LAVEMENT DE PIEDS


LAVEMENT DE PIEDS

L’endroit où notre monde erre est on ne peut plus propice au lavement

Enfant on nous purgeait pour tirer les vers du né avant le retour des cloches

je jure que je reste de ceux qui ont vu s’envoler des papillons de cette métamorphose

symbolisant avec grâce le bon sens de l’évolution

C’est à partir de là qu’on a retenu le bon sens du déménageur

Je dois rajeunir pour avoir l’esprit tourné vers la scène des enfants rassemblés (frères et soeurs, cousins et cousines) dans un rituel on ne peut plus laïque qui rentrait dans le programme de la course aux oeufs, chez-nous les mécréants

Rite tribal au sens profond qui fait défaut à présent

Ceci expliquant cela

j’ai une manière de vivre qui ne s’accorde pas avec une démagogie universalisée des us et coutumes

J’aime ton herbier beau et tonique quand tu m’ouvres les pages de ton jardin d’Hespérides qui fleurit mon couchant. Verger fabuleux qui garde le fabuleux de l’Antique Paumes d’Hercule adeptes des travaux. Divine caresse qui comble l’appel de la louve aux côtés de la levrette complice broutant au pré médité.

Voilà qui nettoie…

Niala-Loisobleu – 2 Avril 2021

LES YEUX ENTRE CABANE ET BRANCHES


LES YEUX ENTRE CABANE ET BRANCHES

Sortis du roulement automobile au-delà des dits kilomètres

l’aiguille du peint amortit la brûlure des yeux et l’acide barbelé

Par la fenêtre ouvrir la sonorité

du ronronnement régulier du souffle rejoint

Là où l’oiseau multiplie la couleur de la plume sur la palette, perché à la fourche un chant de la meule aiguise

Dans l’intime feuillu en surplomb des veinules d’une saison se voulant clémente

dont les roseurs chapeautent le plus vieil arbre en reconnaissance du jus qu’il transporte en tri-porteur

La poitrine du fruit palpite et gonfle à l’aqueux de cette cérémonie au silence rituel le plus expressif de l’éternel retour

Déjà les femmes des pêcheurs tressent les voiles pour Dimanche

un nu à coucher au Répertoire

sur la tête des couronnes d’églantines, elles montent élever le tertre pour l’Arbre de Vie, chevaux attelés aux cordes des guitares

Niala-Loisobleu – 26 Mars 2021

EQUINOXE SAISONNIERE


EQUINOXE SAISONNIERE

La pleine-lune qui doucement s’approche hésite sur le choix de trémaille pour la pêche

ce qui passe les couleurs aurait l’anémie du grand-teint

comme qui baille à der la constellation

Nouvelle-vague fit un autre cinéma de libération, reste qu’avant de changer le fond la surface fait la mode

Comme j’aime le sel du rire des billes que l’enfant roule à la poignée du semeur pour ne pas attendre le souvenir d’un Festival d’Agathes dans son rêve

Prendre les hanches de la lune et lui bomber le ventre, tous quartiers habités, la plume en cerne sous les yeux qui rit-mel dans l’herbeux des secousses zygomatiques copieusement arrosées de trinquées.

Niala-Loisobleu – 25 Mars 2021

JARRE D’UN ESTRAN 1


JARRE D’UN ESTRAN 1

Rentré à la traîne

amer de cornée éjectée en arrière

le chemin s’est guidé aux nageoires à tâtons aux bords du chenal

Autan dire à l’aveugle

L’endroit ayant naguère vu le cheval non-migrateur tirer l’araire en position de semeur

tire d’affaire le temps d’un reste de mémoire

juste avant qu’on en vienne aux hallucinations de la main gauche muette

Dans l’impression qui, à un certain moment, passa

j’ai vu l’enfant innocent franchir l’entrée de cette galerie

puis la couleur résurgente s’éteignit

j’étais de retour de pélerinage

Niala-Loisobleu – 18 Mars 2021

Du Dire au Donné à Voir de Fait


Niala devant « LA LIAISON CONTINUE » qui est dans la Salle des Mariages de l’Hotel-de-Ville de Cognac, tout un symbole

Du Dire au Donné à Voir de Fait

La ville de Cognac en tant que lieu de création est pour moi de tout ce que j’ai pu dire, la source de l’acte qui s’est le plus donné à voir.

Tout a commencé en 1979 à partir de ma rencontre avec Francis Hardy, son Maire, décédé le 9 Mars 2021 à 97 ans.

Ce que nous avons construit ensemble, Salamandre, Récollets, Salon des Vendanges, Atelier du Duodénaire, pour ne parler que de certaines réalisations, m’attache à cet homme généreux, loyal et si compétent.

Demain je me mêlerai aux cognaçaises et cognaçais qui viendront lui rendre hommage en témoignage de remerciement pour la grandeur de son oeuvre en qualité de Maire, Député, et Conseiller-Général.

Une époque riche en tout.

Aujourd’hui la vie fait tout pour survivre.

L’exposition que je devais faire en Avril aux Récollets, vient d’être annulée par le Service Culturel, j’ai proposé de la renvoyer Juillet-Août (dernière et première semaine des mois concernés) de cette année.

Quelle Musique

j’ai l’âme qui me cherche les doigts, pour tenir l’espoir !

Niala-Loisobleu – 15 Mars 2021

L’EPOQUE LOUVE DESHABILLEE D’HIVER


L’EPOQUE LOUVE DESHABILLEE D’HIVER

De la terre mangée d’abstinence sort une écharpe d’amélanchier rentré d’amer hic pour étoiler ton buste

que le loup déneige jusqu’à terre sans tailler à hauteur du cri

Avril s’approche de la rambarde et se penche à la coupée prêt à tirer la sirène au grand dam des hivernages

Vois-tu comme la cheminée fume ? J’ai chargé la vapeur au sauna de 2019, fouaillé par la lumière tombée sur les propos demeurés obscurs. Mon problème de vue excuse rien

Les phoques pourront se chercher un banc dans un jardin public, le sable est en passe

Du haut du frisson à la cuisse le chemin se fait lé pour hâler à la Foire au Peint d’Epices, on cassera le cochon pour tirer la lyre, j’ai le tempérament musical aède

L’idée de te découvrir fait trembler le marché flottant au point de garder les bonzes à l’abri des tentations

Ton brûle-encens m’en voit ravi , le jasmin en grimpe à la place des quêtes de bols de riz

Et dans tout ça le 7 a lâché ses ballons à la mode Ô ffenbach, au point que j’en ai relevé sa sensualité, ce qui a soulevé ton étonnement comme si ma peinture ne sentait pas toujours le chien quelque part.

Niala-Loisobleu – 12 Mars 2021

A DESIR MARQUANT


A DESIR MARQUANT

Dans la ligne des arbres qui le protège, il se tient sans s’afficher à l’avant-scène

L’envie bien personnelle dans son épaisse robe de poils que la neige ne débrunit pas

Il voit le troupeau, assez de quoi pour le faire fantasmer, se sent irrésistiblement attiré, au pouls ça bat les tempes, alors que pourtant la mer amarrée basse cache la gueule du dragon logé au-dessus du pré-salé

Mais passe la porte, cette famine rend tout possible

La lune branche le ô parleur

Niala-Loisobleu – 12 Mars 2021

LE CERISIER AU REMPART


LE CERISIER AU REMPART

Par les failles de la nuit le chien saute d’envie de goûter à la racine du vivant

pas revenu de l’île, je regarde le ton salé d’une mer intime occuper toute la mémoire de l’amour en manifestant par des pousses nouvelles le fond de ses intentions

Ce jardin a froid

tend tous ses souhaits à l’arbre avec lequel il n’a aucun secret pas plus que de tabou qui retiendraient ce qu’il a à dire

Cerisier fort et puissant symbole

De l’impatience à la peur de manquer tu es la plus emblématique de toutes formes de manifestations du désir d’aimer au plus élevé débord des sens

Primitif totem tribal d’une croyance mystique cosmogonique qui éclaire l’homme dans sa vue axée sur le témoignage. Les mots écrasés par les pas de cette danse sacrée, le feu de l’écorce au derme, la transmutation du sur-place que le galop fou du cheval met au transport

Chaman coiffé d’un panaméen canal de transmission, l’oiseau aborde le rempart, attentif à prendre la mesure olfactive du vent pour le cap à suivre. Couleur qu’attend l’Atelier bouleversé par le moteur de l’Epoque 2021

Il rit de toutes ses oreilles à l’écoute des boucles.

Niala-Loisobleu – 12 Mars 2021

CEREMONIE DE DISTINCTION DE L’ARBRE


CEREMONIE DE DISTINCTION DE L’ARBRE

A proximité d’oiseaux tenant le chaud de leurs couleurs au terne d’un ciel chagrin,

L’Arbre est contre son cheval paré de blanc

Un genou exceptionnellement en terre

La grande épée sortie du rocher vient se poser aux épaules, l’adoubant Chevalier

Aux rives de son cou, lèvres ouvertes, jusqu’à la racine, il sent glisser l’égrégore en lui

Toute entière réunie en lui la forêt joint les fruits de ses essences, sa force, sa tolérance, sa beauté en une seule union sacrée du Ciel et de la Terre

S’élève le chant des oiseaux sur la canopée hors-d’eau en pleine lumière

Niala-Loisobleu – 8 Février 2021