POUR LA TERRE SAUVE !


NIALA 2023 – Acrylique s/toile 61×46

POUR LA TERRE SAUVE !

Le bouleversement qui s’affirme comme l’été que Juin met en scène, me lâche pas les baskets dans un jeu vicelard ayant une préférence marquée pour les coups tordus à la sauce sournoise sur le thème « clôture de ». Au point d’en appeler à mon tour au médecin, qui me dit: surtout ne rien jeter de ce que vous êtes…

Fils de la terre et moins que rien, je regarde mes ongles et ne vois rien qui dedans proviendrait d’une toile grattée comme une grosse commission indispensable

Il y a du chantage qui rôde autour de l’anémone

Alors corne Muse mon gars

Tire la ficelle que la marionnette danse et fasse sortir la fleur de ce qu’on plante

Sans écrire tes mots-peints tu te portes volontaire pour la défenestration, bien sûr que pour toi c’est morbibe actuellement, mais

L’été c’est pas qu’une saison, c’est surtout le contenu de tout une vie où ce qu’on est ressemble à ce qu’on a eu dans les tripes pour le transit personnel

Sa traversée.

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Niala-Loisobleu.

8 Juin 2023

DE L’AMOUR PLEIN L’HUMAIN


DE L’AMOUR PLEIN L’HUMAIN

L’oasis posé dans le regard tout en courbes

cette toile que les pores transpirent

va briser la sécheresse de ces derniers jours

d’un humide ria au travers de la vérité victorieuse du ragot

Rebâtir à flanc du ballant de la poitrine

l’idée juste contre le coucou du bonheur voleur de nid

en laissant la marguerite gagner l’ombre de sa blanche clarté

et dire toujours je suis là.

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Niala-Loisobleu.

7 Juin 2023

SEMAILLES POUR UN PAYSAGE


SEMAILLES POUR UN PAYSAGE

Au plus dense d’un brouillard installé aux limites du clair

oser croire que d’une rose turgescente peut venir la terre promise

Le fond d’oeil comme un levé de soleil et les doigts serrés autour du plantoir

sur l’envol de cet oiseau à cheval sur la branche routière du pont d’Aquitaine…

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Niala-Loisobleu.

6 Juin2023

LA QUELLE COULEUR ?


LA QUELLE COULEUR ?

Dans le dessein inconnu du jour qui se lève derrière l’autre

la palette n’est pas aphone

c’est le pinceau qui tire la jambe

C’est en corps show…

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Niala-Loisobleu.

31 Mai 2023

LE COUP DE PIED DE L’ÂNE


LE COUP DE PIED DE L’ÂNE

Surgi de l’arbre qui masquait une forêt apparue dans tout l’amer d’un fiel comme seul peut en connaître la haine, un traquenard se fait jour. L’oiseau ébranlé gratte son poitrail pour se laver de la cabale que la détresse d’une maladie létale génére et fomente sans qu’un remède possible n’ait réussi à sortir en corps du calendrier chômé

Mais savoir ce que la peur peut induire d’érreur, ne fait qu’un effet placebo dans la bataille

Il faut retourner le ragot vers sa mesquinerie sans qu’un roman lu, puis colporter à contresens puisse en inverser le fond

Avant d’être chassé puis exterminé…

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Niala-Loisobleu.

30 Mai 2023

FAIRE UN JARDIN DE CUREE


FAIRE UN JARDIN DE CUREE

Une grosse chaleur en taxe surajoutée

sur la détresse d’un moral dans les chaussettes

ne donne pas le moyen de courir dans les vagues de la plage d’un wek-end prolongé

Depuis mon point de chute

ouvrir l’éventail commencerait à m’aérer la tête

afin de de repomper le coeur et désherber le jardin

« L’ART DE FAIRE »

qu’il appelle ça, le Peintre

pour sortir des médisances que la maladie engraisse

On ne brûle que la générosité dans ce monde qui craint…

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Niala-Loisobleu.

28 Mai 2023

AU CARREFOUR DES ROUTES PAR PIERRE REVERDY


AU CARREFOUR DES ROUTES

PAR

PIERRE REVERDY

Les bras se levaient vers la croix et la tête restait pendue au flot de ses cheveux, sous la lucarne.

Sur les marches il n’y a plus que l’ombre que le soleil projette et les mains perdues dans les rayons l’empêchent de tomber. Une voix d’en haut sortait de derrière un nuage, mais le
tonnerre, en roulant, l’a brisée.

Et la prière qui montait du fond n’est plus qu’un souffle, une voix de poitrine qui se laisse tomber dans les plis de la robe après être sortie.

A gauche on monte par le chemin du ciel que ne révèle aucune plaque indicatrice.

Pierre Reverdy

lorand gaspar – PATMOS ET AUTRES POEMES


LORAND GASPAR

PATMOS ET AUTRES POEMES

Depuis tant d’années je lave mon regard

dans une fenêtre où ciel et mer

depuis toujours sont sans s’interrompre

où leurs vies sont un, sont innombrables

sont une fois encore dans mon âme

un champ magnétique d’épousailles

une goutte de lumière-oiseau.

Depuis tant d’années je demande

à la première couleur si fraîche

sur les lèvres humides de nuit

d’être la peau et d’être la pierre

où mes doigts rencontrent le secret,

ce savoir qu’ils sont et celui qui est

des tonnes infinies de lumière.

Du plus pâle au tranchant du plus sombre

sans s’interrompre entre sang et pensée

entre feuille pinceau étendue

corps de liquide musique à jamais—

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LORAND GASPAR

Gallimard 2001

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au dela des neiges


AU-DELA DES NEIGES

Laisser pousser au franc-soleil

cette fleur qui porte tous les noms de la vie

autour de ses agneaux

en route vers les toiles

sans que l’orage de grêle vienne

casser la pastorale accrochée aux queues des cerises

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Niala-Loisobleu.

22 Mai 2023