La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
La bille roule à tourner la tête, voilà la buse à sec qui déverse pour tous les goûts, partis à la plage avec la pompe à vélo mais sans le pneumatique on a pas pu gonfler la baignade c’était marée basse Par ailleurs les laveries vont gagner une case pour le rechapage de propos jetables. L’élection de Miss Amérique tourne au cauchemar, elle aurait été violentée par un bison déguisé en Apache au moment du passage en maillot. J’ai la main sûre quand je leur claque la gueule pour ne plus les entendre et te laisser lui dire de t’écouter. Le cheval va bien avec le chien quand il flaire avant de labourer, au moins le soc ne s’émousse pas dans les pierres, il dégrossit le mouton pour l’haleine de pré-salé
Au milieu du livre j’ai gardé la page pour les toilettes et posé mes lunettes au chevet du malade actuel avant d’arriver au coma. en me disant que sous l’échiquier le roi a pipé le moteur au point d’en perdre la manoeuvre en putain d’apprenti-sorcier.
La lueur des bougies dans laquelle la guitare frémit
danse
tirant son eau-vive des pierres dressées
dans l’éclair de truite la main jusqu’au poignet
un tronc tombé de l’humeur du temps
ne résiste pas à l’union des rives romanesques où l’amour-castor frappe pour bâtir
A partir de quoi je peins ce que moi suis tout entier de Nous, rire jusqu’au cri du refus de confondre, tarte aux pommes et roulements de tambour de charge fruitière du cerisier
Marc sur le côté à regarder dans le rêve accompagné.
Le bonheur et l’absurde sont deux fls de la même terre. Ils sont inséparables. L’erreur serait de dire que le bonheur naît forcément de la découverte absurde. Il arrive aussi bien que le sentiment de l’absurde naisse du bonheur.
La ligne courbe dans laquelle tu me glisses est assez ascendante pour monter l’oiseau tout en haut du tapis roulant de ton corps lové au pied du chevalet
Si nous enfumons l’instant Avec une plume guerrière Qui se satisfait de son empire Et de la vitesse de ses armes…
Si nous tordons l’arc du futur A l’image d’un présent obscur Plein de tensions arque-boutées Sur elles-mêmes et sur Le prétendu destin Des noms qu ‘elles Trament tragiquement…
Verrons-nous la clarté Qui ne dépend que de ses sources Et de leur cheminement Dans ce monde-chaos ?
Nous y buvons avec notre coupe : Un poème à fleur d’eau Se remplissant D’avenir Poussant vers l’océan…
Et pour l’Humanité-embouchure Nous gardons la fraîcheur Des hauteurs Et démultiplions le sens Du présent qui va En cascades
Alors l’instant fleurit de tous Ses passés conjoints… Il offre la paix Qui ne brûle pas Dans le labyrinthe des temps actuels
Nous sommes des indiens Pour l’éternité-nature Où nous envoyons Les flèches qui filent entre Ses négateurs actuels Qui la méprisent Pour rejeter le passé Et ses défenseurs Qui s’y réfugient pour Nier le présent
Toucher l’amour infini : ce coursier de l’univers Côtoyé par nos rêves – Revit dans l’instant Où nous veillons Pour y cheminer…
Toutes les cibles de son lointain Nous les rendons vivantes Avec l’écriture du cri D’une enfance Qui s’ouvre Et s’épanouit à l’école du poème
Combien de certitudes guerrières Devenues si froides Et raidies Qui se sont crispées Dans la vitesse Sans cibles Autres que celles Comprises par leur propre histoire Qui court après sa fin :
Celles de l’advenue du nouveau Sortant des miroirs de La renommée Qui renvoient à l’homogénéité Des positions du Face à face Guerrier
Et là où tout se vaut Nul nouveau N’advient Rien que du sur-place Qui agrandit la vitrine des puissances Où tout s’achète Même les larmes Même les éclats de rire Jusqu’à la tragédie !
Mais l’indestructible poème Creuse la terre de l’instant Et le remonte comme L’arbre et ses racines
Il creuse et tient les fulgurances D’où sa langue se déploie Et il vit jusqu’au Chuchotement Sur les lèvres Des amoureux
Sans gloire – ni prophéties – ni promesses Il relève l’histoire et la tend Dans son arc D’où fusent les voix Comme dans le plus profond lancé Sur un chemin où Il s’aventure Pour créer des clairières Toujours nouvelles Près des sources Jaillissant de l’humaine condition
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