PALIMPSESTE SUITE


PALIMPSESTE SUITE

Autour et jusqu’à dedans, les sonorités mystiques s’entrechoquent

la pluie est là, ç c’est rien de nouveau

tombent en revanche un feu d’artifice de choses on ne peut plus vraies

cette fois c’est sûr je suis attendu de l’autre côté de la porte

ça va naître

mais pour ça l’ésotérisme oblige à passer par la mort

Tu es parti rejoindre l’espace inconnu, mon ami, mon frère, triste nouvelle, mais je t’accompagne sans être venu t’accompagner, faute de jambes

rassuré par ton expérience du pilotage en qualité de Colonel de l’Armée de l’Air, tu attériras au bon endroit

Ensuite retour à Jacqueline pour clore la succession

le voyage aboutit, tu m’ouvres en grand

La peinture subit de terribles secousses, voilà un nucléaire qui me rappelle deux scientifiques de l’eau lourde plus pacifiques qu’enragés par la guerre

C’est grand bleu devant

changement

puis temps d’arrêt pour laisser la femme qui arrive sortir de son ménage brute de fonderie, les jauges prises et le net poussé au point de rentrer dans l’Atelier. Plus vivant que des seins accrochés dans l’arbre pour simuler l’Etat d’Esprit non-résolu

une oeuvre décisive ça se laisse aller à sa vitesse sans la cravacher

Le voilà bien le changement capital qui sort des placards pour embrasser le soleil sur toutes ses faces

Les petites marguerites pointent leur nez sur la Chaume

la fatigue ressentie est de bon aloi

cette journée paiera en installant sa pensée positive, qu’il pleuve ou non, que l’état des lieux se détériore de plus en plus, sans attendre que de moi que ça change, fini d’être pris pour un zombie, je vis, je vis, je vis…

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Niala-Loisobleu.

1er Mars 2024

PALIMPSESTE : LES PREMIERS PAS


PALIMPSESTE : LES PREMIERS PAS

Le V luxe de ma couverture coulisse

trou lala

La tête baissée les bien-pensants se cachent surtout du soleil, la lumière les bronze à cuire

pour de bon

Dans ma montagne la mer est à niveau

je ne planque pas ma bulle

Le jour aime se foutre à poil

j’ai été baptisé comme tous ceux qui ont droit à la revanche

ah les p’tites-femmes de pari

c’est à flanc que j’accroche comme une maison-blanche mon arène

à l’ouest du labyrinthe pour me tailler des fusains

Minotaure

aies pas peur

ton érection fait des vaches pour que la vue des trains reste un voyage à faire

je m’amarre dans l’espalier des villages de la baie du couloir

un légitime besoin de changer l’heure de ce monde en avance sur le malheur.

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Niala-Loisobleu.

28 Février 2024

PALIMPSESTE


Parchemin effacé la toile de lin est prête pour pousser l’histoire plus loin

PALIMPSESTE

Sortie du tain du miroir

la carte routière du parchemin s’est effacée

l’âme de ma vie reprend corps

au toucher des façades, des cours, des écoles, des chevaux de bois, d’arçon et d’équin. des rues de mon Paname, premiers ports, des blondes, rouquines, brunes jusqu’à la venue des blanches aux seins si épandus que tout se fait tripes dans les bords de mer, les campagnes et les pays du bout du monde regroupés dans les peintures

Décidant que l’âge ne peut que servir à aller plus loin dans l’amour, je me concentre sur une femme avec qui confondre mes projets peut avoir une couleur d’avenir

Les dernières expositions boostées par les anémones dépassent la ligne de démarcation, l’Association qui va naître relaiera l’impossible Fondation n’intéressant que le domaine de l’argent, pouah !

Croire c’est faire quand on aime

ça passe sur le ventre des embrouilles des marchands de vent, un point c’est tout…

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Niala-Loisobleu.

27 Février 2024

AU FIL DE L’OMBRE


AU FIL DE L’OMBRE

Du bois mort, un jardin traverse

le cageot où tes seins tombent

je peins les picotements des phalanges

entre l’herbier et la planche à repasser

jusqu’au bord de la plaie

sur l’envie de gratter l’obscurité.

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Niala-Loisobleu.

27 Février 2024

UN AUTRE JOUR A VIVRE


UN AUTRE JOUR A VIVRE

« Le poète doit être celui qui rappelle aux hommes l’Idée éternelle de la beauté dissimulée sous les formes transitoires de la vie imparfaite ».

Guillaume Apollinaire

L »horizon regarde le temps arrêté

voici l’entre-deux

des valises bouclées

costumes épars

Suspendus à la conversation de gestes

mes bras remuent

ça ne fait pas une semaine

alors qu’en temps réel voilà un poids séculaire

qui leste

et amarre

Demain quoi sera-ce ?

Ils ont déjà armé leur doigt

sur la gâchette d’une intention criminelle

Oui la mer garde son sel en dépit des péris

son goût à ailes

étant d’aller au moulin à ô

mettre au pain et au soufre

la fraîcheur renouvelée de la source

S’isoler dans l’idée reçue

transmise en vue du seul prochain malheur

et prétendre avoir guéri du sens destructeur

c’est non seulement se mentir

c’est trahir l’arbre porteur

la pierre élévatrice

l’enfant-oiseau

la couleur des choses dans leur pigment naturel

au mépris des assurances données

D’un bleu qui n’étale rien à vendre

j’suis qu’un poète ordinaire à donner d’amour

sans le guider aux baïnes.

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Niala-Loisobleu

26 Février 2024

« LA VIE, UN POINT C-EST TOUT » – NIALA 25/02/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 80×80


« LA VIE, UN POINT C’EST TOUT »

NIALA 25/02/24

ACRYLIQUE S/TOILE 80X80

Les faiseurs de pluie pendant les crues ça nuit

l’opaque mis sur tes lèvres c’est des volets aux fenêtres

tes seins choisissent les mains qui les promènent dans les jardins

puis les bouches qui les aspirent plus haut que les barrières et les murs

Saute-mouton reste pré-salé

la mer au galop

dis bonsoir au coup du dragon

escalade les nuages

la lune et le soleil font l’amour derrière

Cherche le foin uniquemet pour l’odeur et les meules

à cheval suis le chien

jusqu’aux arbres où chantent les oiseaux

il n’y a de balançoires qu’aux branches saines

reste aux nues des plages nudistes

on n’y coupe rien !

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Niala-Loisobleu.

25 Février 2024

LE JARDIN REPÊCHE (EBAUCHE)


LE JARDIN REPÊCHE (EBAUCHE)

Les averses clouées au sol par l’érection d’un soleil vigoureux

tu te montres

naturelle et sans exhibe

Le voici, te voilà

mon toi m’abrite de toute absence

et à voir comme tu prends du poids

je te compare aux Vénus de la Pré-Histoire

pris de l’envie de peindre sur tes parois pariétales…

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Niala-Loisobleu.

24 Février 2024

COMME IL ME SEMBLE


COMME IL ME SEMBLE

Je crois qu’il est mieux de voir tout comme il vous semble

le tort que la vision aveugle du moment présent offre

est assez désespérante pour nuire

Si je remplis chaque vide d’une partie de ton corps en pensée

ça bourgeonne au figuré comme de vrai

Puis dans ce qui te suis partout

c’est pas de l’esbroufe

la pulpe et le goût s’entremêle à un point

que le sel abonde à ton carreau

Tes seins c’est plus gai qu’une émission de promesses

à se rouler dans ton herbe

il n’y a pas de pénurie

T’es ma chaume, ma crique, mon littoral, ma maison blanche au-dessus de l’arène, le Minotaure qui trouve la sortie des jours de merde

encore plus qu’il me semble !

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Niala-Loisobleu.

23 Février 2024

LE PLEIN FAIT


LE PLEIN FAIT

Vendredi bienheureux

courses faites et cheveux coupés

restait plus qu’à réapprovisionner l’Atelier

c’est chose faite

Au contraire du Président

je vais faire sans mentir

en débouchant mes routes

de tout ce qui s’éboule faute de soins…

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Niala-Loisobleu.

23 Février 2024

AUX BAINS-BOUCHES


AUX BAINS-BOUCHES

De cette corniche ceignant ton cou

tes épaules parcourues m’ont plongé au bas de la falaise

par la saignée de tes seins

alors que la première vague

soulevait le vent de l’étui

et que leurs tétons se mirent à faire des pointes

pour glisser des bretelles

d’un m’aime élan

Enjeu d’ô

orchestré par les oiseaux marins

la lande se faisant bruyère

ouvrit le passage aux embruns

C’est à ce moment là que tes membres inférieurs prirent de la hauteur

en simultanéité avec tes yeux ne retenant plus leurs cris

Tout s’éteignit des mouvements automobiles

des fracas touristiques

des papiers gras et odeurs de frites

nous nous étions vidés du monde

Enfin l’odeur marine

jointe aux doigts

j’ai nagé

j’ai nagé

j’ai nagé

à l’amble du coquillage

sans vouloir sortir de l’eau…

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Niala-Loisobleu

18 Février 2024