La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
A l’instant précis où les réverbères plongèrent dans le fleuve, la chanteuse sortie nue des bretelles des tenues de soirée
Quelque chose s’alluma dans l’angle des saillies de coude, cette envolée qui n’a nul besoin de s’enfoncer une aiguille de seringue pour rejoindre de quoi se sentir bien
Les danseuses du Moulin-Rouge prêtées par Lautrec à Georges Rouault avec leur tête de Pierrot, donnaient soudain confiance en assurant qu’il est possible de lever haut la jambe sans tomber dans un clandé à lanterne rouge
Un grand cheval de Parade nommé Cocteau poussa Picasso de derrière le rideau de scène d’où Orphée renaquit sans que Néron touche à Rome et tout au long de la ligne des chemins de faire de la Mythologie, les bras des dômes bleus recollés aux torses des statues tenaient des seins en équilibre au sommet des temples. Dans la mer, des îles, le Vésuve pas loin des Cyclades, au départ formait des réunions d’ateliers d’écritures qui laissaient aux murs des frissons d’étreintes poétiquement lubriques, Sous les égoûts une eau claire menait aux thermes pour sortir de cette saleté de fête organiséé. Marie-Laurencin au verger se laissait abricoter par un faune venu tout droit de La Ruche
Un remouleur de porcelaine entra dans la cabane foraine où les repasseuses défroissaient les peines de coeur. On entendit plus hurler Camille
Quand je dénouai le corsage de mon Noël, je tombai en jonglage sous le plus Grand Chapiteau, les deux fruits dans leur coupe avaient pour moi, le billet pour de quoi peindre
Sous la véranda de l’atelier la grisaille est restée dehors
A droite et à gauche, des choses comme des gens meurent. Moi, j’ai de quoi vivre au bout de mon pinceau.
De ce qu’on a connu que reste-t-il d’échappées, portes dérobées menant à des tiroirs cachés ? Quand l’échelle de meunier faisait sa double révolution, le grenier se paraît d’un accoutrement châtelain, banc de sable en bord de Loire, musant paresseusement d’une page à l’autre.
Avec sa langue à l’accent dépoussièré elle me donnait des soifs de nuits entières. Quelques bois et des cordes, avec les chiens, quand les roulottes se tapissaient aux creux des cris, l’oeil noir, entre les cuisses, clignait de feux jamais éteints. Que des gosses dépenaillés, sales jusqu’au blanc des dents, tiraient au bord de la rivière. Fil d’une eau claire. Les trottoirs sont au milieu des chaussées, entre les ornières, caniveaux rigoles par où le défi s’écoule.
Le palier des âges garde derrière la porte de chaque chambre des soupirs de toutes sortes sous les couvertures. La sueur froide du cauchemar infantile est sous les tapis, avec l’incapacité de courir.
Les cris de l’amour qui les pousse en premier ? Nos géniteurs ou notre venue au monde ? C’est ainsi, rien à faire, l’indistinct se mêlera sans cesse du début jusqu’à la fin.
Il y a dans la langue française trop de confusion possible, le sens des mots variant sans que la phonétique mette en garde, pour échapper à l’erreur de l’oreille et de l’oeil au cours de ces rencontres habitant les étages du trajet emprunté.
Je ne peux me renier du soleil que tu m’as mis au matin d’un jour qui n’a jamais pu depuis entrer dans le quotidien. Entre ci et là, bien des mains ont tripoté mes viscères, comme même, si tu ne m’en a jamais rien dit, des doigts ont du se ganter de t’avoir connu. Sans que le monde où nous étions nés de cette unicité particulière ce soit jeté la tête la première dans le néant. Le néant est hors de nous. Nous demeurons notre autre.
C’était quand ma première fois, je n’en oublie rien du merveilleux que ça a sorti de derrière le rideau, tant en sorte déçu, que l’exception que m’en a faite la règle, démontre que choisir une fille de tapissier porte au dos le bruit des traverses comme celui du train de plaisir
Sous mon signe, l’ascendant est généreux, ce qui explique que le besoin d’amour n’ayant rien de virtuel, ne voit pas de raison d’être mis en quarantaine à cause du passage à un autre âge
Si tout fout l’camp aujourd’hui, je laisse les zoos inonder, moi l’abstinence d’aimer est mon seul côté étanche…
A voir les traits moussements de la mule, il ne fait aucun doute qu’elle baigne dans l’écume du bon choix
elle réaperçoit le Pic du Midi qui dépasse la Beauce et la Brie de ses problèmes de blé, seul souci du spéculateur , que le naufrage du climat n’arrête en rien
Le Peintre redresse la barre a tenir la gîte, loft pour loft, au point de se sentir des tentations de route du r’Homme
Les seins de sa figure de proue éperonnent le premier naufrageur qui se risque à agiter sa lanterne dans les passages à récifs
Quant aux sirènes qui se repoudrent dans la fonte des glaces, il les canote en vitrine à Amsterdam refaire l’étalage sous la direction de Brel
Du coup on voit naître des envies de bronzer dans cette journée radieuse qui frôle la gelée, laissant le coq du marchand de frites se pavaner sur le parking où les car se relaient à redonner l’espoir…
À la pointe nue de l’averse il y a mon amour Elle est plus belle que l’averse et que l’eau sur la terre Vient le vent nu sur son cheval et il la trouve belle
Le vent lui jette son filet, il se baisse et lui parle Le vent l’emmène dans sa nuit, il la veut pour sa femme De toute la blancheur des nuits, mon amour est plus blanche
Le vent la met dans le matin entre le gris et l’herbe Au devant du matin debout, mon amour est plus belle Plus belle d’herbe et d’eau souillée, la nuit dans son regard
Le vent s’en va. Pour mon amour les soleils vont se battre
Dans la broussaille qui a succédé à ses tailles régulières
la pluie et sa grisaille en développant leur domination ont tenté de lui manger sa roseur en vain
Sorti de teinture le cheveu blanc, lui aussi, a allié sa nature pour maintenir une présence réelle mise au service d’échanges spirituels tenant au-delà des liens du corps dans le creuset ésotérique de l’esprit collé au soufflet des forges éternelles
De la fleur mise en extraction des puits du sol, des anémones sont venues rejoindre les plages d’un microsillon pour garder l’harmonie
Une page de livre ouverte tient la ligne de l’histoire dans l’Esprit à la seconde près
Fidèle au-delà des bruits malfaisants vantant une tromperie ignoble pour tenter de détruire l’indéfectible à l’aide de calomnies
Jacqueline
tu te souviens
comme dans le delta du Mékong
laissons-nous naviguer par tous les ibis écartés des conflits
AU LONG DES RUES, LES ARBRES RACINERONT MON ETAT D’ESPRIT SANS L’OMBRE D’UN DOUTE
S’il était une foi qui fit beaucoup d’enfants et s’en trouva très heureuse
ce fut bien la mienne, dit le Peintre
en tenant son cheval par la bride cet après-midi du 21 Novembre 2023
La photo qu’avait prise son ami Alberto Muro dans l’Atelier du Duodénaire venait de rejoindre les services municipaux de communication, pour la confection de l’affiche destinée aux sucettes et abri-bus de la double exposition Niala en 2024 à Cognac et Châteaubernard
Le temps tenu à pleines-mains vibre éternellement
les feuilles mortes ça n’existe pas sur le persistant
la forêt humaine s’est étendue sans ravages
elle vient là passer le relais
une idée de poursuite, un besoin d’assurer, le développement du tronc
le train têtant aux traverses du rail, mis en gare avec ses voyageurs de plaisir
d’une longue traversée
Le long fleuve qui boit la mer la bouche ouverte prépare à l’étiage régulé, la boîte de peinture et le chevalet sur le pont de la prochaine aube …
PAYSAGE AUX ARBRES – NIALA 1974 – Oeuvre qui serait reproduite sur l’affiche des sucettes et abris-bus
INTRO A L’EXPO :
« CONCENTRATION AUTOUR D’UN HOMMAGE A NIALA«
Alain DENEFLE est né le 24 Novembre 1933 à Chelles (77) parce que sa mère se trouvait dans la maison de son père en cours de construction, à proximité des célèbres bords de Marne reflétant l’esprit de l’époque avec le cinéma et la peinture des Renoir
Fils de peintre c’est lourd de destinée comme si le statut amateur du géniteur porte à franchir la profession d’artiste
Ce père chaudronnier en avait tous les pouvoirs puisqu’ il s’éleva au rang de patron des Centres d’Apprentissage de France, en laissant à son fils le pouvoir de le remplacer dans le rôle d’artiste
Je dois tout à mon père, les Beaux-Arts et l’Ecole Estienne m’ayant formé à choisir de signer NIALA pou lui laisser le sien de Louis-Michel DENEFLE
Le pur Sagittaire que mon père à lâcher dans l’aventure picturale a su tirer à la base les facultés amoureuses de base pour galoper et sauter les obstacles hors des dérives de gloire
Il faut du temps pour ce faire,,,
Instruit des deux Charentes à 6 ans par ses soins, mon père et mon grand-père furent mobilisés dans l’Île d’Oléron en 39 alors que la famille y était en vacances
La lumière particulièrement exceptionnelle pour sa pureté nous y condusait régulèrement
Raison majeure qui lors de mon départ définitif de la capitale , aprés les bouleversements de 68, me conduisit à St-GEORGES-DE-DIDONNE, LA ROCHELLE, St-JEAN d’Y avant de poser mon sac à JARNOUZEAU
C’est là que la rencontre de JACQUELINE , Professeur d’Espagnol et grande lectrice, mit au monde cette autre vie dont tout homme rêve
Elle me fit Peintre-Professionnel
Commença un grand travail culturel sur Francisco de Goya avec l’Espagne, et La Casa de Goya de Bordeaux, qui mena à la rencontre avec Francis Hardy
Et à la création de LA SALAMANDRE , du COUVENT DES RECOLLETS, du SALON INTERNATIONAL DES VENDANGES DE COGNAC et de l’ATELIER DU DUODENAIRE
Je garde en vie cette nuit du 29 Octobre 1981 où accrochant les tableaux de ce qui allait être le premier SALON DES VENDANGES , j’appris le décès de Georges Bassens
Laissant l‘accrochage de côté, je réunis des boîtes de fusain et attaquait une fresque sur le mur du haut d’escalier que je terminais dans la nuit et qui fut plus tard mise au Patrimoine par Pauline Reverchon
Puis à cause de la crue de 82 : ATELIER DU DUODENAIRE et enfin celle de 94 : LE JARDIN DE NIALA à BOUTIERS-St-TROJAN
La vie prise sous l’oeil humaniste-poétique est d’une richesse que les efforts qu’elle met à faire pour que ça n’existe pas ne fade pas la couleur Niala c’est du bleu-intégral qui a raciné en Charentes durant 61 années productives
Jacqueline m’y a poussé
Le 13 Juillet 2023 aux termes de sa maladie elle est décédée, sans sortir de la maison où je sortirai un jour la rejoindre,,,
Mon fils Patrice et son épouse Cécile nourrissent une ambition de création de FONDATION NIALA où nous serions engagés Jacqueline et moi dans notre poursuite culturelle
Je souhaite qu’ils réussissent
L’Evènement qui se prépare sera l’hommage le plus haut qui nous aura été rendu
Les Villes de Cognac et Châteaubernard s’unissent en une double exposition rétrospective qui se tiendra
du 15 Janvier au 15 Février 2024
à L’HÔTEL DE VILLE DE COGNAC
DANS LES TROIS SALLES MUNICIPALES ET LA MEDIATHEQUE DE CHÂTEAUBERNARD
Nom d’artiste d’Alain DENEFLE, ce pseudonyme relia de façon indélébile Jacqueline Bonnin épouse Denèfle au peintre durant leur épisode primordial charentais qui dura 39 années
En se rencontrant en 1979, ils ne savaient pas combien leurs exixtences allaient se souder autour de celle de Francisco de Goya, génie et énigme, précurseur de la peinture moderne espagnol, tant au plan professionnel que privé
Jacqueline est professeur d’espagnol, elle habite à Jarnouzeau, près de Cognac, avec ses deux toutes petites- filles
lui, Alain a quitté Paris en 70, après une sombre rupture où il laisse trois fils soustraits par son ex femme. De Royan, La Rochelle et St-Jean d’Angely, il finira par s’installer à Jarnouzeau
Commence alors une association amoureuse entre Alain et Jacqueline sur Francisco de Goya
Expositions, conférences, interventions scolaires au Collège où professe Jacqueline, et avec Inaki, peintre-sculpteur de Saragosse, le tout sous l’égide de La Casa de Goya de Bordeaux donneront lieu durant quelques années à renforcer de solides échanges culturels
I982 et sa crue du siècle anéantit maison et oeuvres
Le travail de reconstruction du peintre pour sortir de ce drame est considérable. Jacqueline décide alors d’assumer seule l’entretien matériel du ménage et ouvre le statut professionnel à Alain
Cette preuve d’amour, l’artiste que je suis est seul à pouvoir en connaître l’étendue de gratitude
Ils se marieront en 1984
Jamais durant les 39 années de mariage qui suivront , je ne connus de changement à cette totale fusion artistique
La vie a ses erreurs de jugement sans qu’il n’y ait que de fausses interprétations qu’un manque réel de connaissance de ce qu’est l’amour, entraîne. La sottise pour sa part est le ciment d’effondrements de conduite
Jacqueline, entre nous le fond n’a jamais été changé, les apparences restent des apparences
Ses enfants ont suivi de fausses routes qui les ont mené là où nous n’étions pas. Comme mon ex a fait fourbement
Aujourd’hui mon fils Patrice et sa femme Cécile, oeuvrent pour la création d’une Fondation Niala pour sauvegarder notre oeuvre
Je ne sais si le temps me sera donné pour la voir célébrée, sachez seulement que je leur ai donné mon aval à la seule condition que Jacqueline et mes fils y soient associés
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