a réduite à deux, en augmentant la différence

Ubuesque

La classe comme disait La Fontaine selon que vous serez puissant

Alors comme la mer nous porte mieux que le macadam on se voit mieux en proue d’un Kon-TIki

C’est mieux qu’amphore au fond

mais galère royale entre deux zoos quand même

Mes yeux qui ne m’épargnent rien dans la vague la plus scélérate se font brassières pour l’enfant qui t’aime

C’est pas le choix que préfère la lumière et ses watts pour sortir d’ombre

mais dans la manche à traverser c’est autre chose que couler…

Je te dis ça comme un cheval roi-lion surnommé Ulysse…

Niala-Loisobleu – 20 Septembre 2020

L’EPOQUE 2020/43: LES TREMIERES


Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-troisième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES TREMIERES  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/43″Les Trémières » Niala Acrylique s/toile 61×50

 

Voici les contours de mon corps

Pour le plaisir de celui qui me nomme

J’étage des bonheurs presqu’étrangers

Je suis la gitane l’inavouée

L’absente de tous bouquets

Qui sème ses moineaux ailleurs

Que dans des draps d’effets

Et si j’ai noué un pacte avec le vent

C’est que je ne crains ni l’espace trop grand

Ni de l’acier obstiné l’oraison lente

Je suis baie ouverte sur mer vivante

Ma simplicité dans vos grands vases de confusion

gagne du champ sur la génèse droite de moi-même

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/42 : LES ENFANTS DE GAÏA 7


Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-deuxième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES ENFANTS DE GAÏA 7  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/42″Les enfants de Gaïa 7″
Niala
Acrylique s/toile 73×60

 

L’oiseau seul savait

Combien j’étais excès

Tellement tendu vers l’ailleurs

Dans ce monde de peu que j’entendais

Battre le cœur des maisons au bout des corridors glacés

Et ce ne peut être que lui qui me posa ce vert de croupe

Dans les yeux pour que je m’allonge dans ta sieste inspirée

Toi tu étais rose bousculée tendre et dure comme un tambour

Corps vivant poussé sur un arbre de métamorphoses et d’amour

Iris mien d’une même mélodie trempée de naître

Pour laquelle il faudrait encore et encore déshabiller

Nos claires présences et tous les songes que l’on se choisit

Tu voulais que je garde la haute main sur la douceur des choses

Je t’implorais de toujours nous garder du négoce des fleurs

Venue rêver sur nos hanches la voix du conteur

Ne s’est jamais tue et a reconduit les paysages

Vers leur source absolue

 

Barbara Auzou.


EN ÉTAT DE NATURE

EN ÉTAT DE NATURE

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Dans la vallée de
Gogulcar les norias
Tournent à l’antique avec un bouvier et des bœufs.
Virgile tout attendri contemple ce tableau,
Sourit au temps qui dure et reprend son scooter…

Il vient de loin en loin voir un peu s’il y a
Du bonheur en campagne ou de l’aigreur chez ceux
Qui restent dans les champs à remuer de l’eau,
S’il y a des secrets à ranimer ou taire.

Est-ce un aveuglement que l’harmonie visible?

Les femmes en saris rouges qui ramassent des piments

Ont-elles de la beauté une approche paisible?

Les heures, le labeur, la fatigue, les lourdes charges
Répètent la même pièce où l’on ne sait qui ment
Dans la lumière poudrée d’un Âge d’Or en marge.

André Velter

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L’EPOQUE 2020/41: LES ENFANTS DE GAÏA 6


L’EPOQUE 2020/41: LES ENFANTS DE GAÏA 6

 


Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-neuvième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES ENFANTS DE GAÏA 6  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

                                           L’EPOQUE 2020/41 « Les enfants de Gaïa 6 » – Niala – Acrylique s/toile55x38

 

 

Déjà aux cuisses de l’été

Monte la fraîcheur des bruyères

De septembre c’est la chair du beau

Temps la corolle perfusée de rosée

Et dans l’élision du quotidien

Tu m’arrives toit d’épaule et chute de reins

Comme la raison majeure du voyage

Et tu dis la vie qui t’a rejointe

Par-delà les âges et les jus bariolés

De l’enfance bue à même la peau

Ma brèche si claire d’oiseaux

Aux mains mortelles chargées de fruits

Levés dans des corbeilles inaccessible

Et pourtant narcisse sans fard dans le vase

De ma volonté qu’il en naît des regards

Colchiques aux fenêtres

C’est comme si côté bleu

Tu venais compléter du réel

Le message jamais délivré en entier

 

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/40: ANEMONES


L’EPOQUE 2020/40: ANEMONES

 

Après les Époques 2018 et 2019, le quarantième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : ANEMONES  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

 

 

         L’EPOQUE 2020/40 – « Anémones » – Niala – Acrylique s/toile 46×38

 

 

Je suis une île

Surgie pour te voir

Surgie pour m’éprendre

J’écarte une à une les branches de ton domaine

Jusqu’à tes yeux d’anémone

Fille du vent qu’on égraine il faut

Que tout argument s’envole de ce qui ne veut

Changer les choses et partout s’époumone

En vain et toi sous les rideaux de ton théâtre intime

Tu as de quoi débouter les roses de leur faconde

Creuset et vestale du terrible quitte ou double

D’où nous faisons parfois naître des oiseaux

De lumière tu me maintiens à distance idéale

Du duel et de la vaine béatitude

Fais de moi le locataire rude et légitime

La vérité première

De tout ce qui empêche le cœur de se fendre

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/39: LES ENFANTS DE GAÏA 5


L’EPOQUE 2020/39: LES ENFANTS DE GAÏA 5

 


Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-neuvième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES ENFANTS DE GAÏA 5  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

 

 

L’EPOQUE 2020/39″Les enfants de Gaïa 5″ – Niala – Acrylique s/toile 61×50

 

 

Bleus pareils

On a d’abord crié pour dire le monde

Puis on a ri par insouciance on a multiplié les soleils

Fermé les yeux devant le déluge des fondations

Les saisons toujours précédant les saisons

D’un empan et d’une impermanence

De destins en glissades de glissades en trébuchements

Le monde avait vieilli ses instincts les meilleurs s’étaient tus

Et c’est vers toi que je suis venu comme un grand chien

Qu’interpelle la nuit définitive

Toi tu n’avais pas grandi et tu regardais tourner

L’autre douleur du vivre qui cultive la persistance

Des enfants tristes

Ensemble on a mendié les ardeurs oubliées du vert

Rappelé les passions premières laissées à l’écurie des hommes

Tu as levé des pommes sur l’arbre intercesseur

J’ai réveillé les tambours des rêves immodérés

Pour eux tu as renfloué le grenier de la peau

J’ai remis d’aplomb les jambes du cœur

Ô comme il nous aura occupé cet ici-maintenant de l’amour

Capable de tout donner dans une restriction qu’aggrave chaque jour

La disparition programmée des oiseaux !

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/38: LES ENFANTS DE GAÏA 4


L’EPOQUE 2020/38: LES ENFANTS DE GAÏA 4

 

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-huitième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES ENFANTS DE GAÏA 4  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

 


L’EPOQUE 2020/38″Les enfants de Gaïa 4″ – Niala – Acrylique s/toile 61×46

 

Ô non ce ne sont pas des échappatoires

Ces maisons doucement rebelles

Bâties sur des terres mystiques

C’est le velours de l’appui la petite musique

Le recueil singulier de nos silences

Et il fallait bien ce pays-là quand j’y pense

Pour repousser dans leurs noirs retranchements

Les renégats de l’amour les générations entières

Que plus rien n’arrime

C’est pour le blé de ton ventre frappé

D’une bonne rouille et d’un sourire toujours disposé

Que je t’aime et j’enjambe rose la margelle du jour

Avec ceux qu’en toi je me suis choisis

Les isolés éclatants comme lauriers de soleils

Tournés vers toi toujours les grands chantiers vivants

Les géants généreux aux mains qui se souviennent

Que par nos yeux

Un ciel nous assure de son bleu

Une terre de son banc

Que de nos aisselles s’envolent des oiseaux

Vers la cérémonie des fleurs rescapées

D’un indifférent système

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/37: LES ENFANTS DE GAÏA 3


L’EPOQUE 2020/37: LES ENFANTS DE GAÏA 3

 

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-septième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES ENFANTS DE GAÏA 3  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/37

« Les enfants de Gaïa 3 »
 
Niala
 
Acrylique s/toile 61×50
 
 
 
 
 

Si la pensée d’une vie

Ne peut tenir tout entière en l’homme

Mets ta tête entre mes bras

Personne ne commence là où il veut

Autant choisir là où l’on va

Il y a pourtant des chemins de transparence

Que je tire de tes yeux comme un fruit lourd

Il s’exprime du dedans c’est une pomme

Et je veux fonder à nouveau

J’ai fui j’ai failli fuir je reviens

Pour ces enfants-là

Leur élégance d’oiseaux devant les fumées d’incendies

Leurs concerts de canons délicats dans les branches

Métissés d’aurores à coups de poings et de jouir joyeux

Quand le pur azur s’abrège demeure ce pays d’orgues blanches

Ce paravent forcené d’arbres et de lupins

Derrière lequel tu laisseras mûrir  ton amour

Silencieux comme un jus fragile

 

Barbara Auzou.

 

L’EPOQUE 2020/36: LES ENFANTS DE GAÏA 2


 

L’EPOQUE 2020/36: LES ENFANTS DE GAÏA 2

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-cinquième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES ENFANTS DE GAÏA 2  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

 


L’EPOQUE 2020/36″Les enfants de GaÏa 2″ –  Niala – Acrylique s/toile 92×73

 

 

Il est des gestes poussés sur l’intime pourtant

qui semblent faits pour créer l’autre côté des nuits

et les fleurs reviennent toujours à la bouche où elles ont fleuri

La main sur la fureur douce des flancs j’ai vu un matin

les cuisses musclées de la joie se dresser sur une terre mal fagotée

pour réclamer l’aube du corps sans atours

Des roues de vins clairs tournaient alors entre des roseaux ravis

et les soleils se recomposaient tout en lenteur sableuse en mers reculées

 en sexes d’oiseaux

De fruits superposés en confidences 

de confidences en testament

comme il a fallu que je vous pense bien haut

mes enfants pour que vous soyez là suspendus à l’arbre de votre propre vie

avec vos roitelets dans la voix qui tomberaient en saison

pareilles aux nôtres dans les graves éblouis de l’amour

 

Barbara Auzou.